12 startups sélectionnées pour la deuxième édition de DataCity Paris

Dans le cadre de la deuxième édition du programme d'open innovation DataCity, NUMA et la Mairie de Paris dévoilent aujourd’hui les noms des 12 startups sélectionnées pour inventer la ville de demain. Elles vont chacune devoir répondre à un challenge dans des domaines aussi variés que l’énergie, la gestion des déchets, la logistique, la mobilité et le bâtiment intelligent...

DataCity est un programme d’open innovation créé par NUMA et la Mairie de Paris qui réunit acteurs industriels, startups, et autorités locales pour relever ensemble des challenges afin de rendre la ville plus intelligente, et plus agréable à vivre pour ses citoyens grâce aux données.

Sélectionnées parmi 225 candidatures, les startups retenues ont désormais deux mois pour travailler sur leur challenge avec l’entreprise qui les parraine, et proposer des solutions concrètes aux problématiques soulevées par DataCity. Pour développer leur solution, elles s’appuieront sur l’expertise et les bases de données des différents partenaires, bénéficieront au quotidien des conseils des experts de NUMA et accéderont à un financement de 10 000€.

Elles testeront une première version de leur solution dans des infrastructures parisiennes (mairie, crèches, etc.) dès le mois d’avril. Les startups et les partenaires présenteront le résultat de leurs expérimentations le 6 juin prochain.

Découvrez les startups sélectionnées


LINC va tester un système d’échange d’électricité entre particuliers producteurs et particuliers consommateurs. L’objectif est de permettre aux producteurs d’énergies vertes (solaire par exemple) d’échanger l’énergie produite au sein d’une communauté locale, réduisant ainsi les coûts de production et de transport de l’énergie.


Saagie va travailler à construire une plateforme de maintenance prédictive permettant de visualiser et prédire les disfonctionnements sur les lampadaires de la ville de Paris. L’approche choisie est d’analyser les données des courbes de tensions sur un historique présentant des disfonctionnements et de construire un algorithme qui viendra prédire un disfonctionnement à venir.


AiD propose une solution pour tracer et analyser les flux de touristes en agrégeant des données fournies par différents partenaires (Mastercard, SFR, RATP Dev, Cisco). Ce traitement des données et leur combinaison permettra d’obtenir une forme de « baromètre » des flux touristiques à l’échelle du quartier, c’est-à-dire un outil de vision et de monitoring dynamique des flux touristiques.


BeeBryte va proposer une solution aux gestionnaires de bâtiment pour lutter contre le gaspillage d’énergies. Elle proposera bientôt à plusieurs structures de la Mairie de Paris de tester des outils de visualisation de leur consommation d’énergie en temps réel grâce à des capteurs et à des compteurs branchés directement à l’interface du gestionnaire du bâtiment.


ColisWeb va déterminer l’impact d’aménagements dans un quartier en termes de coût et de temps de livraison. Cette expérimentation se fera avec le soutien de INRIA, laboratoire français en informatique et automatique.


Pour DataCity, Intersec va collecter et analyser les données des bus parisiens pour connaître les habitudes de déplacement des touristes dans la capitale et adapter les services de la ville à leurs besoins en déplacement.


Quantmetry va construire une carte de visualisation de certains quartiers de Paris dont le but sera de visualiser les mouvements urbains. L’approche choisie est d’agréger les données provenant d’un opérateur téléphonique et d’autres données en open sources (météo, événements ponctuels) pour prédire les besoins en éclairage et ainsi permettre de réduire la consommation des luminaires.

Elle sera épaulée par Dataiku lors du développement et l’expérimentation de sa solution.


Avec 500 camions qui circulent chaque jour pour ramasser les poubelles des parisiens, la collecte des déchets est un véritable défi pour Paris. Craft AI expérimentera une solution afin que les parties prenantes (citoyens, entreprises et concierges) soient informées en utilisant un modèle de prédiction de l’heure de passage des camions poubelles.


A Paris, les espaces de travail sont souvent sous-exploités alors qu’ils pourraient être mutualisés. SharingCloud va proposer une solution afin d‘optimiser le partage des espaces de travail.

Les capteurs de la startup Irlynx viendront enrichir les analyses de SharingCloud.


Le but pour ZenCity sera de produire un outil d’aide à la stratégie de planification urbaine, à partir d’une analyse précise des données d’un territoire. Cette analyse sera produite à partir de données provenant des réseaux sociaux et enrichies par des données de différentes sources (espaces commerciaux du territoire, data tiers). L’objectif est de faire émerger les tendances provenant des citoyens en direct par rapports aux études préalablement effectuées.


Retrouvez le programme DataCity sur le site datacity.numa.co

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#ReinventEnergy : le secteur de l’énergie en transformation !

Entre nouvelles réglementations, énergies renouvelables, décentralisation de la production, digitalisation et habitudes de consommation qui évoluent, le secteur de l’énergie est en profonde mutation.
NUMA a lancé une série de rendez-vous matinaux pour échanger avec des experts autour des enjeux phares et des innovations dans le secteur de l'énergie. Retrouvez ici tous les comptes-rendus des rencontres.

Une transition énergétique nécessaire

Nous avons débuté notre cycle consacré à la transformation de l’énergie avec deux speakers qui nous ont rappelé l’urgence de la disruption et du changement de modèle dans le secteur :

  • Arash Aazami, entrepreneur dans le domaine de l’énergie et fondateur de “Kamangir Beyond Boundaries“.
  • Patrice Geoffron, Professeur de Sciences Economiques et Directeur du CGEMP (Centre de Géoplitique de l’Energie et des Matières Premières) à l’Université Paris-Dauphine.

énergie transformation innovation

 

L’économie collaborative au service de l’énergie verte

De simple consommateur d’énergie, le citoyen va pouvoir devenir investisseur dans les énergies renouvelables, autoconsommer sa propre production d’énergie, ou alors s’investir dans un SAV collaboratif ! Comment ça marche ?

Pour y répondre, nous avons invité deux fondateurs de startups aux business model innovants :

  • Julien Tchernia, CEO de ekWateur, un nouveau fournisseur d’énergie ouvert, transparent et connecté.
  • Alex Raguet, CEO de Lumo, une plateforme de financement participatif pour la transition énergétique

énergie transformation innovation

Bientôt tous producteurs et vendeurs d’énergie propre ?

Pouvoir produire de l’électricité en tant que particulier et la revendre à son voisin ou à une coopérative, c’est possible ? La blockchain au service de la transition énergétique, ça vous intrigue ?

Pour aborder la question de la redistribution des rôles dans le secteur de l’énergie, nous avons convié deux intervenants, membres d’entreprises innovantes en ce domaine :

  • Emmanuel Soulias, Directeur Général de Enercoop
  • François Sonnet de la Fondation SolarCoin

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L’énergie, de l’industrie aux services ?

