Energy Lab Afternoon – Quel futur pour le monde de l’énergie ?

Reinvent Energy: Where startups and corporates meet to innovate

 

Le 12 juillet, après 8 petits déjeuners sur les innovations dans l’énergie, la saison d’événements #ReinventEnergy se termine par l’Energy Lab : 3 heures d’échanges, 11 pitchs de startups, des keynotes, des talks et des retours d’expérience.

Quel bilan pouvons-nous tirer de l’ouverture des marchés de l’énergie ? Quelle place a la tech dans l’accès à l’énergie par le plus grand nombre ? Comment évolue notre consommation et comment évoluera la production et la distribution d’énergie ? Quelles innovations vont réellement changer notre rapport à l’énergie et notre impact sur l’environnement ?

#ReinventEnergy : pourquoi NUMA s’intéresse à l’énergie ?

La mission de NUMA est de soutenir les entrepreneurs tech qui se donnent pour mission de répondre aux enjeux globaux de 2030. L’énergie, moteur de l’économie, concentre une partie des problématiques de demain, notamment sur le plan climatique, mais est aussi un formidable vecteur de solutions. C’est dans cette optique que nous avons organisé depuis le mois de septembre 2016 8 petits déjeuners pour explorer les innovations dans le secteur de l’énergie.

Nous sommes convaincus que l’innovation se fait par la création et l’animation d’écosystèmes d’innovateurs. L’Energy Lab et les petits déjeuners de notre cycle consacré à l’énergie concrétisent notre ambition d’animer cet écosystème, en mettant en avant les entrepreneurs du secteur.

Nos événements #ReinventEnergy :

Au cours de chaque petit déjeuner nous avons fait se rencontrer une startup, présentant une solution concrète et un acteur avec une vision globale ou prospective d’une problématique liée à l’innovation dans le secteur de l’énergie. Ces moments ont permis à une “communauté énergie” de se rencontrer, d’échanger et de se féderer.

Notre premier cycle se termine donc, et nous invitons les entrepreneurs, les curieux, les chercheurs et les passionés à nous retrouver l’année prochaine autour de quatre événements.

Notre objectif est double :

Créer un dialogue actif et informel entre la startups et un acteur d’une grande organisation – entreprises, institutions ou acteurs de la recherche – en ouvrant le débat avec les participants aux événements ;

Mobiliser la communauté d’innovation dans l’énergie et lui offrir un temps de partage et de networking.

Notre approche consiste à comprendre et creuser les grands bouleversements en cours dans le secteur, caractérisé notamment par la digitalisation, la décarbonisation et la décentralisation (les 3”D”). Pour cela nous avons choisi deux entrées:

  • La transformation :

Quelles sont les transformations de la chaîne de valeur ? Nous avons traité des changements de positionnement du consommateur au producteur, du consommateur à l’investisseur, ou encore au gestionnaire du Service Avant Vente de son fournisseur d’électricité (petit déjeuner “L’économie collaborative au service de l’énergie verte”). Nous avons également abordé le sujet du glissement du secteur de l’énergie, traditionnellement industriel, vers les services.

Quelles sont les transformations en terme d’usages ? Notre approche s’est centrée sur l’arrivée des acteurs de la Smart Home et lien avec les fournisseurs d’énergie; ou encore usage et démocratisation du stockage d’énergie pour la mobilité et pour le bâtiment.

  • L’impact :

Quels sont les impacts sociaux et environnementaux de ces bouleversements ? Nous avons abordé l’utilisation des smart grids pour les pays en développement, ou encore le sujet de la précarité énergétique via les nouvelles innovations tech qui y répondent.

Les énergies vertes et l’efficacité énergétique ont par ailleurs été notre fil conducteur technologique, dans tous les petits déjeuner énergie.

En résumé, voici les 9 événements #ReinventEnergy qui ont eu lieu chez NUMA cette année :

> Energy Breakfast #1 : Let’s talk about energy
> Energy Breakfast #2 : L’économie collaborative au service de l’énergie verte
> Energy Breakfast #3 : Bientôt tous producteurs et vendeurs d’énergie propre ?
> Energy Breakfast #4 : L’énergie, de l’industrie aux services
> Energy Breakfast #5 : Smart home et energy supply : nouveaux usages et nouvelles alliances
> Energy Breakfast #6 : Smart grids, solution dans les pays en développement?
> Energy Breakfast #7 : Stockage d’énergie
> Energy Breakfast #8 : Quelles innovations (tech) pour réduire la précarité énergétique ?
> Energy Lab Afternoon : Quel futur pour le monde de l’énergie ?

 

Retour du l’Energy Lab du 12 juillet

Les keynotes et talks

Antoine Baschiera de Early Metrics a partagé sa vision des startups de l’énergie à travers son activité de notation. Il l’a segmenté en 4 domaines d’activité : la production d’énergie, la distribution, le stockage et la consommation. Sans surprise, la production se prête encore mal à lancer des pilotes du fait des investissement matériels nécessaires. Les startups se positionnent majoritairement sur la consommation, en BtoB et en BtoC où les cycles de décisions sont les plus courts. Elles se positionnent plus marginalement sur la distribution (qui demande des investissements au même titre que la production). Le stockage trouve une place grandissante chez les startups du fait de besoins en pilotage de l’offre et la demande, et des débouchés et applications en croissance (IOT, véhicules, gestion des déchets…).

Thomas Virolle de Demeter Partners a insisté sur le renouveau du secteur des cleantech, parfois vu comme archaïque. Or, le digital est en train de disrupter les cleantech de la “smart city”, la “smart energy” ou la “smart mobility” et les renouveler en profondeur. La clé selon Demeter est de se positionner au bon endroit sur la chaîne de valeur : il ne s’agit donc pas de réinventer la roue mais de trouver le nouveau service ou la brique technologique intermédiaire inexploitée et à fort potentiel. “Le marché va bien, mais les préjugés lui collent à la peau!”. A bon entendeur…

3 expérimentations énergie de DataCity – éclairage urbain intelligent, maintenance prédictive de l’éclairage urbain et auto-consommation collective – programme d’innovation ouverte de NUMA, ont été présentées. Le détail de ces expérimentations est accessible ici.

Enfin, Juliette Cohignac, Laurence Loth, Bernard Mlakar, Valeriu Petrulian et Marie-Xavière Wauquiez sont venus restituer leurs travaux sur l’ubérisation de l’électricité, réalisé dans le cadre de l’executive Master “Digital Humanities” de Sciences Po. Si la plateformisation de l’électricité intervient, elles aura un impact ciblé sur quelques maillons de la chaîne de l’électricité (producteurs transporteurs, distributeurs, fournisseurs, consommateurs).Si l’ensemble des acteurs interrogés dans le cadre de l’étude confirme que la plateformisation de l’électricité est en marche (EnR, Digital, Consomm’acteur, Stockage), le terme l’ubérisation demeure controversé : faut-il parle de disruption ? De multiservices ? D’ubérisation par maillons ? Une chose est certaine, la révolution énergétique est en marche!

Les pitchs

L’Energy Lab a enfin permis à 11 startup de se succéder pour pitcher et répondre aux questions de l’auditoire sur leurs projets ou solutions.

HelloWatt qui rend lisible la consommation d’électricité des particuliers, informe et propose des solutions personnalisées pour réduire sa facture et améliorer son confort à l’aide des données, de compteurs intelligents et d’objets connectés.

