#StartUpOfNUMA : Goodeed révolutionne le don en ligne.

La vision de Goodeed : permettre de mobiliser des millions de personnes de façon gratuite et instantanée, pour financer des causes humanitaires.

Goodeed NUMA Demoday

Transformer l’industrie du don

L’industrie du don fonctionne aujourd’hui grosso modo comme il y a trente ans : campagnes d’e-mails et de courriers, marketing de rue, appels téléphoniques. 60% des dons se font encore par chèques, à peine 4% par Internet. Goodeed veut transformer l’expérience du don en ligne, tout en offrant aux ONG et aux associations une source de financement supplémentaire entièrement gratuite, leur permettant de mobiliser instantanément des millions de donateurs.

Faire des dons gratuitement

 #don gratuit

Jusqu’ici, tout semble aller de soi : rendre les dons plus simples, plus intuitifs, réduire les frais de collecte pour financer des causes humanitaires. Si ce n’est que Goodeed, c’est tout ça, avec en plus une différence de taille : les utilisateurs de la plateforme peuvent faire des dons sans dépenser un seul euro.

Comment ça marche ?

L’idée est pour le moins contre-intuitive mais son fonctionnement est simple. Imaginé par Vincent Touboul-Flachaire, le modèle permet aux utilisateurs de faire des dons en visionnant de courtes publicités, donc de façon gratuite.

Étape 1 : Un annonceur diffuse une vidéo publicitaire sur www.goodeed.com.

Étape 2Les utilisateurs de Goodeed (sur le web ou sur l’application mobile) visionnent cette publicité de façon volontaire.

Étape 3 : Goodeed reverse 70% de ce revenu publicitaire à des associations et à des ONG, et 30% pour ses frais de fonctionnement.

Ads before Goodeed

Ads with Goodeed

L’ambition

Accélérée chez NUMA, l’équipe de Goodeed veut aujourd’hui lancer un widget pour atteindre des millions d’autres personnes et développer, avec un impact aussi large que possible, son modèle de crowdfunding gratuit. La plateforme, qui s’attache avant tout à optimiser l’expérience du donateur, compte déjà 130,000 utilisateurs et a permis de générer plus de 4 millions de dons gratuits. L’application mobile a été téléchargée 9,000 fois, et 30% de ses utilisateurs font des dons de façon quotidienne.

L’apport de NUMA

Pendant la période de l’accélération chez NUMA, l’équipe s’est surtout concentrée sur la rétention de ses utilisateurs et sur la priorisation de ses objectifs, à moyen et long terme.

NUMA nous a permis de structurer notre vision et d’aligner toute l’équipe autour des nouveaux objectifs, en résolvant . Au départ, l’idée de moyen terme était de générer assez d’argent pour payer notre équipe à la fin de chaque mois. L’objectif de long terme est bien mieux structuré aujourd’hui, et il est devenu beaucoup plus ambitieux. On cherche 1,5 million d’euros pour atteindre ces objectifs.”

Levée

L’équipe cherche aujourd’hui à lever 600 mille euros pour devenir la référence européenne de l’initiation aux nouvelles technologies.

Découvrez le pitch de Goodeed :

Retrouvez les autres startups de NUMA sur demoday.numa.co

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#FounderStories – Yann Lechelle, COO de Snips, membre co-fondateur de France Digitale

Yann Lechelle est un entrepreneur en série, ou plutôt, selon ses propres termes, un "entrepreneur professionnel". Il a créé 4 startups high-tech, toutes revendues. Membre co-fondateur de France Digitale, fortement impliqué dans le développement et dans la promotion de notre écosystème, il est aujourd’hui COO de Snips, startup pionnière en France dans les domaines de l'Intelligence Artificielle, de la compréhension du langage naturel et du Context Awareness. Reçu lors d'une Founder Story, Yann nous a partagé ses réflexions sur l’IA, l'écosystème français et les convergences à saisir.

Yann Lechelle Founder Story

Snips

Co-fondée en 2013 par trois chercheurs français, Snips est sans doute l’une des startups les plus séduisantes et secrètes de tout l’écosystème. Composée en grande majorité par des ingénieurs, développeurs et data scientists, elle a paradoxalement choisi pour devise et mantra : Make technology disappear. Snips anticipe que les objets connectés seront de plus en plus nombreux et que cette inflation créera des frictions multiples, dans les interactions avec les utilisateurs.

Lorsque votre frigo, votre voiture, votre éclairage, votre porte d’entrée seront tous connectés, poursuit Yann, la technologie sera omniprésente et les problèmes de l’interface homme-machine seront considérables. L’Intelligence Artificielle, embarquée dans les objets, pourra faire disparaître entièrement ces frictions. L’IA est la technologie qui fera disparaître la technologie.

Snips veut ainsi permettre aux utilisateurs d’interagir avec les objets connectés de façon naturelle et contextuelle, en utilisant par exemple la voix. L’équipe a levé 5,7 millions d’euros mi-2015 auprès d’investisseurs américains et de Bpifrance.

