Les entrepreneurs Datacity: #2 Smart Building et consommation d’énergie des bâtiments publics

Avec cette série nous revenons sur les projets Datacity présentés lors du Demoday à l’Hôtel de Ville de Paris le 6 juin et sur les entrepreneurs qui ont contribué à leur réussite.

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Iman Ahmed : Junior Innovation Programs Manager, NUMA

Iman, dans le cadre de Datacity tu as travaillé sur quels projets ?

Diminuer de 10% la consommation énergétique de la ville de Paris  avant 2020 par le changement comportemental

J’ai travaillé sur un challenge qui vise à réduire la consommation énergétique des bâtiments publics à travers la sensibilisation des gestionnaires de bâtiment. L’équipe qui relève ce défi réunit Aurélie Guillon (SETEC), Manon Dirand (startup Beebryte), Marie-Emilie Legrand et Anne-Gaelle Baptiste, Auréliane Labourdette, toutes de la Direction du Patrimoine et de l’Architecture à la Mairie de Paris, ainsi que Jean-Philippe Clément (Responsable de la démarche et des solutions data à la Mairie de Paris).  Une équipe si nombreuse et complète de la Mairie de Paris est pertinente puisque le challenge s’inscrit dans du plan Climat de Paris, dans lequel la Ville de Paris s’est engagée à réduire de 10% sa facture énergétique via le changement comportemental.

Le but de ce challenge était donc de rendre les gestionnaires de bâtiments publics acteurs de la consommation énergétique de leur bâtiment, afin de réduire la facture de la ville et la sur-consommation inutile d’électricité et de gaz.  Or, comment sensibiliser des gestionnaires de  crèches, gymnases, mairies, aux questions énergétiques alors même que ces enjeux n’étaient jusqu’alors que périphériques à leurs fonctions ? Pour cela, l’ensemble des partenaires ont mené un travail de recherche utilisateur pour aller à la rencontre des gestionnaires et ont créé avec eux un tableau de bord de visualisation en temps réel de la consommation énergétique des bâtiments. Les gestionnaires ont donc pu choisir les informations prioritaires qu’ils voulaient faire remonter par les capteurs connectés à leurs bâtiments. En plus de cela, ils bénéficient semaines après semaines d’un suivi personnalisé de leurs efforts d’économies d’énergies remontés grâce à un système automatique d’alerte.

Manon Dirand, Marie-Emilie Buisson, Aurélie Guillon, Anne-Gaelle Baptiste

Le moment le plus dur et le résultat dont tu es le plus fier ?

Contrairement à ce que nous pensions, les 2 plus grosses difficultés n’ont pas été d’ordre technologique, mais d’ordre humain.

  • La première difficulté fut de mobiliser un public très occupé (gestionnaires de crèches etc), occupé à 100%  par de l’opérationnel et des urgences. Plutôt que de les faire venir chez NUMA comme initialement prévu, nous avons changé de méthode et nous sommes partis à leur rencontre sur leur lieu de travail.
  • La seconde difficulté a été révélée par Fiodor Tonti l’UX Designer qui nous a accompagné, qui considérait que nous travaillions sur un problème que les utilisateurs n’avaient eux même pas encore identifié et dont ils n’avaient pas conscience (réduction de la consommation d’énergie). Nous travaillons donc avec des utilisateurs dont nous avions anticipé les pain points. Il a donc fallu concevoir le tableau de bord comme une greffe aux activités des gestionnaires et comme un outil complémentaire à l’existant. Plutôt qu’être un produit en lui-même sinon, le dashboard RDV conso est parvenu à s’insérer dans la vie des gestionnaires et leurs outils.

 

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

Dans toutes les villes mondiales, les gestionnaires de bâtiments publics déplorent un manque de visibilité sur la consommation de leur bâtiment alors même qu’ils sont le levier d’action le plus puissant. A terme, l’application souhaite créer des communautés de gestionnaires à l’échelle de Paris, et pourquoi pas d’autres villes pour qu’ils puissent comparer leurs efforts et leur consommation. A la clef ? Des factures réduites pour les collectivités locales et une économie d’énergie garantie à l’échelle mondiale.

 

Le deuxième challenge sur lequel tu as travaillé est :

Quand la tech met l’humain au coeur des choix décisionnels d’aménagement de bureaux

Dans le cadre de DataCity, j’ai accompagné Ghislain Bourgin (Cisco), Virginie Dinh de Bossoreille (Nexity), Antoine Plantier (Startup Sharing Cloud) et Guillaume Crozet (Startup Irynx), Frédéric Gauzy (SFR). Le but du challenge; optimiser le taux d’occupation des bureaux tout en offrant de meilleures conditions de travail à l’usager. Pour répondre au challenge, nous avons travaillé sur un outil d’aide à la décision pour les space planners dans l’aménagement des espaces de bureaux. C’est un tableau de bord qui montre en temps réel l’utilisation des salles de réunion, d’open space et de flexoffice, en alertant sur les espaces de sous-occupation et sur-occupation. Ces données sont issues de 11 capteurs thermiques installées par Guillaume et ses équipes dans les 3 espaces de travail du siège de Nexity. Les données sont aussi comparées aux données de réservation extraites de la plateforme de booking de salles et de postes de travail de Sharing Cloud. Ce tableau de bord  devient alors révélateur de l’utilisation des espaces et des habitudes des usagers, permettant aux moyens généraux de prendre les meilleures décisions pour le confort des employés tout en optimisant l’occupation des lieux.

Frédéric Gauzy, Antoine Plantier, Ghislain Bourgin, Virginie Dinh-de Bossoreille, Guillaume Crozet

 

Le moment le plus dur et le résultat dont tu es le plus fier ?

Nous sommes passés d’un challenge qui s’appelait initialement “Bâtiment intelligent” à “Optimiser l’espace de travail en garantissant le confort de l’usager”. Entre ces deux noms, un long chemin. La problématique était très large et la principale difficulté a été de choisir un axe pour adresser ce challenge. L’ensemble de l’équipe a donc traversé de nombreux doutes, car il était difficile de choisir le Personae sur lequel nous devions nous focaliser; hésitant entre un outil à destination des employés, ou des moyens généraux. Nous avons donc mené plus d’une dizaine d’entretiens utilisateurs au siège de Nexity qui nous ont permis de trancher, en identifiant que le pain point principal résidait chez les Moyens Generaux. Les ateliers de Data-visualisation  autour de la construction du dashboard avec François Prosper nous ont permis d’affiner le profil que nous adressions en s’interrogeant sur les informations que nous voulions montrer.

 

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde, DataCity aurait un impact conséquent sur les conditions de travail des employés des villes mondiales. En effet, la pression du foncier, la raréfaction de l’espace, et le changement de mode de travail des employés, vont pousser les entreprises à faire de vrai revirement dans leur gestion de l’espace de travail. C’est déjà ce qu’on remarque en France et aux Etats-Unis. Or,  sans outil et sans visibilité sur l’usage des espaces et les besoins des employés, les entreprises vont mettre à mal l’efficacité de travail mais surtout la santé de leurs employés. Travailler sur les “smart building”, c’est donc aussi travailler à  mettre l’humain au coeur des choix décisionnels et articuler l’environnement qui l’entoure autour de ses besoins essentiels.

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Retrouvez toutes les informations sur le programme DataCity à Paris et son édition parisienne
Datacity en 2 minutes

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Les entrepreneurs Datacity: #1 Mobilité, Flux et Planification Urbaine

Avec cette série nous revenons sur les projets Datacity présentés lors du Demoday à l’Hôtel de Ville de Paris le 6 juin et sur les entrepreneurs qui ont contribué à leur réussite.

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Matthias Hamaï: SmartCity Program Manager, NUMA
Claudio Vandi: Directeur Practices Innovation, NUMA

Matthias, Claudio, dans le cadre de Datacity vous avez travaillé sur quels projets ?

Optimiser les parcours des bus touristiques grâce à l’analyse de 19.200km de trajets

Le premier projet sur lequel nous avons travaillé est le Challenge “Analyse des usages des Bus Touristiques” avec RATP Dev, sa filiale Open Tour et Intersec.
L’objectif du challenge était de comprendre les usages des bus touristiques Open Tour opérés par RATP Dev afin d’en optimiser les routes et améliorer l’expérience client.
Pour analyser des parcours d’usage, Intersec a créé un modèle d’analyse qui croise les données des connexions wifi par les passagers des bus, les positions GPS du bus et des données de billettiques (qui a acheté où et quand?).

Le moment le plus difficile et le résultat dont vous êtes fiers ?

La collecte des données: les bus Open Tour sont déjà équipés en routeur wifi mais, pour l’expérimentation, Intersec devait récupérer également les positions GPS, ce qui a demandé l’installation d’un module supplémentaire. Grâce aux équipes de Sophie Hassan et Priscille Crozemarie côté Ratp Dev et Marc Saint Felix et Xavier Petit côté Open Tour, Intersec a pu collecter et analyser ces données qui n’étaient pas disponibles avant Datacity.

Les équipes Intersec et surtout Charlotte Loubet, Pierre Louis Cuny, Loïc Faure et Jean-Marc Coïc ont pu réaliser un travail incroyable en étudiant plus de 23 000 trajets, ce qui représente 19 200 km et 800 000 traces de réseaux analysées.

Intersec et Ratp Dev vont poursuivre le déploiement de l’outil d’analyse après Datacity.

Priscille Crozemarie et Charlotte Loubet

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

Les trajets des Bus seraient conçus et adaptés en fonction des usages réels et du trafic, ce qui permettrait d’avoir des parcours plus pertinents pour les passagers avec des routes moins encombrées et donc une diminution de la pollution.