Rossini Energy conçoit et construit des systèmes d’accumulation d’énergie innovants et compétitifs, pour permettre l’autoconsommation et la diffusion de l’électricité solaire, notamment grâce aux batteries des chariots élévateurs.

Wivaldy, une solution complète qui permet de suivre en temps réel sa consommation d’électricité à l’aide d’un capteur ou compteur communiquant.

Ingenious Particles propose des solutions d’accès à l’énergie décentralisées pour les populations rurales d’Afrique vivant hors du réseau électrique (lampes solaires polyvalentes et kits solaires domestiques). L’offre “ELYOS” Triple Plug délivre notamment une puissance comprise entre 50W et 200W pour l’éclairage, l’utilisation d’appareils électriques et d’une TV HD.

Luko utilise le machine learning pour analyser la consommation électrique des foyers et détecte la consommation des appareils ménagers clés en temps réel pour réduire la facture des foyers, prévenir des accidents et émettre des alertes intelligentes en cas de consommation électrique anormalement élevée.

Microwind est un projet dont l’objectif est de développer des éoliennes urbaines placées sur les toits et balustrades de balcons des immeubles. 4 fois plus performantes que des panneaux solaires, les éoliennes Microwind sont silencieuses et intégrées à l’architecture.

Energic.io est une application innovante de coaching énergétique, ludique et communautaire destinée aux bâtiments tertiaires. Après un diagnostic sur-mesure, des solutions digitales sont déployées permettant de mieux comprendre les données énergétiques et d’agir de manière ciblée et personnalisée. Grâce à des challenges collectifs, une émulation continue au sein de la communauté est créé, valorisant les utilisateurs d’Energic et les bonnes pratiques associées.

Plüm Energie a présenté Plüm, le fournisseur B2C qui donne les moyens et l’envie de réduire sa consommation d’énergie et Xélan, le fournisseur B2B2C pour les nouveaux entrants dans le secteur de la fourniture d’électricité.

Redbutton propose de rendre parlant, d’analyser et d’interpréter en temps réel les flux de données de capteurs.

Evolution Energie offre une solution software pour le management de l’énergie et l’environnement à destination des fournisseurs d’énergie, des industriels, grands groupes, villes, datacenters et autres infrastructures d’envergure.

EEL Energy a présenté son hydrolienne d’inspiration biomimétique qui ondule telle une raie grâce aux flux de courants fluviaux ou de marée, dont la performance est nettement supérieure aux turbines hydroliennes actuelles.

 

Les prochaines rencontres :

Les événements #ReinventEnergy ne s’arrêtent pas là ! Nous organisons 4 temps de rencontre sur l’année à venir autour des thèmes suivants :

Si vous avez des suggestions, envie de participer, de collaborer avec nous sur ces sujets, n’hésitez pas à nous écrire !

[email protected] <

 

Et suivez nos actus : #ReinventEnergy 🙂

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Hackathon Lowpital : quand la société civile inspire l’innovation

Du 16 au 18 juin, le hackathon "Lowpital" : innover pour améliorer le quotidien à l'hôpital !

Il y a quelques semaines avec Nathanaël de NUMA, Aude Nyadanu et son Collectif 3S, nous avons lancé le projet « Lowpital », ça veut dire l’hôpital + « low » tech. Chez NUMA on aime bien ce terme, parce qu’il fait référence aux innovations du quotidien, à ces petites choses que l’on peut réparer facilement mais auxquelles on ne pensait pas forcément. Ce sont les améliorations qui apparaissent évidentes dès que l’on change de point de vue, dès que l’on adopte un regard un peu différent. Pour que l’innovation (high ou low tech) ait un sens et un impact,  il faut qu’elle réponde à un besoin réel. C’est pour cette raison, qu’en amont du hackathon, 8 binômes sont partis en immersion en hôpital. Avec une boîte à outils « user research » sous le bras, ils ont observé, questionné, interviewé, pendant trois jours, tous les acteurs qui font le quotidien de l’hôpital : patients, familles, personnel soignant, médecins, prestataires…

Grâce à leurs observations, nous avons fait émerger 8 challenges. Le hackathon du 16, 17 & 18 juin aura pour but de trouver des solutions pertinentes permettant de résoudre ces challenges ! Inscrivez-vous et rejoignez une équipe ! Nous avons besoin de profils variés (designers, développeurs, professionnels de santé, anthropologues, UX designers, communicants… et bien d’autres encore) pour répondre aux mieux à ces problématiques.

 

> Pour s’inscrire c’est ici <

Challenge 1 – Problématique de l’attente du patient

Comment peut-on améliorer l’environnement d’attente du patient, avant son opération ou sa prise en charge, afin de réguler son anxiété sans mobiliser davantage les infirmier(e)s et les aide-soignant(e)s ?

Pourquoi cette problématique ? C’est un sujet qui questionne le vécu des patients en premier lieu puis celui des infirmier(e)s et des aide-soignant(e)s. Les principaux pain points qui ont été identifiés pendant l’immersion : accompagnement des patients les plus anxieux lors de leur attente en salle (parfois jusqu’à 4h), avec de possibles retards d’admission au bloc opératoire, et difficultés dans la communication de l’information lors de l’attente.

 

Challenge 2 – Problématique de la transmission des données entre chirurgiens / internes

Comment peut-on faciliter le partage et le classement des photos et des données relatives aux opérations et aux patients afin de faciliter le suivi d’un patient et rendre possible la comparaison des cas pour une même procédure ?

Pourquoi ? Les chirurgiens ont besoin de s’échanger les informations, de comparer les différentes procédures et de pouvoir suivre un patient dans la durée, même s’il change de chirurgien (pré-op, post-op, chirurgie réparatrice…). Beaucoup d’informations sont obtenues lors des consultations post-opératoires en peu de temps (10-15 min / patient) mais la difficulté réside dans le partage de l’information de manière rapide et sécurisée, ce qui permettrait par ailleurs de pallier un second pain point : l’anxiété du patient face au peu de temps dont dispose le chirurgien.  

 

Challenge 3 – Problématique du suivi patient en diabétologie

Comment proposer une solution qui permette aux médecins de diabétologie de suivre leurs patients en dehors de l’hôpital, afin que les patients aient un contact régulier, et que ce soit valorisé (rémunération, sécu …) ?

Pourquoi ? « Le diabète c’est un suivi long, on peut pas lâcher les patients du jour au lendemain, le diabète c’est de l’éducation ». Le/la diabétologue qui voudrait continuer à suivre ses patients hors de l’hôpital ne dispose pas des outils nécessaires, et se trouve face à plusieurs problèmes : sécurisation des données au sein du service, incompatibilité des différents logiciels de gestion des patients, nécessité de formations particulières en diabète, flous juridiques et réglementaires sur la possibilité de télé-médecine pour le suivi du diabète.

 

Challenge 4 – Problématique de la transmission des informations entre équipes de jour et équipes de nuit

Comment peut-on améliorer/ fluidifier la collaboration et la transmission de l’information entre l’équipe de nuit et celles de jour afin d’améliorer le vécu des soignants en ce qui concerne la continuité des soins et la qualité de la prise en charge ?