“La France est un lieu extraordinaire pour entreprendre”

À la pointe de l’innovation dans un domaine (l’IA) dont les géants sont tous américains, Snips aurait pu quitter la France depuis longtemps pour s’installer dans la Silicon Valley. Sur ses 41 employés, pourtant, 38 sont installés en plein coeur de Paris. Yann Lechelle est revenu, avec beaucoup de conviction, sur les raisons de cette implantation.

La France est en train de vivre une véritable explosion de son écosystème.

L’esprit de curiosité et de dialectique des Français, l’excellence des ingénieurs formés par les grandes écoles, sont des atouts dont les entrepreneurs français doivent savoir se saisir pour créer des startups deep tech assises sur des croissances exponentielles et internationales.

La France est un lieu extraordinaire pour entreprendre dans des secteurs fortement innovants. Pour un même niveau de capital injecté, un investissement en France sur de la R&D est trois à quatre fois plus efficace que dans la Silicon Valley.

La raison de cette différence ? Certains dispositifs fiscaux, comme le régime des JEI (Jeunes Entreprises Innovantes) ou comme le CIR (Crédit Impôt Recherche), le coût de la vie et de l’immobilier, les salaires, mais aussi la proximité des talents, la fidélité et la productivité des employés.

L’héritage des premières générations du Web français

La France n’a pourtant pas à son actif les mêmes générations de tech entrepreneurs que les Etats-Unis. Ce “retard” mondial sur la Valley a un effet auto-entretenu. Une hirondelle ne fait pas le printemps, et il est difficile, pour un entrepreneur, d’atteindre le succès sans être soutenu par un écosystème compétent et complet. Membre co-fondateur de France Digitale, mentor chez NUMA Paris, engagé depuis longtemps au premier plan de notre écosystème, Yann insiste cependant sur la maturité de la France à cet égard.

Les générations d’entrepreneurs du Web 1.0 (Jacques-Antoine Granjon, Xavier Niel, Marc Simoncini) et de la vague d’après (Frédéric Mazzella, Jean-Baptiste Rudelle) ont largement ouvert la voie, avec une ambition internationale. La France n’a pas huit générations d’entrepreneurs high-tech comme les Etats-Unis, mais elle en a au moins deux aujourd’hui. C’est le meilleur moment pour entreprendre.

Il ajoute que ces champions de la French Tech continuent de nourrir (abondamment) l’écosystème qu’ils ont aidé à faire éclore.

Certains pensent que les entrepreneurs ne cherchent qu’à s’enrichir. Déjà ceux qui y arrivent sont rarissimes. Au contraire, les entrepreneurs qui chez nous ont le plus de succès dans la tech ont réinvesti, donc redistribué l’essentiel de leur argent, et ils l’ont fait localement, avec une bien meilleure acuité économique et créatrice de valeur que ne pourrait avoir l’Etat à leur place.

Et de rappeler que l’industrie high-tech affiche une croissance très élevée :

Plus de 25% chaque année, alors que le reste de l’économie stagne autour de 1%.

Yann Lechelle NUMA

Identifier des convergences et s’appuyer sur elles

À plusieurs reprises, Yann évoque des convergences. Il y a convergence lorsqu’un projet croise une tendance et s’en nourrit. Ayant lui-même créé une plateforme permettant de déployer des réseaux sociaux à l’âge de 17 ans, avec la technologie du Minitel, Yann cite le cas de Facebook.

Facebook, dans l’esprit, n’était pas un projet inédit. Il y a eu plein d’essais avant Facebook. Ce qui a fait la réussite de Zuckerberg, sans rien enlever à son génie, bien au contraire, c’est qu’il a su saisir une convergence.

Cette convergence entre un projet (créer un réseau social) et un état de la technologie (la connexion très haut débit distribuée partout, et en particulier sur les campus universitaires) est la condition de la réussite des startups à très forte croissance. C’est d’ailleurs le positionnement de Snips. Anticipant sur le développement exponentiel du monde des objets connectés, l’équipe dont Yann est COO est convaincue que seule l’Intelligence Artificielle peut résoudre des problèmes d’interface de plus en plus complexes, jusqu’à peut-être, un jour, “faire disparaître la technologie.

Merci Yann !

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#FounderStories – Axel Dauchez, fondateur de Make.org

Axel Dauchez a fondé Make.org à l'âge de 48 ans, avec l'ambition de rendre le pouvoir aux citoyens. Make.org veut permettre à l'opinion publique de s'exprimer librement et massivement en dehors même des élections. La plateforme, l'un des projets Civitech français les plus aboutis à ce jour, pourrait transformer de fond en comble le fonctionnement de nos démocraties. Dans cette Founder Story, à quelques semaines des élections présidentielles, Axel a partagé ses conseils, son expérience et sa vision.

