Lutte contre la précarité énergétique : quel est le rôle de la tech ?

Quelles innovations technologiques pour faire baisser les coûts de l’énergie ? Comment la tech peut-elle avoir un impact sur les coûts sociaux, les coûts de santé et les coûts environnementaux ? Comment mobiliser les solutions technologiques pour réduire la distance avec les ménages précaires ?

Pour notre huitième petit déjeuner #ReinventEnergy, nous avons rencontré 5 acteurs qui nous ont partagé leurs visions du rôle de la tech dans la lutte contre la précarité énergétique :

En France, il existe 7,5 millions de “passoires énergétiques” et 35% de ces « passoires énergétiques » sont occupées par des ménages modestes, une situation qui touche près de 12 millions de Français. La précarité énergétique est une réalité de taille dont on parle encore peu : pourtant la technologie a un rôle à jouer dans la protection des ménages les plus modestes et dans la transition vers une économie bas carbone, l’un n’allant pas sans l’autre.

 

Danyel et les passoires énergétiques

C’est Danyel Dubreuil de l’Initiative Rénovons qui introduit le petit déjeuner. L’initiative « Rénovons ! » est une alliance regroupant les acteurs de la société civile engagés en faveur de l’efficacité énergétique par la rénovation des logements. Danyel nous rappelle que la situation de précarité énergétique dépend de trois facteurs :

  • Le revenu du ménage
  • L’état du logement (performance énergétique)
  • Le prix de l’énergie

Et les questions que l’on se pose…

“Quelles innovations technologiques pour faire baisser les coûts de l’énergie ? Comment la tech peut-elle avoir un impact sur les coûts sociaux, les coûts de santé et les coûts environnementaux ? Comment mobiliser les solutions technologiques pour réduire la distance avec les ménages précaires ?“

 

Frédéric et l’articulation de la tech & de l’humain

Frédéric Utzmann, founder d’Effy, revient en premier lieu sur les raisons pour lesquelles il a décidé de fonder son entreprise : trouver une solution à l’intersection entre l’économie, l’écologie et le social. Il se pose une question : comment faire des économies d’énergie avec des solutions simples et rentables ? Depuis 2008, Effy cherche à accompagner les consommateurs d’énergie (particuliers ou collectivités) notamment pendant les travaux, moment anxiogène pour l’ensemble de ces acteurs.

Pour lui, les entreprises ont des solutions à apporter au problème massif de la précarité énergétique. L’engagement d’Effy passe, par exemple, par des travaux d’isolation des combles perdues (gain en performance énergétique d’environ 25%) à 1 euro, les travaux étant alors financés par des subventions publiques et notamment par le certificat d’économie d’énergie. Le rôle de l’entreprise dans ce type de cas : mobiliser les ressources nécessaires pour faire les travaux, avancer les fonds et être garant des travaux.

La tech permet de massifier cette approche et d’interagir avec le plus grand nombre : on compte environ 3 millions de foyers en France avec des combles perdues, dont la moitié occupée par des ménages modestes voire très modestes. La technologie doit s’articuler autour de l’humain.

 

Bertrand et le double empowerment 

Solinergy et le programme MAGE

Bertrand Lapostolet nous présente ensuite Solinergy, un fonds de dotation lancé par Effy qui soutient depuis 2011 des projets déployés par les Associations des PACT pour le maintien et l’accès au logement. Ce fonds a soutenu 22 projets, incluant 1700 ménages. Bertrand replante la question de la tech & de l’humain : pourquoi la tech ? qu’est-ce qu’on en fait et qu’est-ce qu’on veut en faire ? La technologie peut aider à agir et à réduire la précarité énergétique mais elle ne peut pas apporter de solution à elle seule.

Un logement performant c’est un ensemble bâti, un système bien isolé, mais c’est aussi l’ensemble des personnes qui y habitent et leur capacité à se servir des solutions technologiques qu’elles ont à disposition. La tech doit aider à accompagner le changement de comportement. Le programme MAGE de Solinergy, labellisé fin 2016 par le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, se focalise sur l’accompagnement des parcours d’usages. L’idée est bien d’amener les bénéfices de la tech par l’instrumentation du ménage, c’est-à-dire en redonnant l’information aux ménages.

Comment ça marche ?

Ce programme de lutte contre la précarité énergétique soutient jusqu’à 7000 ménages en suivi individuel grâce à des capteurs connectés à une tablette. Cette solution technologique est rendue simple d’usage grâce à un coaching énergétique pendant une saison de chauffe voire 1 an (intervention directe avec 3 visites à domicile, et entre les visites un suivi digital avec une alerte consommation). Lorsqu’il n’y a pas de suivi, l’effet ponctuel du changement de comportement face à la consommation d’énergie décroît très vite. Le travail autour des usages doit se faire dans la durée pour installer les bons gestes dans le temps.

Bertrand insiste sur le bénéfice de ce double empowerment : maîtrise de l’énergie & pouvoir d’agir des gens. MAGE apporte de l’information mais c’est l’usager qui décide de son action, en connaissance de cause : il accède rapidement à la mesure de sa consommation en KW, en euro, mais aussi avec une approche centrée sur la mesure de son confort. En effet, la précarité énergétique ce n’est pas que l’impayé mais c’est aussi synonyme de privation pour le ménage, de manque de confort, de santé, de pollution d’air intérieur…

 

Kathleen et le cercle vertueux de la confiance 

Kathleen Boquet, de Greenflex, rebondit sur cette notion d’empowerment en insistant sur le rôle que la technologie peut avoir dans la constitution d’un cercle vertueux de la confiance. Greenflex, c’est quoi ? Une entreprise de conseil stratégique et opérationnel qui s’est donné comme objectif d’aider les entreprises à accélérer leur transition environnementale et sociétale en investissant dans de nouveaux équipements plus performants, moins énergivores et mieux éco-conçus.

Energiesprong en France ?

Mais Greenflex c’est aussi, depuis peu, la mise en place en France du programme Energiesprong, une approche hollandaise qui vise à aligner les intérêts de l’ensemble des parties prenantes de la filière pour massifier le marché des rénovations zéro énergie E=0, en commençant par le logement social. Ce projet a pour but de démocratiser la rénovation énergétique en travaillant sur un cahier des charges commun, ambitieux & lisible qui comprend les critères suivants : rénovation lourde, énergie 0, tout usage, subventions publiques. Il s’agit de remettre la précarité énergétique au coeur des enjeux de rénovations et ainsi de réduire le temps de travaux sur site à une semaine.

Le bilan de cette démarche aux Pays Bas ? En 5 ans, diminution de 50% du coût de la rénovation énergétique grâce à ce format de cahier des charges. A présent il faut réussir à adapter ce projet en France, en Allemagne et en Angleterre grâce à un financement de trois ans par la commission européenne.

Quelle est la place de la technologie dans tout ça ?

Pour Kathleen, les données ont un rôle à jouer sur différents aspects :

  1. Mieux détecter les ménages précaires
  2. Fournir un meilleur pilotage des politiques publiques : savoir si mettre en place des actions de prévention ou des actions curatives par exemple
  3. Mieux évaluer l’impact des politiques publiques en mesurant & en valorisant l’éco-bénéfice

En somme, le digital est un outil qui permet de pallier l’incertitude. Pallier l’incertitude du bailleur, de l’Etat, mais aussi du particulier, grâce, entre autres à une meilleure analyse patrimoniale : état du parc, répartition géographique, coût global… Et ainsi permettre de répondre à différentes questions : sur quoi le bailleur doit-il s’engager ? Quelle est la pertinence des opérations ? Quel est le volume sur lequel il est intéressant pour le bailleur de s’engager ? La solution du scan 3D par exemple permet de réduire l’incertitude de la performance globale du bâti, ce qui engendre donc plus de confiance et une garantie de performance bien supérieure, d’où un cercle vertueux de la confiance renforcé par la technologie.

Toutefois, elle rappelle que la précarité énergétique n’est pas qu’un problème de technologie ! Il y a aussi, en effet, un fort besoin d’innovation en termes réglementaires. Mais, là où la technologie a un réel rôle à jouer c’est dans la partie post-rénovations. On pense par exemple au suivi des consommations et évaluations de la performance réelle des équipements qui ont été installés pour permettre une maintenance préventive, voire leur optimisation !

 

Tristan et la gamification 

Le mot de la fin revient à Tristan Reneaume d’energic.io, startup qui propose une solution de coaching énergétique ludique & communautaire. On s’intéresse maintenant à la question du post travaux, avec une application qui réconcilie gamification et lutte contre la précarité énergétique.