Le secteur de l’énergie voit parmi ses activités, traditionnellement industrielles, une forte croissance des services à destination des particuliers et aux entreprises, soutenus par la démocratisation des outils numériques. Nous avons choisi de faire se rencontrer deux visions de cette transformation : celle d’un grand groupe en pleine évolution et celle d’une startup qui n’a de cesse de se chercher et de pivoter.

Avec :

  • Jean-Bernard Sers, Directeur du développement Smart Grid, Smart City et IoT chez Bouygues Energies et Services
  • Yann Person, CEO de la startup EP

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Les grandes organisations face à la Révolution Entrepreneuriale en 2017

Par Jean-François Caillard, COO de NUMA.

En 2006, certaines grandes organisations pouvaient encore dire à leurs équipes : l’innovation n’est pas une priorité. L’innovation n’était pas toujours dans les valeurs des entreprises, ni dans les budgets, ni visible dans la vie de l’entreprise. En 2016, elles sont passées à l’action car la « Révolution Digitale » est passée par là, et quasiment toutes les grandes organisations ont compris que l’innovation, et leur mutation induite, était une condition de leur survie.

Les télécoms en sont un bon exemple. L’arrivée de l’iPhone en juin 2007 a été un signal de réveil. Il a rapidement rendu obsolète des constructeurs majeurs, et désintermédié en partie les opérateurs dans la relation avec le client.

Certains groupes alors leaders, tels Nokia ou Blackberry en ont fait les frais, et plusieurs études montrent que la dynamique actuelle conduira près de la moitié des 500 premières entreprises mondiales à disparaître dans les 10 prochaines années, au moins de ce classement, ce qui est un rythme de renouvellement stupéfiant.

Les historiens retiendront de ce début de XXIè siècle la mutation profonde de l’économie ou les acteurs dominants ne sont plus les acteurs de l’industrie, de l’énergie et de la distribution physique, mais les fameux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) en occident et BAT (Baidu, Alibaba, Tencent) en Chine. Cette révolution est de même ampleur que la révolution industrielle du XIXème siècle ou celle de l’imprimerie au début de la Renaissance mais sur une échelle de temps accélérée.

Précisons ce qu’est « Révolution Digitale »

Toutes les organisations sont bien entendu équipées de mails, de web, de mobiles, et de systèmes d’information élaborés et performants : ce n’est plus l’enjeu.

On parle maintenant de la révolution des acteurs économiques rendue possible par les outils digitaux : abaissement exponentiel des coûts de développement des solutions, de stockage, de traitement, et de marketing, communication et distribution. On parle d’un monde où le rythme de production de datas est exponentiel, et où les acteurs dont c’est l’activité ont pris un rôle dominant dans la société ou dans leur secteur économique.

En fait, on pourrait tout autant parler de la « Révolution Entrepreneuriale » issue de cet abaissement des coûts, c’est-à-dire des millions de jeunes et moins jeunes entrepreneurs qui lancent leur start-up avec des coûts faibles et des ambitions immenses. Ils ont leur bible « The Lean Start-Up », avec sa méthodologie éprouvée : identifier un problème à résoudre sur un large marché cible, sourcer les besoins et les « insights » utilisateurs, prototyper, tester, et lancer un « minimum viable product », puis le « scaler » aussi vite que possible. Ils vont très vite car ils ont des ressources pour un temps limité, et ils sont souvent soumis de facto à une course avec leurs concurrents. Ils font confiance à l’intelligence collective en partageant leurs données et leurs problématiques avec tous leurs collaborateurs de façon à augmenter l’implication de chacun et leur contribution à leur résolution.

Statistiquement, certains réussissent en éclatant des chaînes de valeur et en bousculant fortement des acteurs établis : Uber pour les taxis, Blablacar pour les transports, Airbnb et Booking pour les hôtels, Criteo pour le marketing digital, Spotify pour la musique, Netflix pour la TV… et ce n’est bien entendu que le début car la tendance, s’accélère et s’industrialise. A ce rythme, ils seront probablement 20 fois plus nombreux en 2020.

Les accélérateurs de start-ups comme Y-Combinator ou NUMA sont des acteurs de cette industrialisation.

En sélectionnant des équipes s’attaquant à des marchés à fort potentiel, en leur donnant des méthodes, des relations qui font levier sur leur projet, ils sont aux côtés de centaines de start-ups et accroissent leur chance de réussir. Les fonds d’investissement leur font confiance et financeront plus volontiers une start-up qui en est issue, ce qui accroît ses chances de succès. Il y a maintenant plus de 200 accélérateurs dans le monde, une demi-douzaine étant, comme NUMA sur plusieurs continents.

Et cette « Révolution Entrepreneuriale » s’accélère : de plus en plus de datas sont disponibles (notamment via l’internet des objets), de nouvelles façons d’en extraire de la valeur émergent (notamment via des systèmes auto-apprenants comme le “deep learning“), de nouvelles architectures apparaissent (comme les Blockchains), ce qui élargit le champ de cette révolution. D’autres révolutions s’y connectent : celles des transports (véhicules électriques et autonomes, drones, spatial…), de la médecine (fort accroissement de la durée de vie grâce aux nouvelles technologies) et de l’énergie (qui tend à devenir propre et décentralisée), ce qui démultiplie le potentiel « révolutionnaire ».

Quels leviers pour les grandes entreprises depuis lors ?

La prise de conscience puissante des grands acteurs de l’économie sur cette (probablement mal nommée) “transition digitale” est liée soit à un impact déjà observé dans les indicateurs économiques, soit à des observations de leurs concurrents, des domaines qui leur sont proches ou de la Silicon Valley. La phase de déni et de deuil est passée pour la plupart d’entre eux et ils rentrent en phase action.

Ils ont des moyens et des savoir-faire très importants. Ils ont aussi des dizaines ou des centaines de milliers de collaborateurs qu’il faut accompagner dans cette transformation indispensable.

Accélération des cycles de développement

Cela suppose des équipes courtes, acceptant de lancer rapidement des produits pas encore parfaits. Cela suppose de savoir écouter sincèrement les besoins des utilisateurs finaux pour traiter leurs problèmes. Cela suppose de savoir s’affranchir des gros systèmes informatiques lourds. Cela suppose d’utiliser les mêmes outils et méthodes que les start-ups. Cela suppose de savoir « pivoter » rapidement. Cela suppose de concevoir des solutions rapidement démultipliables (“scalable“) et de savoir intégrer des méthodes de croissance malignes (“growth hacking“). Cela suppose souvent de transformer le cadre de travail car l’innovation rapide nécessite une collaboration accrue et des décisions rapides. Beaucoup de grandes organisations ont entamé cette accélération, mais il n’est pas toujours facile de reproduire le “sentiment d’urgence” des start-ups, lié au fait que leurs ressources sont limitées.