Pourquoi ? Le temps d’échange entre les équipes de jour et de nuit étant très court, il est difficile de hiérarchiser les informations les plus importantes à transmettre, ce qui peut avoir pour conséquences une déperdition des informations, une moins bonne continuité des soins, …

 

Challenge 5 – Problématique des signaux de détresse

Comment améliorer la prise en compte des signaux de détresse par les professionnels de santé ?

Pourquoi ? Lorsqu’un patient utilise le bouton d’alarme, il est difficile voire impossible pour le personnel soignant d’en mesurer l’urgence. En effet, il n’existe pas de système qui permet la gradation de l’urgence des signaux reçus par le personnel de santé et envoyés par le patient. En plus de cela, le patient ne comprend pas toujours à quel moment ils doivent utiliser la sonnette d’appel d’urgence. Ceci conduit à un phénomène d’habituation aux signaux d’urgence chez le personnel soignant, et entraine donc une attente plus longue entre l’appel du patient et la réaction du personnel soignant

 

Challenge 6 – Problématique de la cohabitation en chambre double

Comment améliorer la cohabitation de patients séjournant en chambre double sans gêner les protocoles de diagnostic des professionnels de santé ?

Pourquoi ? « Il met la TV trop fort », «  Elle allume la lumière la nuit et me réveille », «  Il parle dans son sommeil »… la cohabitation des patients en chambre double est une vraie problématique qui joue à la fois sur la patience et le manque d’intimité des patients mais peut aussi aller jusqu’à augmenter la charge de travail du personnel médical.

 

Challenge 7 – Problématique de l’hydratation des personnes âgées

Comment adapter les méthodes d’hydratation pour les personnes âgées afin de réduire leur dépendance au personnel médical pour ce besoin vital ?

Peu de solutions permettent aux patients âgés qui ont perdu leur autonomie pour boire de s’hydrater en étant relativement indépendant du personnel soignant. Perte d’autonomie des patients, perte de temps pour le personnel de santé, perte de confiance en soi et de conscience de soi… de petites innovations pourraient permettre aux patients âgés de retrouver un peu d’autonomie dans ce geste vital d’hydratation.

 

Challenge 8 – Problématique de l’image du corps

Comment améliorer le bien-être du patient dans un contexte de médicalisation de son corps afin de lui permettre de conserver une bonne image de lui-même ?

Les patients arrivés via le circuit pompiers/urgences, ou ceux qui n’ont pas pensé à prendre des effets personnels, se retrouvent souvent sans tenue adaptée à l’hôpital et/ou à la rééducation, sans trousse de toilette et reçoivent leurs visites en chemise d’hôpital. Ceci a un impact sur l’hygiène, l’estime de soi, la pudeur et rend plus difficile la réappropriation du corps.

 

Vous êtes intéressé(e)s ? Motivé(e)s ? Envie de co-créer ? Avez des idées ?

Rejoignez-nous le pour le hackathon !

>Pour s’inscrire c’est ici <

 

Merci à l’Hôpital Foch de Suresnes qui a accueilli deux équipes en immersion :

au sein du service diabétologie et en unité de soins pré opératoires / chirurgie ambulatoire.

 

Merci aux hôpitaux de l’Assistance Publique –Hôpitaux de Paris

qui ont accueilli et accompagné nos équipes en immersion, et plus particulièrement merci à :

Hôpital Corentin Celton – AP-HP : service de soins de suite et de réadaptation de gérontologie

Hôpital Bretonneau – AP-HP : service de gériatrie à orientation psychiatrique

Hôpital Ste Périne – AP-HP : service de soins de longue durée, service de court séjour gériatrique et service de soins de suite et de réadaptation.

Hôpital Tenon – AP-HP : service de Chirurgie plastique reconstructive et esthétique.

 

 

Merci à Lilly France pour son soutien !

Et merci à Télécom Santé et à l’Institut de l’expérience patient pour leurs conseils.

 

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Time to Reinvent Work

NUMA lance un cycle d’événements sur le futur du travail d’ici 2030. Plus de 6 événements déjà programmés pour réinventer le travail ensemble.

#WeNeedSolutions

Le World Economic Forum estime que 7 millions d’emplois vont disparaître d’ici 2020, et Oxford University insiste sur le fait que 50% de nos métiers seront automatisés d’ici 2033. 65% des enfants, aujourd’hui à l’école primaire, travailleront selon des modèles qui n’existent pas encore, ajoute le World Economic Forum. Les modes de management évoluent, tant dans les formes de leadership en interne, que dans la mobilisation de talents externes.

Le travail est en cours de redéfinition et c’est cette transformation culturelle et managériale que nous souhaitons accompagner. Nous savons que nous ne connaissons pas encore nos prochains business modèles, les métiers qui vont apparaître, les technologies à venir, ni les compétences qui seront nécessaires demain. Nous n’avons pas encore trouvé les solutions aux grands défis qui s’imposent au monde à horizon 2030. Nous avons besoin d’adapter nos organisations pour piloter cette dynamique de changement continu et la faire porter par l’intelligence collective.

#TechForTomorrow

Notre conviction : la technologie bien exploitée est porteuse de solutions, si ses enjeux sont compris collectivement. A la source de cette approche, il y a une condition essentielle. C’est que des entrepreneurs s’appuient intelligemment sur la technologie et sur un écosystème d’acteurs engagés pour résoudre les grands enjeux du monde de demain en développant des solutions ciblées.

#ReinventWork

Comment contribuer à cette communauté inclusive et optimiste, actrice de solutions concrètes ?

Vous êtes convaincu que pour préparer un contexte de travail positif d’ici 2030, nous avons aujourd’hui la mission de faciliter la création et le développement de solutions durables ?

⇒  Partager une solution #ReinventWork

Vous êtes persuadé que la créativité naît de l’inclusion et que la fédération d’acteurs différents permet d’apporter des réponses plus pertinentes aux enjeux globaux ?

Recommander un acteur #ReinventWork

Vous travaillez activement au déploiement d’initiatives positives et souhaitez avancer sur votre thématique avec d’autres acteurs engagés dans la même démarche ?

=> Co-organiser un événement #ReinventWork

Vous avez envie de faire de la technologie une opportunité pour le travail, en contribuant aux réflexions et actions développées pour répondre à ses grandes problématiques ?

Participer à un événement #ReinventWork

 

Découvrez toute la programmation #ReinventWork

Pour faire émerger des solutions aux enjeux du travail, NUMA structure une communauté pro-active à la croisée des organisations expérimentant de nouveaux modèles.

Voici ceux avec qui nous développons cette programmation du mois du juin :

 

 

#1 Comment transformer la menace de disruption en opportunité business ?

Lancement du livre “La révolution digitale”, en partenariat avec les Editions Eyrolles. Discussion avec les auteurs : 

  • Christophe Victor, Directeur Général Délégué des Echos
  • Lydia Babaci-Victor, Directrice Développement et Innovation de VINCI Energies

 

#2 Comment la collaboration nourrit-elle l’agilité de l’entreprise ? Comment adopter les méthodes lean startup?

Talk inscrit dans la programmation de la 15ème édition du Congrès Learning, Talent & Development Perrine Grua, Communities & Education Director chez NUMA interviendra sur le sujet #ReinventWork avec :

  • Djamel Akani, Learning Program Director, Société Générale
  • Coline Debayle, Co-Fondatrice, Artips


#3 Comment contribuer activement à la transformation digitale de son entreprise ?