Tristan part d’un constat simple : les usagers ne s’intéressent pas à leur consommation d’énergie. Il a donc développé un jeu à travers une app mobile pour donner envie aux ménages de s’y intéresser : envoyer des défis pour que les usagers s’approprient les problématiques de consommation, les faire entrer en compétition avec d’autres équipes pour inscrire ces problématiques dans le temps… Des outils simples pour impliquer tout le monde et expliquer de manière ludique et pédagogique la thématique de l’efficacité énergétique.

C’est avec des sociologues de la consommation d’énergie qu’il a réalisé qu’il fallait faire en sorte que les usagers deviennent fiers d’être des “efficaces énergétiques”. C’est pour cela qu’il a travaillé sur les notions de mimétisme et de jeu, en intégrant un large aspect communautaire visible par tous : combien de personne jouent ? combien de défis ont bien marché ? Il est clé, pour lui, d’identifier dans tous les éco-gestes ce qui fonctionne bien pour pouvoir les répéter et les mettre en avant. On est passé d’un affichage qui sensibilisait à un affichage interactif pour valoriser l’impact de son comportement.

A travers le jeu on peut facilement s’intéresser au confort perçu et le corréler avec la courbe d’efficacité énergétique pour accompagner au mieux l’usager dans le temps et adapter la solution aux besoins et au comportement réel.

 

Pour conclure…

Nous avons rencontré différents acteurs qui proposent des solutions pour lutter contre la précarité énergétique à différents moments du cycle de consommation. Finalement, ces différentes solutions se font certes concurrence, mais elles sont surtout complémentaires dans le sens où il existe une véritable synergie entre les différentes approches que ce soit au niveaux des vécus, des mesures, ou du bâti…

 

Et la suite ?

Pour clore ce cycle de petits déjeuners #ReinventEnergy, nous organisons un grand événement le 12 juillet chez NUMA : une après-midi pour réinventer le monde de l’énergie, entre autoconsommation collective, IoT, design et usage de la blockchain : où en sont les innovations aujourd’hui, et que seront-elles demain ?

Venez tester, échanger, et partager avec nous à partir de 16h et jusqu’à 21h mercredi 12 juillet prochain !

Le programme sera disponible très prochainement 🙂

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Agritech 10 innovations au service de l’agriculture !

Les agritech ou AgTech, sont des innovations technologiques au service de l’agriculture, qui améliorent à la fois le rendement agricole, les conditions de travail des agriculteurs et la qualité de leurs produits. Drones, robotique, micropuces et objets connectés disruptent le fonctionnement de l’agriculture actuelle. Les startups françaises contribuent activement au développement de ces innovations digitales en agriculture. Découvrez les 10 innovations au service de l'agriculture.

Agritech : des drones et des algorithmes pour suivre les cultures

En 2015, lorsque les drones arrivent sur le marché, les agriculteurs découvrent leurs champs sous une perspective encore inédite.

agritech drone agtechCette technologie appliquée à l’agriculture a connu un tel succès auprès des agriculteurs, qu’ils étaient devenus en 2015 les premiers utilisateurs de drones en France.

Derrière ce succès, deux entreprises françaises, Airinov, agritech pionnier de l’utilisation des drones agricoles détenant 93% des parts du marché en 2016 et Parrot. En 2014, Parrot investit 1,6 millions d’euros dans la startup Airinov, et la société détient désormais 53% des parts d’Airinov.

Les drones, couplés à des capteurs GPS, permettent de déceler à distance la moindre anomalie et de réagir sur des zones précises en cas de problème. À l’occasion du salon de l’agriculture 2017, Airinov présentait eBee, un agridrone capable d’analyser les sols pour détecter un manque d’eau ou un manque d’engrais. Cette agritech permet d’améliorer le rendement agricole tout en limitant l’apport de pesticides.

NUMA & La ferme Digitale vous invitent
à l’événement Agtech le 🚜 17 mai 2017

Agritech : Des robots agricoles pour réduire la pénibilité du travail

L’agriculture est en train de vivre une mutation profonde, passant de l’ère de sa mécanisation à celle de sa robotisation. Naïo Technologies, jeune startup Agritech toulousaine, innove avec son robot agricole de désherbage destiné aux cultures maraîchères.
Entièrement autonome, ce robot agricole est capable de s’arrêter seul lorsqu’il a terminé de désherber une allée. Il envoie une notification SMS à son propriétaire une fois sa tâche terminée. Ce robot agricole n’est pas basé sur l’utilisation d’un GPS, mais sur une technologie laser, ce qui le rend utilisable partout. Naïo Technologies vient de réussir une levée de fonds de 3 millions d’euros pour son innovation. Cette agritech offre des perspectives d’amélioration pour la qualité de vie des agriculteurs, leur permettant de limiter la pénibilité de leur travail ainsi que leur exposition aux pesticides.

Des agritech s’attaquent aux objets connectés pour monitorer la santé des bovins !

l’Agritech Herdbox propose des objets connectés pour surveiller les troupeaux 24h /24 en analysant les données collectées par ses capteurs. Ces capteurs peuvent détecter les chaleurs, l’imminence d’un vêlage ou d’éventuelles pathologies. Herdbox est diffusé par Gènes Diffusion, leader en génétique et en reproduction animale, à l’origine de Moocall, un système de détection de vêlage non invasif basé sur un accéléromètre qui mesure les mouvements de la queue de la vache surveillée.agritech BIOPIC
Biopic est arrivé finaliste lors de l’édition 2017 de Start-Up Connexion, grâce à son système de monitoring pour une smart-agriculture. Cette agritech conçoit des biopuces auto-alimentées implantées in vivo dans l’animal qui permettent de surveiller différentes données physiologiques en direct. Ces objets connectés au service de l’agriculture sont en pleine croissance. 65% des agriculteurs français souhaitent s’équiper de solutions de e-Farming.

L’agritech qui s’attaque à la production du vin.

agritech Fruition SciencesL’agritech Fruition Sciences a créé Fruition Analytics, un outil de gestion du vignoble, permettant de collecter des données sur les vignes et le climat, et de les consulter en temps réel. Cette innovation digitale pour l’agriculture promet une économie d’eau allant jusqu’à 60% et une amélioration de 15% du rendement des vignes. Fruition Sciences commercialisera d’ici quelques mois Smartgrappe, une innovation développée par l’Irstea. Smartgrappe est un boîtier géolocalisé qui s’utilise avec un simple smartphone. La fonction appareil photo du smartphone est exploitée pour prendre en photo les grappes de raisin. Les données capturées permettent d’établir une cartographie précise pour étudier la santé des vignes et la maturité du raisin.

Ne manquez pas l’événement 🚜 Agtech 🚜 du 17 Mai 2017 !
Avec la ferme digitale et NUMA

Quand agritech rime avec production saine et efficace !

Agricool, agritech parisienne, a conçu le Cooltainer, un conteneur maritime augmenté visant à produire des fruits et des légumes de manière intelligente. Un premier Cooltainer de 32m2 permet de cultiver 3600 pieds de fraises éclairés par des LED basse consommation contrôlées à distance. Agritech AgricoolL’air du conteneur est filtré pour éviter toute pollution et la startup utilise un substrat biologique, refusant toute utilisation de pesticides. L’arrosage des plants est réalisé par une brumisation dosée précisément. Agricool annonce une productivité améliorée de 120 fois par rapport à une technique de culture traditionnelle. La startup vient de lever 4 millions d’euros pour produire ses prochains Cooltainers.

De la production à la distribution agricole il n’y a qu’un clic !

Monpotager.com disrupte le principe de vente directe entre maraîchers et consommateurs. Grâce à une application mobile, le consommateur crée son propre potager, choisissant la surface cultivée, et les fruits ou légumes qu’il souhaite récolter. Les agriculteurs situés les plus proches de chez vous se chargent de réaliser le projet. L’agritech Monpotager.com permet d’assurer le suivi entre le producteur et le consommateur. Ce dernier suit l’avancement des récoltes en ligne et se fait livrer les récoltes à domicile ou en point relais. Le service est financé par l’abonnement mensuel des consommateurs, qui varie selon la quantité de paniers reçus. Le consommateur peut choisir d’échanger une partie de sa récolte avec d’autres abonnés. Les utilisateurs du service sont principalement des citadins, nommés «Ageekulteurs» par la plateforme.

