Les entrepreneurs DataCity #4 : Comment utiliser les données logistiques pour garder les rues de Paris propres et moins emcombrées ?

Avec cette série nous revenons sur les projets Datacity présentés lors du Demoday à l’Hôtel de Ville de Paris le 6 juin et sur les entrepreneurs qui ont contribué à leur réussite.

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Edouard Maurel, Program Manager, NUMA 

Edouard, dans le cadre de Datacity vous avez travaillé sur quels projets ?

Le premier projet que j’ai suivi est en lien avec la logistique. En utilisant les jeux de données mis à disposition par La Poste (incluant points de livraison, type de véhicule, etc.), Colisweb a étudié grâce à ses algorithmes co-développés en partenariat avec l’INRIA (Institut de recherche en mathématique et informatique) comment modéliser l’impact d’un aménagement urbain (p. ex. fermeture d’un axe) en termes de coût de livraison et de CO2. Dans un second temps, cette solution a permis de mesurer la taille nécessaire d’une flotte de livraison (vélo, fourgonnettes, camions, etc.) pour une zone urbaine spécifique.

Le moment le plus dur et le résultat dont tu es le plus fier ?

La Poste ayant mis à disposition des informations anonymisées sur des millions de livraisons, rechercher l’ensemble des jeux de données dans un groupe aussi diversifié a pris beaucoup de temps. Nous sommes d’ailleurs toujours en train de compléter les données pour rendre l’analyse la plus fiable possible.

Je suis fier d’avoir participé au développement d’une solution complètement novatrice qui permettra aux collectivités de prendre des décisions basées sur des faits sur tout ce qui concerne la livraison.

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

Nos villes seraient sûrement moins encombrées de camions de livraisons garés en double file. On respirait mieux avec une flotte de livraison et des aménagements adaptés pour limiter le coût et l’impact CO2 de chaque livraison

Le deuxième challenge sur lequel j’ai travaillé est…

… une expérimentation qui aura un impact très prochainement sur le quotidien des parisiens. Craft.ai a développé en partenariat avec SUEZ et la Mairie de Paris, une solution pour limiter l’encombrement des trottoirs parisiens. Toutes les poubelles étant maintenant équipées d’une micropuce recueillant l’horaire exact de collecte des déchets, Craft.ai a utilisé son modèle d’intelligence artificielle pour prévoir l’horaire exact de collecte des déchets à chaque adresse et informer les concierges et sociétés spécialisées via la plateforme de SUEZ Monservicedechets.com. Le service est maintenant disponible dans le 14° arrondissement.

Le moment le plus dur et le résultat dont tu es le plus fier ?

Le plus dur… rien qui me vienne à l’esprit

La plus grande fierté aura été d’assister à la création d’un vrai collectif, d’une équipe très soudée mais provenant d’univers très éloignés avec Régis de la mairie de Paris, Sylvain et Matthieu de Craft.ai et Romain de SUEZ

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

…des trottoirs moins encombrés partout dans le monde. A Paris, le créneau de passage des camions est de 4h en moyenne, nous sommes en mesure de réduire ce créneau à 2h. L’impact de cet solution implémentée à un niveau global serait considérable pour le bien-être des citoyens qui verraient la propreté et l’accessibilité des rues améliorée.

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Retrouvez toutes les informations sur le programme DataCity à Paris et son édition parisienne
Datacity en 2 minutes

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Les entrepreneurs Datacity #3: Comment réduire la facture d’électricité des Villes ?

Avec cette série nous revenons sur les projets Datacity présentés lors du Demoday à l’Hôtel de Ville de Paris le 6 juin et sur les entrepreneurs qui ont contribué à leur réussite.

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Clémence Fischer, Head of Smart City

Paul Moreau, Innovation Program Manager

 

Clémence, Paul, dans le cadre de Datacity, sur quels projets avez-vous travaillé ?

 

Construire des communautés locales de production et consommation d’électricité

Le premier projet sur lequel nous avons travaillé est le challenge relatif à l’autoconsommation collective d’électricité; aussi appelée “communautés locales d’énergie”. C’est un challenge au potentiel disruptif majeur dans le monde de l’énergie: il s’agit de permettre à toute personne d’acheter de l’électricité produite par son voisin, sans passer par le réseau national. La mise en oeuvre de ce marché va progressivement bouleverser le paysage énergétique actuel, traditionnellement centré sur des centrales de production de capacité importante distribuant l’électricité sur un réseau national et transnational. De plus en France, la production d’électricité photovoltaïque représentait 1,4% de la production totale en 2015, sachant que l’objectif du Plan Pluriannuel de l’Energie d’Octobre 2016 est de multiplier ce chiffre par trois d’ici 2023; le potentiel de progression est donc important.

Ce challenge a été relevé par la start-up danoise Linc, représentée par son CEO Pranay Kirshen. Côté grandes entreprises, ce sont Fabrice Casciani chez EDF, Herbert Beck de Nexity et Jean-Bernard Sers de Bouygues Energies et Services (BYES) qui ont porté ce challenge et ont accompagné la startup dans l’élaboration d’une solution. Nous avons choisi de travailler sur ce challenge pour son intérêt avant-gardiste mais également parce que la réglementation française est en train d’évoluer pour permettre à ce type de marché de s’installer. A la fin de la phase d’expérimentation, le décret d’application permettant d’acheter l’électricité est justement sorti ce qui rend ce marché maintenant possible.

Herbert Beck, Pranay Krishen, Fabrice Casciani et Jean-Bernard Sers

Le moment le plus dur et le résultat dont vous êtes les plus fiers ?

Côté technique, 4 compteurs intelligents ont été testés et installés au Lab EDF des Renardières, le back-end de Linc connecté aux compteurs du site pour permettre les échanges directs entre une maison productrice équipée de panneaux solaires et une habitation consommatrice. Du côté du consommateur d’énergie, nous partions de la page blanche, car le marché n’existait pas encore en France du fait de la réglementation en gestation. Un volet important du challenge consistait donc à vérifier la proposition de valeur auprès d’utilisateurs potentiels d’une solution d’échange d’énergie au niveau local. Nous avons défini des “persona”; nous avons décrit une personne type qui serait, selon nous, intéressée pour entrer dans une communauté locale d’énergie afin d’acheter ou vendre de l’électricité à son voisin (profil “early-adopter”). D’après un sondage réalisé par Opinion Way, 47% de la population française serait prête à investir dans l’autoconsommation solaire, ce qui signifie que la part d’early-adopters est potentiellement significative. Puis nous voulions définir un cas d’utilisation précis de la technologie, afin de cibler les personnes à interviewer pour mieux connaître leur besoin. Mais comment tester une proposition de valeur quand on n’a pas de référence existante sur le service et son prix? Fallait-il cibler des producteurs d’électricité solaire, ou juste n’importe quel habitant, qui aurait des voisins produisant de l’électricité solaire?

Nous avons fait de nombreuses hypothèses dans un temps très court, afin de se focaliser sur une proposition de valeur bien spécifique. Nous les avons testées par 10 entretiens qualitatifs d’une heure environ, auprès de personnes susceptibles d’adopter la solution, qui correspondaient aux “early-adopters” que nous avions identifiées au démarrage. Nous leur avons présenté nos prototypes d’interface utilisateurs, qui seraient accessible sur un site web de la startup Linc, afin de tester la proposition de valeur et le prix du service. Plus de 30 interfaces ont été développées pour les besoin du test. Cette méthode de prototypage rapide et de test a permis de rapidement confirmer ou infirmer les hypothèses que nous avions initialement faites par rapport au produit et aux besoins des utilisateurs. L’objectif final est d’orienter l’offre d’auto-consommation collective vers les réels besoins des personnes susceptibles d’entrer sur ce marché.

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

… nous aurions une grande partie de la production mondiale qui serait d’origine renouvelable et locale! Sachant que la population mondiale est déjà logée à 50% dans les villes, cela fait beaucoup de monde. Bien sûr une énergie solaire ne se suffirait pas à elle-même (ne serait-ce que la nuit) et il faudrait y adjoindre d’autres moyens de production ou de stockage d’énergie par exemple, ou simplement utiliser le réseau électrique national. D’après la Commission Européenne, 264 millions de citoyens européens pourraient produire leurs propres électricités dès 2050, l’impact en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre sera alors massif.


 

Le deuxième projet sur lequel vous avez travaillé est :

Prédiction des dysfonctionnements sur les infrastructures de la ville

Le troisième challenge que nous avons suivi est le challenge Maintenance Prédictive sur les infrastructures de la ville. L’objectif final du challenge est de proposer une approche permettant de prédire les dysfonctionnements des candélabres et lampadaires de la ville de Paris. Les données utilisées pour répondre à cette problématique se présentent sous la forme de courbes de tension, ampérage, énergie, puissance et facteur de puissance mesurées sur les 20 000 boîtiers de commande connectés aux lampadaires de la Ville de Paris, remontant leurs données toutes les heures. En effet, en fonction de leur usage et des conditions environnantes, les lampes présentent un profil électrique différent. L’hypothèse à valider pendant l’expérimentation était que l’étude d’un grand volume de données électriques permettrait d’identifier et de prédire les dysfonctionnements de l’éclairage urbain.


C’est le challenge qu’a relevé Saagie, une entreprise spécialisée dans le traitement de large bases de données (“big data”) et dans la construction d’algorithmes de machine learning. Pour Saagie, l’objectif de l’expérimentation était de proposer un nouveau cas d’usage pour leur technologie, et ainsi de construire une nouvelle offre pour la maintenance d’équipements urbains.


Jerome Tredan, Alexis Abdelmoula, Karine Goutorbe, Maxime Billot, Remi Coulon et Jean-Bernard Sers

Nous avons travaillé avec Stéphanie Brion, Sébastien Follet et Karine Goutorbe du côté de Saagie. Maxime Billot et Alexis Abdelmoula étaient les interlocuteurs principaux du côté de EVESA (filiale de Bouygues Energies et Services – BYES, en charge de l’éclairage urbain de la ville de Paris) ainsi que Jean-Bernard Sers (BYES).

L’historique des données fournies par EVESA a permis à Saagie d’identifier dans un premier temps les signaux électriques aboutissants sur un dysfonctionnement terrain. Une fois ces courbes identifiées, nous avons pu regrouper les causes des dysfonctionnements pour créer une typologie de pannes possibles. Par exemple, les données analysées par Saagie, ont permis d’identifier les défauts d’amorçage ou de condensateur, ou encore des résistances de passage présentant une baisse de tension ponctuelle permanente. Le travail de Saagie a permis d’identifier 1276 pannes au total sur 648 boîtiers, sur une période d’analyse de 3 mois en moyenne (les pannes, si elles conduisaient à un dysfonctionnement visible, ayant été corrigées par Evesa sur le terrain).