Talk inscrit dans la programmation de l’événement Vivatechnology où Marie Vorgan Le Barzic, CEO de NUMA, interviendra sur le sujet #ReinventWork avec Christophe Victor, Directeur Général Délégué des Echos. 

 

#4 Quels sont les bilans et les perspectives de l’holacracy comme modèle de gouvernance ?

Evénement organisé par IGI Partners en partenariat avec NUMA. 

Rencontre avec les pionniers de l’holacracy. Bilan et perspectives avec :

  • Brian Robertson, père fondateur de Holacracy
  • Bernard Marie Chiquet, pionnier des organisations qui voit en Holacracy une révélation, l’importe en Europe en organisant ses premières formations

#5 Comment les startups redéfinissent les relations de travail ?  

Evénement en partenariat avec le LAB RH, BPI France, France Stratégie, France digitale, Elan et le CJD. 

Matinée autour de la question “Quelles relations de travail accompagnent la croissance ?” avec les intervenants suivants :

  • Silja Druo, ancienne DRH de Captain Train, acquis par Trainline
  • Bérénice Mey, Chief People Officer de Content Square
  • Alexandre Collinet, DG adjoint du Bon Coin
  • Olivier De Pembroke, Président national du CJD; PDG de Tradifret
  • Pierre Bouvier-Muller, Head of Product Delivery Management de FircoSoft

 

 #6 Comment le revenu de base peut répondre aux défis sociaux engendrés par les transformations de travail ?

Evénement organisé par Alternatives Economiques et la Fonda en partenariat avec NUMA. 

Une journée pour réfléchir à l’hypothèse du revenu universel comme outil pour préparer la société du post-salariat et faire face à l’automatisation du travail en favorisant l’entrepreneuriat et l’innovation.

Intervenants :

  • Céline Mouzon, Journaliste chez Alternatives Economiques, coordinatrice du dossier spécial sur le revenu de base 
  • Yannick Blanc, Président de la Fonda
  • Anne Eydoux, Chercheuse au Centre d’études de l’emploi, Cnam/Lise, membre des Économistes atterrés
  • Jean-Eric Hyafil, Auteur de “Le revenu de base : un outil pour construire le XXIème siècle”  

 #7 Quelles sont les solutions tech pour les décideurs RH ?

Evénement Akoya Startup You Up organisé par Akoya Consulting en partenariat avec NUMA.

Le rendez-vous de la sphère RH pour découvrir les nouvelles solutions pour les RH, et les meilleures startups sélectionnées pour le prix HR Tech autour des thèmes :

 

 #8 Comment travailler en écosystème ouvert ?

Evénement organisé par la Commission ACSEL’RH en partenariat avec NUMA.

Rencontre avec des startups facilitant le partage des talents tech, comme Crafty

Discussion sur les nouvelles formes de travail en écosystème ouvert, avec : 

  • Eric Forest, Secrétaire général de Publicis conseil
  • Stephane Nauroy, Direction du développement numérique de Arte France  
  • Lomig Unger, Responsable Open Innovation Lab Paris de Groupe Renault

Visite de lieux d’innovation rassemblant différents acteurs au sein d’un espace collaboratif, incluant une visites exclusives de NUMA et d’un lieu créé par une grande entreprise. 

 

#9 Comment l’espace de travail devient un levier d’innovation ?

Evénement en partenariat avec NewPic.

Le phénomène des lieux d’innovation a donné naissance à des lieux de type « fab lab » (charte du MIT), « Hackerspace », « Techshops ». Cet événement explorera comment les lieux d’innovation internes et externes sont complémentaires et comment ils deviennent des leviers d’innovation.

Découvrez toute la programmation #ReinventWork

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Culture, Patrimoine & Innovation Numérique

Retour sur une journée dédiée à l'innovation numérique dans le domaine de la culture et du patrimoine.

Le Ministère de la Culture et de la Communication, le Commissariat Général à l’Investissement et la Caisse des Dépôts et Consignations se sont associés à NUMA pour l’organisation d’une demi-journée dédiée à l’innovation numérique dans les secteurs de la Culture et du Patrimoine.

Cette rencontre qui a réuni près de 200 participants parmi lesquels des représentants d’établissements culturels, de startups et de groupes industriels s’inscrivait dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir (PIA) et de l’appel à manifestations d’intérêt (AMI) « Culture, patrimoine et numérique », doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros et ouvert jusqu’au 31 décembre 2018,

Sur trois étages, les participants étaient invités à échanger en groupe autour de 12 ateliers thématiques afin d’identifier des enjeux communs, initier des collaborations et élaborer des projets susceptibles d’être proposés dans le cadre de l’AMI.

Parallèlement, six témoignages, des retours d’expérience d’entreprises et d’établissements publics, permettaient d’identifier et de mieux saisir les types de produits ou de services qui pourraient émerger de ces collaborations ainsi que les montages juridiques et modèles économiques associés.

Solenne Blanc – EY

Solenne Blanc est directrice Associée chez EY Advisory, en charge des activités de conseil en stratégie et marketing pour les secteurs des Médias, de la Culture et de l’économie numérique. Solenne présentait une typologie de partenariats entre acteurs culturels et acteurs de l’innovation à l’international.

Stéphane Ramezi – Institut national de l’audiovisuel (Ina)

Présentation du partenariat entre l’INA et Youtube par Stéphane Ramezi, directeur adjoint et responsable du département des éditions numériques de l’Institut national de l’audiovisuel.

Carl de Poncins – Theatre In Paris / PANTHEA

Présentation de la collaboration entre Theatre In Paris / PANTHEA et le Festival d’Avignon par Carl de Poncins, directeur de Theatre In Paris / PANTHEA.

Laure Pressac – Centre des monuments nationaux (CMN)

Présentation de la stratégie d’innovation et des collaborations initiées par le CMN par Laure Pressac, responsable de la mission Stratégie, Prospective et Numérique du CMN.

Valérie Senghor – Centquatre

Présentation de l’incubateur 104Factory et des expérimentations in situ développées avec les publics du Centquatre par Valérie Senghor, directrice adjointe et responsable du développement et de l’innovation du Centquatre.

Roei Amit – Réunion des monuments nationaux-Grand Palais (RMN-GP)

Présentation de la stratégie numérique et des collaborations initiées par la RMN-GP par Roei Amit, directeur adjoint, en charge du numérique de l’établissement.

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Fake news et “travailleurs du clic” : comment la désinformation est devenue un marché mondial ?

Le 7 février 2017, NUMA et La Belle Games organisait un événement "Infobésité, fake news et algorithmes politiques" avec Antonio Casilli. Méta-Media était présent pour couvrir l'événement.

Article de Gautier Roos issu du site Méta-Media (Direction de la prospective de France Télévisions).

Les algorithmes des réseaux sociaux ont-ils pris le pouvoir sur l’opinion ? Comment un système de désinformation, organisé d’une main de maître, a pu contribuer à l’élection de Donald Trump ? Le fact-checking, et les labels de fiabilité attribués à tel ou tel titre de presse, peuvent-ils vraiment endiguer le phénomène ?