 Agritech mon potager

L’économie collaborative et l’agriculture

 Agritech AgtechWeFarmUp est un catalogue en ligne de matériel agricole disponible à la location à moins de 30 km de l’internaute. Les propriétaires peuvent obtenir un revenu supplémentaire en louant leurs machines peu utilisées, et les utilisateurs du service peuvent tester une machine plus performante avant l’achat, retarder un investissement conséquent ou pallier une panne sur leur propre machine. Ce système de partage entre particuliers a également fait le succès de Votremachine.com, qui propose le même service que WeFarmUp.

Petit déj' Agtech avec NUMA & la ferme digitale
Venez nombreux c'est gratuit ! 🚜

Garder un œil sur ses cultures et faire des prévisions en temps réel

Agrible, agritech/agtech du Missouri, a créé le Spray Smart, un outil AgTech de surveillance des récoltes. Spray Smart fait partie du programme d’analyse prédictive Morning Farm Report, qui permet de fournir aux agriculteurs les données nécessaires à leur prise de décision concernant la pulvérisation de pesticides. Spray Smart annonce jusqu’à 3 jours à l’avance la vitesse du vent, la température et la composition du sol. Le système gère également la pression de pulvérisation nécessaire aux récoltes grâce à une puce électronique.Agritech aggrible
HummBox est un boitier multicapteurs connecté proposé par Greencityzen. Cette solution de monitoring permet de gérer les stocks grâce à un capteur de niveau disposé dans les silos, et d’analyser la composition des sols pour une meilleure gestion de l’arrosage ou de l’apport d’engrais. HummBox Soil est particulièrement utilisé pour gérer l’arrosage des espaces verts municipaux. Permettant d’économiser jusqu’à 46% de déplacements inutiles aux jardiniers municipaux, ils sont expérimentés avec succès depuis 2016 par la Ville de Paris.

Les biostimulants pour exploiter au mieux les ressources

Axioma mise sur les biostimulants, c’est-à-dire des processus d’amélioration de la production inspirés par la nature. L’agritech située en Aquitaine propose des compléments naturels pour la nutrition des plantes permettant de limiter l’ajout de pesticides. Agritech axiomaAxioma n’utilise que des extraits de plantes, de l’eau de source ou de l’eau de mer pour sa technologie biostimulante innovante nommée Activ’Nutrition. Axioma a lancé une levée de fonds sur internet, et a réalisé un chiffre d’affaires de 327 millions d’euros en 2015. Ce chiffre a encore progressé en 2016, prouvant l’engouement pour ces méthodes de chimie verte permettant d’améliorer à la fois la qualité et la quantité des récoltes.

L’agriculture et le crowdfunding

Miimosa est un site de financement participatif exclusivement dédié au soutien de projets concernant l’agriculture ou l’alimentation. Miimosa soutient actuellement Green’elle, un projet de ferme aquaponique dans Paris porté par Cécile Roux, lauréate de l’appel à projet lancé par la Ville de Paris, les Parisculteurs. Le projet a déjà atteint 3 de ses objectifs avec plus de 21 000 euros de collecte et 79 contributeurs et il continue sa progression. Le crowdfunding fait également partie des innovations digitales que l’agriculture a réussi à investir avec succès.

Agritech miimosa

Bonus : quand les meilleures startup Agritech françaises se rassemblent

À l’automne 2015, 5 startups agritech françaises se sont réunies pour fonder l’association la Ferme Digitale, visant à peser sur l’écosystème actuel de l’agriculture et à promouvoir le développement d’un avenir agricole responsable. Au départ, la Ferme Digitale était composée des startups Agriconomie, Ekylibre, Miimosa, Monpotager.com et Weenat. En 2016, AirInov, Axioma, Comparateuragricole.com, Naïo technologies, Nexxtep Technologies, et Pilotersaferme.com les ont rejoints. L’association comporte désormais 13 membres, renforcée début 2017 par la présence de La Ruche qui dit oui et Votremachine.com. La Ferme Digitale a rencontré récemment le grand public au Salon de l’Agriculture de Paris.Agritech ferme digitale

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Cleantech : 9 innovations qui vont bouleverser le monde de l’énergie

Les« cleantech », littéralement « technologies propres », ont pour but d’améliorer la productivité des entreprises utilisant des ressources naturelles, tout en apportant une valeur ajoutée environnementale. En forte croissance dans le domaine de l’innovation énergétique, elles sont de plus en plus portées par des startups, contribuant à uberiser les technologies traditionnelles en s’appuyant sur des plateformes digitales ou collaboratives.

cleantech smartgrid

Cleantech Smart Grids, ou comment créer des réseaux de distribution d’électricité intelligents.

Les Smart grids, ou réseaux intelligents, sont capables d’ajuster en temps réel les flux d’électricité entre le producteur et le consommateur, grâce à des technologies informatiques.

Ces cleantech sont en train de disrupter le marché de l’énergie. GreenLys a permis d’expérimenter les Smart grids en France pendant 4 ans, auprès de 1000 clients particuliers et 40 sites tertiaires à Lyon et à Grenoble, entre 2012 et 2016.

Ce test, mené par les plus grands acteurs de l’énergie en France,dont Enedis, Engie et Schneider Electric, s’appuyait sur l’utilisation de Linky, le compteur communicant d’Enedis, ainsi que sur des applications domotiques de Schneider Electric, reliées à des routeurs internet.

cleantech innovation smartcity

Une innovation au service des cleantech : La blockchain.

La blockchain est une technologie de stockage d’informations s’apparentant à une base de donnée publique, sécurisée, sans organe de contrôle.

Une étude, menée par PwC en 2016, a pointé ses utilisations possibles dans le domaine des innovations énergétiques. Cette technologie, associée avec l’utilisation de Smart grids, pourrait à terme, sécuriser les échanges d’énergie entre consommateurs et rendre  inutiles les fournisseurs d’énergie au niveau local.

 

ÉVÉNEMENT NUMA Energy Breakfast
Cleantech innovation ou révolution ?

 

Ethereum, programme de gestion énergétique fonctionnant en blockchain, permet d’automatiser la gestion des flux énergétiques. En France, un consortium entre Bouygues et Microsoft prévoit de mettre en place un système similaire dans le quartier “Confluence” à Lyon.

Les Smart City, villes numériques.

On appelle “Smart City” les villes utilisant des technologies numériques, aussi bien pour développer de nouveaux services publics que pour réduire les coûts de fonctionnement des municipalités, tout en contribuant à améliorer la qualité de vie des citoyens et à permettre un développement plus durable des villes.

En France, parmi les 25 villes développant des services intelligents, Chartres a développé un système d’éclairage public s’appuyant sur des capteurs qui s’adaptent en temps réel à la luminosité, annonçant une économie d’énergie de 65 % pour la ville.cleantech smartcity

Ces services innovants permettent de nombreuses applications, profitants aussi bien aux habitants des Smart City qu’aux collectivités locales. Elles utilisent la collecte de données pour diminuer la pollution et améliorer le trafic urbain. Elles sont souvent couplées à des technologies Smart grids pour optimiser la consommation d’énergie.

Si la France est considérée comme l’un des leaders européens des Smart City, Orange Business Service s’est associé avec MEEZA pour créer le plus grand modèle international de Smart City au Qatar.

Openergy, la cleantech qui s’attaque à la mutualisation énergétique

Openergy est une startup cleantech proposant une analyse énergétique de bâtiments grâce à leur système de modélisation virtuelle. Openergy propose d’ajuster prévision et consommation d’énergie en temps réel. Cette application permet de limiter la surconsommation et de trouver les causes d’éventuels dysfonctionnements en matière de performance énergétique des bâtiments.

innovation energie batimentLa Virtual Building Platform d’Openergy a récemment remporté le trophée “Start-up Construction 2020-2050”.

La plateforme a déjà été testée par Bouygues, Enedis, Engie et Veolia, démontrant l’intérêt des grands groupes de constructions immobilières et des acteurs de l’énergie pour l’open innovation.

Openergy est également lauréat de la première saison de DataCity Paris, où son modèle a permis à Nexity et Setec de tester la mutualisation d’énergie au niveau d’un îlot de bâtiments.

Une innovation énergétique dans l’air du temps : Les batteries propres.

Le stockage de l’électricité, longtemps considéré comme non-rentable, est au cœur des préoccupations actuelles. L’évolution des technologies de stockage couplée à la décroissance des coûts de production, ainsi que le développement des énergies renouvelables, peuvent expliquer ce regain d’intérêt.