 

Mieux servir les touristes grâce au Big Data SFR, Mastercard et Uber

Le deuxième projet sur lequel nous avons travaillé est le challenge “Analyse des flux touristiques” avec AiD – Add Intelligence to Data, SFR, Mastercard, Uber et Suez Consulting.

L’objectif du challenge était d’analyser et de comprendre les déplacements des touristes dans Paris, ainsi que leurs activités, afin de permettre aux acteurs du tourisme parisien d’optimiser leurs offres de service.

Pour analyser les flux des touristes dans Paris, AiD – Add Intelligence to Data, a développé une application qui permet de visualiser les déplacements et activités des touristes dans Paris en croisant les données roaming de SFR, les données de Mastercard sur les transactions effectuées par catégorie de dépenses et les données de prise en charge et de dépose des utilisateurs non-français d’Uber.

Le moment le plus difficile et le résultat dont vous êtes fiers ?

Le défi principal que nous nous étions lancé en attaquant la phase d’expérimentation était de réussir à croiser les données de SFR et de Mastercard, dont les systèmes de géolocalisation des données sont différents. Cela a été possible grâce aux efforts des équipes SFR autour d’Elodie Bonnet et de Mastercard avec Charles-Clément Cottuz. L’aide de Stéphanie Gourdon de la Ville de Paris a été précieuse pour comprendre les enjeux du tourisme à Paris.

Par ailleurs, nous avons été parmi les premiers à utiliser les donnés Uber dans le cadre d’une étude des déplacements dans la Ville.

Les équipes d’AiD et surtout Stéphane Boucharenc avec son équipe de Datascientist ont réalisé un travail impressionnant, en réussissant à intégrer les données de SFR, Mastercard et Uber et à en faire ressortir des indicateurs clés qui permettent de comprendre les déplacements des 15 nationalités les plus représentées parmi les touristes à Paris, ainsi que les catégories des dépenses qu’ils effectuent, en fonction des horaires de la journée. Cela nous a par exemple permis de se rendre compte que les touristes italiens dépensent 24% de leur budget dans de la nourriture, alors que les canadiens n’y consacrent que 8%. La cuisine italienne n’est donc pas seulement excellente, les italiens sont réellement de vrais gourmets !

Stéphane Boucharenc et Elodie Bonnet

Depuis le Demo Day, AiD et SFR travaillent activement sur la recherche de clients pour l’application développée et ils espèrent pouvoir lancer la commercialisation du produit le plus rapidement possible.

 

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

Les touristes du monde entier pourraient bénéficier de services adaptés à leurs habitudes et attentes pendant leurs déplacements, et les acteurs du tourisme pourront optimiser leur rentabilité en fonction de leur cible.

 

Plus de 10.000 avis citoyens pris en compte dans les aménagements urbains grâce à Zencity et Nexity

Le troisième projet traité ensemble concerne la manière de prendre en compte la voix du citoyen, afin d’en faire un moteur de l’aménagement urbain avec ZenCity, une startup israélienne, Nexity, la SEMAEST et l’APUR.

L’objectif principal du challenge était de récolter, sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, dansmarue etc.), les opinions du citoyen sur sa vie dans la cité tout en classifiant ces opinions par catégorie et en analysant le commentaire (est-il positif, négatif ou neutre?).

Ainsi, ZenCity, a pu adapter sa solution et son dashboard aux besoins du marché français, tout en comprenant qu’au-delà des mairies, leur client naturel, des promoteurs immobiliers pouvaient être intéressés par la solution dans le cadre de leur projets.

Maria Gusarova, Awa Ndiaye, Sonia Lemaitre, Pauline Cohadon

Le moment le plus difficile et le résultat dont vous êtes fiers ?

Vous avez déjà fait apprendre une langue à un algorithme ? Jamais ? Nous oui. Arrivé pour une semaine de bootcamp avec un algorithme parlant anglais, ZenCity en est ressorti avec un algorithme qui avait appris la langue française et qui s’améliorera continuellement en français au fil du temps.

En parallèle, l’équipe de ZenCity autour d’Eyal Feder a taggé plus de 10 000 commentaires, posts, tweets, retweets etc. afin de faire fonctionner l’algorithme machine-learning et que celui-ci comprenne, à la lecture d’une expression sur un réseau social, à quelle catégorie cette expression appartient et quel est le sentiment exprimé. Au delà du calibrage technique, la performance de l’analyse doit beaucoup à l’aide des équipes de la Ville de Paris (Awa Ndiaye) de Semaest (Pauline Cohadon), APUR (Emmanuel Faure)  et Nexity (Sonia Lemaitre).

ZenCity et Nexity vont poursuivre leur collaboration et, grâce à DataCity, ZenCity est prêt à envisager une installation en France !

 

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

Les décideurs des villes et de toute autre structure dont les activités ont un impact sur l’aménagement urbain, auraient la possibilité de comprendre ce qui préoccupe vraiment les citoyens de la ville ou du quartier et ce qu’ils pensent de leur vie dans la cité. Dans une période où le fossé entre décideurs et citoyens semble se creuser de plus en plus, c’est plutôt une bonne idée, non ?

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NUMA et Mazars : deux approches clients complémentaires.

Chez NUMA, nous accompagnons nos clients dans la conception de solutions innovantes, qu’il s’agisse de produits ou de services (processus, organisation, technologie, …). Le cabinet de conseil Mazars a sollicité NUMA pour concevoir une formation sur deux jours sur le design thinking afin de s’approprier la méthodologie, mais aussi d’accélérer et de repenser une mission de conseil en cours au sein du cabinet.

Lorsque nous avons préparé cette session avec nos participants, des managers spécialisés dans la transformation d’organisations privées ou publiques, notre hypothèse était que nous aurions matière à débattre de nos différences.

Ce fut le cas, mais bien plus encore. Avec Mazars, nous avons réfléchi non seulement à ce qui nous distingue, mais avant tout à ce qui nous rapproche.

  • Jean-François  Treille, partner, associé, Services & Public Sector Consulting, Mazars
  • Cécile-Marie Touscoz, associée, Mazars
  • Alice Bonnet et Gayatri Korhalkar, Innovation Program Manager, NUMA Paris

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Les « engagements clients » pris par NUMA et MAZARS sont-ils comparables ?

Cécile-Marie & Jean-François : Oui, ils sont comparables dans la mesure où nous exerçons tous notre « devoir de conseil ». Mazars alerte son client s’il fait fausse route, un peu comme NUMA qui s’assure que son client se focalise sur le véritable « pain-point » (point de tension) de son client. A l’instar de NUMA, Mazars est ouvert sur l’extérieur. On anime un écosystème d’experts et de start-up qui se renouvelle en permanence, ça participe à enrichir nos solutions des dernières innovations et nouveautés.

Plus particulièrement, Mazars s’engage sur le résultat en amont de la mission, dans la proposition commerciale : on apporte une expertise, un cadre et on sécurise les risques.

Alice & Gayatri : Nous dirions que NUMA promet à ses clients de les accompagner dans une prise de risque.

Nous partons de la conviction que même quand nous travaillons avec des équipes corporate, nous travaillons avec des entrepreneurs. Nous ne faisons pas à leur place, mais leur donnons les outils et créons les contraintes qui leur permettent d’avancer. 

Nous sommes le filet de sécurité qui, grâce à un apport méthodologique notamment, permettra à nos clients d’agir dans une logique d’expérimentation, tout secteur confondu.

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Quels points communs et/ou différences avez-vous observés en termes de pilotage opérationnel de vos projets ?

Cécile-Marie & Jean-François : Nous partageons des points de méthodologie, sans pour autant y allouer le même temps dans la gestion de nos projets. Chez Mazars, la phase de cadrage est souvent la plus courte, tout simplement car notre client l’a validée dans notre offre. Mais une fois sur le terrain, on ne s’interdit pas  de réinterroger les enjeux sous-jacents !

On pose notre diagnostic après avoir conduit des entretiens, animé des ateliers, observé les pratiques « en immersion »,… comme peut le faire NUMA. Ensuite on cherche des solutions opérationnelles avec nos clients. Nos missions chez Mazars peuvent s’arrêter à l’élaboration d’une feuille de route, mais il nous arrive aussi d’accompagner « dans le temps » les mises en œuvre opérationnelles. 

Pour tous nos projets, on privilégie de plus en plus de tester rapidement nos préconisations selon une approche « test & learn » en cours de conception. En fonction des résultats, on valide ou on repense la solution : c’est une méthode efficace pour faire économiser à nos clients du temps et de l’argent.

Alice  & Gayatri : Pour NUMA, la partie dédiée au cadrage d’un projet et sa problématique est à la fois plus large dans son exploration et structurellement plus courte. Se repose immédiatement la question de la problématique adressée. Est-elle la bonne ? Quel est le problème à résoudre ? Le champ des « pain-points », des réels problèmes à résoudre peut s’élargir considérablement, notamment à la suite d’entretiens et d’immersions, et par conséquent faire émerger et décider de s’attaquer à un problème potentiellement très différent que celui de départ.

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Qu’avez-vous respectivement appris en matière de méthodologie de conduite d’entretiens ?

Alice & Gayatri : Tout d’abord, il faut préciser que les cabinets de conseil font énormément d’entretiens, ce dont nous n’avions pas nécessairement conscience. Durant la formation, il y a eu un risque de ne rien avoir à transmettre à Mazars sur ce point.

Cécile-Marie & Jean-François : Cependant, il a été intéressant de repenser justement notre manière de conduire des entretiens, sans aucun présupposé sur les réponses que nous voulions entendre. Et en effet, en travaillant sur un cas client concret, nous avons mis le doigt sur des problèmes non émergés jusqu’à maintenant. Nous avons d’ailleurs choisi de creuser deux de ces autres problèmes durant la formation chez NUMA, afin d’aller jusqu’au bout du processus de conception de solutions y répondant.