L’étape suivante a été de corréler cette typologie avec les données contextuelles venant du terrain, avec l’objectif finale d’arriver ensuite à prédire une panne, avec un interval de temps et de précision donné. La confrontation de l’historique de données avec les pannes réelles survenues sur le terrain a permis de valider l’approche est les résultats des prédictions. Le travail de Saagie a permis d’identifier une liste de 2806 dysfonctionnements potentiels, ayant chacun son propre score de confiance (probabilité sur l’apparition d’une panne terrain),  tous les deux calculés à partir de la répartition statistique de la distance entre l’anomalie et la panne sur l’ensemble du jeu de données. Ces données ont été confrontées avec le terrain, et vont continuer à l’être sur les prochains mois.

Le moment le plus dur et le résultat dont vous êtes les plus fiers ?

La difficulté du challenge a résidé dans le fait que l’historique et la profondeur des données étaient justes suffisants, du fait que les boîtiers permettant de remonter les données électriques ont été installés depuis la fin 2016 par Evesa. Nous avons dû attendre que plus de données remontent du terrain dans le temps, ce qui en soi n’est qu’un problème à court terme car plus on arrive à nourrir l’algorithme avec de nouvelles données plus la précision de la prédiction augmente.

Saagie propose également un interface visuelle sous la forme d’une cartographie permettant d’identifier rapidement les lampadaires susceptibles de tomber en panne, et qui peut être utilisée directement par les techniciens pour déterminer leurs actions de maintenance prédictive.

L’impact direct pour l’opérateur de l’éclairage urbain est une réduction du temps nécessaire à l’identification des pannes et une réduction du nombre de pannes effectives. L’impact pour les citoyens est une augmentation de la qualité de vie par la réduction du nombre de lampadaires défectueux.

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

L’offre développée par Saagie pourrait être répliquée dans la plupart des agglomérations, ceci aux niveaux national et international. L’impact pour les gestionnaires de l’éclairage public représente des économies financières conséquentes. En effet, la solution de maintenance prédictive développée par Saagie permet de prévenir des pannes avant qu’elles ne soient trop graves et ainsi d’économiser sur les réparations, mais également de gagner du temps sur l’identification des lampadaires défectueux.


 

Le troisième challenge sur lequel vous avez travaillé est :

 

Rendre l’éclairage nocturne intelligent en l’adaptant aux déplacements réels des personnes pendant la nuit

 

Aujourd’hui, 199000 points lumineux équipent les rues parisiennes, afin d’éclairer les rues, les squares, les places la nuit pour les 2,2 millions d’habitants qui vivent intra-muros et pour ses nombreux visiteurs. Nous avons travaillé sur un éclairage “adaptatif” dans la ville, afin de réduire la pollution lumineuse et faire des économies d’énergie. L’idée du challenge est de savoir si on peut moduler l’éclairage urbain en fonction de la fréquentation dans la rue, sans utiliser de capteurs (de présence par exemple), limitant ainsi les coûts d’infrastructure.

Depuis peu de temps, la réglementation française permet en effet de réduire la luminosité en heures creuses la nuit, de façon modérée afin de ne pas porter atteinte à la sécurité des passants ou des véhicules. L’objectif du challenge proposé par Bouygues Energies & Services, relevé par les startups Quantmetry et Dataiku, était ainsi d’évaluer la pertinence de données anonymisées et agrégées provenant des téléphones portables pour qualifier la fréquentation dans les rues. Si la pertinence de l’utilisation de ces données était prouvée, l’objectif final était de proposer une nouvelle carte d’éclairage des rues en heures creuses. Nous avons travaillé sur ce challenge avec Alexandre Stora, Benjamin Habert et Sacha Samama de Quantmetry, aidés de Matthieu Scordia et Yannis Ghazouani de Dataiku. Côté grandes entreprises, Jean-Bernard Sers de Bouygues Energies et Services, Frédéric Gauzy de SFR, ainsi que Maxime Billot de Evesa (Bouygues Energies et Services étant actionnaire d’EVESA, opérateur du réseau d’éclairage de la ville de Paris) ont accompagné Quantmetry et Dataiku tout au long du challenge.

Jean-Bernard Sers, Benjamin Habert, Frédéric Gauzy, Yannis Ghazouani, Maxime Billot et Alexandre Stora

Le moment le plus dur et le résultat dont vous êtes les plus fiers ?

Le premier point difficile sur ce challenge a été d’identifier les bonnes startups alliant une expertise en data science à une appétence pour un sujet innovant. Nous avons en effet eu un nombre limité de candidatures de startups, cependant ces dernières étaient d’une très grande qualité.

Par ailleurs, la deuxième étape délicate a été le traitement des données en elles-même.

L’objectif était de mesurer les variations de trafic urbain nocturne pour adapter la luminosité dans les rues de Paris. Quantmetry et Dataiku ont analysé les données de SFR pour répondre à cette problématique et ont été confronté à 2 défis majeurs: la maille géographique et la précision des données.

Première question: comment faire coïncider la maille géographique de la téléphonie mobile à l’implantation des candélabres? Un découpage à l’IRIS a notamment permis de répondre à ce besoin.

Deuxième question: comment garantir un bon niveau de fiabilité de la mesure du trafic? Les data scientists ont croisé les mesures de flux de SFR avec des données d’open data pour calibrer le modèle de prédiction. Les équipes ont travaillé sur des dizaines de jeux de données en combinant l’état de l’art des technologies d’analyse de données: DSS de Dataiku, PostgreSQL, PostGIS, Python, D3.js…

La qualité du travail des data scientists de Quantmetry et Dataiku a été a été décisive pour le succès du projet.

L’ensemble des participants à ce challenge sont fiers d’avoir pu démontrer qu’il est possible d’utiliser des données mobiles pour faire des économies d’énergie en éclairage, car c’était la principale hypothèse à confirmer pendant la phase d’expérimentation.

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

En terme d’impact, à l’échelle de la ville de Paris le déploiement d’une telle solution permettrait de faire une économie de 6% sur la facture d’électricité de la ville, sans aucun investissement matériel.

Par ailleurs, cette solution est déployable dans toute ville du monde équipée de candélabres et lampadaires équipées d’ampoules LED, et permettant d’avoir au moins deux niveaux d’éclairage, en heures creuses et en heures pleines.

 

Clémence Fischer, Head of Smart City

Paul Moreau, Innovation Program Manager

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Les entrepreneurs Datacity: #2 Smart Building et consommation d’énergie des bâtiments publics

Avec cette série nous revenons sur les projets Datacity présentés lors du Demoday à l’Hôtel de Ville de Paris le 6 juin et sur les entrepreneurs qui ont contribué à leur réussite.

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Iman Ahmed : Junior Innovation Programs Manager, NUMA

Iman, dans le cadre de Datacity tu as travaillé sur quels projets ?

Diminuer de 10% la consommation énergétique de la ville de Paris  avant 2020 par le changement comportemental

J’ai travaillé sur un challenge qui vise à réduire la consommation énergétique des bâtiments publics à travers la sensibilisation des gestionnaires de bâtiment. L’équipe qui relève ce défi réunit Aurélie Guillon (SETEC), Manon Dirand (startup Beebryte), Marie-Emilie Legrand et Anne-Gaelle Baptiste, Auréliane Labourdette, toutes de la Direction du Patrimoine et de l’Architecture à la Mairie de Paris, ainsi que Jean-Philippe Clément (Responsable de la démarche et des solutions data à la Mairie de Paris).  Une équipe si nombreuse et complète de la Mairie de Paris est pertinente puisque le challenge s’inscrit dans du plan Climat de Paris, dans lequel la Ville de Paris s’est engagée à réduire de 10% sa facture énergétique via le changement comportemental.

Le but de ce challenge était donc de rendre les gestionnaires de bâtiments publics acteurs de la consommation énergétique de leur bâtiment, afin de réduire la facture de la ville et la sur-consommation inutile d’électricité et de gaz.  Or, comment sensibiliser des gestionnaires de  crèches, gymnases, mairies, aux questions énergétiques alors même que ces enjeux n’étaient jusqu’alors que périphériques à leurs fonctions ? Pour cela, l’ensemble des partenaires ont mené un travail de recherche utilisateur pour aller à la rencontre des gestionnaires et ont créé avec eux un tableau de bord de visualisation en temps réel de la consommation énergétique des bâtiments. Les gestionnaires ont donc pu choisir les informations prioritaires qu’ils voulaient faire remonter par les capteurs connectés à leurs bâtiments. En plus de cela, ils bénéficient semaines après semaines d’un suivi personnalisé de leurs efforts d’économies d’énergies remontés grâce à un système automatique d’alerte.

Manon Dirand, Marie-Emilie Buisson, Aurélie Guillon, Anne-Gaelle Baptiste

Le moment le plus dur et le résultat dont tu es le plus fier ?

Contrairement à ce que nous pensions, les 2 plus grosses difficultés n’ont pas été d’ordre technologique, mais d’ordre humain.

  • La première difficulté fut de mobiliser un public très occupé (gestionnaires de crèches etc), occupé à 100%  par de l’opérationnel et des urgences. Plutôt que de les faire venir chez NUMA comme initialement prévu, nous avons changé de méthode et nous sommes partis à leur rencontre sur leur lieu de travail.
  • La seconde difficulté a été révélée par Fiodor Tonti l’UX Designer qui nous a accompagné, qui considérait que nous travaillions sur un problème que les utilisateurs n’avaient eux même pas encore identifié et dont ils n’avaient pas conscience (réduction de la consommation d’énergie). Nous travaillons donc avec des utilisateurs dont nous avions anticipé les pain points. Il a donc fallu concevoir le tableau de bord comme une greffe aux activités des gestionnaires et comme un outil complémentaire à l’existant. Plutôt qu’être un produit en lui-même sinon, le dashboard RDV conso est parvenu à s’insérer dans la vie des gestionnaires et leurs outils.

 

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

Dans toutes les villes mondiales, les gestionnaires de bâtiments publics déplorent un manque de visibilité sur la consommation de leur bâtiment alors même qu’ils sont le levier d’action le plus puissant. A terme, l’application souhaite créer des communautés de gestionnaires à l’échelle de Paris, et pourquoi pas d’autres villes pour qu’ils puissent comparer leurs efforts et leur consommation. A la clef ? Des factures réduites pour les collectivités locales et une économie d’énergie garantie à l’échelle mondiale.