 

ÉVÉNEMENT NUMA CLEANTECH
Inscription jusqu'au 15 avril, dépêchez vous !

 

De nombreuses startups cleantech cherchent à concevoir des batteries innovantes, plus propres et plus compactes. C’est le cas de la cleantech française Kemwatt, qui propose un prototype de batterie innovante à flux organique non toxique de 10kW. L’entreprise a réussi à convaincre deux fois ses investisseurs principaux, levant au total 2 Millions d’euros pour développer son innovation.

Cleantech Kemwatt

I-TEN uberise les fournisseurs de batteries lithium, proposant une génération de micro-batteries céramiques rechargeables stockant dix fois plus d’énergie que les batteries issues des technologies traditionnelles.

Biocarburant : l’innovation clean en vogue !

Ergosup innove et développe un générateur d’hydrogène à haute pression, rechargeable électriquement et pressurisé. Ce système est destiné à fournir en énergie les véhicules zéro émission dans les stations à hydrogène. L’hydrogène sera directement produit dans la station par électrolyse.cleantech innovation energie verte

Cette production locale pourrait disrupter le secteur pétrolier.

La startup française vient de lever 5,2 Millions d’euros, assurant le financement du projet qu’Ergosup et souhaiterait par la suite vendre aux grands acteurs de la distribution pétrolière.

Woodoo : la cleantech qui réinvente le bois. Oui, vous avez bien compris !

Woodoo, déjà lauréat du Cleantech Open France 2016, vient de remporter le prix runner-up du Cleantech Open à San Francisco.

La startup a mis au point un bois translucide et imputrescible. Pour concevoir ce matériau innovant, la lignine, le composant fibreux du bois, est remplacée par une substance organique appelée monomère.Cleantech Innovation bois

Grâce à la transformation en biocarburant de la lignine prélevée, il parvient à réduire ses coûts de production.

Timothée Boitouzet estime pouvoir, grâce à son invention, faire passer les constructions en bois de 12 à 30 étages, tout en donnant une seconde vie à des essences de bois non-nobles. Son innovation pourrait révolutionner les domaines de l’architecture et du design, proposant une alternative plus solide et moins polluante aux matériaux de construction utilisés actuellement.

La cleantech francaise Optimum Tracker optimise la performance des centrales photovoltaïques.

Optimum Tracker utilise des logiciels de prédictions météorologiques pour améliorer les performances des panneaux photovoltaïques. Cette cleantech promet un gain de productivité des capteurs solaires pouvant atteindre jusqu’à 30%.
En améliorant la productivité d’une énergie renouvelable, ces logiciels contribuent à la décentralisation de la production d’électricité, en particulier celle fournie par les centrales à charbon et les centrales nucléaires.Cleantech energie verte

Optimum Tracker, qui prévoit un chiffre d’affaires de 100 Millions d’euros pour 2018, vient de remporter le marché de la plus grosse centrale photovoltaïque du Sénégal, ayant été sélectionné par Solairedirect, une filiale d’Engie.

 

Les Cleantech disruptent l’énergie ! 🔋
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Quand deux problèmes deviennent deux solutions!

La consommation énergétique des data center augmente de 5% chaque année. La chaleur produite par ces centres de données représentait jusque-là une perte, tempérée par des refroidisseurs gourmands en énergie. Parallèlement, le chauffage représente 62% des dépenses énergétiques d’un foyer en France.

cleantech innovation datacenter

Qarnot est une startup française pionnière dans l’utilisation des microprocesseurs comme source de chaleur. Cette innovation est testée depuis 2010 à Paritech, par la BNP, Air Liquide et des studios de réalisations de films en 3D. L’entreprise aux 23 salariés a réalisé un chiffre d’affaires d’1 million d’euros en 2016. Elle souhaite désormais équiper des logements individuels, proposant une application dédiée à la gestion de ses Q.Rads.

Des logements sociaux à Paris, chauffés par les data centers de Free vont bientôt être inaugurés, et Microsoft envisage d’installer bientôt des serveurs directement chez des particuliers.

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Get ready for 2030 : NUMA Learn

#ReinventOrganizations #ReinventWork

NUMA, qui accompagne les startups, les entreprises et les acteurs de la société civile dans leurs stratégies d’innovation, lance NUMA Learn, son offre de formation à l’entrepreneuriat pour les grandes entreprises.

Nous savons que nous ne connaissons pas encore nos prochains business modèles, les métiers qui vont apparaître, les technologies à venir, ni les compétences qui seront nécessaires demain. Nous n’avons pas encore trouvé les solutions aux grands défis qui s’imposent au monde à horizon 2030. Nous avons besoin d’adapter nos organisations pour piloter cette dynamique de changement continu et la faire porter par l’intelligence collective.

Les chantiers de transformation digitale sont engagés dans tous les grands groupes. L’urgence à innover et à se digitaliser ne fait plus de doute. Les organisations et les façons de travailler restent à réinventer. Le prochain grand enjeu pour les grands groupes, au-delà du digital, est la révolution entrepreneuriale.

Depuis sa fondation il y a 3 ans, NUMA a accompagné plus de 120 organisations dans cette Transition Digitale et Entrepreneuriale, avec la forte conviction qu’il faut d’abord agir sur la culture. NUMA a accompagné de nombreuses entreprises pour innover comme des start-ups (Intrapreneuriat, Start-Up Studio) ou avec des start-ups (Accélérateurs Thématiques, Open Innovation).

Apprendre à travailler comme des startups

Nous sommes persuadés chez NUMA que les entrepreneurs tech qui ont un sens fort de leur mission sauront avoir un impact sur les problèmes complexes du monde à l’horizon 2030.

Ils ont fait de l’urgence, de la limite de ressources et de la passion, leur moteur pour innover. Notre mission est de les accompagner, de leur donner les outils et les connections pour y parvenir. Leurs méthodologies et leur sens de la mission peuvent aussi servir les grandes organisations.

Lean, Design Thinking, Minimum Viable Product, Prototypes, Pitch ne sont pas de gros mots réservés aux geeks, ni aux moins de 30 ans, ni aux entreprises de moins de 30 personnes. Les méthodes agiles ne sont pas l’exclusivité des startups. Nous voulons démystifier et démocratiser leur façon de travailler.

Lean startup / Design Thinking / Service design sont des méthodes d’entrepreneurs tech, de startups qui transforment les contraintes de temps et de moyens en atouts pour innover. Ces méthodes permettent de rester centré sur ses utilisateurs et agile. Elle évitent de tomber amoureux de sa solution, de son offre, tout nourrissant la passion pour son projet.

L’enjeu de la « révolution digitale », c’est donc aussi la mise en place de nouveaux modes de travail, issus des start-ups.

 

Apprendre à travailler avec des startups

Aujourd’hui nous sommes sollicités chez NUMA pour donner les moyens aux entrepreneurs et aux entreprises, non pas seulement pour résoudre des problèmes de 2017, mais pour anticiper 2030. Nous travaillons à mettre l’innovation technologique au service des grands défis du monde tels que l’empreinte carbone, l’éducation, les modes de travail, l’alimentation, la mobilité, la communication entre individus, la santé. Nous sommes persuadés chez NUMA que les entrepreneurs tech ont des savoir faire, des savoir être et des leviers de motivations clefs pour aider nos sociétés à résoudre les grands défis à horizon 2030.

Construire ces écosystèmes d’innovation ouverts permet à nos clients d’apprendre à collaborer avec d’autres grands groupes, à fédérer des acteurs clefs de leur secteur, à générer de nouvelles opportunités business, et d’amorcer leur révolution entrepreneuriale.

Open-innovation , Intrapreneuriat, Accélération Verticale, Tiers Lieux, Start-up studio sont autant de dispositifs pour apprendre à travailler dans le cadre d’un écosystème d’innovation ouvert.

Réussir la synergie avec les startups c’est aussi apprendre à passer d’une relation de prestataire à une relation de partenaire, d’une approche de cahier des charges à une démarche de co-construction. Pour protéger sa capacité à innover et son business modèle, la startup doit préserver son indépendance dans le cadre de la relation avec un grand compte. La survie de la startup est dépendante de sa liberté d’initiative. Cette nouvelle relation avec des partenaires externes est finalement le miroir des relations souhaitables avec les collaborateurs internes. L’Open-innovation est à la Recherche et Développement classique ce que le management agile est à l’organigramme pyramidal. La culture collaborative, interne et externe,  s’impose comme une condition à la transformation digitale.