Ouverture de l’innovation (« Open Innovation »)

Notamment vers des start-ups, vers les fonds d’investissement Corporate, les accélérateurs de start-ups. Mais c’est aussi plus de collaborations avec d’autres grandes organisations, qui vont permettre de faire levier sur ses propres efforts. C’est la prise de conscience qu’il faut un « écosystème » pour réussir : aucune grande organisation ne peut plus réussir seule. Et que pour être accepté par cet écosystème, il faut avoir la bonne posture et lui apporter de la valeur, car il est silencieusement impitoyable pour les acteurs non contributifs. Les grands groupes ont énormément de valeur à apporter à leurs écosystèmes respectifs et beaucoup ont réussi cette étape.

Des initiatives sont mises en place chez la quasi totalité des acteurs aujourd’hui, avec une ambition et une réussite inégale, mais elles ont toutes commencé à produire des effets :

  • Mise en place d’organisations dédiées (“Chief Digital Officer“, Direction de l’Innovation…)
  • Structures de sourcing et d’accompagnement de projets avec des start-ups (Mises en place de Pilotes, Investissement via du Corporate Venture, Accélérateurs de start-ups sur leurs thématiques business…)
  • Mise en place de projets en mode start-ups : Hackathons, intrapreneuriat
  • Mise en place de start-up studios pour développer des projets en mode start-up
  • Ouverture des structures de R&D et innovation vers les start-ups, via des rencontres organisées, des challenges…
  • Mise en place de « Tiers-Lieux », espaces de rencontre ouverts conçus pour innover en mode agile et ouvert, à l’instar de Unibail, MAIF ou Renault.
  • Montée en puissance de l’innovation centrée sur l’utilisateur (« Design Thinking »)

Quand bien même les statistiques montrent que les grands groupes ont bien plus de chance de réussir que les start-ups quand ils lancent des nouveaux projets entrepreneuriaux, les retours sur investissement ne sont pas toujours mesurables et nous sommes encore au début de ces mises en place. Les grandes organisations sont généralement accompagnées par des structures comme NUMA dans la mise en place de ces projets.

L’écosystème européen ne fait pas qu’imiter l’écosystème américain.

Une de ses créations puissantes, c’est la collaboration accrue de grands acteurs sur des thématiques données pour résoudre des problèmes complexes ensemble et avec les start-ups. Le projet Datacity en est une illustration : une dizaine de grands acteurs de la ville se sont réunis pour définir une dizaine de problématiques complexes de la villes qu’ils proposent à des start-ups de résoudre.

Ces projets sont extrêmement puissants car les grands groupes ont l’occasion d’échanger entre eux sur des expertises fortes et complémentaires. Ils rentrent en collaboration sur des domaines non compétitifs et proposent aux start-ups, qui adorent, des problématiques et des jeux de données qui sont des terrains de jeu à fort potentiel de création de valeur. Ce type de dynamique collective n’existe pas encore de façon visible outre Atlantique.

Quel chemin reste à parcourir ?

Là où la plupart des acteurs européens sont encore en situation de rattrapage par rapport aux “GAFA” et autres organisations agiles :

Des organisations et les façons de travailler qui n’ont pas encore changé.

Les bureaux sont encore parfois fermés, les organigrammes pyramidaux et les agendas surchargés de réunions longues. Il faut encore plusieurs semaines ou plusieurs mois pour pouvoir faire ce qu’une start-up, ou un acteur agile fait en quelques heures. Une large majorité des équipes travaillent encore exactement comme il y a 10 ans ou plus. Il faut souvent trois semaines pour organiser une réunion avec les bonnes personnes, et 3 mois pour obtenir une décision ou des budgets même sur un projet stratégique, ou bien même attendre l’exercice budgétaire de l’année suivante.

L’enjeu de la « révolution digitale », c’est donc aussi la mise en place de nouveaux modes de travail, issus des start-ups, à une part significative de l’organisation, en commençant par les plus visibles.

Un de leviers facilement actionnable, c’est la transformation de l’environnement de travail, à l’instar de ce qu’a fait la Société Générale à son nouveau siège de Val de Fontenay, ou Adeo à son siège de Ronchin. 

La collaboration avec les start-ups reste souvent en Europe à l’état de flirt…

…alors que les GAFA acquièrent des centaines participations dans des start-ups chaque année et font des dizaines d’acquisitions. Ce qui renforce leur capacité d’exécution, et crée une attractivité de l’écosystème californien inégalé et très vertueux. Il faut du volontarisme pour partiellement compenser en France cette attractivité. Google investit chaque année dans les start-ups plus que l’ensemble des 20 principales entreprises digitales européennes réunies, et en achète de très nombreuses. C’est pour acquérir des talents tout autant que des technologies et de l’agilité. En Europe, les acquisitions sont beaucoup plus rares, du fait de plusieurs facteurs : marchés cibles plus fragmentés ou « Not Invented Here ». Les équipes internes pensent parfois qu’elles sauront très bien développer la solution d’une start-up candidate au rachat pour beaucoup moins cher. Encore une fois, la valeur temps est insuffisamment prise en compte dans l’équation. 

Ces deux mouvements doivent être synchronisés.

Un rachat d’une start-up a peu de chances de fonctionner si la culture du groupe qui la rachète est en décalage. Soit les dirigeants partiront très vite, soit la start-up reste indépendante et ne produira pas toute la valeur escomptée. De l’autre côté, un groupe a besoin pour évoluer dans son mode de fonctionnement d’intégrer des talents issus des start-ups.

Et en 2017 chez Numa ?

Nous sommes persuadés chez NUMA que ce sont les entrepreneurs qui ont un sens fort de leur mission qui auront un impact sur les problèmes complexes du monde à l’horizon 2030.

Car ils sont rapides et ont la bonne approche. Notre mission à nous c’est de les accompagner, de leur donner les outils et les connections pour y parvenir. Leurs méthodologies et leur sens de la mission peuvent aussi servir les grandes organisations.

Depuis sa fondation il y a 3 ans, NUMA a accompagné plus de 120 organisations dans cette Transition, Digitale et Entrepreneuriale, avec la forte conviction qu’il faut d’abord agir sur la culture. NUMA a accompagné de nombreuses entreprises pour innover comme des start-ups (Intrapreneuriat, Start-Up Studio) ou avec des start-ups (Accélérateurs Thématiques).

Pour encore mieux accompagner ses partenaires dans cette transition des modes de travail, NUMA a décidé d’aller plus loin en 2017, avec quelques initiatives :

  • En créant “ NUMA Learn“, une offre de formations à destination des grandes entreprises qui veulent se transformer, avec pour objectif d’accompagner non seulement les équipes de précurseurs, mais aussi les milliers de collaborateurs dont les méthodes de travail sont amenées à évoluer.
  • En créant “NUMA Factory” pour proposer aux Grandes Entreprises ses outils, dont la première illustration est « Selecteev » qui permet aux starts-up ou à des équipes de postuler à des challenges ou des selections.
  • En lançant l’accélération thématique, en mode “multi partenaires”. NUMA Mexico lance dès janvier un accélérateur sur le sujet HealthCare avec des partenaires publics et privés prestigieux, c’est une première et cela permet de développer des expertises et des partages sur des domaines qui nécessitent une spécialisation.
  • En répliquant le succès de Datacity à Paris et Casablaca dans d’autres villes car nous avons la profonde conviction que ce type de collaboration fait énormément de sens ailleurs dans le monde.
  • En répliquant Datacity sur de nouvelles thématiques, notamment le domaine passionnant du SmartCampus.