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Avez-vous identifié des similarités dans vos « approches clients » respectives ? Lesquelles ?

Cécile-Marie & Jean-François : nous partageons une réelle culture de l’écoute de la « voix du client » ! Chez Mazars, on privilégie les approches participatives et centrées utilisateurs pour que les clients soient les acteurs de leurs transformations. L’expérience NUMA nous a confirmé l’importance à ne pas interpréter les besoins de nos clients, et à aller plus loin dans le processus d’idéation et d’empathie.

Alice & Gayatri : Nous avons pû échanger tout au long de notre collaboration sur notre rapport à nos clients. Quels sont les indicateurs à suivre pour évaluer la réussite d’une mission d’accompagnement ? Quelle posture adoptons-nous par rapport à nos clients ? Qui sont nos interlocuteurs ? Chez NUMA, nous collaborons beaucoup et historiquement avec les grandes entreprises à travers les directions de l’innovation. Or, nous visons à élargir nos interlocuteurs pour mener des projets propres à des équipes très différentes. Notre conviction est que notre approche méthodologique et notamment la conception de logiques d’expérimentations s’applique à des produits, des services, existants ou nouveau, mais aussi à tout un versant culturel, organisationnel de l’entreprise. D’une logique de “niche” envers l’innovation en entreprise, nous visons l’élargissement.

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En quoi vos « systèmes de pensée » se distinguent-ils ? Qu’avez-vous appris les uns des autres ?

Cécile-Marie & Jean-François : L’expérience NUMA nous a conduit à aller systématiquement au bout de nos idées, à toutes les phases du projet. Le « painpoint » de nos clients peut-être réinterrogé, même si les enjeux de la mission ont été définis et validés dans notre offre commerciale. Les solutions identifiées peuvent être challengées alors qu’elles semblaient abouties, et testées tout ou en partie en cours de conception.

Alice & Gayatri : Le système de pensée chez NUMA dans la conduite de nos projets est résolument tourné vers le “pourquoi”. Nous posons avant tout des questions ! Nous ne trouverons jamais les réponses seuls. Les experts métiers auprès de qui nous intervenons sont les seuls à même de pouvoir les fournir. C’est un système de pensée relativement contre-intuitif pour des missions de conseil, et c’est une démarche sur laquelle nous devons faire preuve de pédagogie.

Dans le même temps, pour aider et obliger les équipes à avancer, nous posons des contraintes de temps fortes : nous devons avoir la réponse à telle question à une date précise. Si la réponse n’est pas parfaite ou n’est pas complète nous avançons quand même avec l’information que nous avons. Le processus est itératif, l’important est de ne pas s’arrêter en attendant d’avoir tout compris. 

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Pour conclure, quels sont selon vous les grands enseignements de la formation ?

Cécile-Marie & Jean-François : Au-delà de la formation au Design thinking, on voulait « challenger » nos pratiques métiers, voire notre façon de faire du conseil » ! On en retire un enseignement clé : un recours plus systématique au prototypage dans nos recommandations. Concrètement, on va tester nos solutions opérationnelles plus souvent, et en cours de projet.

En tout état de cause, il nous sera utile de poursuivre nos échanges et nos collaborations tant nos pratiques méthodologiques et professionnelles évoluent. Nous n’avons donc pas fini d’apprendre les uns des autres. Affaire à suivre !

Alice & Gayatri : De manière générale, au-delà du cas d’étude (réel) sur lequel nous nous sommes basées durant notre collaboration, nous avons énormément appris sur nos pratiques, et sur la manière de les expliciter auprès d’un public qui possède des expertises métiers et sectorielles précises. La méthodologie à la croisée du lean startup et du design thinking n’a pas été inventée par NUMA, mais il est vrai que nous la pratiquons quotidiennement, ce qui nous a permis de développer une manière originale de l’appliquer à nos startups et à nos projets Corporate. Nous avons pu prendre conscience de champs inexplorés pour l’appliquer dans des projets qui touchent davantage à des enjeux de transformation des organisations.

https://www.mazars.fr/

Learn NUMA

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Tiers lieux de l’innovation : explication, enjeux et acteurs !

Avec la mutation des modèles traditionnels du travail, une notion inventée dans les années 1980 refait surface. Les tiers lieux de l'innovation ne sont pas seulement les nouveaux bureaux du 21ème siècle, mais une manière de travailler de manière collaborative permettant de redéfinir les contours de nouveaux espaces et usages pour favoriser l'innovation.

Tiers lieux de l’innovation, bien plus que des coworking !

Origine des tiers lieux

La notion de Tiers lieux (The Third Place) est apparue en 1989 dans The Great Good Place, un livre écrit par Ray Oldenburg, un sociologue américain. Sa définition est à la fois simple et très ouverte puisqu’elle englobe tout lieu de sociabilité autre que la maison et le travail. Il s’agit d’un un lieu fréquenté quotidiennement par ses usagers.

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Créer et animer un lieu d'innovation

Cet espace, loin des non-lieux anonymes et interchangeables décrits par Marc Augé, procure un fort sentiment d’appartenance à ses utilisateurs. Il se rapprocherait davantage d’un hyper-lieu, ou lieu intense d’expériences partagées, tel que défini par Michel Lussault.

tiers lieux

Le coworking : espaces ouverts collaboratifs

Le coworking, c’est littéralement « travailler ensemble ». Cette définition simple va bien au-delà d’une simple collaboration telle qu’on l’entend dans l’univers traditionnel du travail. Les lieux de coworking sont des espaces ouverts où tout le monde travaille dans la même pièce. L’émergence de ces lieux est liée au développement du numérique, offrant la possibilité de travailler en dehors de l’entreprise.

Les tiers lieux de l’innovation, des espaces polymorphes

La notion de Tiers lieux ne s’applique pas seulement aux espaces de coworking. On utilise également cette terminologie pour parler d’autres lieux d’innovation comme les FabLab, les incubateurs ou accélérateurs de startups, les HackerSpaces ou les lieux d’Open innovation.

Tiers lieux, de l’espace aux usages

La notion de tiers lieux ne désigne plus seulement un espace physique. Il serait inexact de le percevoir uniquement comme un mot regroupant les divers lieux collaboratifs. Un tiers lieu peut désormais être virtuel ou même éphémère. Pour citer MoviLab, dans sa définition des Tiers-Lieux. 

« un Tiers-Lieu ne se définit pas par ce qu’il est mais par ce que l’on en fait ».

tier lieu numa evenement

La culture “innovation” avant tout !

Individualité vs communauté

L’innovation porte avec elle l’imaginaire du génie solitaire. Notre société reflète une quête incessante d’indépendance et d’individualisme.

Parallèlement, la notion de communauté est omniprésente dans le vocabulaire personnel comme professionnel.

Avant d’être un espace,
un tiers lieu est un coeur de réseau

L’intelligence collective est un processus rendu possible par le travail collaboratif. Il part du postulat que les interactions entre les membres d’un collectif peuvent être à l’origine de la production de nouveaux savoirs. L’innovation change de cap et passe désormais par la créativité.

tier lieu numa

Les tiers lieux, des « fabriques à innovation » !

La notion de sérendipité, ou d’innovations dues à des « heureux hasards » traverse le domaine de la science et celui de la technologie.

Les tiers lieux d’innovation font le pari de concilier les deux approches, espaces hybrides permettant la reconnaissance de l’individualité tout en reposant sur la fondation d’une communauté.

Ils favorisent à la fois l’intelligence collective et la sérendipité, ce qui explique l’intérêt des lieux d’innovation à Paris et ailleurs pour ce concept.

tier lieu numa place

À qui s’adressent les tiers lieux ?

La crise du lieu de travail

L’existence même d’un lieu de travail fixe est remise en cause pour les années à venir. Les tiers lieux de travail sont en développement permanent. En France, leur nombre a été multiplié par 6 en 3 ans. Les freelance, les télétravailleurs et les jeunes start-ups sont les usagers les plus fréquents de ces lieux d’innovation à Paris.

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Néo-nomade, une start-up au service de la mobilité du travail

Neo-Nomade est la première plateforme de coworking en France. Elle recense depuis 2010 les lieux de coworking français et permet aux télétravailleurs de trouver facilement un tiers lieu qui correspond à leurs besoins. Neo-Nomade vient de lever 1,6 millions d’euros de fonds auprès de Sodexo Venture, le fonds d’investissement de Sodexo afin développer son activité.

 

logo neo nomade

 

Au départ uniquement destiné aux télétravailleurs, Neo-Nomade s’adresse à présent également aux grandes entreprises comme le Crédit Agricole, Generali ou Enedis. Elle leur propose de faciliter la mobilité de leurs salariés.

En 2016, Neo-Nomade publie un baromètre des Tiers-Lieux en France. La région parisienne affichait alors 308 Tiers-Lieux de travail, suivis par 87 à en Rhône-Alpes et 74 en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les tiers lieux innovation créent des liens entre les acteurs du monde de demain

Les tiers lieux innovation répondent à un autre aspect défini par Movilab, qui les décrit comme “des espaces physiques ou virtuels de rencontre entre personnes et compétences variées qui n’ont pas forcément vocation à se croiser”.

 

Numa

 

Les tiers lieux d’innovation sont des lieux d’échange visant à provoquer des rencontres qui n’ont pas leur place dans l’univers plus cloisonné des entreprises traditionnelles. Les living-labs, par exemple, sont des lieux permettant à la fois aux citoyens, aux acteurs publics et privés d’expérimenter autour d’innovations scientifiques ou technologiques.