NUMA Learn

Chez NUMA notre conviction est que l’innovation n’est pas qu’une histoire de startups ou de technologie, c’est une histoire de culture et d’envie. Nous misons donc sur le développement des entrepreneurs et intrapreneurs de ce monde. Développer les acteurs de l’innovation capables de transformer les entreprises et la société est au cœur de la mission de NUMA.

NUMA développe son offre de formations à destination des grandes entreprises qui veulent se transformer, avec pour objectif d’accompagner non seulement les équipes de précurseurs, mais aussi les milliers de collaborateurs dont les méthodes de travail sont amenées à évoluer.

Notre offre de formation :

Pour qui ?

  • Pour les experts de l’innovation et de l’entrepreneuriat
  • C-level et Managers de managers
  • Managers opérationnels

Pour quoi ?

  • Pour faire émerger et engager les leaders de la transformation de l’entreprise
  • Infuser la culture de l’innovation et collaborer au sein d’un écosystème ouvert
  • S’approprier les pratiques des startups pour gagner en agilité et devenir moteur de la transformation de leur entreprise

Comment ?

 

 

À bientôt chez NUMA.

Perrine G.

 

 

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12 startups sélectionnées pour la deuxième édition de DataCity Paris

Dans le cadre de la deuxième édition du programme d'open innovation DataCity, NUMA et la Mairie de Paris dévoilent aujourd’hui les noms des 12 startups sélectionnées pour inventer la ville de demain. Elles vont chacune devoir répondre à un challenge dans des domaines aussi variés que l’énergie, la gestion des déchets, la logistique, la mobilité et le bâtiment intelligent...

DataCity est un programme d’open innovation créé par NUMA et la Mairie de Paris qui réunit acteurs industriels, startups, et autorités locales pour relever ensemble des challenges afin de rendre la ville plus intelligente, et plus agréable à vivre pour ses citoyens grâce aux données.

Sélectionnées parmi 225 candidatures, les startups retenues ont désormais deux mois pour travailler sur leur challenge avec l’entreprise qui les parraine, et proposer des solutions concrètes aux problématiques soulevées par DataCity. Pour développer leur solution, elles s’appuieront sur l’expertise et les bases de données des différents partenaires, bénéficieront au quotidien des conseils des experts de NUMA et accéderont à un financement de 10 000€.

Elles testeront une première version de leur solution dans des infrastructures parisiennes (mairie, crèches, etc.) dès le mois d’avril. Les startups et les partenaires présenteront le résultat de leurs expérimentations le 6 juin prochain.

Découvrez les startups sélectionnées


LINC va tester un système d’échange d’électricité entre particuliers producteurs et particuliers consommateurs. L’objectif est de permettre aux producteurs d’énergies vertes (solaire par exemple) d’échanger l’énergie produite au sein d’une communauté locale, réduisant ainsi les coûts de production et de transport de l’énergie.


Saagie va travailler à construire une plateforme de maintenance prédictive permettant de visualiser et prédire les disfonctionnements sur les lampadaires de la ville de Paris. L’approche choisie est d’analyser les données des courbes de tensions sur un historique présentant des disfonctionnements et de construire un algorithme qui viendra prédire un disfonctionnement à venir.


AiD propose une solution pour tracer et analyser les flux de touristes en agrégeant des données fournies par différents partenaires (Mastercard, SFR, RATP Dev, Cisco). Ce traitement des données et leur combinaison permettra d’obtenir une forme de « baromètre » des flux touristiques à l’échelle du quartier, c’est-à-dire un outil de vision et de monitoring dynamique des flux touristiques.


BeeBryte va proposer une solution aux gestionnaires de bâtiment pour lutter contre le gaspillage d’énergies. Elle proposera bientôt à plusieurs structures de la Mairie de Paris de tester des outils de visualisation de leur consommation d’énergie en temps réel grâce à des capteurs et à des compteurs branchés directement à l’interface du gestionnaire du bâtiment.


ColisWeb va déterminer l’impact d’aménagements dans un quartier en termes de coût et de temps de livraison. Cette expérimentation se fera avec le soutien de INRIA, laboratoire français en informatique et automatique.


Pour DataCity, Intersec va collecter et analyser les données des bus parisiens pour connaître les habitudes de déplacement des touristes dans la capitale et adapter les services de la ville à leurs besoins en déplacement.


Quantmetry va construire une carte de visualisation de certains quartiers de Paris dont le but sera de visualiser les mouvements urbains. L’approche choisie est d’agréger les données provenant d’un opérateur téléphonique et d’autres données en open sources (météo, événements ponctuels) pour prédire les besoins en éclairage et ainsi permettre de réduire la consommation des luminaires.

Elle sera épaulée par Dataiku lors du développement et l’expérimentation de sa solution.


Avec 500 camions qui circulent chaque jour pour ramasser les poubelles des parisiens, la collecte des déchets est un véritable défi pour Paris. Craft AI expérimentera une solution afin que les parties prenantes (citoyens, entreprises et concierges) soient informées en utilisant un modèle de prédiction de l’heure de passage des camions poubelles.


A Paris, les espaces de travail sont souvent sous-exploités alors qu’ils pourraient être mutualisés. SharingCloud va proposer une solution afin d‘optimiser le partage des espaces de travail.

Les capteurs de la startup Irlynx viendront enrichir les analyses de SharingCloud.


Le but pour ZenCity sera de produire un outil d’aide à la stratégie de planification urbaine, à partir d’une analyse précise des données d’un territoire. Cette analyse sera produite à partir de données provenant des réseaux sociaux et enrichies par des données de différentes sources (espaces commerciaux du territoire, data tiers). L’objectif est de faire émerger les tendances provenant des citoyens en direct par rapports aux études préalablement effectuées.


Retrouvez le programme DataCity sur le site datacity.numa.co

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#ReinventEnergy : le secteur de l’énergie en transformation !

Entre nouvelles réglementations, énergies renouvelables, décentralisation de la production, digitalisation et habitudes de consommation qui évoluent, le secteur de l’énergie est en profonde mutation.
NUMA a lancé une série de rendez-vous matinaux pour échanger avec des experts autour des enjeux phares et des innovations dans le secteur de l'énergie. Retrouvez ici tous les comptes-rendus des rencontres.

Une transition énergétique nécessaire

Nous avons débuté notre cycle consacré à la transformation de l’énergie avec deux speakers qui nous ont rappelé l’urgence de la disruption et du changement de modèle dans le secteur :

  • Arash Aazami, entrepreneur dans le domaine de l’énergie et fondateur de “Kamangir Beyond Boundaries“.
  • Patrice Geoffron, Professeur de Sciences Economiques et Directeur du CGEMP (Centre de Géoplitique de l’Energie et des Matières Premières) à l’Université Paris-Dauphine.

énergie transformation innovation

 

L’économie collaborative au service de l’énergie verte

De simple consommateur d’énergie, le citoyen va pouvoir devenir investisseur dans les énergies renouvelables, autoconsommer sa propre production d’énergie, ou alors s’investir dans un SAV collaboratif ! Comment ça marche ?

Pour y répondre, nous avons invité deux fondateurs de startups aux business model innovants :

  • Julien Tchernia, CEO de ekWateur, un nouveau fournisseur d’énergie ouvert, transparent et connecté.
  • Alex Raguet, CEO de Lumo, une plateforme de financement participatif pour la transition énergétique

énergie transformation innovation

Bientôt tous producteurs et vendeurs d’énergie propre ?

Pouvoir produire de l’électricité en tant que particulier et la revendre à son voisin ou à une coopérative, c’est possible ? La blockchain au service de la transition énergétique, ça vous intrigue ?

Pour aborder la question de la redistribution des rôles dans le secteur de l’énergie, nous avons convié deux intervenants, membres d’entreprises innovantes en ce domaine :

  • Emmanuel Soulias, Directeur Général de Enercoop
  • François Sonnet de la Fondation SolarCoin

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L’énergie, de l’industrie aux services ?

Le secteur de l’énergie voit parmi ses activités, traditionnellement industrielles, une forte croissance des services à destination des particuliers et aux entreprises, soutenus par la démocratisation des outils numériques. Nous avons choisi de faire se rencontrer deux visions de cette transformation : celle d’un grand groupe en pleine évolution et celle d’une startup qui n’a de cesse de se chercher et de pivoter.