L’équipe de NUMA a pratiquement doublé en 2016, et nous continuons de recruter en 2017… ceux qui seront les acteurs de cette passionnante transition, dont nous souhaitons faire de NUMA une entreprise exemplaire :).

Jean-François

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NUMA et la Mairie de Paris lancent la deuxième édition de DataCity

À l’occasion du Forum Cities for Life, nous lançons la deuxième édition de DataCity, le programme d’Open Innovation autour des enjeux de la Smart City.

Qu’est-ce que DataCity ?

DataCity est un programme qui réunit acteurs industriels, startups, et autorités locales pour relever ensemble des challenges afin de rendre la ville plus intelligente, et plus agréable à vivre pour ses citoyens grâce aux données. DataCity s’articule autour de plusieurs étapes, pour une durée totale de 10 mois :

  • Première étape : identification des challenges | Cette étape consiste à identifier les challenges avec les autorités locales et les partenaires industriels. Ces défis, auxquels devront répondre les startups sélectionnées, concernent des sujets clés pour l’avenir de nos villes, et pour l’amélioration de la qualité de vie de ses habitants : bâtiments intelligents, énergie, logistique, déchets, flux (voir le détail des challenges).
  • Deuxième étape : appel à projets startups | Une fois les challenges rendus publics, NUMA et ses partenaires sélectionnent des startups capables d’y répondre par des solutions concrètes. DataCity constitue pour ces startups une opportunité unique de travailler directement avec des partenaires industriels clés, ainsi qu’avec des autorités locales, et d’accéder à des données rarement partagées.
  • Troisième étape : expérimentations des projets retenus | Enfin, les startups sélectionnées expérimentent leurs solutions sur le terrain, notamment grâce aux données des partenaires, à l’accès au réseau d’experts de NUMA, au soutien de la Ville de Paris, et à un financement de 10K€. À l’issue de l’expérimentation, les startups et les partenaires ont la possibilité de développer ensemble des offres de services ou des produits, comme ce fut le cas lors de la première édition pour 3 projets.

Challenges Smart City

La deuxième édition de DataCity qui débute ce 22 novembre ambitionne de sélectionner neuf startups pour répondre à onze challenges et bénéficier de l’expertise et des données de neuf partenaires industriels clés : Bouygues Energies & Services, EDF, Cisco, Nexity, La Poste, RATP Dev, Setec, SFR, et Suez. Les données qu’ils s’engagent à mettre à disposition des startups sont inédites, tant d’un point de vue qualitatif, que quantitatif : géolocalisation, consommation énergétique de bâtiments publics, flux de piétons sur les zones urbaines, horaires de passages de ramassage des ordures… Par ailleurs, les startups recevront le soutien de deux partenaires techniques afin d’utiliser au mieux ces données : Ekimetrics, et Sigfox.

“En rendant concrètes les collaborations entre startups et grands groupes, les expérimentations auprès des citoyens, la consultation des pouvoirs publics, NUMA joue son rôle de plateforme d’innovation en faisant le pari de la diversité.”

Marie-Vorgan Le Barzic, fondatrice et CEO de NUMA.

En parallèle du lancement de la 2ème édition parisienne, NUMA a décidé d’étendre le programme à l’international. DataCity a déjà démarré à Casablanca, et verra le jour dans d’autres villes du monde prochainement. “Partout, nous gardons cette conviction : les villes intelligentes de demain seront celles qui sauront conjuguer les intelligences de leurs habitants” affirme Marie-Vorgan Le Barzic.
C’est aujourd’hui la raison d’être de NUMA : être l’artisan de l’économie de demain, qui place l’humain au coeur de son développement.

SITE OFFICIEL

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Innover dans le retail : retour sur le Smart Mall Day

Vendredi 7 octobre, 14h. Le Smart Mall Day ponctue une réflexion engagée par NUMA depuis plusieurs mois sur l’innovation dans le secteur retail, avec un après-midi de tables rondes et expérimentations pour imaginer le centre commercial de demain.

Comment mettre en place un projet d’innovation retail ? Quelles nouvelles technologies s’intègreront dans le centre commercial de demain ? Quel est le futur de l’expérience client ?

Retrouvez notre compte-rendu de l’événement sur Storify :
http://storify.com/NUMAParis/smart-mall-day

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DataCity : une alliance startups et grands groupes au service de la ville intelligente

La première édition de DataCity est désormais terminée. Après 8 mois de consultations, de tests et de collaborations, ce programme d'innovation s'est achevé par la présentation des expérimentations. DataCity a fait émerger des alliances inédites entre startups et industriels. Retour sur ce projet qui veut révolutionner la ville.

Le programme DataCity est né d’une envie commune : celle de relever le défi majeur que représente l’urbanisation de nos sociétés. Le constat est simple : d’ici 2050, 80% de la population mondiale vivra en ville, et celles-ci seront à l’origine de 70% des émissions de CO2. La question n’est donc plus de savoir s’il faut changer notre conception de la ville, mais de trouver comment.

Datacity - PitchDay (38) - copie
Jean Louis Missika, en introduction du DataCity Pitch Day

« Nous devons créer de véritables écosystèmes associant les collectivités, les grandes entreprises, les PME, les startups, les citoyens ». Cette déclaration de Jean-Louis Missika, Adjoint à la mairie de Paris, chargé de l’urbanisme, de l’architecture, du projet du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité, résume parfaitement l’ambition du programme DataCity, ainsi que le rôle clé de NUMA depuis ses débuts : favoriser la collaboration entre tous les acteurs de l’écosystème pour résoudre ces défis fondamentaux.

Un challenge : rendre les villes plus durables

Un tel défi ne peut être relevé que par la collaboration de tous les acteurs qui composent la ville d’aujourd’hui. C’est avec cette conviction qu’a pris forme le programme d’innovation DataCity : en réunissant des grands groupes, des collectivités territoriales, des startups, des étudiants, des freelances, mais surtout et avant tout des citoyens, nous avons voulu faire de ce programme un projet commun.

Pour mener ce programme d’innovation, impulsé par la Ville de Paris au travers de sa Mission « Ville intelligente » et coordonné par NUMA, nous avons réuni 5 industriels  majeurs qui façonnent les aspects fondamentaux de l’urbanisme : Vinci Energies, Setec, Suez Consulting, Cisco et Nexity. En réunissant les compétences, les savoir-faire, les expertises, et les données d’autant d’acteurs autour d’un projet multi-partenarial, NUMA a pleinement joué son rôle de plateforme d’innovation.