Quelques tiers lieux à Paris et en France

NUMA Paris

NUMA est le plus important de ces lieux d’innovation à Paris. Ce pôle essentiel de l’écosystème numérique parisien est passé par plusieurs étapes et plusieurs appellations avant de choisir le nom de NUMA, contraction de « numérique » et « humain ». Le NUMA est issu du regroupement de plusieurs structures, notamment la Cantine et le Camping, faisant partie de l’association Silicon Sentier, qui a vu le jour dans au début des années 2000, soutenue notamment par la ville de Paris, Google et BNP Paribas.

Le Camping est un accélérateur de startups qui est notamment à l’origine du succès de BlablaCar. En 2014, NUMA passe du statut d’association à celui d’entreprise et investit un espace de 1500m2 capable d’accueillir 200 startups. NUMA se définit comme un accélérateur de start-up, un lieu de coworking et obtient même le statut de centre de formation. L’entreprise lève 3 millions d’euros auprès de la MAIF en 2015. NUMA Paris s’est développé à l’international : on trouve désormais d’autres NUMA à à Moscou, Bangalore, Casablanca, Barcelone, Berlin et New York.

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D’autres tiers lieux à Paris

La Ruche est un Tier lieu concentrant ses activités autour des problématiques environnementales, du développement durable et de l’entrepreneuriat social. Cet espace de coworking est présent à Paris, à Montreuil, à Bordeaux et à Marseille. Son incubateur, la Social Factory est par exemple à l’origine du concours Les Audacieuses, récompensant des startups portées par des femmes.

Le CENTQUATRE-Paris est un espace de création et de production artistique axé sur la rencontre entre les univers artistiques, économiques et sociaux. À la fois lieu de production, d’expression et de diffusion, le lieu comporte un espace de vie et d’expression ouvert au public. Le CENTQUATRE a développé une pépinière de jeunes entreprises, la 104factory, destinée à mêler innovations technologiques et créativité.

Les tiers lieux en France

Le phénomène des tiers lieux innovation gagne la plupart des régions françaises. L’occitanie, avec une centaine de lieux, se revendique seconde région des tiers lieux en France. Parmi eux, on peut noter la présence de FrenchWork à Toulouse, qui propose des restaurants comme potentiels lieux de coworking en dehors des horaires des repas.

Cette tendance d’investir des lieux publics comme espace de travail éphémère se dessine actuellement, les gares, les hôtels et les cafés sont des lieux où le travail devient encouragé.

Les usages des travailleurs mobiles ont fini par produire des espaces.

Lyon établit également une liste de ses tiers lieux, se référant au Manifeste des tiers lieux de MoviLab. MoviLab se détermine comme un dispositif d’incubation qui met en place des « laboratoires de modes de vie » durables et « in vivo. Il base son action sur le principe de l’OpenSource. Cette initiative collective est devenue une référence pour penser les tiers lieux en France.

tiers lieux innovation numa paris

La formation tiers lieux innovation NUMA Learn à Paris

NUMA a lancé NUMA Learn, une offre de formation sur la thématique des nouvelles formes de l’entrepreneuriat. NUMA propose aux grandes entreprises de travailler en synergie avec les startups en s’ouvrant à la culture de l’innovation.

Créer et animer un lieu d'innovation
une formation NUMA learn

Ces formations peuvent prendre la forme de cours à la carte ou de sessions nomades, dans les divers NUMA à l’international.

tiers lieux innovation numa

NUMA Learn souhaite favoriser l’émergence de tiers lieux, et leur consacre une session de formation, « Créer et animer un lieu d’innovation /tiers lieux ». Cette formation d’une journée alterne échanges autour des grandes notions à connaître autour de création et l’animation de tiers lieux d’innovation. Elle se termine par un entretien individuel avec un expert NUMA. Cette session est proposée à plusieurs reprises dans l’année et est finançable par un OCPA.

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DataCity Paris’ Demo Day – sharing results and preparing the future

The scene : 600 attendees, 12 partners companies, 10 startups, the C40 cities as a partner and an event hosted at the co-organizer place, the City Hall of Paris.
This is DataCity Paris' Demo Day key figures.
Now you can ask yourself two questions: why and what ?

At NUMA, we believe that mission-driven tech-entrepreneurs are a key to solve the cities’ issues of 2030. So we bring together cities, corporates, and startups to address city
challenges and develop solutions to build sustainable and efficient cities, using data and technology.

DataCity Paris: a unique open innovation program related to the 2030 city’s issues

With DataCity, we at NUMA, have the ambition to tackle the global problems cities will face by 2030 – at the heart of which we place climate change – by designing tailored solutions to reduce cities carbon footprint. Indeed, we advocate that cities are the cause, the biggest victim and the best hope to fight climate change.

How does DataCity work? DataCity is a 9-month open innovation program where, as a first step, large companies, municipalities and citizens gather together to identify city-related problems to solve. We call these challenges. Then, we select the best startups to apply their innovative solutions to the challenges, by using experimentation fields and data sets provided by the large companies and municipalities. Prototypes are built and the impact that the solutions have on the city is measured.

 

For the second edition of the program, lasting from September 2016 until our Demo Day on June 6th 2017, 4 main topics have been covered: Energy, Mobility & Logistics, Urban Planning and Smart Building.

For instance, through DataCity, EDF, the historical electricity provider in France, worked with a Danish startup, Linc, to develop together a solution enabling the creation of local electricity communities. Within a community, one household can now provide another household with the surplus of energy produced (through solar panels for instance) in exchange of a remuneration. This challenge anticipated the modernisation of the legal framework, as the local electricity communities are only recognised and authorised in law since May 2017. In addition of having developed an innovative solution, our partners thus took the lead on this topic in France through DataCity.

Many other challenges were solved this year, such as developing a solution for intelligent street lighting based on data analysis; a solution to predict maintenance needs of city infrastructure; a tool to predict waste collection times or a tool to measure the impact of urban planning on logistics.

 

DataCity Paris’ Demo Day – sharing results and preparing the future

As a conclusion to the program, we held our Demo Day on June 6th 2017 at the Paris City Hall. The Demo Day was the occasion to display the work and solutions developed by each challenge team – composed by representatives of a partner company, a selected startup and Paris City Hall – in front of more than 600 representatives of big companies, national and international public institutions such as the C40 Cities Climate Leadership Groupe, city representatives coming from around the world, as well as investors. Anne Hidalgo, Mayor of Paris, and Jean-Louis Missika, Deputy Mayor of Paris, were the sponsors of this event, materializing the active involvement of high-level representatives of the city in the program.

This involvement is of utter importance for the success of both the program and the Demo Day. Indeed, it ensures that decision-makers and -takers of the city are supportive and continuously informed of the program’s solutions, from which they will be the main beneficiary. In addition, the variety of stakeholders that attended the Demo Day are the unique opportunity to concretely explore new market opportunities with relevant partners.

 

 

From now on, all the participants in the second season of DataCity Paris, are part of our DataCity Alumni community. NUMA will not rest to support and empower its partners and startups to take their work from the prototype stage to an actual commercializable product. Soon enough, citizens of Paris will benefit from the work achieved during DataCity Paris’ second season.

 

Taking DataCity Internationally: Smart Collaboration at the Global Scale

During the Demoday, we announced  the international expansion of DataCity, in partnership with the C40 Cities Climate Leadership Group. Our ambition: develop the program in 40 cities by the end of 2018, across all continents, which will allow the development of more than 300 solutions to build more sustainable and efficient cities.

We are convinced that with municipalities, corporates and mission-driven tech entrepreneurs, we can make our planet great again and create missions of new jobs. The urgency of the climate crisis and the scale of action needed means that everyone must use every tool available to them to tackle this threat, including data.

Our ambition via the international expansion of DataCity is to join hands and raise open innovation as a new way of city making across the world, in order to accelerate the emergence of solutions to the global challenges that concern us all. The global DataCity program will create a momentum for international collaboration and cross- pollination between cities, partners and startups involved, who will share and learn from each others’ challenges and solutions for the cities of tomorrow.

Following the Demoday, a DataCity international kick-off workshop was organized on June 7 at NUMA, gathering about 50 stakeholders – cities, corporates, international organizations, startups –  interested or already committed in DataCity.

Building on this workshop, we are more confident and ready than ever to take the Datacity program internationally, create the leading collaboration platform on smart city topics across the world  and bring solutions to the challenges faced by our cities.

As a first step, DataCity will be launched in 7 cities – to be revealed soon! – in S2 2017.

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Lutte contre la précarité énergétique : quel est le rôle de la tech ?

Quelles innovations technologiques pour faire baisser les coûts de l’énergie ? Comment la tech peut-elle avoir un impact sur les coûts sociaux, les coûts de santé et les coûts environnementaux ? Comment mobiliser les solutions technologiques pour réduire la distance avec les ménages précaires ?

Pour notre huitième petit déjeuner #ReinventEnergy, nous avons rencontré 5 acteurs qui nous ont partagé leurs visions du rôle de la tech dans la lutte contre la précarité énergétique :

En France, il existe 7,5 millions de “passoires énergétiques” et 35% de ces « passoires énergétiques » sont occupées par des ménages modestes, une situation qui touche près de 12 millions de Français. La précarité énergétique est une réalité de taille dont on parle encore peu : pourtant la technologie a un rôle à jouer dans la protection des ménages les plus modestes et dans la transition vers une économie bas carbone, l’un n’allant pas sans l’autre.