Founder-Story-Axel-Dauchez

Axel Dauchez avant Make.org

Axel Dauchez est bien connu de notre écosystème. Il a monté quatre startups dans les médias et dans la tech, avant d’être CEO de Deezer pendant près de 5 ans. Puis il a pris la tête de Publicis France en septembre 2014, et a co-organisé la conférence Vivatech en novembre 2015. Entrepreneur en série, Axel avait alors 48 ans, 3 enfants, et encore rien à voir (ou presque) avec la Civictech.

La genèse du projet

Fort de la conviction que la démocratie peut être transformée, et qu’elle doit l’être, au risque de dépérir, Axel Dauchez a choisi de quitter Publicis fin 2015 pour recommencer, à partir de zéro, un tout nouveau projet.

Le pêché capital à cet âge-là, nous dit-il en souriant, c’est de ne plus jouer ses cartes.

Il fonde alors Make.org pour rendre aux citoyens leur force de proposition et leur permettre de s’exprimer, massivement, en dehors du temps bien trop restreint des élections.

La démocratie face au retranchement communautaire et aux “bulles de filtrage”

Selon Axel Dauchez, nos espaces politiques sont doublement bloqués, par le bas comme par le haut. En premier lieu, affirme-t-il, les communautarismes et le repli sur les intérêts particuliers détournent l’action politique des sujets relatifs à l’intérêt général. De ce point de vue, rien de nouveau sous le soleil, si ce n’est que l’apparition des réseaux sociaux a de surcroît encouragé le phénomène des “bulles de filtrage” (filter bubbles), qui appauvrissent le débat en conduisant les utilisateurs de Facebook ou Twitter à un retranchement idéologique dangereux.

Les réseaux sociaux ont un impact immense sur la formation des opinions politiques, mais ils n’encouragent pas, aujourd’hui, un véritable débat contradictoire.

En se déplaçant sur Facebook ou Twitter, la discussion politique court ainsi le risque de devenir stérile, en même temps qu’elle se structure selon une géographie de plus en plus fermée.

Le système d’action traditionnel est bloqué

Bloqué par le bas, l’espace politique l’est aussi par le haut. Le vote ne suffit pas et il ne contente plus.

Le système électoral et législatif n’est plus, ou ne semble plus producteur de changement. Il faut aujourd’hui produire des forces de transformation massives à travers l’implication massive de toutes les forces actives dans la société.

Citant Pierre Rosanvallon, il ajoute que la survie de la démocratie dépend, à notre époque, du sentiment de la démocratie permanente.

La technologie et la démocratie permanente

La technologie est, selon Axel Dauchez, le meilleur moyen de précipiter cette transformation. Un exemple récent apporte d’ailleurs de l’eau à son moulin. La campagne #DeleteUber, dirigée contre Uber après que son CEO, Travis Kalanick, avait coopéré avec le gouvernement Trump, a apporté la démonstration probante du pouvoir politique des utilisateurs lorsque ceux-ci, par l’intermédiaire de la technologie, agissent de façon massive et coordonnée. Axel Dauchez poursuit :

Cette technique de transformation a une force considérable. Le monde digital a créé énormément de pouvoir en bas.

“Make.org peut devenir le lieu où le débat sert à quelque chose”

En permettant aux citoyens de faire des propositions et de débattre de façon contradictoire, en permanence, les uns avec les autres, Make.org veut redonner vie à la démocratie et permettre à des cohortes de citoyen de s’engager dans des actions concrètes. Si le projet réussit, Make.org pourrait bien devenir la plateforme de référence du débat citoyen en Europe. Axel a une formule plus saisissante :

Le modèle à long terme : la vente de l’intelligence d’opinion

Pour soutenir la croissance d’un projet aussi ambitieux, Make.org compte s’appuyer, à long terme, sur un business model proche de celui des instituts de sondage : la vente de l’intelligence d’opinion. Disposant de données lui permettant de cartographier le débat politique en permanence et en temps réel, Make.org pourrait vendre de l’information aux acteurs politiques, mais aussi aux instituts qui étudient le monde politique, ou encore à la presse.

Notre capacité à représenter précisément le débat public nous permettra d’assurer notre indépendance financière, donc aussi notre indépendance tout court

Agir avec les entreprises et au service de l’intérêt général

À court et moyen terme, Make.org entend collaborer avec des grands groupes sur des sujets d’intérêt général, en leur vendant son expertise et ses données.

De plus en plus, les entreprises sont justiciables de la façon dont elles servent la société. Il n’est plus possible pour les grands groupes de faire du business sur un territoire sans rien lui apporter en retour.

Cette responsabilité sociale, dont les entreprises ont pleine conscience, est ce sur quoi Make.org veut s’appuyer pour générer des revenus à court et moyen terme.

Puisqu’on est capables d’identifier les sujets qui préoccupent les citoyens, et qui sont des sujets d’intérêt général, on est aussi capables de travailler avec les grands comptes pour leur permettre d’avoir un impact à grande échelle.

François Expert | Startup Manager chez NUMA Paris.

Merci Axel !

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