Capture d’écran 2016-07-05 à 15.08.17

Une méthode : la collaboration

Démarré en novembre 2015, DataCity s’est déroulé en trois temps :

  • EXPLORE. Cette phase de consultation au travers d’événements et de réunions publiques nous a permis d’identifier les défis, de nous ouvrir à la communauté, de recenser les datas disponibles et de définir les problèmes à résoudre. Avec 200 participants au lancement du programme et plus de 50 participants à chacun des 4 meetups, nous avons pu saisir l’engouement que suscite la question de l’urbanisation durable et intelligente auprès des citadins.
    > Voir les défis identifiés
  • SELECT. Une fois les défis identifiés et publiés, il nous fallait trouver des acteurs pour y répondre. L’objectif de l’appel à projets était de récolter 50 candidatures de startups capables de répondre aux défis identifiés avec nos 5 partenaires. Ce sont finalement près de 200 startups qui ont postulé. Parmi ces projets ambitieux, ces entrepreneurs passionnés, et ces projets innovants, 5 startups ont été sélectionnées : Padam, Qucit, eGreen, Openergy, et Sensewaves, pour répondre chacun à un défi.
  • EXPERIMENT. Chaque partenaire avait pour mission de construire un projet avec une startup et de l’accompagner pendant la durée d’un bootcamp qui s’est tenu du 21 mars au 01er avril 2016 chez NUMA. Pendant cette période, NUMA a accompagné les entrepreneurs sur les expérimentations de terrain et a mis à disposition des mentors de son réseau, a organisé des workshops thématiques (UX Design, Data Science…). Chaque startup a reçu une enveloppe de 30 000 € en financement et services NUMA pour réaliser son expérimentation et répondre au défi pour lequel elle avant été sélectionnée.

Les duos startups / grands groupes

5 alliances se seront donc formées à travers ce programme :

  • Openergy / Nexity
  • Sensewaves / Setec
  • Qucit / Cisco
  • Padam / Vinci Energies
  • eGreen / Suez

Économie d’énergie, optimisation de la mobilité urbaine, intelligence urbaine, gestions des déplacements de proximité… Le programme DataCity a permis d’accélérer le développement de projets concrets qui amélioreront le quotidien des citadins de demain.

Datacity - PitchDay (56) - copie
Anne Mollet, Directeur développement durable et marketing stratégique chez Nexity

Au-delà de la réussite de ces expérimentations, DataCity est également un succès au regard des collaborations startups / grands groupes inédites qu’il a fait naitre. À travers ce programme, de véritables alliances se sont créées, comme en témoigne Anne Mollet, Directeur développement durable et marketing stratégique chez Nexity : « Après DataCity, au-delà de nouvelles méthodologies de travail, nous avons tissé des relations de long terme. Avec Openergy, nous comptons développer une offre de services commune et opérationnelle de mutualisation de l’énergie au sein d’îlots de bâtiments, dans le cadre de la rénovation des bâtiments résidentiels, mais aussi à destination des quartiers neufs. »

Des nouvelles opportunités de collaboration entre grands groupes ont aussi émergé grace à DataCity.

Et ce n’est pas fini

À l’instar de NUMA, DataCity met le cap sur l’international. Cette première édition de DataCity n’est qu’une première étape. Avec ses 5 implantations internationales à Bangalore, Barcelone, Casablanca, Moscou, et Mexico, NUMA va pouvoir étendre le programme DataCity autour du monde.

Avec NUMA, la Ville de Paris a d’ores et déjà proposé son expertise aux autres métropoles internationales engagées pour le climat dans le cadre du C40 Cities Climate Leadership Group. « L’analyse des données doit être mise au service d’une ville durable, inclusive, résiliente ; elle doit être au service des citoyens. Paris est à la pointe de ce combat qui concerne toutes les métropoles de la planète » explique Jean Louis Missika..

Datacity - PitchDay (47) - copie
Marie-Vorgan Le Barzic, CEO de NUMA

En parallèle, nous préparons la 2ème édition parisienne de DataCity avec un consortium de partenaires élargi.

À travers ce programme, « NUMA a démontré son rôle de tiers de confiance et a pu mesurer l’impact de son accompagnement » déclare Marie-Vorgan Le Barzic, CEO de NUMA. Grâce à tous les partenaires, startups, mentors, et collaborateurs ce projet fut un énorme succès, et nous tenons à les remercier chaleureusement pour leur implication. « L’innovation et les leviers de croissance des acteurs de l’économie ont un avenir infini ».

Quelques datas sur DataCity

1/ Explore

Identification des challenges avec l’écosystème Smart City

  • 1 ville
  • 4 thèmes
  • 9 challenges
  • 5 entreprises partenaires
  • 300 participants

2/ Select

Sélection des meilleures startups

  • 190 candidatures
  • 20% candidatures internationales
  • 62 startups accompagnées dans leur réponse
  • 3% de taux de sélection
  • 30 couvertures presse

3 / Experiment

Expérimentation sur le terrain avec le soutien d’experts et de mentors

  • 5 startups
  • 21 mentors NUMA
  • 30 experts corporates mobilisés
  • 9 terrains d’expérimentation
  • + de 80 data sets

 

TÉLÉCHARGER LA BROCHURE DE DATACITY

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DataCity : comment startups et grands groupes font émerger la ville de demain

Le programme DataCity touche à sa fin. Un programme inédit, catalysé par la Mairie de Paris, qui a fait collaborer pendant 6 mois startups, partenaires industriels et acteurs publics, en leur offrant un terrain de jeux et des ressources pour expérimenter les solutions de demain. Le 13 juin prochain, sous la Tour Eiffel, nous présenterons les solutions expérimentées lors de cette 1ère édition, après six mois de collaboration.

Cette collaboration sans précédent a démontré l’opportunité de mettre en commun les ressources de chacun pour répondre à des challenges qui ont émergé autour de l’énergie, de l’aménagement des espaces publics et de la mobilité.

DataCity, un programme en 3 phases

DataCity : comment startups et grands groupes font émerger la ville de demain

Bootcamp NUMA (21 mars – 1er avril)

À la suite de l’appel à projets lancé le 7 janvier, aboutissement d’ateliers et de meetups organisés par NUMA et ses partenaires depuis le mois de septembre 2015, et qui a récolté près de 200 candidatures, les projets retenus se sont rassemblés chez NUMA pour deux semaines de bootcamp du 21 mars au 1er avril.

Depuis, et ce jusqu’au 13 juin, les binômes formés préparent la mise en valeur des résultats obtenus.

Quelles ont été les expérimentations conduites ?

  • Comment faire évoluer les comportements de consommation énergétique ?

DataCity : comment startups et grands groupes font émerger la ville de demain

Coupler les mesures d’efficacité technique avec des mesures d’efficacité liées aux comportements. Les leviers déployés sont techniques, technologiques, informatifs, et ludiques !

DataCity : comment startups et grands groupes font émerger la ville de demain

Mettre les technologies d’analyse du signal sonore au service du monitoring de l’énergie pour rendre intelligent les bâtiments “bêtes”.

  • Comment mutualiser les flux énergétiques à l’échelle d’un îlot ?