 

Le deuxième challenge sur lequel tu as travaillé est :

Quand la tech met l’humain au coeur des choix décisionnels d’aménagement de bureaux

Dans le cadre de DataCity, j’ai accompagné Ghislain Bourgin (Cisco), Virginie Dinh de Bossoreille (Nexity), Antoine Plantier (Startup Sharing Cloud) et Guillaume Crozet (Startup Irynx), Frédéric Gauzy (SFR). Le but du challenge; optimiser le taux d’occupation des bureaux tout en offrant de meilleures conditions de travail à l’usager. Pour répondre au challenge, nous avons travaillé sur un outil d’aide à la décision pour les space planners dans l’aménagement des espaces de bureaux. C’est un tableau de bord qui montre en temps réel l’utilisation des salles de réunion, d’open space et de flexoffice, en alertant sur les espaces de sous-occupation et sur-occupation. Ces données sont issues de 11 capteurs thermiques installées par Guillaume et ses équipes dans les 3 espaces de travail du siège de Nexity. Les données sont aussi comparées aux données de réservation extraites de la plateforme de booking de salles et de postes de travail de Sharing Cloud. Ce tableau de bord  devient alors révélateur de l’utilisation des espaces et des habitudes des usagers, permettant aux moyens généraux de prendre les meilleures décisions pour le confort des employés tout en optimisant l’occupation des lieux.

Frédéric Gauzy, Antoine Plantier, Ghislain Bourgin, Virginie Dinh-de Bossoreille, Guillaume Crozet

 

Le moment le plus dur et le résultat dont tu es le plus fier ?

Nous sommes passés d’un challenge qui s’appelait initialement “Bâtiment intelligent” à “Optimiser l’espace de travail en garantissant le confort de l’usager”. Entre ces deux noms, un long chemin. La problématique était très large et la principale difficulté a été de choisir un axe pour adresser ce challenge. L’ensemble de l’équipe a donc traversé de nombreux doutes, car il était difficile de choisir le Personae sur lequel nous devions nous focaliser; hésitant entre un outil à destination des employés, ou des moyens généraux. Nous avons donc mené plus d’une dizaine d’entretiens utilisateurs au siège de Nexity qui nous ont permis de trancher, en identifiant que le pain point principal résidait chez les Moyens Generaux. Les ateliers de Data-visualisation  autour de la construction du dashboard avec François Prosper nous ont permis d’affiner le profil que nous adressions en s’interrogeant sur les informations que nous voulions montrer.

 

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde, DataCity aurait un impact conséquent sur les conditions de travail des employés des villes mondiales. En effet, la pression du foncier, la raréfaction de l’espace, et le changement de mode de travail des employés, vont pousser les entreprises à faire de vrai revirement dans leur gestion de l’espace de travail. C’est déjà ce qu’on remarque en France et aux Etats-Unis. Or,  sans outil et sans visibilité sur l’usage des espaces et les besoins des employés, les entreprises vont mettre à mal l’efficacité de travail mais surtout la santé de leurs employés. Travailler sur les “smart building”, c’est donc aussi travailler à  mettre l’humain au coeur des choix décisionnels et articuler l’environnement qui l’entoure autour de ses besoins essentiels.

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Les entrepreneurs Datacity: #1 Mobilité, Flux et Planification Urbaine

Avec cette série nous revenons sur les projets Datacity présentés lors du Demoday à l’Hôtel de Ville de Paris le 6 juin et sur les entrepreneurs qui ont contribué à leur réussite.


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Matthias Hamaï: SmartCity Program Manager, NUMA
Claudio Vandi: Directeur Practices Innovation, NUMA

Matthias, Claudio, dans le cadre de Datacity vous avez travaillé sur quels projets ?

Optimiser les parcours des bus touristiques grâce à l’analyse de 19.200km de trajets

Le premier projet sur lequel nous avons travaillé est le Challenge “Analyse des usages des Bus Touristiques” avec RATP Dev, sa filiale Open Tour et Intersec.
L’objectif du challenge était de comprendre les usages des bus touristiques Open Tour opérés par RATP Dev afin d’en optimiser les routes et améliorer l’expérience client.
Pour analyser des parcours d’usage, Intersec a créé un modèle d’analyse qui croise les données des connexions wifi par les passagers des bus, les positions GPS du bus et des données de billettiques (qui a acheté où et quand?).

Le moment le plus difficile et le résultat dont vous êtes fiers ?

La collecte des données: les bus Open Tour sont déjà équipés en routeur wifi mais, pour l’expérimentation, Intersec devait récupérer également les positions GPS, ce qui a demandé l’installation d’un module supplémentaire. Grâce aux équipes de Sophie Hassan et Priscille Crozemarie côté Ratp Dev et Marc Saint Felix et Xavier Petit côté Open Tour, Intersec a pu collecter et analyser ces données qui n’étaient pas disponibles avant Datacity.

Les équipes Intersec et surtout Charlotte Loubet, Pierre Louis Cuny, Loïc Faure et Jean-Marc Coïc ont pu réaliser un travail incroyable en étudiant plus de 23 000 trajets, ce qui représente 19 200 km et 800 000 traces de réseaux analysées.

Intersec et Ratp Dev vont poursuivre le déploiement de l’outil d’analyse après Datacity.

Priscille Crozemarie et Charlotte Loubet

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

Les trajets des Bus seraient conçus et adaptés en fonction des usages réels et du trafic, ce qui permettrait d’avoir des parcours plus pertinents pour les passagers avec des routes moins encombrées et donc une diminution de la pollution.

 

Mieux servir les touristes grâce au Big Data SFR, Mastercard et Uber

Le deuxième projet sur lequel nous avons travaillé est le challenge “Analyse des flux touristiques” avec AiD – Add Intelligence to Data, SFR, Mastercard, Uber et Suez Consulting.

L’objectif du challenge était d’analyser et de comprendre les déplacements des touristes dans Paris, ainsi que leurs activités, afin de permettre aux acteurs du tourisme parisien d’optimiser leurs offres de service.

Pour analyser les flux des touristes dans Paris, AiD – Add Intelligence to Data, a développé une application qui permet de visualiser les déplacements et activités des touristes dans Paris en croisant les données roaming de SFR, les données de Mastercard sur les transactions effectuées par catégorie de dépenses et les données de prise en charge et de dépose des utilisateurs non-français d’Uber.

Le moment le plus difficile et le résultat dont vous êtes fiers ?

Le défi principal que nous nous étions lancé en attaquant la phase d’expérimentation était de réussir à croiser les données de SFR et de Mastercard, dont les systèmes de géolocalisation des données sont différents. Cela a été possible grâce aux efforts des équipes SFR autour d’Elodie Bonnet et de Mastercard avec Charles-Clément Cottuz. L’aide de Stéphanie Gourdon de la Ville de Paris a été précieuse pour comprendre les enjeux du tourisme à Paris.

Par ailleurs, nous avons été parmi les premiers à utiliser les donnés Uber dans le cadre d’une étude des déplacements dans la Ville.

Les équipes d’AiD et surtout Stéphane Boucharenc avec son équipe de Datascientist ont réalisé un travail impressionnant, en réussissant à intégrer les données de SFR, Mastercard et Uber et à en faire ressortir des indicateurs clés qui permettent de comprendre les déplacements des 15 nationalités les plus représentées parmi les touristes à Paris, ainsi que les catégories des dépenses qu’ils effectuent, en fonction des horaires de la journée. Cela nous a par exemple permis de se rendre compte que les touristes italiens dépensent 24% de leur budget dans de la nourriture, alors que les canadiens n’y consacrent que 8%. La cuisine italienne n’est donc pas seulement excellente, les italiens sont réellement de vrais gourmets !

Stéphane Boucharenc et Elodie Bonnet

Depuis le Demo Day, AiD et SFR travaillent activement sur la recherche de clients pour l’application développée et ils espèrent pouvoir lancer la commercialisation du produit le plus rapidement possible.

 

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

Les touristes du monde entier pourraient bénéficier de services adaptés à leurs habitudes et attentes pendant leurs déplacements, et les acteurs du tourisme pourront optimiser leur rentabilité en fonction de leur cible.

 

Plus de 10.000 avis citoyens pris en compte dans les aménagements urbains grâce à Zencity et Nexity

Le troisième projet traité ensemble concerne la manière de prendre en compte la voix du citoyen, afin d’en faire un moteur de l’aménagement urbain avec ZenCity, une startup israélienne, Nexity, la SEMAEST et l’APUR.

L’objectif principal du challenge était de récolter, sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, dansmarue etc.), les opinions du citoyen sur sa vie dans la cité tout en classifiant ces opinions par catégorie et en analysant le commentaire (est-il positif, négatif ou neutre?).

Ainsi, ZenCity, a pu adapter sa solution et son dashboard aux besoins du marché français, tout en comprenant qu’au-delà des mairies, leur client naturel, des promoteurs immobiliers pouvaient être intéressés par la solution dans le cadre de leur projets.

Maria Gusarova, Awa Ndiaye, Sonia Lemaitre, Pauline Cohadon

Le moment le plus difficile et le résultat dont vous êtes fiers ?

Vous avez déjà fait apprendre une langue à un algorithme ? Jamais ? Nous oui. Arrivé pour une semaine de bootcamp avec un algorithme parlant anglais, ZenCity en est ressorti avec un algorithme qui avait appris la langue française et qui s’améliorera continuellement en français au fil du temps.

En parallèle, l’équipe de ZenCity autour d’Eyal Feder a taggé plus de 10 000 commentaires, posts, tweets, retweets etc. afin de faire fonctionner l’algorithme machine-learning et que celui-ci comprenne, à la lecture d’une expression sur un réseau social, à quelle catégorie cette expression appartient et quel est le sentiment exprimé. Au delà du calibrage technique, la performance de l’analyse doit beaucoup à l’aide des équipes de la Ville de Paris (Awa Ndiaye) de Semaest (Pauline Cohadon), APUR (Emmanuel Faure)  et Nexity (Sonia Lemaitre).

ZenCity et Nexity vont poursuivre leur collaboration et, grâce à DataCity, ZenCity est prêt à envisager une installation en France !

 

Si ce projet était répliqué dans toutes les villes du monde…

Les décideurs des villes et de toute autre structure dont les activités ont un impact sur l’aménagement urbain, auraient la possibilité de comprendre ce qui préoccupe vraiment les citoyens de la ville ou du quartier et ce qu’ils pensent de leur vie dans la cité. Dans une période où le fossé entre décideurs et citoyens semble se creuser de plus en plus, c’est plutôt une bonne idée, non ?

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NUMA et Mazars : deux approches clients complémentaires.

Chez NUMA, nous accompagnons nos clients dans la conception de solutions innovantes, qu’il s’agisse de produits ou de services (processus, organisation, technologie, …). Le cabinet de conseil Mazars a sollicité NUMA pour concevoir une formation sur deux jours sur le design thinking afin de s’approprier la méthodologie, mais aussi d’accélérer et de repenser une mission de conseil en cours au sein du cabinet.