 

Danyel et les passoires énergétiques

C’est Danyel Dubreuil de l’Initiative Rénovons qui introduit le petit déjeuner. L’initiative « Rénovons ! » est une alliance regroupant les acteurs de la société civile engagés en faveur de l’efficacité énergétique par la rénovation des logements. Danyel nous rappelle que la situation de précarité énergétique dépend de trois facteurs :

  • Le revenu du ménage
  • L’état du logement (performance énergétique)
  • Le prix de l’énergie

Et les questions que l’on se pose…

“Quelles innovations technologiques pour faire baisser les coûts de l’énergie ? Comment la tech peut-elle avoir un impact sur les coûts sociaux, les coûts de santé et les coûts environnementaux ? Comment mobiliser les solutions technologiques pour réduire la distance avec les ménages précaires ?“

 

Frédéric et l’articulation de la tech & de l’humain

Frédéric Utzmann, founder d’Effy, revient en premier lieu sur les raisons pour lesquelles il a décidé de fonder son entreprise : trouver une solution à l’intersection entre l’économie, l’écologie et le social. Il se pose une question : comment faire des économies d’énergie avec des solutions simples et rentables ? Depuis 2008, Effy cherche à accompagner les consommateurs d’énergie (particuliers ou collectivités) notamment pendant les travaux, moment anxiogène pour l’ensemble de ces acteurs.

Pour lui, les entreprises ont des solutions à apporter au problème massif de la précarité énergétique. L’engagement d’Effy passe, par exemple, par des travaux d’isolation des combles perdues (gain en performance énergétique d’environ 25%) à 1 euro, les travaux étant alors financés par des subventions et notamment par le certificat d’économie d’énergie. Le rôle de l’entreprise dans ce type de cas : mobiliser les ressources nécessaires pour faire les travaux, avancer les fonds et être garant de la bonne réalisation des travaux.

La tech et le digital permettent de massifier cette approche et d’interagir avec le plus grand nombre : on compte environ 3 millions de foyers en France avec des combles perdus peu ou pas isolés, dont la moitié occupée par des ménages modestes voire très modestes. La technologie doit s’articuler autour de l’humain, pour apporter des solutions simples et efficaces à des ménages qui ont souvent beaucoup d’autres problèmes que l’énergie et qui n’ont alors pas la tête à se lancer dans des travaux.

 

Bertrand et le double empowerment 

Solinergy et le programme MAGE

Bertrand Lapostolet nous présente ensuite Solinergy, un fonds de dotation lancé par Effy qui soutient depuis 2011 des projets déployés par des associations luttant contre la précarité énergétique. Ce fonds a soutenu 22 projets, incluant 1700 ménages. Bertrand replante la question de la tech & de l’humain : pourquoi la tech ? qu’est-ce qu’on en fait et qu’est-ce qu’on veut en faire ? La technologie peut aider à agir et à réduire la précarité énergétique mais elle ne peut pas apporter de solution à elle seule.

Un logement performant c’est un ensemble bâti et un système bien isolé, mais c’est aussi l’ensemble des personnes qui y habitent et leur capacité à se servir des solutions technologiques qu’elles ont à disposition. La tech doit aider à accompagner le changement de comportement. Le programme MAGE de Solinergy, labellisé fin 2016 par le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, se focalise sur l’accompagnement au changement d’usages. L’idée est bien d’amener les bénéfices de la tech par l’instrumentation du ménage, c’est-à-dire en redonnant l’information aux ménages.

Comment ça marche ?

Ce programme de lutte contre la précarité énergétique soutient jusqu’à 7000 ménages en suivi individuel grâce à des capteurs connectés à une tablette. Cette solution technologique est rendue simple d’usage grâce à un coaching énergétique pendant 1 an (intervention directe avec 3 visites à domicile, et entre les visites un suivi digital avec une alerte consommation). Lorsqu’il n’y a pas de suivi, l’effet ponctuel du changement de comportement face à la consommation d’énergie décroît très vite. Le travail autour des usages doit se faire dans la durée pour installer les bons gestes dans le temps.

Bertrand insiste sur le bénéfice de ce double empowerment : maîtrise de l’énergie & pouvoir d’agir des gens. MAGE apporte de l’information mais c’est l’usager qui décide de son action, en connaissance de cause : il accède rapidement à la mesure de sa consommation en KW, en euro, mais aussi avec une approche centrée sur la mesure de son confort. En effet, la précarité énergétique ce n’est pas que l’impayé mais c’est aussi synonyme de privation pour le ménage, de manque de confort, de santé, de pollution d’air intérieur…

 

Kathleen et le cercle vertueux de la confiance 

Kathleen Boquet, de Greenflex, rebondit sur cette notion d’empowerment en insistant sur le rôle que la technologie peut avoir dans la constitution d’un cercle vertueux de la confiance. Greenflex, c’est quoi ? Une entreprise de conseil stratégique et opérationnel qui s’est donné comme objectif d’aider les entreprises à accélérer leur transition environnementale et sociétale en investissant dans de nouveaux équipements plus performants, moins énergivores et mieux éco-conçus.

Energiesprong en France ?

Mais Greenflex c’est aussi, depuis peu, la mise en place en France du programme Energiesprong, une approche hollandaise qui vise à aligner les intérêts de l’ensemble des parties prenantes de la filière pour massifier le marché des rénovations zéro énergie E=0, en commençant par le logement social. Ce projet a pour but de démocratiser la rénovation énergétique en travaillant sur un cahier des charges commun, ambitieux & lisible qui comprend les critères suivants : rénovation lourde, énergie 0, tout usage, subventions publiques. Il s’agit de remettre la précarité énergétique au coeur des enjeux de rénovations et ainsi de réduire le temps de travaux sur site à une semaine.

Le bilan de cette démarche aux Pays Bas ? En 5 ans, diminution de 50% du coût de la rénovation énergétique grâce à ce format de cahier des charges. A présent il faut réussir à adapter ce projet en France, en Allemagne et en Angleterre grâce à un financement de trois ans par la commission européenne.

Quelle est la place de la technologie dans tout ça ?

Pour Kathleen, les données ont un rôle à jouer sur différents aspects :

  1. Mieux détecter les ménages précaires
  2. Fournir un meilleur pilotage des politiques publiques : savoir si mettre en place des actions de prévention ou des actions curatives par exemple
  3. Mieux évaluer l’impact des politiques publiques en mesurant & en valorisant l’éco-bénéfice

En somme, le digital est un outil qui permet de pallier l’incertitude. Pallier l’incertitude du bailleur, de l’Etat, mais aussi du particulier, grâce, entre autres à une meilleure analyse patrimoniale : état du parc, répartition géographique, coût global… Et ainsi permettre de répondre à différentes questions : sur quoi le bailleur doit-il s’engager ? Quelle est la pertinence des opérations ? Quel est le volume sur lequel il est intéressant pour le bailleur de s’engager ? La solution du scan 3D par exemple permet de réduire l’incertitude de la performance globale du bâti, ce qui engendre donc plus de confiance et une garantie de performance bien supérieure, d’où un cercle vertueux de la confiance renforcé par la technologie.

Toutefois, elle rappelle que la précarité énergétique n’est pas qu’un problème de technologie ! Il y a aussi, en effet, un fort besoin d’innovation en termes réglementaires. Mais, là où la technologie a un réel rôle à jouer c’est dans la partie post-rénovations. On pense par exemple au suivi des consommations et évaluations de la performance réelle des équipements qui ont été installés pour permettre une maintenance préventive, voire leur optimisation !

 

Tristan et la gamification 

Le mot de la fin revient à Tristan Reneaume d’energic.io, startup qui propose une solution de coaching énergétique ludique & communautaire. On s’intéresse maintenant à la question du post travaux, avec une application qui réconcilie gamification et lutte contre la précarité énergétique.

Tristan part d’un constat simple : les usagers ne s’intéressent pas à leur consommation d’énergie. Il a donc développé, au sein d’Energic, un jeu à travers une app mobile pour donner envie aux ménages de s’y intéresser : envoyer des défis pour que les usagers deviennent acteurs de leur s’approprient les problématiques de consommation, les faire entrer dans un challenge positif compétition avec d’autres équipes pour inscrire ces éco-comportements problématiques dans le temps… Des outils simples pour impliquer tout le monde et expliquer de manière ludique et pédagogique la thématique de l’efficacité énergétique.

C’est avec des sociologues de la consommation d’énergie qu’il a réalisé qu’il fallait faire en sorte que les usagers deviennent fiers d’être des “efficaces énergétiques”. C’est pour cela qu’il a travaillé sur les notions de mimétisme et de jeu, en intégrant un large aspect communautaire visible par tous : combien de personne jouent ? combien de défis ont bien marché ? Il est clé, pour lui, d’identifier dans tous les éco-gestes ce qui fonctionne bien pour pouvoir les répéter et les mettre en avant. On est passé d’un affichage qui sensibilisait à un affichage interactif pour valoriser l’impact de son comportement.

A travers le jeu on peut facilement s’intéresser au confort perçu et le corréler avec la courbe d’efficacité énergétique pour accompagner au mieux l’usager dans le temps et adapter la solution aux besoins et au comportement réel.

 

Pour conclure…

Nous avons rencontré différents acteurs qui proposent des solutions pour lutter contre la précarité énergétique à différents moments du cycle de consommation. Finalement, ces différentes solutions se font certes concurrence, mais elles sont surtout complémentaires dans le sens où il existe une véritable synergie entre les différentes approches que ce soit au niveaux des vécus, des mesures, ou du bâti…

 

Et la suite ?

Pour clore ce cycle de petits déjeuners #ReinventEnergy, nous organisons un grand événement le 12 juillet chez NUMA : une après-midi pour réinventer le monde de l’énergie, entre autoconsommation collective, IoT, design et usage de la blockchain : où en sont les innovations aujourd’hui, et que seront-elles demain ?