DataCity : comment startups et grands groupes font émerger la ville de demain

Estimer et monitorer les gains apportés par la mutualisation énergétique à l’échelle d’un îlot pour mixer équipements municipaux, bâtiments résidentiels ou tertiaires.

  • Comment améliorer les déplacements de proximité ?

DataCity : comment startups et grands groupes font émerger la ville de demain

Modéliser une solution de bus de proximité flexible et dynamique en utilisant le 19ème arrondissement de Paris comme terrain d’expérimentation.

  • Comment préfigurer les espaces publics de demain ?

DataCity : comment startups et grands groupes font émerger la ville de demain

Le Big Data pour prédire le confort des piétons et quantifier l’impact des réaménagements de l’espace public , avec pour terrain d’expérimentation la place de la Nation.

En attendant la seconde édition …

“Le programme DataCity coordonné par NUMA a permis de rendre effectives des collaborations entre startups et grands comptes. Bien plus qu’un concours, il a permis, en mettant à disposition les données et les compétences d’acteurs qui ne collaborent habituellement pas, d’expérimenter, de tester, pour inventer les solutions de demain pour rendre la ville intelligente. L’innovation et les leviers de croissance des acteurs de l’économie a de l’avenir. Rejoignez-nous !” Marie-Vorgan Le Barzic, CEO de NUMA.

DataCity : comment startups et grands groupes font émerger la ville de demain

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Sur Twitter : #DataCity

contact : smartcity@numa.co

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Lancement de DataCity : programme d’innovation ouverte sur la ville de demain

Améliorer les mobilités, optimiser la gestion des ressources naturelles, impliquer les habitants dans les aménagements de leur cadre de vie : à quoi ressembleront les villes de demain ?

Paris, 14 octobre 2015 – Les villes, dans leurs diversités, sont d’une telle complexité qu’elles font appel à des acteurs variés, pour leur conception et leur gestion, avec encore trop peu d’approche globale et optimale. Les données à disposition sont donc nombreuses et hétérogènes : leur utilisation décloisonnée via la science des données permettra l’émergence de solutions innovantes pour répondre à ces nouveaux challenges. C’est l’objectif du programme DataCity.

La Ville de Paris, catalyseur du programme, et un groupement de partenaires composé par VINCI Energies, Setec, SUEZ Consulting, Nexity, et Cisco, avec le soutien de la Direction Générale des Entreprises du Ministère de l’Economie et des Finances ont conçu ensemble DataCity : un ambitieux programme d’innovation ouverte avec NUMA.

Nous partageons la conviction que le futur des villes se construit avec une approche inclusive et expérimentale.

Notre ambition ? Contribuer à la conception de villes qui répondent aux nouveaux usages de leurs habitants.

DataCity sera lancé publiquement le 24 novembre 2015 chez NUMA. Courant janvier 2016, nous inviterons startups, PME, freelances, associations et étudiants à proposer leurs projets afin de sélectionner 5 expérimentations pour une mise en oeuvre au premier semestre 2016.

Pour être tenu informé, rendez-vous sur le site officiel du programme avant fin novembre pour la soirée de lancement et les premiers meetups. La démarche fera en outre l’objet de diverses publications.

Partenaires :

Lancement de Data City : Programme d’innovation ouverte sur la ville de demain

Contacts presse :

  • Joanna Kirk : joanna.k@numa.co
  • Tristan Lebleu : tristan.l@numa.co

 

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MediaExplore – Retour sur le lancement du laboratoire ouvert de l’innovation média

Lundi 1er décembre dernier, le lancement du laboratoire ouvert de l’innovation média co-construit par NUMA et l’Agence France-Presse rassemblait 180 participants, au NUMA. Au cours des 6 mois de programme, journalistes, rédactions, startups, PME, étudiants seront invités à prototyper et expérimenter de nouveaux services et outils adaptés aux besoins et aux nouveaux usages au sein des rédactions comme au-delà du périmètre des médias traditionnels.

Lundi 1er décembre dernier, le lancement du laboratoire ouvert de l’innovation média co-construit par NUMA et l’Agence France-Presse rassemblait 180 participants, au NUMA.

Le premier objectif de ce lancement était d’inviter les participants à s’approprier avec nous le programme et les enjeux, qui s’articulent selon 3 axes correspondant aux temps du programme :

  • Data : Renforcer l’exploitabilité des bases de données AFP et augmenter leur capacité à être utilisées en conjonction avec d’autres.
  • User : Mieux comprendre la manière dont les journalistes utilisent les contenus et produits distribués par l’AFP et impliquer des acteurs média et non médias dans une logique de co-construction de services adaptés aux besoins des rédactions et des lecteurs.
  • Services : À partir des données identifiées et des besoins clients, développer des outils et des services pour répondre aux nouvelles manières de produire et consommer l’information

La soirée s’est déroulée en deux temps :

  • Une présentation thématique du programme, des grands rendez-vous et enjeux identifiés.
  • Des ateliers où les participants ont été invités à échanger sur les enjeux identifiés dans le programme.

Au cours des 6 mois de programme, journalistes, rédactions, startups, PME, étudiants seront invités à prototyper et expérimenter de nouveaux services et outils adaptés aux besoins et aux nouveaux usages au sein des rédactions comme au-delà du périmètre des médias traditionnels.

La première étape était donc d’inviter les principaux concernés à s’approprier à travers trois ateliers thématiques les enjeux du programme :
Atelier 1 : Favoriser l’exploitation des bases de données média
Atelier 2 : Nouveaux usages des données au-delà des missions traditionnelles des médias
Atelier 3 : Nouveaux services à destination des rédactions

Atelier 1 – Favoriser l’exploitation des bases de données médias

Intervenants :

    Claude de Loupy (Syllabs)
    Julien Masanès (Mignify)
    Daniel Oudet (AFP)
    Jean-Philippe Cruveilher (AFP)
    Pierre Celerier (AFP)
    Maël Inizan (NUMA)

Les enjeux de cet atelier étaient de comprendre, à travers l’exemple de l’AFP, comment sont structurées les données média. Quelles sont les opportunités pour les enrichir, faciliter leur ré-exploitation afin de les ouvrir à de nouveaux services et les rendre plus simple d’utilisation ?

Avec 5000 dépêches, 3000 photographies, 200 vidéos et 70 infographies/vidéographies journalières, la base de documents de l’AFP s’agrandit constamment. Par exemple, à la date du 28 novembre 2014, il y a 20 055 879 de dépêches texte en stock. Pour pouvoir exploiter tous ces documents, il est essentiel de les classifier et donc d’y attacher des métadonnées pertinentes.
Au quotidien, l’AFP utilise principalement deux bases de référentiel :

  • une base interne composée d’une liste de noms, d’organisations ou encore de lieux.
  • une base externe commune à toutes les agences de presse : le référentiel IPTC.