Lorsque nous avons préparé cette session avec nos participants, des managers spécialisés dans la transformation d’organisations privées ou publiques, notre hypothèse était que nous aurions matière à débattre de nos différences.

Ce fut le cas, mais bien plus encore. Avec Mazars, nous avons réfléchi non seulement à ce qui nous distingue, mais avant tout à ce qui nous rapproche.

  • Jean-François  Treille, partner, associé, Services & Public Sector Consulting, Mazars
  • Cécile-Marie Touscoz, associée, Mazars
  • Alice Bonnet et Gayatri Korhalkar, Innovation Program Manager, NUMA Paris

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Les « engagements clients » pris par NUMA et MAZARS sont-ils comparables ?

Cécile-Marie & Jean-François : Oui, ils sont comparables dans la mesure où nous exerçons tous notre « devoir de conseil ». Mazars alerte son client s’il fait fausse route, un peu comme NUMA qui s’assure que son client se focalise sur le véritable « pain-point » (point de tension) de son client. A l’instar de NUMA, Mazars est ouvert sur l’extérieur. On anime un écosystème d’experts et de start-up qui se renouvelle en permanence, ça participe à enrichir nos solutions des dernières innovations et nouveautés.

Plus particulièrement, Mazars s’engage sur le résultat en amont de la mission, dans la proposition commerciale : on apporte une expertise, un cadre et on sécurise les risques.

Alice & Gayatri : Nous dirions que NUMA promet à ses clients de les accompagner dans une prise de risque.

Nous partons de la conviction que même quand nous travaillons avec des équipes corporate, nous travaillons avec des entrepreneurs. Nous ne faisons pas à leur place, mais leur donnons les outils et créons les contraintes qui leur permettent d’avancer. 

Nous sommes le filet de sécurité qui, grâce à un apport méthodologique notamment, permettra à nos clients d’agir dans une logique d’expérimentation, tout secteur confondu.

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Quels points communs et/ou différences avez-vous observés en termes de pilotage opérationnel de vos projets ?

Cécile-Marie & Jean-François : Nous partageons des points de méthodologie, sans pour autant y allouer le même temps dans la gestion de nos projets. Chez Mazars, la phase de cadrage est souvent la plus courte, tout simplement car notre client l’a validée dans notre offre. Mais une fois sur le terrain, on ne s’interdit pas  de réinterroger les enjeux sous-jacents !

On pose notre diagnostic après avoir conduit des entretiens, animé des ateliers, observé les pratiques « en immersion »,… comme peut le faire NUMA. Ensuite on cherche des solutions opérationnelles avec nos clients. Nos missions chez Mazars peuvent s’arrêter à l’élaboration d’une feuille de route, mais il nous arrive aussi d’accompagner « dans le temps » les mises en œuvre opérationnelles. 

Pour tous nos projets, on privilégie de plus en plus de tester rapidement nos préconisations selon une approche « test & learn » en cours de conception. En fonction des résultats, on valide ou on repense la solution : c’est une méthode efficace pour faire économiser à nos clients du temps et de l’argent.

Alice  & Gayatri : Pour NUMA, la partie dédiée au cadrage d’un projet et sa problématique est à la fois plus large dans son exploration et structurellement plus courte. Se repose immédiatement la question de la problématique adressée. Est-elle la bonne ? Quel est le problème à résoudre ? Le champ des « pain-points », des réels problèmes à résoudre peut s’élargir considérablement, notamment à la suite d’entretiens et d’immersions, et par conséquent faire émerger et décider de s’attaquer à un problème potentiellement très différent que celui de départ.

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Qu’avez-vous respectivement appris en matière de méthodologie de conduite d’entretiens ?

Alice & Gayatri : Tout d’abord, il faut préciser que les cabinets de conseil font énormément d’entretiens, ce dont nous n’avions pas nécessairement conscience. Durant la formation, il y a eu un risque de ne rien avoir à transmettre à Mazars sur ce point.

Cécile-Marie & Jean-François : Cependant, il a été intéressant de repenser justement notre manière de conduire des entretiens, sans aucun présupposé sur les réponses que nous voulions entendre. Et en effet, en travaillant sur un cas client concret, nous avons mis le doigt sur des problèmes non émergés jusqu’à maintenant. Nous avons d’ailleurs choisi de creuser deux de ces autres problèmes durant la formation chez NUMA, afin d’aller jusqu’au bout du processus de conception de solutions y répondant.

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Avez-vous identifié des similarités dans vos « approches clients » respectives ? Lesquelles ?

Cécile-Marie & Jean-François : nous partageons une réelle culture de l’écoute de la « voix du client » ! Chez Mazars, on privilégie les approches participatives et centrées utilisateurs pour que les clients soient les acteurs de leurs transformations. L’expérience NUMA nous a confirmé l’importance à ne pas interpréter les besoins de nos clients, et à aller plus loin dans le processus d’idéation et d’empathie.

Alice & Gayatri : Nous avons pû échanger tout au long de notre collaboration sur notre rapport à nos clients. Quels sont les indicateurs à suivre pour évaluer la réussite d’une mission d’accompagnement ? Quelle posture adoptons-nous par rapport à nos clients ? Qui sont nos interlocuteurs ? Chez NUMA, nous collaborons beaucoup et historiquement avec les grandes entreprises à travers les directions de l’innovation. Or, nous visons à élargir nos interlocuteurs pour mener des projets propres à des équipes très différentes. Notre conviction est que notre approche méthodologique et notamment la conception de logiques d’expérimentations s’applique à des produits, des services, existants ou nouveau, mais aussi à tout un versant culturel, organisationnel de l’entreprise. D’une logique de “niche” envers l’innovation en entreprise, nous visons l’élargissement.

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En quoi vos « systèmes de pensée » se distinguent-ils ? Qu’avez-vous appris les uns des autres ?

Cécile-Marie & Jean-François : L’expérience NUMA nous a conduit à aller systématiquement au bout de nos idées, à toutes les phases du projet. Le « painpoint » de nos clients peut-être réinterrogé, même si les enjeux de la mission ont été définis et validés dans notre offre commerciale. Les solutions identifiées peuvent être challengées alors qu’elles semblaient abouties, et testées tout ou en partie en cours de conception.

Alice & Gayatri : Le système de pensée chez NUMA dans la conduite de nos projets est résolument tourné vers le “pourquoi”. Nous posons avant tout des questions ! Nous ne trouverons jamais les réponses seuls. Les experts métiers auprès de qui nous intervenons sont les seuls à même de pouvoir les fournir. C’est un système de pensée relativement contre-intuitif pour des missions de conseil, et c’est une démarche sur laquelle nous devons faire preuve de pédagogie.

Dans le même temps, pour aider et obliger les équipes à avancer, nous posons des contraintes de temps fortes : nous devons avoir la réponse à telle question à une date précise. Si la réponse n’est pas parfaite ou n’est pas complète nous avançons quand même avec l’information que nous avons. Le processus est itératif, l’important est de ne pas s’arrêter en attendant d’avoir tout compris. 

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Pour conclure, quels sont selon vous les grands enseignements de la formation ?

Cécile-Marie & Jean-François : Au-delà de la formation au Design thinking, on voulait « challenger » nos pratiques métiers, voire notre façon de faire du conseil » ! On en retire un enseignement clé : un recours plus systématique au prototypage dans nos recommandations. Concrètement, on va tester nos solutions opérationnelles plus souvent, et en cours de projet.

En tout état de cause, il nous sera utile de poursuivre nos échanges et nos collaborations tant nos pratiques méthodologiques et professionnelles évoluent. Nous n’avons donc pas fini d’apprendre les uns des autres. Affaire à suivre !

Alice & Gayatri : De manière générale, au-delà du cas d’étude (réel) sur lequel nous nous sommes basées durant notre collaboration, nous avons énormément appris sur nos pratiques, et sur la manière de les expliciter auprès d’un public qui possède des expertises métiers et sectorielles précises. La méthodologie à la croisée du lean startup et du design thinking n’a pas été inventée par NUMA, mais il est vrai que nous la pratiquons quotidiennement, ce qui nous a permis de développer une manière originale de l’appliquer à nos startups et à nos projets Corporate. Nous avons pu prendre conscience de champs inexplorés pour l’appliquer dans des projets qui touchent davantage à des enjeux de transformation des organisations.

https://www.mazars.fr/

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Tiers lieux de l’innovation : explication, enjeux et acteurs !

Avec la mutation des modèles traditionnels du travail, une notion inventée dans les années 1980 refait surface. Les tiers lieux de l'innovation ne sont pas seulement les nouveaux bureaux du 21ème siècle, mais une manière de travailler de manière collaborative permettant de redéfinir les contours de nouveaux espaces et usages pour favoriser l'innovation.

TIERS LIEUX DE L’INNOVATION, BIEN PLUS QUE DES COWORKING !

Origine des tiers lieux

La notion de Tiers lieux (The Third Place) est apparue en 1989 dans The Great Good Place, un livre écrit par Ray Oldenburg, un sociologue américain. Sa définition est à la fois simple et très ouverte puisqu’elle englobe tout lieu de sociabilité autre que la maison et le travail. Il s’agit d’un un lieu fréquenté quotidiennement par ses usagers.

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Créer et animer un lieu d'innovation

Cet espace, loin des non-lieux anonymes et interchangeables décrits par Marc Augé, procure un fort sentiment d’appartenance à ses utilisateurs. Il se rapprocherait davantage d’un hyper-lieu, ou lieu intense d’expériences partagées, tel que défini par Michel Lussault.

Le coworking : espaces ouverts collaboratifs

Le coworking, c’est littéralement « travailler ensemble ». Cette définition simple va bien au-delà d’une simple collaboration telle qu’on l’entend dans l’univers traditionnel du travail. Les lieux de coworking sont des espaces ouverts où tout le monde travaille dans la même pièce. L’émergence de ces lieux est liée au développement du numérique, offrant la possibilité de travailler en dehors de l’entreprise.

Les tiers lieux de l’innovation, des espaces polymorphes

La notion de Tiers lieux ne s’applique pas seulement aux espaces de coworking. On utilise également cette terminologie pour parler d’autres lieux d’innovation comme les FabLab, les incubateurs ou accélérateurs de startups, les HackerSpaces ou les lieux d’Open innovation.

Tiers lieux, de l’espace aux usages

La notion de tiers lieux ne désigne plus seulement un espace physique. Il serait inexact de le percevoir uniquement comme un mot regroupant les divers lieux collaboratifs. Un tiers lieu peut désormais être virtuel ou même éphémère. Pour citer MoviLab, dans sa définition des Tiers-Lieux. 