Toutes ces questions ont été débattues cette semaine lors d’un événement organisé par La Belle Games et NUMA Paris, sur une initiative du journaliste Laurent Checola. Antonio Casilli, l’un des chercheurs les plus renommés sur les problématiques de « digital labor », a remis en perspective la question des fake news, souvent traitée de façon parcellaire. Une soirée où participaient des développeurs et des personnes investies dans ces thématiques en vue d’élaborer, au fil des prochains rendez-vous, des jeux vidéo innovants destinés à alerter sur le phénomène.

L’occasion de découvrir que ces fausses informations ne sont pas qu’un problème qui chagrine les démocraties libérales en mal de représentativité, mais bien une guerre économique qui s’étend à la surface du globe, et qui concerne pour ainsi dire… tout le monde.

 

Fake news : un marché mondial destiné à produire de l’intox

Utilisé parfois bien abusivement, le terme de « fake news » s’appuie sur trois racines historiques permettant de retracer l’histoire du phénomène :

  • La propagande : fausse information adossée à une volonté politique, visant à produire activement de l’ignorance. Exemples : données erronées, nouvelles biaisées, publicités mensongères, spams présentant des remèdes miracles…
  • La littérature de colportage, qui nourrit les croyances populaires avec des rumeurs qui s’auto-alimentent : informations fantastiques, théories surnaturelles, mais aussi mèmes internet avec des légendes outrancières (phénomène de buzz).
  • Les écrits apocryphes : les mythes et autres complots qui reposent sur l’idée qu’une force nous empêche de dire une vérité. S’ajoutent aujourd’hui à la catégorie les alternative facts, le recours aux bots, le vaste marché de faux likes et faux clics.

Point important soulevé par Antonio Casilli : les fake news ne se résument pas uniquement à de l’intox ou de la mal-information, c’est aussi l’interaction sociale qui les accompagne. Le problème du fact-checking traditionnel est qu’il met de côté la circulation du message, pour ne s’intéresser en général qu’aux sources (qu’on est appelé à considérer comme fiables ou non). Or l’émetteur est loin d’être le seul facteur à prendre en compte : le marché de l’engagement, et son arsenal autoritaire déployé pour augmenter la viralisation, doit tout autant nous alerter.

Le fonctionnement de Facebook – une plateforme qui pour le coup ne crée aucun contenu – a évidemment partie liée au problème. Depuis l’élection de Trump, la structure même de son algorithme est pointée du doigt : d’un côté il sélectionne par filtrage les contenus censés nous intéresser, de l’autre, il crée de véritables communautés autocentrées où s’écharpent en fait des individus aux avis bien plus similaires qu’ils ne le croient.

Ajoutons à cela la (moins connue) restriction de la portée organique des messages sur Facebook, un procédé initié par la plateforme pour inciter ses utilisateurs à basculer vers un modèle payant pour diffuser leurs posts. Les publications qui ne sont pas sponsorisées sont naturellement limitées auprès de votre communauté : pour atteindre un taux de reach satisfaisant, il faut donc passer à la caisse… Ce que les partis politiques ont bien compris.

Avant chaque élection, les campagnes d’influence en ligne s’effectuent désormais grâce à des fermes à clics. Sous ce nom plutôt bénin se cache en fait un énorme marché drainant les petites mains des pays émergents et ceux en voie de développement : une micro-tâche (un like, un partage, la rédaction d’une fake news, l’élaboration d’un slide) est effectuée moyennant quelques centimes, pour ne pas dire quelques dixièmes de centimes.

UpWork, Fiverr, Get Paid For Likes, Taskrabbit, Amazon Mechanical Turk, 5euros.com…Si les modèles divergent, ces plateformes permettent à des clients de trouver des prestataires à moindre coût, faisant allègrement fi de notre droit du travail et notre protection sociale. A l’heure où le like et le partage sont presque devenus une monnaie à part entière, le recours à ces usines où s’agglomèrent des tâcherons du clic ne peut qu’interpeller.

Selon Business Insider, les équipes de Donald Trump ont acheté près de 60% des followers de sa page Facebook. Des profils situés aux Philippines, en Malaisie, en Inde, en Afrique du Sud…et au Mexique (!), ce qui n’a pas manqué d’éveiller la curiosité des observateurs :

Sans réelle surprise, on remarque que la carte des pays qui ont recours à ces click farms (Etats-Unis, Australie, Canada, Grande-Bretagne…) et ceux qui vendent ces services (Philippines, Pakistan, Chine, Hong Kong, Bangladesh…) reproduit les disparités du monde du travail. De là à parler de néo-colonisation du trafic mondial, il n’y a qu’un pas.

Quand la gamification n’a plus rien d’un jeu

Une nouvelle pratique qui ne se cantonne pas à nos voisins d’outre-Atlantique. De façon moins abusive, le parti socialiste a rémunéré des influenceurs pour propager des messages pendant les primaires : plutôt que d’utiliser des petites mains anonymes, ce sont des leaders aux communautés bien établies qui ont été sollicités (avec une rémunération moins indécente).

Empêtrées dans le « Pénélope Gate », les équipes de François Fillon n’ont visiblement pas eu la même clémence. En s’inscrivant sur la plateforme Les e-militants de l’alternance, les internautes bénévoles peuvent s’engager à défendre leur candidat : un kit de soutien en ligne leur est proposé (des éléments de langage, des tweets pré-enregistrés, des objectifs chiffrés…) pour irriguer les réseaux sociaux. A la clef : pas de rémunération, mais de simples points distribués pour les actions engagées, et peut-être un égo regonflé (« Un classement des meilleurs e-miliants est établi en fonction des actions réalisées »).

Nos partis politiques avalisent donc une forme de travail non rémunéré, rendue moins scandaleuse par le vernis de la gamification…Le philosophe américain Ian Bogost, qui travaille ces thématiques depuis des années, va plus loin : il souhaite qu’on parle d’exploitationware plutôt que de ludification, insistant sur les faibles revenus empochés par les forces productives dans ce nouvel écosystème.

Contrairement à ce que notre intuition nous laisse penser, la viralisation n’est donc pas devenue l’apanage des machines ! Antonio Casilli nous rappelle, qu’à côté des envahissants spambots, des travailleurs volontaires (le plus souvent précaires) contribuent au phénomène. Un secteur de la fake news déjà en voie d’uberisation, qui ne profite, comme bien souvent, qu’à un petit nombre.

Retrouvez notre compte-rendu vidéo de cette première soirée au NUMA, avant les prochaines étapes où seront développés les concepts des jeux vidéo :

Par Gautier Roos, France Télévisions, Direction de la Prospective

Article issu du site Méta-Media.

 

 

 

 

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Energy Breakfast – Smart Home, fournisseurs d’énergie et services connectés

L’Energy Breakfast du vendredi 3 février, co-organisé par NUMA et JeChange, premier service dédié à la réduction des factures courantes auprès des particuliers et des professionnels, a été consacré en particulier au développement de la Smart Home et à la place des fournisseurs d'énergie face aux nouveaux services connectés.

Quelle est la place des services connectés dans l’énergie? Les clients sont-ils prêts à adopter ces nouveaux modes de consommation d’énergie ? Comment les fournisseurs se positionnent-ils face à la recrudescence de nouveaux acteurs proposant des services connectés ? Entre fournisseurs d’énergie et services connectés, les alliances sont-elles inévitables ?