Venez tester, échanger, et partager avec nous à partir de 16h et jusqu’à 21h mercredi 12 juillet prochain !

Le programme sera disponible très prochainement 🙂

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Agritech 10 innovations au service de l’agriculture !

Les agritech ou AgTech, sont des innovations technologiques au service de l’agriculture, qui améliorent à la fois le rendement agricole, les conditions de travail des agriculteurs et la qualité de leurs produits. Drones, robotique, micropuces et objets connectés disruptent le fonctionnement de l’agriculture actuelle. Les startups françaises contribuent activement au développement de ces innovations digitales en agriculture. Découvrez les 10 innovations au service de l'agriculture.

Agritech : des drones et des algorithmes pour suivre les cultures

En 2015, lorsque les drones arrivent sur le marché, les agriculteurs découvrent leurs champs sous une perspective encore inédite.

agritech drone agtechCette technologie appliquée à l’agriculture a connu un tel succès auprès des agriculteurs, qu’ils étaient devenus en 2015 les premiers utilisateurs de drones en France.

Derrière ce succès, deux entreprises françaises, Airinov, agritech pionnier de l’utilisation des drones agricoles détenant 93% des parts du marché en 2016 et Parrot. En 2014, Parrot investit 1,6 millions d’euros dans la startup Airinov, et la société détient désormais 53% des parts d’Airinov.

Les drones, couplés à des capteurs GPS, permettent de déceler à distance la moindre anomalie et de réagir sur des zones précises en cas de problème. À l’occasion du salon de l’agriculture 2017, Airinov présentait eBee, un agridrone capable d’analyser les sols pour détecter un manque d’eau ou un manque d’engrais. Cette agritech permet d’améliorer le rendement agricole tout en limitant l’apport de pesticides.

NUMA & La ferme Digitale vous invitent
à l’événement Agtech le 🚜 17 mai 2017

Agritech : Des robots agricoles pour réduire la pénibilité du travail

L’agriculture est en train de vivre une mutation profonde, passant de l’ère de sa mécanisation à celle de sa robotisation. Naïo Technologies, jeune startup Agritech toulousaine, innove avec son robot agricole de désherbage destiné aux cultures maraîchères.
Entièrement autonome, ce robot agricole est capable de s’arrêter seul lorsqu’il a terminé de désherber une allée. Il envoie une notification SMS à son propriétaire une fois sa tâche terminée. Ce robot agricole n’est pas basé sur l’utilisation d’un GPS, mais sur une technologie laser, ce qui le rend utilisable partout. Naïo Technologies vient de réussir une levée de fonds de 3 millions d’euros pour son innovation. Cette agritech offre des perspectives d’amélioration pour la qualité de vie des agriculteurs, leur permettant de limiter la pénibilité de leur travail ainsi que leur exposition aux pesticides.

Des agritech s’attaquent aux objets connectés pour monitorer la santé des bovins !

l’Agritech Herdbox propose des objets connectés pour surveiller les troupeaux 24h /24 en analysant les données collectées par ses capteurs. Ces capteurs peuvent détecter les chaleurs, l’imminence d’un vêlage ou d’éventuelles pathologies. Herdbox est diffusé par Gènes Diffusion, leader en génétique et en reproduction animale, à l’origine de Moocall, un système de détection de vêlage non invasif basé sur un accéléromètre qui mesure les mouvements de la queue de la vache surveillée.agritech BIOPIC
Biopic est arrivé finaliste lors de l’édition 2017 de Start-Up Connexion, grâce à son système de monitoring pour une smart-agriculture. Cette agritech conçoit des biopuces auto-alimentées implantées in vivo dans l’animal qui permettent de surveiller différentes données physiologiques en direct. Ces objets connectés au service de l’agriculture sont en pleine croissance. 65% des agriculteurs français souhaitent s’équiper de solutions de e-Farming.

L’agritech qui s’attaque à la production du vin.

agritech Fruition SciencesL’agritech Fruition Sciences a créé Fruition Analytics, un outil de gestion du vignoble, permettant de collecter des données sur les vignes et le climat, et de les consulter en temps réel. Cette innovation digitale pour l’agriculture promet une économie d’eau allant jusqu’à 60% et une amélioration de 15% du rendement des vignes. Fruition Sciences commercialisera d’ici quelques mois Smartgrappe, une innovation développée par l’Irstea. Smartgrappe est un boîtier géolocalisé qui s’utilise avec un simple smartphone. La fonction appareil photo du smartphone est exploitée pour prendre en photo les grappes de raisin. Les données capturées permettent d’établir une cartographie précise pour étudier la santé des vignes et la maturité du raisin.

Ne manquez pas l’événement 🚜 Agtech 🚜 du 17 Mai 2017 !
Avec la ferme digitale et NUMA

Quand agritech rime avec production saine et efficace !

Agricool, agritech parisienne, a conçu le Cooltainer, un conteneur maritime augmenté visant à produire des fruits et des légumes de manière intelligente. Un premier Cooltainer de 32m2 permet de cultiver 3600 pieds de fraises éclairés par des LED basse consommation contrôlées à distance. Agritech AgricoolL’air du conteneur est filtré pour éviter toute pollution et la startup utilise un substrat biologique, refusant toute utilisation de pesticides. L’arrosage des plants est réalisé par une brumisation dosée précisément. Agricool annonce une productivité améliorée de 120 fois par rapport à une technique de culture traditionnelle. La startup vient de lever 4 millions d’euros pour produire ses prochains Cooltainers.

De la production à la distribution agricole il n’y a qu’un clic !

Monpotager.com disrupte le principe de vente directe entre maraîchers et consommateurs. Grâce à une application mobile, le consommateur crée son propre potager, choisissant la surface cultivée, et les fruits ou légumes qu’il souhaite récolter. Les agriculteurs situés les plus proches de chez vous se chargent de réaliser le projet. L’agritech Monpotager.com permet d’assurer le suivi entre le producteur et le consommateur. Ce dernier suit l’avancement des récoltes en ligne et se fait livrer les récoltes à domicile ou en point relais. Le service est financé par l’abonnement mensuel des consommateurs, qui varie selon la quantité de paniers reçus. Le consommateur peut choisir d’échanger une partie de sa récolte avec d’autres abonnés. Les utilisateurs du service sont principalement des citadins, nommés «Ageekulteurs» par la plateforme.

 Agritech mon potager

L’économie collaborative et l’agriculture

 Agritech AgtechWeFarmUp est un catalogue en ligne de matériel agricole disponible à la location à moins de 30 km de l’internaute. Les propriétaires peuvent obtenir un revenu supplémentaire en louant leurs machines peu utilisées, et les utilisateurs du service peuvent tester une machine plus performante avant l’achat, retarder un investissement conséquent ou pallier une panne sur leur propre machine. Ce système de partage entre particuliers a également fait le succès de Votremachine.com, qui propose le même service que WeFarmUp.

Petit déj' Agtech avec NUMA & la ferme digitale
Venez nombreux c'est gratuit ! 🚜

Garder un œil sur ses cultures et faire des prévisions en temps réel

Agrible, agritech/agtech du Missouri, a créé le Spray Smart, un outil AgTech de surveillance des récoltes. Spray Smart fait partie du programme d’analyse prédictive Morning Farm Report, qui permet de fournir aux agriculteurs les données nécessaires à leur prise de décision concernant la pulvérisation de pesticides. Spray Smart annonce jusqu’à 3 jours à l’avance la vitesse du vent, la température et la composition du sol. Le système gère également la pression de pulvérisation nécessaire aux récoltes grâce à une puce électronique.Agritech aggrible
HummBox est un boitier multicapteurs connecté proposé par Greencityzen. Cette solution de monitoring permet de gérer les stocks grâce à un capteur de niveau disposé dans les silos, et d’analyser la composition des sols pour une meilleure gestion de l’arrosage ou de l’apport d’engrais. HummBox Soil est particulièrement utilisé pour gérer l’arrosage des espaces verts municipaux. Permettant d’économiser jusqu’à 46% de déplacements inutiles aux jardiniers municipaux, ils sont expérimentés avec succès depuis 2016 par la Ville de Paris.

Les biostimulants pour exploiter au mieux les ressources

Axioma mise sur les biostimulants, c’est-à-dire des processus d’amélioration de la production inspirés par la nature. L’agritech située en Aquitaine propose des compléments naturels pour la nutrition des plantes permettant de limiter l’ajout de pesticides. Agritech axiomaAxioma n’utilise que des extraits de plantes, de l’eau de source ou de l’eau de mer pour sa technologie biostimulante innovante nommée Activ’Nutrition. Axioma a lancé une levée de fonds sur internet, et a réalisé un chiffre d’affaires de 327 millions d’euros en 2015. Ce chiffre a encore progressé en 2016, prouvant l’engouement pour ces méthodes de chimie verte permettant d’améliorer à la fois la qualité et la quantité des récoltes.

L’agriculture et le crowdfunding

Miimosa est un site de financement participatif exclusivement dédié au soutien de projets concernant l’agriculture ou l’alimentation. Miimosa soutient actuellement Green’elle, un projet de ferme aquaponique dans Paris porté par Cécile Roux, lauréate de l’appel à projet lancé par la Ville de Paris, les Parisculteurs. Le projet a déjà atteint 3 de ses objectifs avec plus de 21 000 euros de collecte et 79 contributeurs et il continue sa progression. Le crowdfunding fait également partie des innovations digitales que l’agriculture a réussi à investir avec succès.