Avec :

  • Jean-Bernard Sers, Directeur du développement Smart Grid, Smart City et IoT chez Bouygues Energies et Services
  • Yann Person, CEO de la startup EP

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Les grandes organisations face à la Révolution Entrepreneuriale en 2017

Par Jean-François Caillard, COO de NUMA.

En 2006, certaines grandes organisations pouvaient encore dire à leurs équipes : l’innovation n’est pas une priorité. L’innovation n’était pas toujours dans les valeurs des entreprises, ni dans les budgets, ni visible dans la vie de l’entreprise. En 2016, elles sont passées à l’action car la « Révolution Digitale » est passée par là, et quasiment toutes les grandes organisations ont compris que l’innovation, et leur mutation induite, était une condition de leur survie.

Les télécoms en sont un bon exemple. L’arrivée de l’iPhone en juin 2007 a été un signal de réveil. Il a rapidement rendu obsolète des constructeurs majeurs, et désintermédié en partie les opérateurs dans la relation avec le client.

Certains groupes alors leaders, tels Nokia ou Blackberry en ont fait les frais, et plusieurs études montrent que la dynamique actuelle conduira près de la moitié des 500 premières entreprises mondiales à disparaître dans les 10 prochaines années, au moins de ce classement, ce qui est un rythme de renouvellement stupéfiant.

Les historiens retiendront de ce début de XXIè siècle la mutation profonde de l’économie ou les acteurs dominants ne sont plus les acteurs de l’industrie, de l’énergie et de la distribution physique, mais les fameux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) en occident et BAT (Baidu, Alibaba, Tencent) en Chine. Cette révolution est de même ampleur que la révolution industrielle du XIXème siècle ou celle de l’imprimerie au début de la Renaissance mais sur une échelle de temps accélérée.

Précisons ce qu’est « Révolution Digitale »

Toutes les organisations sont bien entendu équipées de mails, de web, de mobiles, et de systèmes d’information élaborés et performants : ce n’est plus l’enjeu.

On parle maintenant de la révolution des acteurs économiques rendue possible par les outils digitaux : abaissement exponentiel des coûts de développement des solutions, de stockage, de traitement, et de marketing, communication et distribution. On parle d’un monde où le rythme de production de datas est exponentiel, et où les acteurs dont c’est l’activité ont pris un rôle dominant dans la société ou dans leur secteur économique.

En fait, on pourrait tout autant parler de la « Révolution Entrepreneuriale » issue de cet abaissement des coûts, c’est-à-dire des millions de jeunes et moins jeunes entrepreneurs qui lancent leur start-up avec des coûts faibles et des ambitions immenses. Ils ont leur bible « The Lean Start-Up », avec sa méthodologie éprouvée : identifier un problème à résoudre sur un large marché cible, sourcer les besoins et les « insights » utilisateurs, prototyper, tester, et lancer un « minimum viable product », puis le « scaler » aussi vite que possible. Ils vont très vite car ils ont des ressources pour un temps limité, et ils sont souvent soumis de facto à une course avec leurs concurrents. Ils font confiance à l’intelligence collective en partageant leurs données et leurs problématiques avec tous leurs collaborateurs de façon à augmenter l’implication de chacun et leur contribution à leur résolution.

Statistiquement, certains réussissent en éclatant des chaînes de valeur et en bousculant fortement des acteurs établis : Uber pour les taxis, Blablacar pour les transports, Airbnb et Booking pour les hôtels, Criteo pour le marketing digital, Spotify pour la musique, Netflix pour la TV… et ce n’est bien entendu que le début car la tendance, s’accélère et s’industrialise. A ce rythme, ils seront probablement 20 fois plus nombreux en 2020.

Les accélérateurs de start-ups comme Y-Combinator ou NUMA sont des acteurs de cette industrialisation.

En sélectionnant des équipes s’attaquant à des marchés à fort potentiel, en leur donnant des méthodes, des relations qui font levier sur leur projet, ils sont aux côtés de centaines de start-ups et accroissent leur chance de réussir. Les fonds d’investissement leur font confiance et financeront plus volontiers une start-up qui en est issue, ce qui accroît ses chances de succès. Il y a maintenant plus de 200 accélérateurs dans le monde, une demi-douzaine étant, comme NUMA sur plusieurs continents.

Et cette « Révolution Entrepreneuriale » s’accélère : de plus en plus de datas sont disponibles (notamment via l’internet des objets), de nouvelles façons d’en extraire de la valeur émergent (notamment via des systèmes auto-apprenants comme le “deep learning“), de nouvelles architectures apparaissent (comme les Blockchains), ce qui élargit le champ de cette révolution. D’autres révolutions s’y connectent : celles des transports (véhicules électriques et autonomes, drones, spatial…), de la médecine (fort accroissement de la durée de vie grâce aux nouvelles technologies) et de l’énergie (qui tend à devenir propre et décentralisée), ce qui démultiplie le potentiel « révolutionnaire ».

Quels leviers pour les grandes entreprises depuis lors ?

La prise de conscience puissante des grands acteurs de l’économie sur cette (probablement mal nommée) “transition digitale” est liée soit à un impact déjà observé dans les indicateurs économiques, soit à des observations de leurs concurrents, des domaines qui leur sont proches ou de la Silicon Valley. La phase de déni et de deuil est passée pour la plupart d’entre eux et ils rentrent en phase action.

Ils ont des moyens et des savoir-faire très importants. Ils ont aussi des dizaines ou des centaines de milliers de collaborateurs qu’il faut accompagner dans cette transformation indispensable.

Accélération des cycles de développement

Cela suppose des équipes courtes, acceptant de lancer rapidement des produits pas encore parfaits. Cela suppose de savoir écouter sincèrement les besoins des utilisateurs finaux pour traiter leurs problèmes. Cela suppose de savoir s’affranchir des gros systèmes informatiques lourds. Cela suppose d’utiliser les mêmes outils et méthodes que les start-ups. Cela suppose de savoir « pivoter » rapidement. Cela suppose de concevoir des solutions rapidement démultipliables (“scalable“) et de savoir intégrer des méthodes de croissance malignes (“growth hacking“). Cela suppose souvent de transformer le cadre de travail car l’innovation rapide nécessite une collaboration accrue et des décisions rapides. Beaucoup de grandes organisations ont entamé cette accélération, mais il n’est pas toujours facile de reproduire le “sentiment d’urgence” des start-ups, lié au fait que leurs ressources sont limitées.

Ouverture de l’innovation (« Open Innovation »)

Notamment vers des start-ups, vers les fonds d’investissement Corporate, les accélérateurs de start-ups. Mais c’est aussi plus de collaborations avec d’autres grandes organisations, qui vont permettre de faire levier sur ses propres efforts. C’est la prise de conscience qu’il faut un « écosystème » pour réussir : aucune grande organisation ne peut plus réussir seule. Et que pour être accepté par cet écosystème, il faut avoir la bonne posture et lui apporter de la valeur, car il est silencieusement impitoyable pour les acteurs non contributifs. Les grands groupes ont énormément de valeur à apporter à leurs écosystèmes respectifs et beaucoup ont réussi cette étape.

Des initiatives sont mises en place chez la quasi totalité des acteurs aujourd’hui, avec une ambition et une réussite inégale, mais elles ont toutes commencé à produire des effets :

  • Mise en place d’organisations dédiées (“Chief Digital Officer“, Direction de l’Innovation…)
  • Structures de sourcing et d’accompagnement de projets avec des start-ups (Mises en place de Pilotes, Investissement via du Corporate Venture, Accélérateurs de start-ups sur leurs thématiques business…)
  • Mise en place de projets en mode start-ups : Hackathons, intrapreneuriat
  • Mise en place de start-up studios pour développer des projets en mode start-up
  • Ouverture des structures de R&D et innovation vers les start-ups, via des rencontres organisées, des challenges…
  • Mise en place de « Tiers-Lieux », espaces de rencontre ouverts conçus pour innover en mode agile et ouvert, à l’instar de Unibail, MAIF ou Renault.
  • Montée en puissance de l’innovation centrée sur l’utilisateur (« Design Thinking »)

Quand bien même les statistiques montrent que les grands groupes ont bien plus de chance de réussir que les start-ups quand ils lancent des nouveaux projets entrepreneuriaux, les retours sur investissement ne sont pas toujours mesurables et nous sommes encore au début de ces mises en place. Les grandes organisations sont généralement accompagnées par des structures comme NUMA dans la mise en place de ces projets.

L’écosystème européen ne fait pas qu’imiter l’écosystème américain.