« un Tiers-Lieu ne se définit pas par ce qu’il est mais par ce que l’on en fait ».

 

LA CULTURE “INNOVATION” AVANT TOUT !

Individualité vs communauté

L’innovation porte avec elle l’imaginaire du génie solitaire. Notre société reflète une quête incessante d’indépendance et d’individualisme.

Parallèlement, la notion de communauté est omniprésente dans le vocabulaire personnel comme professionnel.

Avant d’être un espace,
un tiers lieu est un coeur de réseau

L’intelligence collective est un processus rendu possible par le travail collaboratif. Il part du postulat que les interactions entre les membres d’un collectif peuvent être à l’origine de la production de nouveaux savoirs. L’innovation change de cap et passe désormais par la créativité.

 

Les tiers lieux, des « fabriques à innovation » !

La notion de sérendipité, ou d’innovations dues à des « heureux hasards » traverse le domaine de la science et celui de la technologie.

Les tiers lieux d’innovation font le pari de concilier les deux approches, espaces hybrides permettant la reconnaissance de l’individualité tout en reposant sur la fondation d’une communauté.

Ils favorisent à la fois l’intelligence collective et la sérendipité, ce qui explique l’intérêt des lieux d’innovation à Paris et ailleurs pour ce concept.

 

À QUI S’ADRESSENT LES TIERS LIEUX ?

La crise du lieu de travail

L’existence même d’un lieu de travail fixe est remise en cause pour les années à venir. Les tiers lieux de travail sont en développement permanent. En France, leur nombre a été multiplié par 6 en 3 ans. Les freelance, les télétravailleurs et les jeunes start-ups sont les usagers les plus fréquents de ces lieux d’innovation à Paris.

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Beewake, une start-up au service de la mobilité du travail

Beewake a été une des plateformes pionnières dans la location d’espaces de coworking à la journée en France et aux Etats-Unis.

Lors de son lancement en 2016, Beewake était destinée uniquement aux travailleurs nomades (freelances, télétravailleurs, commerciaux, consultants séniors, formateurs, coachs…). Avec son offre Beewake for Business, Beewake s’adresse désormais aux moyennes et grandes entreprises pour les aider à gérer plus facilement leurs salariés nomades. En effet, aujourd’hui plus de la moitié des entreprises du CAC 40 ont signé des accords de télétravail et 76% des employés d’Ile-de-France veulent travailler à distance. Le problème est que les process et les outils mis à disposition des entreprises et de leurs salariés sont inadaptés et n’ont pas été conçus pour gérer ces nouveaux modes d’organisation flexible. Selon l’OCDE, ce phénomène n’en n’est qu’à ses débuts et concernera près de 50% de la population active d’ici 2025, soit plus de 12 millions de personnes. Beewake propose une solution de flexoffice sous forme de service aux entreprises, au même titre que pourrait le faire une agence de voyage pour des déplacements professionnels.

Beewake propose plus de 600 espaces de travail dédiés au travail flexible dans plus de 20 villes à travers la France. Beewake entame une nouvelle étape de son développement en déployant son offre Beewake for business auprès d’entreprises françaises et européennes dans différents secteurs (Banque / Assurance, Société de conseil, Start-up…) pour gérer simplement la mobilité et le déploiement du télétravail auprès de leurs salariés.

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Les tiers lieux innovation créent des liens entre les acteurs du monde de demain

Les tiers lieux innovation répondent à un autre aspect défini par Movilab, qui les décrit comme “des espaces physiques ou virtuels de rencontre entre personnes et compétences variées qui n’ont pas forcément vocation à se croiser”.

 

Numa

 

Les tiers lieux d’innovation sont des lieux d’échange visant à provoquer des rencontres qui n’ont pas leur place dans l’univers plus cloisonné des entreprises traditionnelles. Les living-labs, par exemple, sont des lieux permettant à la fois aux citoyens, aux acteurs publics et privés d’expérimenter autour d’innovations scientifiques ou technologiques.

 

QUELQUES TIERS LIEUX A PARIS ET EN FRANCE

La paillasse accueille les porteurs de projets scientifiques, entrepreneuriaux et artistiques au coeur du 2ème arrondissement. L’espace réinvente la recherche et accompagne les initiatives qui tentent de construire un monde meilleur, à travers des programmes de recherche et des laboratoires d’un nouveau genre. En outre, la Paillasse accueille régulièrement des évènements qui traitent des sujets de demain.

Mon atelier en ville est un atelier qui permet à quiconque de venir concevoir ses propres réalisations ! Un fablab en libre service est accessible 7j/7 de 8h à 22h en plein coeur de Paris. Arts créatifs, bricolage, menuiserie, soudure, peinture, découpe… L’espace de 250m2 est capable de satisfaire nombre de projets. Et si l’envie d’aller un cran plus loin vous prend, des cours sont également proposés au sein de l’atelier.

Schoolab accélère les projets et les startups innovants. Étudiants, entrepreneurs et intrapreneurs bénéficient d’un espace dédié de 1800 m2. De l’idée au projet, les équipes accompagnent les porteurs de projet qui veulent aller plus loin. Schoolab dispose aussi d’un espace de coworking et d’un dispositif pour accueillir des événements.

Paris Pionnières est un incubateur qui s’adresse aux entrepreneurEs qui souhaitent développer leur activité. À la recherche de projets innovants, l’espace offre une large gamme de services, allant de la formation au conseil, en passant par le mentoring, permettant aux jeunes pousses de décoller rapidement. L’agenda est rythmé par de nombreux évènements destinés à la communauté.

La Ruche est un Tiers lieu concentrant ses activités autour des problématiques environnementales, du développement durable et de l’entrepreneuriat social. Cet espace de coworking est présent à Paris, à Montreuil, à Bordeaux et à Marseille. Son incubateur, la Social Factory est par exemple à l’origine du concours Les Audacieuses, récompensant des startups portées par des femmes.

Le CENTQUATRE-Paris est un espace de création et de production artistique axé sur la rencontre entre les univers artistiques, économiques et sociaux. À la fois lieu de production, d’expression et de diffusion, le lieu comporte un espace de vie et d’expression ouvert au public. Le CENTQUATRE a développé une pépinière de jeunes entreprises, la 104factory, destinée à mêler innovations technologiques et créativité.

NUMA est issu du regroupement de plusieurs structures, notamment la Cantine et le Camping, faisant partie de l’association Silicon Sentier, qui a vu le jour dans au début des années 2000. Développant une offre importante d’accompagnement des grands groupes et de formations, NUMA s’est développé à l’international à Moscou, Bangalore, Casablanca, Barcelone, Berlin et New York.

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Les tiers lieux en France

Le phénomène des tiers lieux innovation gagne la plupart des régions françaises. L’occitanie, avec une centaine de lieux, se revendique seconde région des tiers lieux en France. Parmi eux, on peut noter la présence de FrenchWork à Toulouse, qui propose des restaurants comme potentiels lieux de coworking en dehors des horaires des repas.

Cette tendance d’investir des lieux publics comme espace de travail éphémère se dessine actuellement, les gares, les hôtels et les cafés sont des lieux où le travail devient encouragé.

Les usages des travailleurs mobiles ont fini par produire des espaces.
Lyon établit également une liste de ses tiers lieux, se référant au Manifeste des tiers lieux de MoviLab. MoviLab se détermine comme un dispositif d’incubation qui met en place des « laboratoires de modes de vie » durables et « in vivo. Il base son action sur le principe de l’OpenSource. Cette initiative collective est devenue une référence pour penser les tiers lieux en France.

 

LA FORMATION TIERS LIEUX INNOVATION NUMA LEARN 

NUMA a lancé NUMA Learn, une offre de formation sur la thématique des nouvelles formes de l’entrepreneuriat. NUMA propose aux grandes entreprises de travailler en synergie avec les startups en s’ouvrant à la culture de l’innovation.

Créer et animer un lieu d'innovation
une formation NUMA learn

Ces formations peuvent prendre la forme de cours à la carte ou de sessions nomades, dans les divers NUMA à l’international.

NUMA Learn souhaite favoriser l’émergence de tiers lieux, et leur consacre une session de formation, « Créer et animer un lieu d’innovation /tiers lieux ». Cette formation d’une journée alterne échanges autour des grandes notions à connaître autour de création et l’animation de tiers lieux d’innovation. Elle se termine par un entretien individuel avec un expert NUMA. Cette session est proposée à plusieurs reprises dans l’année et est finançable par un OCPA.

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DataCity Paris’ Demo Day – sharing results and preparing the future

The scene : 600 attendees, 12 partners companies, 10 startups, the C40 cities as a partner and an event hosted at the co-organizer place, the City Hall of Paris.
This is DataCity Paris' Demo Day key figures.
Now you can ask yourself two questions: why and what ?

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At NUMA, we believe that mission-driven tech-entrepreneurs are a key to solve the cities’ issues of 2030. So we bring together cities, corporates, and startups to address city
challenges and develop solutions to build sustainable and efficient cities, using data and technology.

DataCity Paris: a unique open innovation program related to the 2030 city’s issues

With DataCity, we at NUMA, have the ambition to tackle the global problems cities will face by 2030 – at the heart of which we place climate change – by designing tailored solutions to reduce cities carbon footprint. Indeed, we advocate that cities are the cause, the biggest victim and the best hope to fight climate change.

How does DataCity work? DataCity is a 9-month open innovation program where, as a first step, large companies, municipalities and citizens gather together to identify city-related problems to solve. We call these challenges. Then, we select the best startups to apply their innovative solutions to the challenges, by using experimentation fields and data sets provided by the large companies and municipalities. Prototypes are built and the impact that the solutions have on the city is measured.

 

For the second edition of the program, lasting from September 2016 until our Demo Day on June 6th 2017, 4 main topics have been covered: Energy, Mobility & Logistics, Urban Planning and Smart Building.

For instance, through DataCity, EDF, the historical electricity provider in France, worked with a Danish startup, Linc, to develop together a solution enabling the creation of local electricity communities. Within a community, one household can now provide another household with the surplus of energy produced (through solar panels for instance) in exchange of a remuneration. This challenge anticipated the modernisation of the legal framework, as the local electricity communities are only recognised and authorised in law since May 2017. In addition of having developed an innovative solution, our partners thus took the lead on this topic in France through DataCity.

Many other challenges were solved this year, such as developing a solution for intelligent street lighting based on data analysis; a solution to predict maintenance needs of city infrastructure; a tool to predict waste collection times or a tool to measure the impact of urban planning on logistics.