Agritech miimosa

Bonus : quand les meilleures startup Agritech françaises se rassemblent

À l’automne 2015, 5 startups agritech françaises se sont réunies pour fonder l’association la Ferme Digitale, visant à peser sur l’écosystème actuel de l’agriculture et à promouvoir le développement d’un avenir agricole responsable. Au départ, la Ferme Digitale était composée des startups Agriconomie, Ekylibre, Miimosa, Monpotager.com et Weenat. En 2016, AirInov, Axioma, Comparateuragricole.com, Naïo technologies, Nexxtep Technologies, et Pilotersaferme.com les ont rejoints. L’association comporte désormais 13 membres, renforcée début 2017 par la présence de La Ruche qui dit oui et Votremachine.com. La Ferme Digitale a rencontré récemment le grand public au Salon de l’Agriculture de Paris.Agritech ferme digitale

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Cleantech : 9 innovations qui vont bouleverser le monde de l’énergie

Les« cleantech », littéralement « technologies propres », ont pour but d’améliorer la productivité des entreprises utilisant des ressources naturelles, tout en apportant une valeur ajoutée environnementale. En forte croissance dans le domaine de l’innovation énergétique, elles sont de plus en plus portées par des startups, contribuant à uberiser les technologies traditionnelles en s’appuyant sur des plateformes digitales ou collaboratives.

cleantech smartgrid

Cleantech Smart Grids, ou comment créer des réseaux de distribution d’électricité intelligents.

Les Smart grids, ou réseaux intelligents, sont capables d’ajuster en temps réel les flux d’électricité entre le producteur et le consommateur, grâce à des technologies informatiques.

Ces cleantech sont en train de disrupter le marché de l’énergie. GreenLys a permis d’expérimenter les Smart grids en France pendant 4 ans, auprès de 1000 clients particuliers et 40 sites tertiaires à Lyon et à Grenoble, entre 2012 et 2016.

Ce test, mené par les plus grands acteurs de l’énergie en France,dont Enedis, Engie et Schneider Electric, s’appuyait sur l’utilisation de Linky, le compteur communicant d’Enedis, ainsi que sur des applications domotiques de Schneider Electric, reliées à des routeurs internet.

cleantech innovation smartcity

Une innovation au service des cleantech : La blockchain.

La blockchain est une technologie de stockage d’informations s’apparentant à une base de donnée publique, sécurisée, sans organe de contrôle.

Une étude, menée par PwC en 2016, a pointé ses utilisations possibles dans le domaine des innovations énergétiques. Cette technologie, associée avec l’utilisation de Smart grids, pourrait à terme, sécuriser les échanges d’énergie entre consommateurs et rendre  inutiles les fournisseurs d’énergie au niveau local.

 

ÉVÉNEMENT NUMA Energy Breakfast
Cleantech innovation ou révolution ?

 

Ethereum, programme de gestion énergétique fonctionnant en blockchain, permet d’automatiser la gestion des flux énergétiques. En France, un consortium entre Bouygues et Microsoft prévoit de mettre en place un système similaire dans le quartier “Confluence” à Lyon.

Les Smart City, villes numériques.

On appelle “Smart City” les villes utilisant des technologies numériques, aussi bien pour développer de nouveaux services publics que pour réduire les coûts de fonctionnement des municipalités, tout en contribuant à améliorer la qualité de vie des citoyens et à permettre un développement plus durable des villes.

En France, parmi les 25 villes développant des services intelligents, Chartres a développé un système d’éclairage public s’appuyant sur des capteurs qui s’adaptent en temps réel à la luminosité, annonçant une économie d’énergie de 65 % pour la ville.cleantech smartcity

Ces services innovants permettent de nombreuses applications, profitants aussi bien aux habitants des Smart City qu’aux collectivités locales. Elles utilisent la collecte de données pour diminuer la pollution et améliorer le trafic urbain. Elles sont souvent couplées à des technologies Smart grids pour optimiser la consommation d’énergie.

Si la France est considérée comme l’un des leaders européens des Smart City, Orange Business Service s’est associé avec MEEZA pour créer le plus grand modèle international de Smart City au Qatar.

Openergy, la cleantech qui s’attaque à la mutualisation énergétique

Openergy est une startup cleantech proposant une analyse énergétique de bâtiments grâce à leur système de modélisation virtuelle. Openergy propose d’ajuster prévision et consommation d’énergie en temps réel. Cette application permet de limiter la surconsommation et de trouver les causes d’éventuels dysfonctionnements en matière de performance énergétique des bâtiments.

innovation energie batimentLa Virtual Building Platform d’Openergy a récemment remporté le trophée “Start-up Construction 2020-2050”.

La plateforme a déjà été testée par Bouygues, Enedis, Engie et Veolia, démontrant l’intérêt des grands groupes de constructions immobilières et des acteurs de l’énergie pour l’open innovation.

Openergy est également lauréat de la première saison de DataCity Paris, où son modèle a permis à Nexity et Setec de tester la mutualisation d’énergie au niveau d’un îlot de bâtiments.

Une innovation énergétique dans l’air du temps : Les batteries propres.

Le stockage de l’électricité, longtemps considéré comme non-rentable, est au cœur des préoccupations actuelles. L’évolution des technologies de stockage couplée à la décroissance des coûts de production, ainsi que le développement des énergies renouvelables, peuvent expliquer ce regain d’intérêt.

 

ÉVÉNEMENT NUMA CLEANTECH
Inscription jusqu'au 15 avril, dépêchez vous !

 

De nombreuses startups cleantech cherchent à concevoir des batteries innovantes, plus propres et plus compactes. C’est le cas de la cleantech française Kemwatt, qui propose un prototype de batterie innovante à flux organique non toxique de 10kW. L’entreprise a réussi à convaincre deux fois ses investisseurs principaux, levant au total 2 Millions d’euros pour développer son innovation.

Cleantech Kemwatt

I-TEN uberise les fournisseurs de batteries lithium, proposant une génération de micro-batteries céramiques rechargeables stockant dix fois plus d’énergie que les batteries issues des technologies traditionnelles.

Biocarburant : l’innovation clean en vogue !

Ergosup innove et développe un générateur d’hydrogène à haute pression, rechargeable électriquement et pressurisé. Ce système est destiné à fournir en énergie les véhicules zéro émission dans les stations à hydrogène. L’hydrogène sera directement produit dans la station par électrolyse.cleantech innovation energie verte

Cette production locale pourrait disrupter le secteur pétrolier.

La startup française vient de lever 5,2 Millions d’euros, assurant le financement du projet qu’Ergosup et souhaiterait par la suite vendre aux grands acteurs de la distribution pétrolière.

Woodoo : la cleantech qui réinvente le bois. Oui, vous avez bien compris !

Woodoo, déjà lauréat du Cleantech Open France 2016, vient de remporter le prix runner-up du Cleantech Open à San Francisco.

La startup a mis au point un bois translucide et imputrescible. Pour concevoir ce matériau innovant, la lignine, le composant fibreux du bois, est remplacée par une substance organique appelée monomère.Cleantech Innovation bois

Grâce à la transformation en biocarburant de la lignine prélevée, il parvient à réduire ses coûts de production.

Timothée Boitouzet estime pouvoir, grâce à son invention, faire passer les constructions en bois de 12 à 30 étages, tout en donnant une seconde vie à des essences de bois non-nobles. Son innovation pourrait révolutionner les domaines de l’architecture et du design, proposant une alternative plus solide et moins polluante aux matériaux de construction utilisés actuellement.

La cleantech francaise Optimum Tracker optimise la performance des centrales photovoltaïques.

Optimum Tracker utilise des logiciels de prédictions météorologiques pour améliorer les performances des panneaux photovoltaïques. Cette cleantech promet un gain de productivité des capteurs solaires pouvant atteindre jusqu’à 30%.
En améliorant la productivité d’une énergie renouvelable, ces logiciels contribuent à la décentralisation de la production d’électricité, en particulier celle fournie par les centrales à charbon et les centrales nucléaires.Cleantech energie verte

Optimum Tracker, qui prévoit un chiffre d’affaires de 100 Millions d’euros pour 2018, vient de remporter le marché de la plus grosse centrale photovoltaïque du Sénégal, ayant été sélectionné par Solairedirect, une filiale d’Engie.

 

Les Cleantech disruptent l’énergie ! 🔋
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Quand deux problèmes deviennent deux solutions!

La consommation énergétique des data center augmente de 5% chaque année. La chaleur produite par ces centres de données représentait jusque-là une perte, tempérée par des refroidisseurs gourmands en énergie. Parallèlement, le chauffage représente 62% des dépenses énergétiques d’un foyer en France.

cleantech innovation datacenter

Qarnot est une startup française pionnière dans l’utilisation des microprocesseurs comme source de chaleur. Cette innovation est testée depuis 2010 à Paritech, par la BNP, Air Liquide et des studios de réalisations de films en 3D. L’entreprise aux 23 salariés a réalisé un chiffre d’affaires d’1 million d’euros en 2016. Elle souhaite désormais équiper des logements individuels, proposant une application dédiée à la gestion de ses Q.Rads.

Des logements sociaux à Paris, chauffés par les data centers de Free vont bientôt être inaugurés, et Microsoft envisage d’installer bientôt des serveurs directement chez des particuliers.

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Get ready for 2030 : NUMA Learn

#ReinventOrganizations #ReinventWork

NUMA, qui accompagne les startups, les entreprises et les acteurs de la société civile dans leurs stratégies d’innovation, lance NUMA Learn, son offre de formation à l’entrepreneuriat pour les grandes entreprises.

Nous savons que nous ne connaissons pas encore nos prochains business modèles, les métiers qui vont apparaître, les technologies à venir, ni les compétences qui seront nécessaires demain. Nous n’avons pas encore trouvé les solutions aux grands défis qui s’imposent au monde à horizon 2030. Nous avons besoin d’adapter nos organisations pour piloter cette dynamique de changement continu et la faire porter par l’intelligence collective.