Pour aborder ces questions, NUMA et JeChange ont accueilli :

Sophie Audic, DG de Lampiris France, fournisseur d’électricité 100% verte et de gaz naturel.
Adrien Suire, CEO de Qivivo, startup qui a lancé un thermostat autonome.
Jérémie Jean, Fondateur de eGreen, startup qui propose un dispositif pour aider à réduire ses consommations d’électricité, de gaz et d’eau.
Jérôme Mosnier, Directeur des ventes Voltaware, plateforme de services qui permet aux consommateurs de réduire leur gaspillage d’énergie.

Une reconfiguration de la chaîne de valeur dans le marché de l’énergie

Les intervenants ouvrent l’échange en posant les grandes tendances de la transformation du secteur, en réponse auxquelles les fournisseurs d’énergie se préparent à proposer des solutions.

Electrification des usages

Même si nous souhaitons faire des économies d’énergie, une augmentation de la consommation d’électricité de plus de 30% est prévue dans les 20 prochaines années, liée à l’électrification massive des nouveaux modes de consommation, en particulier la voiture électrique.

“Smart home” et compteurs communicants et digitaux

La maison va devenir de plus en plus connectée et apporter un bouleversement fort qui va permettre de piloter la consommation. Les compteurs tels que Linky vont nous permettre de mieux comprendre la courbe de charge et la consommation des clients mais aussi de sensibiliser et d’impliquer le consommateur sur sa consommation d’énergie. On ne sera plus sur une approche liée à la facture mais sur une intelligence qui va permettre d’adapter les comportements et faciliter l’équilibrage entre la production et la consommation. Grâce au compteur communiquant l’économie d’énergie sera envisagée de manière globale, à travers l’efficacité énergétique des bâtiments mais aussi à travers le comportement éco-responsable des occupants.

Autoconsommation et énergie communautaire

Le marché de l’électricité va changer pour offrir une place relativement nouvelle au “particulier”. L’idée de l’énergie communautaire c’est d’envisager que l’école du quartier puisse vendre à ses voisins l’électricité produite grâce à ses panneaux solaires, voisins qui pourront payer l’installation des panneaux solaires en échange de l’énergie qui ne sera pas utilisée durant les weekends ou les vacances scolaires. Cette nouvelle manière de produire et de consommer sera rendue possible grâce aux plateformes de gestion de l’énergie.

Autonomie énergétique

La question centrale qui sous-tend ces nouveaux modes de consommation et de production, c’est la question de l’usage. Comment la production et la consommation arrivent-t-elles à s’équilibrer ? Le consommateur ne résoudra pas cette question tout seul à partir des informations qu’il visualise. La collecte des données et l’analyse des usages se fera grâce à l’intelligence artificielle qui permettra de piloter la consommation au mieux et au meilleur moment, et surtout de manière autonome.

fournisseurs nouveaus services connectés transition énergétique

Des freins législatifs à la création d’une infrastructure propre à l’énergie

Selon Jérôme Mosnier, le secteur de l’énergie devra créer sa propre infrastructure, sous la forme d’un EnerNet (internet de l’énergie) pour pouvoir répondre aux mutations à venir et aller de paire avec l’augmentation du nombre de capteurs dans les maisons et sur le réseau.

Toutefois, en France, la CNIL rend difficile la mise en place d’un réseau de ce type, notamment du fait de la problématique de la protection des données. Nous sommes encore loin de voir émerger un réseau d’automatisation et de contrôle à distance de qualité.

Sophie Audic le rappelle aussi, le principal frein est la question de l’accès aux données de consommation des clients. Il faudrait au moins 12 mois de données de consommation pour pouvoir effectuer une analyse pertinente des comportements de consommation mais les fournisseurs n’y ont pour le moment pas accès.

La place des services connectés dans la consommation d’énergie au niveau résidentiel

Deux principaux problèmes sont identifiés par Sophie Audic :

Méconnaissance du marché par les français

L’énergie n’est pas un sujet de préoccupation pour la plupart des français, principalement du fait du prix mais aussi de l’histoire du marché de l’électricité en France. 1 français sur 2 ne sait d’ailleurs pas qu’il peut changer de fournisseur d’énergie. Il y a un besoin réel de pédagogie. Ainsi, sur 31 millions de compteurs électriques en France, uniquement 2 millions sont passés à la concurrence depuis l’ouverture du marché. En ce qui concerne le gaz (10 millions de compteurs), 20%, soit 2 millions, sont passés à la concurrence, dont 70% chez Engie. C’est donc un marché énorme qui s’ouvre aux nouveaux acteurs fournisseurs d’énergie.

Nécessité d’investissement financier initial

Aujourd’hui il y a un frein financier à l’acquisition des objets connectés : le coût fixe que représente l’investissement initial reste trop élevé pour des personnes non “averties”. En moyenne, équiper sa maison avec un thermostat connecté revient à 200€, et il faudra ensuite un certain temps pour pouvoir rentabiliser cet investissement initial à travers la réduction de ses dépenses d’énergie.
Trouver le bon canal de distribution pour les smart devices

Adrien Suire confirme que les particuliers ne sont pas encore prêts à investir. Toutefois dans les logements sociaux, quand ce n’est pas le locataire mais le bailleur qui paie, cela change complètement la donne. La compréhension et la sensibilisation du bailleur est importante pour investir dans ce type de thermostats. Les résultats des expérimentations effectuées en comparant des bâtiments similaires équipés pour les uns de thermostats classiques et pour les autres de thermostats Qivivo ont été très positifs. A Nantes et à Angers, Qivivo a permis une économie de 31% sur la facture d’énergie en 6 mois. Ce qui a été crucial dans ces expérimentations a donc été la sensibilisation du bailleur.

Jérôme Mosnier constate qu’aujourd’hui la Smart Home en direct vers le consommateur fonctionne peu, alors que par le biais des mairies en Angleterre, et des bailleurs en France et aux Etats-Unis, cela fonctionne davantage. La meilleure voie de distribution des smart devices serait donc les bailleurs, mais aussi les utilities ou les assurances plutôt que les consommateurs en direct.

Un enjeu d’engagement de l’utilisateur final

Depuis 3 ans, on observe une prise de conscience de l’importance de la sensibilisation des occupants : sans changement des comportements il sera difficile d’atteindre les objectifs d’efficacité énergétique. Avec une approche « tout automatisé », beaucoup d’habitants se sentent dé-responsabilisés et ont envie de reprendre la main.

La courbe de charge de Linky peut être une vraie force pour mieux comprendre ses propres consommations, mais elle ne remplacera pas une approche comportementale. En effet, pour que le consommateur final utilise une application il faut de l’engagement et une véritable approche utilisateur. Il doit toujours y avoir quelqu’un en amont de l’utilisation d’un smart device qui devra se charger de la sensibilisation de l’utilisateur ou du locataire pour le pousser à faire attention à sa consommation. En France, on estime que le marché de la Smart Home sera près dans deux à trois ans.

En moyenne, les français passeraient 7 minutes par an sur leurs factures d’énergie, alors qu’un français sur trois se connecte tous les jours à Facebook et que 70% se déclarent joueurs de jeux vidéos. Ainsi, la position d’eGreen est de dire qu’il est plus pertinent pour atteindre et sensibiliser le consommateur d’utiliser ces médias sociaux et d’approcher la réduction de la consommation par des aspects ludiques : la gamification sera probablement une des clés de l’efficacité énergétique.