Une de ses créations puissantes, c’est la collaboration accrue de grands acteurs sur des thématiques données pour résoudre des problèmes complexes ensemble et avec les start-ups. Le projet Datacity en est une illustration : une dizaine de grands acteurs de la ville se sont réunis pour définir une dizaine de problématiques complexes de la villes qu’ils proposent à des start-ups de résoudre.

Ces projets sont extrêmement puissants car les grands groupes ont l’occasion d’échanger entre eux sur des expertises fortes et complémentaires. Ils rentrent en collaboration sur des domaines non compétitifs et proposent aux start-ups, qui adorent, des problématiques et des jeux de données qui sont des terrains de jeu à fort potentiel de création de valeur. Ce type de dynamique collective n’existe pas encore de façon visible outre Atlantique.

Quel chemin reste à parcourir ?

Là où la plupart des acteurs européens sont encore en situation de rattrapage par rapport aux “GAFA” et autres organisations agiles :

Des organisations et les façons de travailler qui n’ont pas encore changé.

Les bureaux sont encore parfois fermés, les organigrammes pyramidaux et les agendas surchargés de réunions longues. Il faut encore plusieurs semaines ou plusieurs mois pour pouvoir faire ce qu’une start-up, ou un acteur agile fait en quelques heures. Une large majorité des équipes travaillent encore exactement comme il y a 10 ans ou plus. Il faut souvent trois semaines pour organiser une réunion avec les bonnes personnes, et 3 mois pour obtenir une décision ou des budgets même sur un projet stratégique, ou bien même attendre l’exercice budgétaire de l’année suivante.

L’enjeu de la « révolution digitale », c’est donc aussi la mise en place de nouveaux modes de travail, issus des start-ups, à une part significative de l’organisation, en commençant par les plus visibles.

Un de leviers facilement actionnable, c’est la transformation de l’environnement de travail, à l’instar de ce qu’a fait la Société Générale à son nouveau siège de Val de Fontenay, ou Adeo à son siège de Ronchin. 

La collaboration avec les start-ups reste souvent en Europe à l’état de flirt…

…alors que les GAFA acquièrent des centaines participations dans des start-ups chaque année et font des dizaines d’acquisitions. Ce qui renforce leur capacité d’exécution, et crée une attractivité de l’écosystème californien inégalé et très vertueux. Il faut du volontarisme pour partiellement compenser en France cette attractivité. Google investit chaque année dans les start-ups plus que l’ensemble des 20 principales entreprises digitales européennes réunies, et en achète de très nombreuses. C’est pour acquérir des talents tout autant que des technologies et de l’agilité. En Europe, les acquisitions sont beaucoup plus rares, du fait de plusieurs facteurs : marchés cibles plus fragmentés ou « Not Invented Here ». Les équipes internes pensent parfois qu’elles sauront très bien développer la solution d’une start-up candidate au rachat pour beaucoup moins cher. Encore une fois, la valeur temps est insuffisamment prise en compte dans l’équation. 

Ces deux mouvements doivent être synchronisés.

Un rachat d’une start-up a peu de chances de fonctionner si la culture du groupe qui la rachète est en décalage. Soit les dirigeants partiront très vite, soit la start-up reste indépendante et ne produira pas toute la valeur escomptée. De l’autre côté, un groupe a besoin pour évoluer dans son mode de fonctionnement d’intégrer des talents issus des start-ups.

Et en 2017 chez Numa ?

Nous sommes persuadés chez NUMA que ce sont les entrepreneurs qui ont un sens fort de leur mission qui auront un impact sur les problèmes complexes du monde à l’horizon 2030.

Car ils sont rapides et ont la bonne approche. Notre mission à nous c’est de les accompagner, de leur donner les outils et les connections pour y parvenir. Leurs méthodologies et leur sens de la mission peuvent aussi servir les grandes organisations.

Depuis sa fondation il y a 3 ans, NUMA a accompagné plus de 120 organisations dans cette Transition, Digitale et Entrepreneuriale, avec la forte conviction qu’il faut d’abord agir sur la culture. NUMA a accompagné de nombreuses entreprises pour innover comme des start-ups (Intrapreneuriat, Start-Up Studio) ou avec des start-ups (Accélérateurs Thématiques).

Pour encore mieux accompagner ses partenaires dans cette transition des modes de travail, NUMA a décidé d’aller plus loin en 2017, avec quelques initiatives :

  • En créant “ NUMA Learn“, une offre de formations à destination des grandes entreprises qui veulent se transformer, avec pour objectif d’accompagner non seulement les équipes de précurseurs, mais aussi les milliers de collaborateurs dont les méthodes de travail sont amenées à évoluer.
  • En créant “NUMA Factory” pour proposer aux Grandes Entreprises ses outils, dont la première illustration est « Selecteev » qui permet aux starts-up ou à des équipes de postuler à des challenges ou des selections.
  • En lançant l’accélération thématique, en mode “multi partenaires”. NUMA Mexico lance dès janvier un accélérateur sur le sujet HealthCare avec des partenaires publics et privés prestigieux, c’est une première et cela permet de développer des expertises et des partages sur des domaines qui nécessitent une spécialisation.
  • En répliquant le succès de Datacity à Paris et Casablaca dans d’autres villes car nous avons la profonde conviction que ce type de collaboration fait énormément de sens ailleurs dans le monde.
  • En répliquant Datacity sur de nouvelles thématiques, notamment le domaine passionnant du SmartCampus.

L’équipe de NUMA a pratiquement doublé en 2016, et nous continuons de recruter en 2017… ceux qui seront les acteurs de cette passionnante transition, dont nous souhaitons faire de NUMA une entreprise exemplaire :).

Jean-François

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NUMA et la Mairie de Paris lancent la deuxième édition de DataCity

À l’occasion du Forum Cities for Life, nous lançons la deuxième édition de DataCity, le programme d’Open Innovation autour des enjeux de la Smart City.

Qu’est-ce que DataCity ?

DataCity est un programme qui réunit acteurs industriels, startups, et autorités locales pour relever ensemble des challenges afin de rendre la ville plus intelligente, et plus agréable à vivre pour ses citoyens grâce aux données. DataCity s’articule autour de plusieurs étapes, pour une durée totale de 10 mois :

  • Première étape : identification des challenges | Cette étape consiste à identifier les challenges avec les autorités locales et les partenaires industriels. Ces défis, auxquels devront répondre les startups sélectionnées, concernent des sujets clés pour l’avenir de nos villes, et pour l’amélioration de la qualité de vie de ses habitants : bâtiments intelligents, énergie, logistique, déchets, flux (voir le détail des challenges).
  • Deuxième étape : appel à projets startups | Une fois les challenges rendus publics, NUMA et ses partenaires sélectionnent des startups capables d’y répondre par des solutions concrètes. DataCity constitue pour ces startups une opportunité unique de travailler directement avec des partenaires industriels clés, ainsi qu’avec des autorités locales, et d’accéder à des données rarement partagées.
  • Troisième étape : expérimentations des projets retenus | Enfin, les startups sélectionnées expérimentent leurs solutions sur le terrain, notamment grâce aux données des partenaires, à l’accès au réseau d’experts de NUMA, au soutien de la Ville de Paris, et à un financement de 10K€. À l’issue de l’expérimentation, les startups et les partenaires ont la possibilité de développer ensemble des offres de services ou des produits, comme ce fut le cas lors de la première édition pour 3 projets.

Challenges Smart City

La deuxième édition de DataCity qui débute ce 22 novembre ambitionne de sélectionner neuf startups pour répondre à onze challenges et bénéficier de l’expertise et des données de neuf partenaires industriels clés : Bouygues Energies & Services, EDF, Cisco, Nexity, La Poste, RATP Dev, Setec, SFR, et Suez. Les données qu’ils s’engagent à mettre à disposition des startups sont inédites, tant d’un point de vue qualitatif, que quantitatif : géolocalisation, consommation énergétique de bâtiments publics, flux de piétons sur les zones urbaines, horaires de passages de ramassage des ordures… Par ailleurs, les startups recevront le soutien de deux partenaires techniques afin d’utiliser au mieux ces données : Ekimetrics, et Sigfox.

“En rendant concrètes les collaborations entre startups et grands groupes, les expérimentations auprès des citoyens, la consultation des pouvoirs publics, NUMA joue son rôle de plateforme d’innovation en faisant le pari de la diversité.”

Marie-Vorgan Le Barzic, fondatrice et CEO de NUMA.