Les chantiers de transformation digitale sont engagés dans tous les grands groupes. L’urgence à innover et à se digitaliser ne fait plus de doute. Les organisations et les façons de travailler restent à réinventer. Le prochain grand enjeu pour les grands groupes, au-delà du digital, est la révolution entrepreneuriale.

Depuis sa fondation il y a 3 ans, NUMA a accompagné plus de 120 organisations dans cette Transition Digitale et Entrepreneuriale, avec la forte conviction qu’il faut d’abord agir sur la culture. NUMA a accompagné de nombreuses entreprises pour innover comme des start-ups (Intrapreneuriat, Start-Up Studio) ou avec des start-ups (Accélérateurs Thématiques, Open Innovation).

Apprendre à travailler comme des startups

Nous sommes persuadés chez NUMA que les entrepreneurs tech qui ont un sens fort de leur mission sauront avoir un impact sur les problèmes complexes du monde à l’horizon 2030.

Ils ont fait de l’urgence, de la limite de ressources et de la passion, leur moteur pour innover. Notre mission est de les accompagner, de leur donner les outils et les connections pour y parvenir. Leurs méthodologies et leur sens de la mission peuvent aussi servir les grandes organisations.

Lean, Design Thinking, Minimum Viable Product, Prototypes, Pitch ne sont pas de gros mots réservés aux geeks, ni aux moins de 30 ans, ni aux entreprises de moins de 30 personnes. Les méthodes agiles ne sont pas l’exclusivité des startups. Nous voulons démystifier et démocratiser leur façon de travailler.

Lean startup / Design Thinking / Service design sont des méthodes d’entrepreneurs tech, de startups qui transforment les contraintes de temps et de moyens en atouts pour innover. Ces méthodes permettent de rester centré sur ses utilisateurs et agile. Elle évitent de tomber amoureux de sa solution, de son offre, tout nourrissant la passion pour son projet.

L’enjeu de la « révolution digitale », c’est donc aussi la mise en place de nouveaux modes de travail, issus des start-ups.

 

Apprendre à travailler avec des startups

Aujourd’hui nous sommes sollicités chez NUMA pour donner les moyens aux entrepreneurs et aux entreprises, non pas seulement pour résoudre des problèmes de 2017, mais pour anticiper 2030. Nous travaillons à mettre l’innovation technologique au service des grands défis du monde tels que l’empreinte carbone, l’éducation, les modes de travail, l’alimentation, la mobilité, la communication entre individus, la santé. Nous sommes persuadés chez NUMA que les entrepreneurs tech ont des savoir faire, des savoir être et des leviers de motivations clefs pour aider nos sociétés à résoudre les grands défis à horizon 2030.

Construire ces écosystèmes d’innovation ouverts permet à nos clients d’apprendre à collaborer avec d’autres grands groupes, à fédérer des acteurs clefs de leur secteur, à générer de nouvelles opportunités business, et d’amorcer leur révolution entrepreneuriale.

Open-innovation , Intrapreneuriat, Accélération Verticale, Tiers Lieux, Start-up studio sont autant de dispositifs pour apprendre à travailler dans le cadre d’un écosystème d’innovation ouvert.

Réussir la synergie avec les startups c’est aussi apprendre à passer d’une relation de prestataire à une relation de partenaire, d’une approche de cahier des charges à une démarche de co-construction. Pour protéger sa capacité à innover et son business modèle, la startup doit préserver son indépendance dans le cadre de la relation avec un grand compte. La survie de la startup est dépendante de sa liberté d’initiative. Cette nouvelle relation avec des partenaires externes est finalement le miroir des relations souhaitables avec les collaborateurs internes. L’Open-innovation est à la Recherche et Développement classique ce que le management agile est à l’organigramme pyramidal. La culture collaborative, interne et externe,  s’impose comme une condition à la transformation digitale.

NUMA Learn

Chez NUMA notre conviction est que l’innovation n’est pas qu’une histoire de startups ou de technologie, c’est une histoire de culture et d’envie. Nous misons donc sur le développement des entrepreneurs et intrapreneurs de ce monde. Développer les acteurs de l’innovation capables de transformer les entreprises et la société est au cœur de la mission de NUMA.

NUMA développe son offre de formations à destination des grandes entreprises qui veulent se transformer, avec pour objectif d’accompagner non seulement les équipes de précurseurs, mais aussi les milliers de collaborateurs dont les méthodes de travail sont amenées à évoluer.

Notre offre de formation :

Pour qui ?

  • Pour les experts de l’innovation et de l’entrepreneuriat
  • C-level et Managers de managers
  • Managers opérationnels

Pour quoi ?

  • Pour faire émerger et engager les leaders de la transformation de l’entreprise
  • Infuser la culture de l’innovation et collaborer au sein d’un écosystème ouvert
  • S’approprier les pratiques des startups pour gagner en agilité et devenir moteur de la transformation de leur entreprise

Comment ?

 

 

À bientôt chez NUMA.

Perrine G.

 

 

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12 startups sélectionnées pour la deuxième édition de DataCity Paris

Dans le cadre de la deuxième édition du programme d'open innovation DataCity, NUMA et la Mairie de Paris dévoilent aujourd’hui les noms des 12 startups sélectionnées pour inventer la ville de demain. Elles vont chacune devoir répondre à un challenge dans des domaines aussi variés que l’énergie, la gestion des déchets, la logistique, la mobilité et le bâtiment intelligent...

DataCity est un programme d’open innovation créé par NUMA et la Mairie de Paris qui réunit acteurs industriels, startups, et autorités locales pour relever ensemble des challenges afin de rendre la ville plus intelligente, et plus agréable à vivre pour ses citoyens grâce aux données.

Sélectionnées parmi 225 candidatures, les startups retenues ont désormais deux mois pour travailler sur leur challenge avec l’entreprise qui les parraine, et proposer des solutions concrètes aux problématiques soulevées par DataCity. Pour développer leur solution, elles s’appuieront sur l’expertise et les bases de données des différents partenaires, bénéficieront au quotidien des conseils des experts de NUMA et accéderont à un financement de 10 000€.

Elles testeront une première version de leur solution dans des infrastructures parisiennes (mairie, crèches, etc.) dès le mois d’avril. Les startups et les partenaires présenteront le résultat de leurs expérimentations le 6 juin prochain.

Découvrez les startups sélectionnées


LINC va tester un système d’échange d’électricité entre particuliers producteurs et particuliers consommateurs. L’objectif est de permettre aux producteurs d’énergies vertes (solaire par exemple) d’échanger l’énergie produite au sein d’une communauté locale, réduisant ainsi les coûts de production et de transport de l’énergie.


Saagie va travailler à construire une plateforme de maintenance prédictive permettant de visualiser et prédire les disfonctionnements sur les lampadaires de la ville de Paris. L’approche choisie est d’analyser les données des courbes de tensions sur un historique présentant des disfonctionnements et de construire un algorithme qui viendra prédire un disfonctionnement à venir.


AiD propose une solution pour tracer et analyser les flux de touristes en agrégeant des données fournies par différents partenaires (Mastercard, SFR, RATP Dev, Cisco). Ce traitement des données et leur combinaison permettra d’obtenir une forme de « baromètre » des flux touristiques à l’échelle du quartier, c’est-à-dire un outil de vision et de monitoring dynamique des flux touristiques.


BeeBryte va proposer une solution aux gestionnaires de bâtiment pour lutter contre le gaspillage d’énergies. Elle proposera bientôt à plusieurs structures de la Mairie de Paris de tester des outils de visualisation de leur consommation d’énergie en temps réel grâce à des capteurs et à des compteurs branchés directement à l’interface du gestionnaire du bâtiment.


ColisWeb va déterminer l’impact d’aménagements dans un quartier en termes de coût et de temps de livraison. Cette expérimentation se fera avec le soutien de INRIA, laboratoire français en informatique et automatique.


Pour DataCity, Intersec va collecter et analyser les données des bus parisiens pour connaître les habitudes de déplacement des touristes dans la capitale et adapter les services de la ville à leurs besoins en déplacement.


Quantmetry va construire une carte de visualisation de certains quartiers de Paris dont le but sera de visualiser les mouvements urbains. L’approche choisie est d’agréger les données provenant d’un opérateur téléphonique et d’autres données en open sources (météo, événements ponctuels) pour prédire les besoins en éclairage et ainsi permettre de réduire la consommation des luminaires.

Elle sera épaulée par Dataiku lors du développement et l’expérimentation de sa solution.


Avec 500 camions qui circulent chaque jour pour ramasser les poubelles des parisiens, la collecte des déchets est un véritable défi pour Paris. Craft AI expérimentera une solution afin que les parties prenantes (citoyens, entreprises et concierges) soient informées en utilisant un modèle de prédiction de l’heure de passage des camions poubelles.


A Paris, les espaces de travail sont souvent sous-exploités alors qu’ils pourraient être mutualisés. SharingCloud va proposer une solution afin d‘optimiser le partage des espaces de travail.

Les capteurs de la startup Irlynx viendront enrichir les analyses de SharingCloud.


Le but pour ZenCity sera de produire un outil d’aide à la stratégie de planification urbaine, à partir d’une analyse précise des données d’un territoire. Cette analyse sera produite à partir de données provenant des réseaux sociaux et enrichies par des données de différentes sources (espaces commerciaux du territoire, data tiers). L’objectif est de faire émerger les tendances provenant des citoyens en direct par rapports aux études préalablement effectuées.


Retrouvez le programme DataCity sur le site datacity.numa.co

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