 

DataCity Paris’ Demo Day – sharing results and preparing the future

As a conclusion to the program, we held our Demo Day on June 6th 2017 at the Paris City Hall. The Demo Day was the occasion to display the work and solutions developed by each challenge team – composed by representatives of a partner company, a selected startup and Paris City Hall – in front of more than 600 representatives of big companies, national and international public institutions such as the C40 Cities Climate Leadership Groupe, city representatives coming from around the world, as well as investors. Anne Hidalgo, Mayor of Paris, and Jean-Louis Missika, Deputy Mayor of Paris, were the sponsors of this event, materializing the active involvement of high-level representatives of the city in the program.

This involvement is of utter importance for the success of both the program and the Demo Day. Indeed, it ensures that decision-makers and -takers of the city are supportive and continuously informed of the program’s solutions, from which they will be the main beneficiary. In addition, the variety of stakeholders that attended the Demo Day are the unique opportunity to concretely explore new market opportunities with relevant partners.

 

 

From now on, all the participants in the second season of DataCity Paris, are part of our DataCity Alumni community. NUMA will not rest to support and empower its partners and startups to take their work from the prototype stage to an actual commercializable product. Soon enough, citizens of Paris will benefit from the work achieved during DataCity Paris’ second season.

 

Taking DataCity Internationally: Smart Collaboration at the Global Scale

During the Demoday, we announced  the international expansion of DataCity, in partnership with the C40 Cities Climate Leadership Group. Our ambition: develop the program in 40 cities by the end of 2018, across all continents, which will allow the development of more than 300 solutions to build more sustainable and efficient cities.

We are convinced that with municipalities, corporates and mission-driven tech entrepreneurs, we can make our planet great again and create missions of new jobs. The urgency of the climate crisis and the scale of action needed means that everyone must use every tool available to them to tackle this threat, including data.

Our ambition via the international expansion of DataCity is to join hands and raise open innovation as a new way of city making across the world, in order to accelerate the emergence of solutions to the global challenges that concern us all. The global DataCity program will create a momentum for international collaboration and cross- pollination between cities, partners and startups involved, who will share and learn from each others’ challenges and solutions for the cities of tomorrow.

Following the Demoday, a DataCity international kick-off workshop was organized on June 7 at NUMA, gathering about 50 stakeholders – cities, corporates, international organizations, startups –  interested or already committed in DataCity.

Building on this workshop, we are more confident and ready than ever to take the Datacity program internationally, create the leading collaboration platform on smart city topics across the world  and bring solutions to the challenges faced by our cities.

As a first step, DataCity will be launched in 7 cities – to be revealed soon! – in S2 2017.

 

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Lutte contre la précarité énergétique : quel est le rôle de la tech ?

Quelles innovations technologiques pour faire baisser les coûts de l’énergie ? Comment la tech peut-elle avoir un impact sur les coûts sociaux, les coûts de santé et les coûts environnementaux ? Comment mobiliser les solutions technologiques pour réduire la distance avec les ménages précaires ?

Pour notre huitième petit déjeuner #ReinventEnergy, nous avons rencontré 5 acteurs qui nous ont partagé leurs visions du rôle de la tech dans la lutte contre la précarité énergétique :

En France, il existe 7,5 millions de “passoires énergétiques” et 35% de ces « passoires énergétiques » sont occupées par des ménages modestes, une situation qui touche près de 12 millions de Français. La précarité énergétique est une réalité de taille dont on parle encore peu : pourtant la technologie a un rôle à jouer dans la protection des ménages les plus modestes et dans la transition vers une économie bas carbone, l’un n’allant pas sans l’autre.

 

Danyel et les passoires énergétiques

C’est Danyel Dubreuil de l’Initiative Rénovons qui introduit le petit déjeuner. L’initiative « Rénovons ! » est une alliance regroupant les acteurs de la société civile engagés en faveur de l’efficacité énergétique par la rénovation des logements. Danyel nous rappelle que la situation de précarité énergétique dépend de trois facteurs :

  • Le revenu du ménage
  • L’état du logement (performance énergétique)
  • Le prix de l’énergie

Et les questions que l’on se pose…

“Quelles innovations technologiques pour faire baisser les coûts de l’énergie ? Comment la tech peut-elle avoir un impact sur les coûts sociaux, les coûts de santé et les coûts environnementaux ? Comment mobiliser les solutions technologiques pour réduire la distance avec les ménages précaires ?“

 

Frédéric et l’articulation de la tech & de l’humain

Frédéric Utzmann, founder d’Effy, revient en premier lieu sur les raisons pour lesquelles il a décidé de fonder son entreprise : trouver une solution à l’intersection entre l’économie, l’écologie et le social. Il se pose une question : comment faire des économies d’énergie avec des solutions simples et rentables ? Depuis 2008, Effy cherche à accompagner les consommateurs d’énergie (particuliers ou collectivités) notamment pendant les travaux, moment anxiogène pour l’ensemble de ces acteurs.

Pour lui, les entreprises ont des solutions à apporter au problème massif de la précarité énergétique. L’engagement d’Effy passe, par exemple, par des travaux d’isolation des combles perdues (gain en performance énergétique d’environ 25%) à 1 euro, les travaux étant alors financés par des subventions et notamment par le certificat d’économie d’énergie. Le rôle de l’entreprise dans ce type de cas : mobiliser les ressources nécessaires pour faire les travaux, avancer les fonds et être garant de la bonne réalisation des travaux.

La tech et le digital permettent de massifier cette approche et d’interagir avec le plus grand nombre : on compte environ 3 millions de foyers en France avec des combles perdus peu ou pas isolés, dont la moitié occupée par des ménages modestes voire très modestes. La technologie doit s’articuler autour de l’humain, pour apporter des solutions simples et efficaces à des ménages qui ont souvent beaucoup d’autres problèmes que l’énergie et qui n’ont alors pas la tête à se lancer dans des travaux.

 

Bertrand et le double empowerment 

Solinergy et le programme MAGE

Bertrand Lapostolet nous présente ensuite Solinergy, un fonds de dotation lancé par Effy qui soutient depuis 2011 des projets déployés par des associations luttant contre la précarité énergétique. Ce fonds a soutenu 22 projets, incluant 1700 ménages. Bertrand replante la question de la tech & de l’humain : pourquoi la tech ? qu’est-ce qu’on en fait et qu’est-ce qu’on veut en faire ? La technologie peut aider à agir et à réduire la précarité énergétique mais elle ne peut pas apporter de solution à elle seule.

Un logement performant c’est un ensemble bâti et un système bien isolé, mais c’est aussi l’ensemble des personnes qui y habitent et leur capacité à se servir des solutions technologiques qu’elles ont à disposition. La tech doit aider à accompagner le changement de comportement. Le programme MAGE de Solinergy, labellisé fin 2016 par le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, se focalise sur l’accompagnement au changement d’usages. L’idée est bien d’amener les bénéfices de la tech par l’instrumentation du ménage, c’est-à-dire en redonnant l’information aux ménages.

Comment ça marche ?

Ce programme de lutte contre la précarité énergétique soutient jusqu’à 7000 ménages en suivi individuel grâce à des capteurs connectés à une tablette. Cette solution technologique est rendue simple d’usage grâce à un coaching énergétique pendant 1 an (intervention directe avec 3 visites à domicile, et entre les visites un suivi digital avec une alerte consommation). Lorsqu’il n’y a pas de suivi, l’effet ponctuel du changement de comportement face à la consommation d’énergie décroît très vite. Le travail autour des usages doit se faire dans la durée pour installer les bons gestes dans le temps.

Bertrand insiste sur le bénéfice de ce double empowerment : maîtrise de l’énergie & pouvoir d’agir des gens. MAGE apporte de l’information mais c’est l’usager qui décide de son action, en connaissance de cause : il accède rapidement à la mesure de sa consommation en KW, en euro, mais aussi avec une approche centrée sur la mesure de son confort. En effet, la précarité énergétique ce n’est pas que l’impayé mais c’est aussi synonyme de privation pour le ménage, de manque de confort, de santé, de pollution d’air intérieur…

 

Kathleen et le cercle vertueux de la confiance 

Kathleen Boquet, de Greenflex, rebondit sur cette notion d’empowerment en insistant sur le rôle que la technologie peut avoir dans la constitution d’un cercle vertueux de la confiance. Greenflex, c’est quoi ? Une entreprise de conseil stratégique et opérationnel qui s’est donné comme objectif d’aider les entreprises à accélérer leur transition environnementale et sociétale en investissant dans de nouveaux équipements plus performants, moins énergivores et mieux éco-conçus.

Energiesprong en France ?

Mais Greenflex c’est aussi, depuis peu, la mise en place en France du programme Energiesprong, une approche hollandaise qui vise à aligner les intérêts de l’ensemble des parties prenantes de la filière pour massifier le marché des rénovations zéro énergie E=0, en commençant par le logement social. Ce projet a pour but de démocratiser la rénovation énergétique en travaillant sur un cahier des charges commun, ambitieux & lisible qui comprend les critères suivants : rénovation lourde, énergie 0, tout usage, subventions publiques. Il s’agit de remettre la précarité énergétique au coeur des enjeux de rénovations et ainsi de réduire le temps de travaux sur site à une semaine.

Le bilan de cette démarche aux Pays Bas ? En 5 ans, diminution de 50% du coût de la rénovation énergétique grâce à ce format de cahier des charges. A présent il faut réussir à adapter ce projet en France, en Allemagne et en Angleterre grâce à un financement de trois ans par la commission européenne.

Quelle est la place de la technologie dans tout ça ?

Pour Kathleen, les données ont un rôle à jouer sur différents aspects :

  1. Mieux détecter les ménages précaires
  2. Fournir un meilleur pilotage des politiques publiques : savoir si mettre en place des actions de prévention ou des actions curatives par exemple
  3. Mieux évaluer l’impact des politiques publiques en mesurant & en valorisant l’éco-bénéfice

En somme, le digital est un outil qui permet de pallier l’incertitude. Pallier l’incertitude du bailleur, de l’Etat, mais aussi du particulier, grâce, entre autres à une meilleure analyse patrimoniale : état du parc, répartition géographique, coût global… Et ainsi permettre de répondre à différentes questions : sur quoi le bailleur doit-il s’engager ? Quelle est la pertinence des opérations ? Quel est le volume sur lequel il est intéressant pour le bailleur de s’engager ? La solution du scan 3D par exemple permet de réduire l’incertitude de la performance globale du bâti, ce qui engendre donc plus de confiance et une garantie de performance bien supérieure, d’où un cercle vertueux de la confiance renforcé par la technologie.