Axes et enjeux identifiés

  • Construire l’information :
    • La vérification et la validation de l’information a été l’un des points les plus discutés par les participants de l’atelier. Si une actualité ne provient pas de source sûre, elle ne sera pas publiée. Évidemment, cela produit des données qualitatives, mais peut ralentir le flux de news. Ainsi comment faciliter la validation de l’information pour optimiser par la suite la vitesse d’envoi?
  • Enrichir les productions et les métadonnées :
    • Faire en sorte que dans l’urgence de la construction de l’information, les journalistes soient en capacité de créer de la métadonnée en même temps que leur article. Malgré la réactivité indispensable à la diffusion de l‘information, il convient d’outiller les journalistes afin d’inclure des métadonnées dans leur référencement d’article
    • Un des enjeux globaux des producteurs et des utilisateurs des datas est de “désambiguïser” l’information lors des recherches dans les bases. En effet, il arrive par exemple qu’à cause d’un manque de précision des métadonnées, des articles sur les Pays-Bas soient rattachés à des articles sur François Hollande.
    • Il a été question de l’enrichissement des métadonnées attachées aux productions pour faciliter le référencement par les clients afin qu’ils puissent mieux vendre des espaces publicitaires ciblés
    • Pour des intervenants spécialistes du Big Data, l’un des enjeux majeurs est de travailler à la fois sur le linked externe, par exemple en créant des liens entre les bases AFP et DBpédia, et sur le linked interne en rattachant les dépêches actuelles avec des archives afin de créer une véritable galaxie d’informations autour de la dépêche.
  • Ouvrir les bases :
    • Le public a soulevé l’idée qu’il serait intéressant que l’AFP développe des API afin d’ouvrir l’accès à ses documents à des clients moins importants et au budget plus restreint, comme des startups qui pourraient n’avoir besoin que d’une partie très spécialisée de l’information.
  • Exemple de cas pratique :
    • L’un des objectifs est d’essayer d’être plus précis que les tags IPTC. Ainsi, Syllabs a déjà travaillé avec Slate.fr pour leur nouveau média (Slata Reader). Ils ont développé une solution qui suggère automatiquement des tags à des articles sélectionnés. Ces tags, validés manuellement par Slate, sont en fait des titres d’articles Wikipédia qui est utilisé ici comme base de connaissance. Par ailleurs, utiliser Wikipedia permet d’associer des tags en français à des textes dans une autre langue (actuellement Slate Reader est uniquement en français et anglais).

En savoir plus sur les ressources de l’AFP

Atelier 2 – Nouveaux usages des données au delà des missions traditionnelles des médias

Intervenants :

    Otman Meriche (AFP)
    Amina Ben-Cheikh (AFP)
    Romain Lalanne (SNCF)
    Patricia Vaillant et Marx-Iprex Garcia (PMU)
    Jérôme Coutant (Société du Grand Paris)
    Claudio Vandi (NUMA)

L’ambition de l’atelier était de questionner les usages possibles des datas de l’AFP au-delà de sa mission originelle de fournisseur d’information aux médias via deux volets. Quels usages des données au-delà des missions traditionnelles des médias ? Quels potentiels d’interaction, de complémentarité et de croisement entre les données médias et celles des corporates ?

Historiquement les clients de l’agence sont les salles de rédaction des médias traditionnels – presse, TV, radio. L’AFP leur fournit une information brute qui est ensuite retravaillée pour diffusion au grand public. À ces clients traditionnels, s’ajoutent désormais des marques qui proposent du contenu – Orange, SFR, Microsoft, BNP Paribas comptent parmi les clients de l’AFP – pour lesquels l’information fournie est celle délivrée. Par ailleurs, l’AFP a également une interface directe avec le grand public (Twitter), mais, à ce jour, ce n’est pas une orientation stratégique de développement pour l’entreprise.

Axes et enjeux identifiés :

  • Analyse du flux :
    • Continuer la diversification des clients via un portefeuille de marques non-média : la ré-exploitation des datas par des tiers acteurs, notamment dans le secteur des transports, représente un potentiel considérable ;
    • Il a aussi été question du potentiel du CtoB : comment l’AFP peut s’appuyer sur la diffusion d’information par tout un chacun en tenant compte des contraintes inhérentes au travail de l’AFP de vérification de l’information ? L’AFP s’y essaie avec le projet AFP Tweet Foot. Elle enrichit ici les contenus générés par des utilisateurs pour ensuite les fournir à ses clients. La première étape aura été de structurer, curer et labelliser les comptes intéressants.
    • Il a enfin été discuté le potentiel de développement d’offre packagée, sur le modèle du ‘pay what you use’ ; un utilisateur pourrait par exemple n’acheter que le titre et chapeau d’un article.
  • Analyse du stock :
    • Les participants ont relevé le potentiel d’analyse sémantique de la base ; la production étant ancrée localement, historique (70 ans) et en plusieurs langues.
    • Il a aussi été question du potentiel de ces archives pour en tirer des outils d’aide à la décision.
  • Ciblage client :
    • Durant les débats, a prévalu une réelle tendance du public à encourager l’agence à créer une offre BtoC, notamment sur les possibilités offertes par la géolocalisation.
  • Exemple de cas pratiques
    • Dans les transports et gares du futur, il y a une volonté affichée de faire de ces lieux des vecteurs d’information dans l’optique d’améliorer le service aux voyageurs ; cette information devant être spécifiquement travaillée pour des lieux de passage ou des trajets courts – SNCF, Société du Grand Paris. Un lien peut être tissé entre la SCNF et l’AFP sur des évènements : par exemple pour l’accident de Brétigny, je suis à Toulouse et je vais avoir du mal à remonter sur Paris, on me relie les différentes sources d’information pour que j’y sois intéressé.
    • Dans les paris, le joueur doit être autant que possible informé pour réduire le risque, d’où un intérêt pour une diffusion de contenus ciblés et à l’intention des parieurs – PMU
    • On pourrait utiliser les données pour aider les entreprises à prendre des décisions (ex. les autorités de santé qui utiliseraient la data pour comparer les modes de transport pour un patient et choisir la meilleure solution)

Atelier 3 Nouveaux services à destination des rédactions

Intervenants

    Amandine Ambregini (AFP)
    Karen Bastien (Wedodata)
    Yann Guégan (ex-Rue89)
    Morgiane Achache (Lemonde.fr)
    Nathanaël Sorin-Richez (NUMA)

Quels nouveaux services développer pour répondre aux nouveaux usages et pratiques des journalistes, mais également aux nouveaux modes de consommation de l’information ?

L’Agence France-Presse a pour mission de couvrir l’actualité dans le monde entier, grâce à un réseau, dont tous les médias ne peuvent disposer.. La production de dépêches a permis d’assurer une source d’information fiable aux rédactions. Mais face à l’émergence du web 2.0 et des réseaux sociaux il faut envisager des nouvelles solutions pour répondre aux besoin des rédactions et de l’utilisateur final.