En parallèle du lancement de la 2ème édition parisienne, NUMA a décidé d’étendre le programme à l’international. DataCity a déjà démarré à Casablanca, et verra le jour dans d’autres villes du monde prochainement. “Partout, nous gardons cette conviction : les villes intelligentes de demain seront celles qui sauront conjuguer les intelligences de leurs habitants” affirme Marie-Vorgan Le Barzic.
C’est aujourd’hui la raison d’être de NUMA : être l’artisan de l’économie de demain, qui place l’humain au coeur de son développement.

SITE OFFICIEL

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Innover dans le retail : retour sur le Smart Mall Day

Vendredi 7 octobre, 14h. Le Smart Mall Day ponctue une réflexion engagée par NUMA depuis plusieurs mois sur l’innovation dans le secteur retail, avec un après-midi de tables rondes et expérimentations pour imaginer le centre commercial de demain.

Comment mettre en place un projet d’innovation retail ? Quelles nouvelles technologies s’intègreront dans le centre commercial de demain ? Quel est le futur de l’expérience client ?

Retrouvez notre compte-rendu de l’événement sur Storify :
http://storify.com/NUMAParis/smart-mall-day

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DataCity : une alliance startups et grands groupes au service de la ville intelligente

La première édition de DataCity est désormais terminée. Après 8 mois de consultations, de tests et de collaborations, ce programme d'innovation s'est achevé par la présentation des expérimentations. DataCity a fait émerger des alliances inédites entre startups et industriels. Retour sur ce projet qui veut révolutionner la ville.

Le programme DataCity est né d’une envie commune : celle de relever le défi majeur que représente l’urbanisation de nos sociétés. Le constat est simple : d’ici 2050, 80% de la population mondiale vivra en ville, et celles-ci seront à l’origine de 70% des émissions de CO2. La question n’est donc plus de savoir s’il faut changer notre conception de la ville, mais de trouver comment.

Datacity - PitchDay (38) - copie
Jean Louis Missika, en introduction du DataCity Pitch Day

« Nous devons créer de véritables écosystèmes associant les collectivités, les grandes entreprises, les PME, les startups, les citoyens ». Cette déclaration de Jean-Louis Missika, Adjoint à la mairie de Paris, chargé de l’urbanisme, de l’architecture, du projet du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité, résume parfaitement l’ambition du programme DataCity, ainsi que le rôle clé de NUMA depuis ses débuts : favoriser la collaboration entre tous les acteurs de l’écosystème pour résoudre ces défis fondamentaux.

Un challenge : rendre les villes plus durables

Un tel défi ne peut être relevé que par la collaboration de tous les acteurs qui composent la ville d’aujourd’hui. C’est avec cette conviction qu’a pris forme le programme d’innovation DataCity : en réunissant des grands groupes, des collectivités territoriales, des startups, des étudiants, des freelances, mais surtout et avant tout des citoyens, nous avons voulu faire de ce programme un projet commun.

Pour mener ce programme d’innovation, impulsé par la Ville de Paris au travers de sa Mission « Ville intelligente » et coordonné par NUMA, nous avons réuni 5 industriels  majeurs qui façonnent les aspects fondamentaux de l’urbanisme : Vinci Energies, Setec, Suez Consulting, Cisco et Nexity. En réunissant les compétences, les savoir-faire, les expertises, et les données d’autant d’acteurs autour d’un projet multi-partenarial, NUMA a pleinement joué son rôle de plateforme d’innovation.

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Une méthode : la collaboration

Démarré en novembre 2015, DataCity s’est déroulé en trois temps :

  • EXPLORE. Cette phase de consultation au travers d’événements et de réunions publiques nous a permis d’identifier les défis, de nous ouvrir à la communauté, de recenser les datas disponibles et de définir les problèmes à résoudre. Avec 200 participants au lancement du programme et plus de 50 participants à chacun des 4 meetups, nous avons pu saisir l’engouement que suscite la question de l’urbanisation durable et intelligente auprès des citadins.
    > Voir les défis identifiés
  • SELECT. Une fois les défis identifiés et publiés, il nous fallait trouver des acteurs pour y répondre. L’objectif de l’appel à projets était de récolter 50 candidatures de startups capables de répondre aux défis identifiés avec nos 5 partenaires. Ce sont finalement près de 200 startups qui ont postulé. Parmi ces projets ambitieux, ces entrepreneurs passionnés, et ces projets innovants, 5 startups ont été sélectionnées : Padam, Qucit, eGreen, Openergy, et Sensewaves, pour répondre chacun à un défi.
  • EXPERIMENT. Chaque partenaire avait pour mission de construire un projet avec une startup et de l’accompagner pendant la durée d’un bootcamp qui s’est tenu du 21 mars au 01er avril 2016 chez NUMA. Pendant cette période, NUMA a accompagné les entrepreneurs sur les expérimentations de terrain et a mis à disposition des mentors de son réseau, a organisé des workshops thématiques (UX Design, Data Science…). Chaque startup a reçu une enveloppe de 30 000 € en financement et services NUMA pour réaliser son expérimentation et répondre au défi pour lequel elle avant été sélectionnée.

Les duos startups / grands groupes

5 alliances se seront donc formées à travers ce programme :

  • Openergy / Nexity
  • Sensewaves / Setec
  • Qucit / Cisco
  • Padam / Vinci Energies
  • eGreen / Suez

Économie d’énergie, optimisation de la mobilité urbaine, intelligence urbaine, gestions des déplacements de proximité… Le programme DataCity a permis d’accélérer le développement de projets concrets qui amélioreront le quotidien des citadins de demain.

Datacity - PitchDay (56) - copie
Anne Mollet, Directeur développement durable et marketing stratégique chez Nexity

Au-delà de la réussite de ces expérimentations, DataCity est également un succès au regard des collaborations startups / grands groupes inédites qu’il a fait naitre. À travers ce programme, de véritables alliances se sont créées, comme en témoigne Anne Mollet, Directeur développement durable et marketing stratégique chez Nexity : « Après DataCity, au-delà de nouvelles méthodologies de travail, nous avons tissé des relations de long terme. Avec Openergy, nous comptons développer une offre de services commune et opérationnelle de mutualisation de l’énergie au sein d’îlots de bâtiments, dans le cadre de la rénovation des bâtiments résidentiels, mais aussi à destination des quartiers neufs. »

Des nouvelles opportunités de collaboration entre grands groupes ont aussi émergé grace à DataCity.

Et ce n’est pas fini

À l’instar de NUMA, DataCity met le cap sur l’international. Cette première édition de DataCity n’est qu’une première étape. Avec ses 5 implantations internationales à Bangalore, Barcelone, Casablanca, Moscou, et Mexico, NUMA va pouvoir étendre le programme DataCity autour du monde.

Avec NUMA, la Ville de Paris a d’ores et déjà proposé son expertise aux autres métropoles internationales engagées pour le climat dans le cadre du C40 Cities Climate Leadership Group. « L’analyse des données doit être mise au service d’une ville durable, inclusive, résiliente ; elle doit être au service des citoyens. Paris est à la pointe de ce combat qui concerne toutes les métropoles de la planète » explique Jean Louis Missika..

Datacity - PitchDay (47) - copie
Marie-Vorgan Le Barzic, CEO de NUMA

En parallèle, nous préparons la 2ème édition parisienne de DataCity avec un consortium de partenaires élargi.

À travers ce programme, « NUMA a démontré son rôle de tiers de confiance et a pu mesurer l’impact de son accompagnement » déclare Marie-Vorgan Le Barzic, CEO de NUMA. Grâce à tous les partenaires, startups, mentors, et collaborateurs ce projet fut un énorme succès, et nous tenons à les remercier chaleureusement pour leur implication. « L’innovation et les leviers de croissance des acteurs de l’économie ont un avenir infini ».

Quelques datas sur DataCity

1/ Explore

Identification des challenges avec l’écosystème Smart City

  • 1 ville
  • 4 thèmes
  • 9 challenges
  • 5 entreprises partenaires
  • 300 participants

2/ Select

Sélection des meilleures startups

  • 190 candidatures
  • 20% candidatures internationales
  • 62 startups accompagnées dans leur réponse
  • 3% de taux de sélection
  • 30 couvertures presse

3 / Experiment

Expérimentation sur le terrain avec le soutien d’experts et de mentors

  • 5 startups
  • 21 mentors NUMA
  • 30 experts corporates mobilisés
  • 9 terrains d’expérimentation
  • + de 80 data sets

 

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