Fournisseurs d’énergie / nouveaux acteurs proposant des services connectés : quelles collaborations ?

Du côté des fournisseurs d’énergie, Sophie Audic évoque à nouveau le frein financier de la population résidentielle à travailler avec des services connectés. L’alliance fonctionne mieux pour les solutions applicatives, et en B to B.

Pour Adrien Suire, la question de la réglementation et de la maturité du marché est primordiale. En France, travailler avec des fournisseurs d’énergie n’est pas un axe de développement pour Qivivo, mais la situation est différente aux Etats-Unis et en Angleterre. British Gaz a, par exemple, vendu en 2015-2016 plus de 200 000 thermostats connectés à ses clients.

En France les fournisseurs d’énergie traditionnels ne sont pas, à ce stade, les meilleurs acteurs pour s’adresser à la clientèle finale. Toutefois, comme le souligne Jérôme Mosnier, les fournisseurs “alternatifs” comme Lampiris ou Engie sont intéressés pour avoir une offre plus innovante.

Jérémie Jean évoque l’arrivée de Linky et surtout du fameux Green Button qui permettra à chaque consommateur de donner accès à sa courbe de charge à des services tiers permettant d’avoir accès à l’offre de service associé sans avoir besoin de passer par un fournisseur, un artisan ou par son bailleur. En revanche, il ne faut pas oublier que la force de frappe des fournisseurs d’énergie est et restera considérable.

Tous nos articles sur la transformation du secteur de l’énergie !

Retrouvez ici les comptes-rendus de nos précédentes rencontres.

Et sur Twitter : #ReinventEnergy

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Quelles mécaniques de déplacement dans la réalité virtuelle ?

Les technologies de réalité virtuelle (VR) rencontrent un réel succès depuis plusieurs années dans les communautés de développeurs et progressivement, les applications sortent des labos avec des casques destinés au grand public et commercialisés par les plus grandes marques high tech. Nul doute que cette industrie émergente représente l’une des prochaines grandes révolutions technologiques du 21e siècle. Mais l’immersion totale dans un monde virtuel n’est pas encore atteinte et représente le plus grand challenge pour les acteurs du secteur. Les solutions répondant à l’immersion virtuelle de la vision ou de l’ouïe ont atteint un stade surprenant de développement, mais aucun mécanisme de déplacement en revanche se rapproche si près de la réalité pour l’instant.

Les chercheurs se posent donc plus que jamais des questions autour des mécaniques de déplacement dans la VR. Nous sommes limités à la fois par l’espace disponible dans l’environnement réel, par notre corps (fatigue physique, sensation possible de nausée, anxiété) ou encore par le prix des appareils. Mercredi 15 février, nous recevions, à l’occasion du premier Virtual Wednesday, Damien Doury (développeur et game designer VR) et Stanislas Chesnais (CEO de 3dRudder) chez NUMA pour échanger autour des solutions hardware et software développées actuellement pour répondre à cette problématique.

Software

Roomscale

Cette technologie permet de se déplacer dans l’environnement réel et de traduire les mouvements dans l’environnement virtuel. Bien que l’immersion soit forte, cette solution requiert en revanche un espace important pour se déplacer et chacun ne bénéficie pas d’une large pièce chez lui, ce qui pose une contrainte supplémentaire pour les développeurs de contenus.

Running in place (RIP)

Contrairement au roomscale où le joueur se déplace dans la pièce, les technologies RIP permettent de garder une position fixe en courant sur place ; la direction étant contrôlée par l’orientation du casque. Cette solution résout le problème de l’espace mais la position et le sens de déplacement ne prend pas en compte la position à la fois de la tête et du corps. Des solutions émergent comme PocketStrafe, qui permet grâce à un téléphone glissé dans la poche de prendre en compte la position du corps.

Le D-pad (directional pad)

Le D-pad est un joystick qui permet de contrôler le déplacement dans le jeu sans solliciter le mouvement réel du corps. Cette technologie est simple et peut aussi être utilisée avec un clavier d’ordinateur. En revanche elle peut aussi déclencher une sensation désagréable de nausée, le motion sickness, car l’équilibre est perturbé dû à un différentiel entre la vue et l’oreille interne.

Téléportation

Pour contrer cet effet de nausée, les ingénieurs ont imaginé un système de téléportation. Grâce à une visée laser, on peut imaginer se déplacer rapidement dans l’espace. En revanche, c’est une technique critiquée d’une part car elle casse l’immersion et d’autre part car elle peut parfois permettre aux joueurs de tricher en esquivant furtivement des attaques par exemple. D’autres variantes de la téléportation permettent d’améliorer cette solution, comme la téléportation “glissée” ou encore lorsque le joueur “tire” le monde autour de lui (solution particulièrement utilisée dans les jeux de stratégie).

Hardware

Exosquelette

L’avantage de l’exosquelette est qu’il permet d’ajouter le toucher, un input qui s’ajoute à la vision et à l’ouïe. Ceci permet d’enregistrer les mouvements (outputs) qu’il est ensuite possible de bloquer mécaniquement pour simuler la présence d’un objet dans l’espace virtuel.

Omnidirectional treadmill

Apparue en 2014, l’idée de ces appareils est de permettre une expérience en VR complète dans un espace restreint. Grâce à des tapis à friction faible et des chaussures spéciales, le mouvement réel est traduit dans l’environnement virtuel.

Autres technologies

Ces solutions hardware sont des solutions dites full scale. Mais d’autres acteurs ont pris le parti de fabriquer des produits plus légers ou plus facilement accessibles par les utilisateurs. On retrouve des combinaisons traditionnelles couvertes de capteurs, des technologies de reconnaissance de mouvement par vidéo ou encore des joysticks adaptés aux pieds. C’est le choix de 3dRudder que l’on peut utiliser assis et qui évite la sensation du motion sickness en conservant la sensation de déplacement dans l’espace.

Plusieurs solutions pour plusieurs applications

La technologie des casques VR est déjà bien développée et un standard s’est progressivement installé (par le jeux de deux lentilles qui convergent vers un écran scindé). A côté, les solutions aujourd’hui sont nombreuses en ce qui concerne les mécaniques de déplacement. Les standards peinent à s’installer car ces différentes solutions répondent en fait à plusieurs applications spécifiques.

Les designers et développeurs d’applications VR se sont tous penchés sur la question du déplacement. Ils ont créé des solutions hardware et software transcendant la condition humaine. Mais, si ces modes d’interaction répondent de plus en plus au problème d’équilibre et de fatigue, ils sont peu intuitifs ou naturels. Surtout, ils créent des ruptures d’immersion, élément essentiel de ce médium. Les technologies évoluent rapidement et permettront progressivement d’imaginer une immersion totale.

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Welcome to L0W C1TY !

Penser, faire et montrer une Smart City Low Tech (compte-rendu).

Initié par NUMA et le designer Geoffrey Dorne, auteur de Hacker Citizen, L0W C1TY explore ce qu’est et pourrait être une ville intelligente low tech.

Inscrivez-vous au prochain événement le 16 mars. 

Quoi ? Un cycle d’événements pour penser, faire et montrer collectivement une ville intelligente portée par ses citoyens.