Axes et enjeux identifiés :

  • Mieux prendre en compte les nouveaux usages des clients/lecteurs :
    • S’inscrire dans une démarche d’ouverture avec les clients afin de distribuer des contenus et formats de qualité mieux adaptés à leurs attentes (ex. rattrapage de l’information en fin de journée…)
    • Comment l’AFP peut-elle valoriser la diversité de ces produits et types de contenus ? Comment engage-t-elle leur construction ?
    • Comment créer l’inattendu dans la transmission d’informations ? Aller plus loin que les usages quotidiens d’information des lecteurs.
  • Grossiste de l’information :
    • Jusqu’où aller dans l’enrichissement de l’information ? Exemple: le “Match des mots” est une application expérimentale développée par l’AFP et diffusée par Libération. Comment élargir ce type d’expérimentation?
    • Les médias reprennent les dépêches parfois sans aucun ajout, ces contenus, qui peuvent être multimédias, sont enrichis de métadonnées mais comment bien les exploiter et les améliorer ?
    • Les rédactions et les entreprises ont besoin de bases de données structurées. L’AFP, livrant historiquement du contenu brut, serait dans une bonne position pour constituer des bases de données, les consolider et les mettre à jour pour faciliter leur exploitation.

Plus d’informations sur le programme sur :
https://paris.numa.co/Explore-media

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Data Shaker : le bilan de la 1ère édition

Mardi 15 avril, les 6 projets sélectionné dans le cadre du programme Data Shaker présentaient les résultas de leur collaboration avec SNCF. Retour sur ce nouveau programme d’Open Innovation lancé par NUMA et dont la 1ère édition est co-construite avec SNCF.

Mardi 15 avril, les 6 projets sélectionné dans le cadre du programme Data Shaker présentaient les résultas de leur collaboration avec SNCF. Retour sur ce nouveau programme d’Open Innovation lancé par NUMA et dont la 1ère édition est co-construite avec SNCF.

Lancé en décembre 2013, Data Shaker est un nouveau dispositif thématique lancé par Silicon Sentier au sein de NUMA et dont la première édition est construite avec SNCF autour de la thématique de la “Mobilité Personnalisée”.

Fortement axé sur l’expérimentation, l’objectif de ce nouveau programme est de créer un cadre de collaboration entre :

  • D’un côté, des porteurs de projets qui développent de solutions innovantes, mais qui manquent parfois de cas d’usage pour tester, valider leur projet.
  • De l’autre, un eco-système business qui dispose de ressources (notamment des datas) et de cas pratiques et qui a intérêt à soutenir l’émergeance d’un éco-système d’acteurs travaillant sur ses problématiques.

Programme expérimental, cette première édition de Data Shaker a été construite autour de 3 grandes phases.

  1. Design : permettre aux porteurs de projets de co-concevoir son service avec l’équipe NUMA Experiment et SNCF en bénéficier de retours directs à l’occasion de rendez-vous hebdomadaire à NUMA.
  2. Prototypage : Accéder à des jeux de données exclusifs et confronter son projet à des cas d’usages en collaboration avec SNCF.
  3. Test : Et enfin, expérimenter son projet au sein des infrastures SNCF (Gares, trains, etc.). Une dernière phase de collaboration entre les projets et SNCF qui se poursuit jusqu’en septembre prochain.

Parmi les 20 projets identifiés et accompagnés dans la première phase du programme, 6 ont été sélectionnés en février 2014. Ces derniers ont bénéficié du soutien d’un “parrain SNCF” (issus de l’une des différentes Branches, Activités et filiales) ainsi que d’un accompagnement de L’équipe de NUMA Experiment. Découvrez dans la vidéo ci-dessous le résultat de cette collaboration inédite à travers 6 présentation réalisées par les porteurs de projets et leurs parrains SNCF.

Les projets :

  • Raildar, une cartographie temps réel des trains

Porteur de projet : Bruno Spiquel

Parrain SNCF : Guillaume Crouigneau (Canal TP)

Raildar est projet qui affiche sur une carte la localisation en temps réel des trains TGV, TER, IC et Transilien. Les données sont issues de l’Open Data SNCF et de scraping sur Infolignes. + d’info : http://www.raildar.fr/

  • HomeNow, pour ne jamais manquer les derniers transports

Porteur de projet : Jonathan Del Hoyo

Parrain SNCF : Dorian Dumas (Canal TP)

Home Now application permettant de ne pas manquer les derniers transports. Il suffit d’entrer une seule fois l’adresse de son domicile et l’application s’occupe d’envoyer l’alerte de dernier départ (incluant la marche à pied) à partir de la géolocalisation.

  • Datagare, une interface de visualisation de données des gares du réseau Transilien

Porteurs de projet : Marine Dos, Audrey Guénée, Maxime Kharlamoff & Lionel Mullot

Parrain SNCF : Françoise Tournassoud (Transilien)

Datagare est interface de visualisation de données des gares du réseau Transilien. L’objectif du projet est de créer une expérience visuelle à travers une interface interactive de 10mx2m utilisant la gestuelle de l’utilisateur.

  • Lookies, un capteurs d’analyse des flux

Porteurs de projet : Louis-Nathanaël Guthman et Arthur Flam

Parrain SNCF : Vincent Génin (Transilien)

Lookies esr service de capteurs d’analyse de flux de personnes qui détectent le signal WiFi des smartphones. Le service permet de recueillir des données de flux pour les visualiser sur un dashboard semblable à celui de Google Analytics pour les sites Internet (nombre de visiteurs, parcours, temps de visite moyen etc.).

  • Lis tes classiques et Storylab : des bibliothèques pour occuper le temps d’attente

Porteurs de projet : Claire Berthier, Nicolas Francannet, Maïa d’Aboville et Ferdinand Dervieux

Parrain SNCF : Sylvie Chhor (TER)

Ce projet est le fruit d’une fusion entre Lis Tes Classique (une bibliothèque virtuelle dont le téléchargement des ouvrages se fait en flashant un QR code disposé sur une image trompe-l’œil de bibliothèque imprimée à échelle 1) et Storylab, une maison d’édition 100% numérique positionnée sur le marché des petits formats (lecture d’un maximum d’ une heure). L’équipe veut proposer des histoires courtes aux voyageurs pour occuper le temps d’attente.

  • Coolis, un projet de service collaboratif de livraison de colis

Porteurs de projet : Regis Marie-Joseph et Gautier Favier

Parrains NUMA : Claudio Vandi & Fiodor Tonti

Repêché et accompagné par l’équipe NUMA Experiment lors des sélections du 13 février, Coolis est un projet de service collaboratif de livraison de colis. Coolis met en contacte des personnes qui prennent avec d’autres qui cherchent à expédier un colis quelque part en France. En savoir + : Data Shaker : Les 20 projets à la fin de la phase #1 Data Shaker : En coulisse de la 1ère phase de sélection !

En savoir + sur Data Shaker :

http://datashaker.numa.paris/

Data Shaker : Les 20 projets à la fin de la phase #1

Data Shaker : En coulisse de la 1ère phase de sélection !

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