Toutefois, elle rappelle que la précarité énergétique n’est pas qu’un problème de technologie ! Il y a aussi, en effet, un fort besoin d’innovation en termes réglementaires. Mais, là où la technologie a un réel rôle à jouer c’est dans la partie post-rénovations. On pense par exemple au suivi des consommations et évaluations de la performance réelle des équipements qui ont été installés pour permettre une maintenance préventive, voire leur optimisation !

 

Tristan et la gamification 

Le mot de la fin revient à Tristan Reneaume d’energic.io, startup qui propose une solution de coaching énergétique ludique & communautaire. On s’intéresse maintenant à la question du post travaux, avec une application qui réconcilie gamification et lutte contre la précarité énergétique.

Tristan part d’un constat simple : les usagers ne s’intéressent pas à leur consommation d’énergie. Il a donc développé, au sein d’Energic, un jeu à travers une app mobile pour donner envie aux ménages de s’y intéresser : envoyer des défis pour que les usagers deviennent acteurs de leur s’approprient les problématiques de consommation, les faire entrer dans un challenge positif compétition avec d’autres équipes pour inscrire ces éco-comportements problématiques dans le temps… Des outils simples pour impliquer tout le monde et expliquer de manière ludique et pédagogique la thématique de l’efficacité énergétique.

C’est avec des sociologues de la consommation d’énergie qu’il a réalisé qu’il fallait faire en sorte que les usagers deviennent fiers d’être des “efficaces énergétiques”. C’est pour cela qu’il a travaillé sur les notions de mimétisme et de jeu, en intégrant un large aspect communautaire visible par tous : combien de personne jouent ? combien de défis ont bien marché ? Il est clé, pour lui, d’identifier dans tous les éco-gestes ce qui fonctionne bien pour pouvoir les répéter et les mettre en avant. On est passé d’un affichage qui sensibilisait à un affichage interactif pour valoriser l’impact de son comportement.

A travers le jeu on peut facilement s’intéresser au confort perçu et le corréler avec la courbe d’efficacité énergétique pour accompagner au mieux l’usager dans le temps et adapter la solution aux besoins et au comportement réel.

 

Pour conclure…

Nous avons rencontré différents acteurs qui proposent des solutions pour lutter contre la précarité énergétique à différents moments du cycle de consommation. Finalement, ces différentes solutions se font certes concurrence, mais elles sont surtout complémentaires dans le sens où il existe une véritable synergie entre les différentes approches que ce soit au niveaux des vécus, des mesures, ou du bâti…

 

Et la suite ?

Pour clore ce cycle de petits déjeuners #ReinventEnergy, nous organisons un grand événement le 12 juillet chez NUMA : une après-midi pour réinventer le monde de l’énergie, entre autoconsommation collective, IoT, design et usage de la blockchain : où en sont les innovations aujourd’hui, et que seront-elles demain ?

Venez tester, échanger, et partager avec nous à partir de 16h et jusqu’à 21h mercredi 12 juillet prochain !

Le programme sera disponible très prochainement 🙂

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Agritech 10 innovations au service de l’agriculture !

Les agritech ou AgTech, sont des innovations technologiques au service de l’agriculture, qui améliorent à la fois le rendement agricole, les conditions de travail des agriculteurs et la qualité de leurs produits. Drones, robotique, micropuces et objets connectés disruptent le fonctionnement de l’agriculture actuelle. Les startups françaises contribuent activement au développement de ces innovations digitales en agriculture. Découvrez les 10 innovations au service de l'agriculture.

Agritech : des drones et des algorithmes pour suivre les cultures

En 2015, lorsque les drones arrivent sur le marché, les agriculteurs découvrent leurs champs sous une perspective encore inédite.

agritech drone agtechCette technologie appliquée à l’agriculture a connu un tel succès auprès des agriculteurs, qu’ils étaient devenus en 2015 les premiers utilisateurs de drones en France.

Derrière ce succès, deux entreprises françaises, Airinov, agritech pionnier de l’utilisation des drones agricoles détenant 93% des parts du marché en 2016 et Parrot. En 2014, Parrot investit 1,6 millions d’euros dans la startup Airinov, et la société détient désormais 53% des parts d’Airinov.

Les drones, couplés à des capteurs GPS, permettent de déceler à distance la moindre anomalie et de réagir sur des zones précises en cas de problème. À l’occasion du salon de l’agriculture 2017, Airinov présentait eBee, un agridrone capable d’analyser les sols pour détecter un manque d’eau ou un manque d’engrais. Cette agritech permet d’améliorer le rendement agricole tout en limitant l’apport de pesticides.

NUMA & La ferme Digitale vous invitent
à l’événement Agtech le 🚜 17 mai 2017

Agritech : Des robots agricoles pour réduire la pénibilité du travail

L’agriculture est en train de vivre une mutation profonde, passant de l’ère de sa mécanisation à celle de sa robotisation. Naïo Technologies, jeune startup Agritech toulousaine, innove avec son robot agricole de désherbage destiné aux cultures maraîchères.
Entièrement autonome, ce robot agricole est capable de s’arrêter seul lorsqu’il a terminé de désherber une allée. Il envoie une notification SMS à son propriétaire une fois sa tâche terminée. Ce robot agricole n’est pas basé sur l’utilisation d’un GPS, mais sur une technologie laser, ce qui le rend utilisable partout. Naïo Technologies vient de réussir une levée de fonds de 3 millions d’euros pour son innovation. Cette agritech offre des perspectives d’amélioration pour la qualité de vie des agriculteurs, leur permettant de limiter la pénibilité de leur travail ainsi que leur exposition aux pesticides.

Des agritech s’attaquent aux objets connectés pour monitorer la santé des bovins !

l’Agritech Herdbox propose des objets connectés pour surveiller les troupeaux 24h /24 en analysant les données collectées par ses capteurs. Ces capteurs peuvent détecter les chaleurs, l’imminence d’un vêlage ou d’éventuelles pathologies. Herdbox est diffusé par Gènes Diffusion, leader en génétique et en reproduction animale, à l’origine de Moocall, un système de détection de vêlage non invasif basé sur un accéléromètre qui mesure les mouvements de la queue de la vache surveillée.agritech BIOPIC
Biopic est arrivé finaliste lors de l’édition 2017 de Start-Up Connexion, grâce à son système de monitoring pour une smart-agriculture. Cette agritech conçoit des biopuces auto-alimentées implantées in vivo dans l’animal qui permettent de surveiller différentes données physiologiques en direct. Ces objets connectés au service de l’agriculture sont en pleine croissance. 65% des agriculteurs français souhaitent s’équiper de solutions de e-Farming.

L’agritech qui s’attaque à la production du vin.

agritech Fruition SciencesL’agritech Fruition Sciences a créé Fruition Analytics, un outil de gestion du vignoble, permettant de collecter des données sur les vignes et le climat, et de les consulter en temps réel. Cette innovation digitale pour l’agriculture promet une économie d’eau allant jusqu’à 60% et une amélioration de 15% du rendement des vignes. Fruition Sciences commercialisera d’ici quelques mois Smartgrappe, une innovation développée par l’Irstea. Smartgrappe est un boîtier géolocalisé qui s’utilise avec un simple smartphone. La fonction appareil photo du smartphone est exploitée pour prendre en photo les grappes de raisin. Les données capturées permettent d’établir une cartographie précise pour étudier la santé des vignes et la maturité du raisin.

Ne manquez pas l’événement 🚜 Agtech 🚜 du 17 Mai 2017 !
Avec la ferme digitale et NUMA

Quand agritech rime avec production saine et efficace !

Agricool, agritech parisienne, a conçu le Cooltainer, un conteneur maritime augmenté visant à produire des fruits et des légumes de manière intelligente. Un premier Cooltainer de 32m2 permet de cultiver 3600 pieds de fraises éclairés par des LED basse consommation contrôlées à distance. Agritech AgricoolL’air du conteneur est filtré pour éviter toute pollution et la startup utilise un substrat biologique, refusant toute utilisation de pesticides. L’arrosage des plants est réalisé par une brumisation dosée précisément. Agricool annonce une productivité améliorée de 120 fois par rapport à une technique de culture traditionnelle. La startup vient de lever 4 millions d’euros pour produire ses prochains Cooltainers.

De la production à la distribution agricole il n’y a qu’un clic !

Monpotager.com disrupte le principe de vente directe entre maraîchers et consommateurs. Grâce à une application mobile, le consommateur crée son propre potager, choisissant la surface cultivée, et les fruits ou légumes qu’il souhaite récolter. Les agriculteurs situés les plus proches de chez vous se chargent de réaliser le projet. L’agritech Monpotager.com permet d’assurer le suivi entre le producteur et le consommateur. Ce dernier suit l’avancement des récoltes en ligne et se fait livrer les récoltes à domicile ou en point relais. Le service est financé par l’abonnement mensuel des consommateurs, qui varie selon la quantité de paniers reçus. Le consommateur peut choisir d’échanger une partie de sa récolte avec d’autres abonnés. Les utilisateurs du service sont principalement des citadins, nommés «Ageekulteurs» par la plateforme.

 Agritech mon potager

L’économie collaborative et l’agriculture

 Agritech AgtechWeFarmUp est un catalogue en ligne de matériel agricole disponible à la location à moins de 30 km de l’internaute. Les propriétaires peuvent obtenir un revenu supplémentaire en louant leurs machines peu utilisées, et les utilisateurs du service peuvent tester une machine plus performante avant l’achat, retarder un investissement conséquent ou pallier une panne sur leur propre machine. Ce système de partage entre particuliers a également fait le succès de Votremachine.com, qui propose le même service que WeFarmUp.

Petit déj' Agtech avec NUMA & la ferme digitale
Venez nombreux c'est gratuit ! 🚜

Garder un œil sur ses cultures et faire des prévisions en temps réel

Agrible, agritech/agtech du Missouri, a créé le Spray Smart, un outil AgTech de surveillance des récoltes. Spray Smart fait partie du programme d’analyse prédictive Morning Farm Report, qui permet de fournir aux agriculteurs les données nécessaires à leur prise de décision concernant la pulvérisation de pesticides. Spray Smart annonce jusqu’à 3 jours à l’avance la vitesse du vent, la température et la composition du sol. Le système gère également la pression de pulvérisation nécessaire aux récoltes grâce à une puce électronique.Agritech aggrible
HummBox est un boitier multicapteurs connecté proposé par Greencityzen. Cette solution de monitoring permet de gérer les stocks grâce à un capteur de niveau disposé dans les silos, et d’analyser la composition des sols pour une meilleure gestion de l’arrosage ou de l’apport d’engrais. HummBox Soil est particulièrement utilisé pour gérer l’arrosage des espaces verts municipaux. Permettant d’économiser jusqu’à 46% de déplacements inutiles aux jardiniers municipaux, ils sont expérimentés avec succès depuis 2016 par la Ville de Paris.

Les biostimulants pour exploiter au mieux les ressources

Axioma mise sur les biostimulants, c’est-à-dire des processus d’amélioration de la production inspirés par la nature. L’agritech située en Aquitaine propose des compléments naturels pour la nutrition des plantes permettant de limiter l’ajout de pesticides. Agritech axiomaAxioma n’utilise que des extraits de plantes, de l’eau de source ou de l’eau de mer pour sa technologie biostimulante innovante nommée Activ’Nutrition. Axioma a lancé une levée de fonds sur internet, et a réalisé un chiffre d’affaires de 327 millions d’euros en 2015. Ce chiffre a encore progressé en 2016, prouvant l’engouement pour ces méthodes de chimie verte permettant d’améliorer à la fois la qualité et la quantité des récoltes.

L’agriculture et le crowdfunding

Miimosa est un site de financement participatif exclusivement dédié au soutien de projets concernant l’agriculture ou l’alimentation. Miimosa soutient actuellement Green’elle, un projet de ferme aquaponique dans Paris porté par Cécile Roux, lauréate de l’appel à projet lancé par la Ville de Paris, les Parisculteurs. Le projet a déjà atteint 3 de ses objectifs avec plus de 21 000 euros de collecte et 79 contributeurs et il continue sa progression. Le crowdfunding fait également partie des innovations digitales que l’agriculture a réussi à investir avec succès.

Agritech miimosa

Bonus : quand les meilleures startup Agritech françaises se rassemblent

À l’automne 2015, 5 startups agritech françaises se sont réunies pour fonder l’association la Ferme Digitale, visant à peser sur l’écosystème actuel de l’agriculture et à promouvoir le développement d’un avenir agricole responsable. Au départ, la Ferme Digitale était composée des startups Agriconomie, Ekylibre, Miimosa, Monpotager.com et Weenat. En 2016, AirInov, Axioma, Comparateuragricole.com, Naïo technologies, Nexxtep Technologies, et Pilotersaferme.com les ont rejoints. L’association comporte désormais 13 membres, renforcée début 2017 par la présence de La Ruche qui dit oui et Votremachine.com. La Ferme Digitale a rencontré récemment le grand public au Salon de l’Agriculture de Paris.Agritech ferme digitale

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Cleantech : 9 innovations qui vont bouleverser le monde de l’énergie

Les« cleantech », littéralement « technologies propres », ont pour but d’améliorer la productivité des entreprises utilisant des ressources naturelles, tout en apportant une valeur ajoutée environnementale. En forte croissance dans le domaine de l’innovation énergétique, elles sont de plus en plus portées par des startups, contribuant à uberiser les technologies traditionnelles en s’appuyant sur des plateformes digitales ou collaboratives.

cleantech smartgrid

Cleantech Smart Grids, ou comment créer des réseaux de distribution d’électricité intelligents.

Les Smart grids, ou réseaux intelligents, sont capables d’ajuster en temps réel les flux d’électricité entre le producteur et le consommateur, grâce à des technologies informatiques.

Ces cleantech sont en train de disrupter le marché de l’énergie. GreenLys a permis d’expérimenter les Smart grids en France pendant 4 ans, auprès de 1000 clients particuliers et 40 sites tertiaires à Lyon et à Grenoble, entre 2012 et 2016.

Ce test, mené par les plus grands acteurs de l’énergie en France,dont Enedis, Engie et Schneider Electric, s’appuyait sur l’utilisation de Linky, le compteur communicant d’Enedis, ainsi que sur des applications domotiques de Schneider Electric, reliées à des routeurs internet.

cleantech innovation smartcity

Une innovation au service des cleantech : La blockchain.

La blockchain est une technologie de stockage d’informations s’apparentant à une base de donnée publique, sécurisée, sans organe de contrôle.

Une étude, menée par PwC en 2016, a pointé ses utilisations possibles dans le domaine des innovations énergétiques. Cette technologie, associée avec l’utilisation de Smart grids, pourrait à terme, sécuriser les échanges d’énergie entre consommateurs et rendre  inutiles les fournisseurs d’énergie au niveau local.

 

ÉVÉNEMENT NUMA Energy Breakfast
Cleantech innovation ou révolution ?

 

Ethereum, programme de gestion énergétique fonctionnant en blockchain, permet d’automatiser la gestion des flux énergétiques. En France, un consortium entre Bouygues et Microsoft prévoit de mettre en place un système similaire dans le quartier “Confluence” à Lyon.

Les Smart City, villes numériques.

On appelle “Smart City” les villes utilisant des technologies numériques, aussi bien pour développer de nouveaux services publics que pour réduire les coûts de fonctionnement des municipalités, tout en contribuant à améliorer la qualité de vie des citoyens et à permettre un développement plus durable des villes.

En France, parmi les 25 villes développant des services intelligents, Chartres a développé un système d’éclairage public s’appuyant sur des capteurs qui s’adaptent en temps réel à la luminosité, annonçant une économie d’énergie de 65 % pour la ville.cleantech smartcity

Ces services innovants permettent de nombreuses applications, profitants aussi bien aux habitants des Smart City qu’aux collectivités locales. Elles utilisent la collecte de données pour diminuer la pollution et améliorer le trafic urbain. Elles sont souvent couplées à des technologies Smart grids pour optimiser la consommation d’énergie.

Si la France est considérée comme l’un des leaders européens des Smart City, Orange Business Service s’est associé avec MEEZA pour créer le plus grand modèle international de Smart City au Qatar.

Openergy, la cleantech qui s’attaque à la mutualisation énergétique

Openergy est une startup cleantech proposant une analyse énergétique de bâtiments grâce à leur système de modélisation virtuelle. Openergy propose d’ajuster prévision et consommation d’énergie en temps réel. Cette application permet de limiter la surconsommation et de trouver les causes d’éventuels dysfonctionnements en matière de performance énergétique des bâtiments.

innovation energie batimentLa Virtual Building Platform d’Openergy a récemment remporté le trophée “Start-up Construction 2020-2050”.

La plateforme a déjà été testée par Bouygues, Enedis, Engie et Veolia, démontrant l’intérêt des grands groupes de constructions immobilières et des acteurs de l’énergie pour l’open innovation.

Openergy est également lauréat de la première saison de DataCity Paris, où son modèle a permis à Nexity et Setec de tester la mutualisation d’énergie au niveau d’un îlot de bâtiments.

Une innovation énergétique dans l’air du temps : Les batteries propres.

Le stockage de l’électricité, longtemps considéré comme non-rentable, est au cœur des préoccupations actuelles. L’évolution des technologies de stockage couplée à la décroissance des coûts de production, ainsi que le développement des énergies renouvelables, peuvent expliquer ce regain d’intérêt.

 

ÉVÉNEMENT NUMA CLEANTECH
Inscription jusqu'au 15 avril, dépêchez vous !

 

De nombreuses startups cleantech cherchent à concevoir des batteries innovantes, plus propres et plus compactes. C’est le cas de la cleantech française Kemwatt, qui propose un prototype de batterie innovante à flux organique non toxique de 10kW. L’entreprise a réussi à convaincre deux fois ses investisseurs principaux, levant au total 2 Millions d’euros pour développer son innovation.

Cleantech Kemwatt

I-TEN uberise les fournisseurs de batteries lithium, proposant une génération de micro-batteries céramiques rechargeables stockant dix fois plus d’énergie que les batteries issues des technologies traditionnelles.

Biocarburant : l’innovation clean en vogue !

Ergosup innove et développe un générateur d’hydrogène à haute pression, rechargeable électriquement et pressurisé. Ce système est destiné à fournir en énergie les véhicules zéro émission dans les stations à hydrogène. L’hydrogène sera directement produit dans la station par électrolyse.cleantech innovation energie verte

Cette production locale pourrait disrupter le secteur pétrolier.

La startup française vient de lever 5,2 Millions d’euros, assurant le financement du projet qu’Ergosup et souhaiterait par la suite vendre aux grands acteurs de la distribution pétrolière.

Woodoo : la cleantech qui réinvente le bois. Oui, vous avez bien compris !

Woodoo, déjà lauréat du Cleantech Open France 2016, vient de remporter le prix runner-up du Cleantech Open à San Francisco.

La startup a mis au point un bois translucide et imputrescible. Pour concevoir ce matériau innovant, la lignine, le composant fibreux du bois, est remplacée par une substance organique appelée monomère.Cleantech Innovation bois

Grâce à la transformation en biocarburant de la lignine prélevée, il parvient à réduire ses coûts de production.

Timothée Boitouzet estime pouvoir, grâce à son invention, faire passer les constructions en bois de 12 à 30 étages, tout en donnant une seconde vie à des essences de bois non-nobles. Son innovation pourrait révolutionner les domaines de l’architecture et du design, proposant une alternative plus solide et moins polluante aux matériaux de construction utilisés actuellement.

La cleantech francaise Optimum Tracker optimise la performance des centrales photovoltaïques.

Optimum Tracker utilise des logiciels de prédictions météorologiques pour améliorer les performances des panneaux photovoltaïques. Cette cleantech promet un gain de productivité des capteurs solaires pouvant atteindre jusqu’à 30%.
En améliorant la productivité d’une énergie renouvelable, ces logiciels contribuent à la décentralisation de la production d’électricité, en particulier celle fournie par les centrales à charbon et les centrales nucléaires.Cleantech energie verte

Optimum Tracker, qui prévoit un chiffre d’affaires de 100 Millions d’euros pour 2018, vient de remporter le marché de la plus grosse centrale photovoltaïque du Sénégal, ayant été sélectionné par Solairedirect, une filiale d’Engie.

 

Les Cleantech disruptent l’énergie ! 🔋
Demander votre invitation au breakfast NUMA

 

Quand deux problèmes deviennent deux solutions!

La consommation énergétique des data center augmente de 5% chaque année. La chaleur produite par ces centres de données représentait jusque-là une perte, tempérée par des refroidisseurs gourmands en énergie. Parallèlement, le chauffage représente 62% des dépenses énergétiques d’un foyer en France.

cleantech innovation datacenter

Qarnot est une startup française pionnière dans l’utilisation des microprocesseurs comme source de chaleur. Cette innovation est testée depuis 2010 à Paritech, par la BNP, Air Liquide et des studios de réalisations de films en 3D. L’entreprise aux 23 salariés a réalisé un chiffre d’affaires d’1 million d’euros en 2016. Elle souhaite désormais équiper des logements individuels, proposant une application dédiée à la gestion de ses Q.Rads.

Des logements sociaux à Paris, chauffés par les data centers de Free vont bientôt être inaugurés, et Microsoft envisage d’installer bientôt des serveurs directement chez des particuliers.

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