Pourquoi ? Parce que le prisme hypertechnologique de la Smart City n’est pas l’unique modèle de développement urbain, parce que les citoyens manquent d’emprise sur les jeux de données et les modèles statistiques utilisés pour les gouverner, parce qu’il existe d’innombrable façons de concevoir l’espace urbain et de s’y insérer.

Pour qui ? Ce cycle d’événement est ouvert à tous. Designers, architectes & urbanistes, agences de communication, cuisinier, professeur, ancien élu, journalistes, porteurs de projets, les deux premiers ateliers L0W C1TY ont accueilli des acteurs divers qui travaillent les usages de la ville au quotidien. Les prochains événements ont vocation à s’ouvrir à un public encore plus large et plus nombreux.

Comment ? 

  • Un 1er temps pour discuter collectivement de thématiques et de projets autour d’une Smart City Low Tech. 
  • Un 2ème temps pour faire, créer des projets que tout un chacun pourra s’approprier.
  • Un 3ème temps pour montrer et documenter ces projets.
  • Un 4ème temps pour imaginer collectivement la suite.

Le compte-rendu du premier atelier est ici. Le second atelier, dont le compte-rendu est ci-dessous, a permis de prolonger et de préciser les thématiques initiées. Le prochain événement aura lieu le 16 mars. Dernier du 1er temps, il aura pour but de développer des projets qui seront fabriqués lors d’une prochaine session. 

Des exemples de projets

Hacking 

Thèmes : hacks ; détournement ; hasards

Brainstorming : De quelle méthodologie partir pour développer des idées de hacks urbains ?

Échelle d’intervention : Le groupe s’est concentré sur les transports en commun et le métro (station + rames).

Questions / objectifs : Beaucoup de gens voient ces espaces comme des lieux fonctionnels. Comment créer du lien social, surprendre, créer une interaction avec un dispositif et entre des personnes ?  

Mode d’intervention : Introduire du contenu en mode hacking. Créer des dispositifs peu chers, faciles à mettre en place et relativement résistants. Les contenus peuvent être des textes, des dessins… Quels autres types de contenus ?

  • Bandes de scotchs avec des accroches de textes qui invitent à écrire.
  • Coller de grandes feuilles blanches à l’extérieur des fenêtres du métro. Surface blanche avec une vitre à l’intérieur. Tableau blanc sur lequel on peut intervenir.
  • Début de dessin à continuer.
  • Systèmes pour accrocher ou coller des objets dans la rame pour, par exemple, prendre des livres ou en mettre.

+ Idée de flashmob : donner des outils pour permettre aux gens de participer à des performances.

TO DO :

  • Explorer les espaces en “pensant interventions” (failles, espaces vacants → facilement appropriables).
  • Lister différents types de contenus.

Ressources :

Internet local & Low Tech

Thèmes : data ; open data ; Internet ; connexion / déconnexion / peer to peer

Brainstorming : Reprise du projet de PirateBox de la session n°1 transformé en Métro Box.

Echelle d’intervention : Un réseau très localisé : immeuble / quartier.

Questions / objectifs : Quelles solutions techniques déployer pour favoriser les échanges au sein de lieux de passages récurrents ?

Propositions d’actions : La PirateBox est un routeur à 10 euros qui permet de recréer un réseau local. Le point de départ pourrait être une interface de chat minimaliste invitant au partage de fichiers. Ce projet permettrait de partager la même chose au même moment plutôt que de rester sur un usage individuel -> circuit court de peer-to-peer.

TO DO

  • Lister des contenus produits localement adaptés aux usagers des transports en commun.
  • Comment documenter, valoriser et inviter les gens à participer ?
  • Penser à des manières d’amener les gens à se connecter à la PirateBox (via une intervention physique : pirate ou pas).
  • Intégrer le problème des fichiers corrompus qui peuvent être installés sur les PirateBox. Si cela pose la question de la responsabilité des personnes qui installent ce type de système, il existe aussi des logiciels OpenSource pour sécuriser les box (exemple : CIRCLean).

Ressources :

Fabriquer dans la ville 

Thèmes : réappropriation ; espace public ; appropriation numérique ; économie circulaire ; fabrication ; convergence

Brainstorming :

  • Quelles méthodologies permettent aux acteurs d’un territoire (habitants, décideurs publics, établissements universitaires, artisans, makers) de travailler ensemble pour fabriquer dans la ville ?
  • Comment valoriser les démarches existantes, les faire découvrir, créer de nouvelles synergies entre des lieux de fabrication et les acteurs d’un territoire ?
  • Comment bien documenter ces démarches et les partager avec pour but d’inciter les gens à agir ?
  • Comment travailler ensemble tout simplement et arriver à converger vers des projets de réaménagement d’un territoire, traitement des déchets, création de mobilier urbain etc ?
  • Sur quels réseaux s’appuyer ? Avec quels réseaux interagir ?

Questions / objectifs : Comment valoriser les démarches existantes ?

Propositions d’actions :

  • Signalétique : expérimenter une cartographie physique des lieux de création (fablab, maison d’artisans…) en traçant des lignes à la craie ou des parcours d’une école à un lieu de fabrication.
  • Trouver des méthodes pour cartographier les parties prenantes, les mettre en commun et les faire connaître.

TO DO :

  • Définir l’échelle et/ou penser à l’usage en fonction de plusieurs échelles (rue, quartier…) en ayant à l’esprit la volonté de réduire le clivage Paris-Banlieue
  • Travailler la signalétique. Exemple de parcours à la craie d’une école à un Fablab. A l’échelle d’une rue ou d’un quartier. Vérifier ce qui se fait, ce qui peut être fait et faire connaître une signalétique que tout le monde pourrait s’approprier ?

Ressources :

Concertation

Thèmes : participation ; collectif ; partage / participatif ; résilience ; non-institutionnel / bottom-up

Brainstorming :

  • Quels modes de concertation continus, locaux et dématérialisés ?
  • Quels moyens low tech pour alerter sur des événements ?
  • Comment peut-on continuer à donner sa voix au fur et à mesure d’un mandat ?

Questions / objectifs : Imaginer un système de recueil de la satisfaction local et continu.

Propositions d’actions :

Fabriquer des boîtes pour recueillir des opinions, jauger et tester des idées de projets (analogie avec le crowdfunding). Et pourquoi pas instaurer un système où, à partir d’un certain nombre de personnes, ça passe au conseil municipal ?

Lobbying citoyen. Rendre ça tangible en évitant le côté ghettoïsation technologique. Entendre d’autres gens que par les moyens exclusivement technologiques. Ce genre de boîte pourrait être installé à Beaumont sur Oise…

Cela engage les gens, qui seront plus facilement au courant.

Ca peut être des projets qui ne seront pas forcément portés par la municipalité, mais à une micro-échelle, celle d’un quartier ou même d’un immeuble. Exemples d’usages :

  • En tant que proprio / syndic je veux savoir si des gens sont intéressés à repeindre la cage d’escalier; si j’ai au moins 50% des gens qui veulent je commence à le faire, sinon j’abandonne.
  • Installer des boîtes à tips dans la bars. Rendre très visible des questions ? On peut les décliner à l’infini.

TO DO : Répondre aux questions :

  • Qui se charge du dépouillement ?
  • Comment médiatise-t-on les réponses ?

Ressources :

 

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Énergie City – L’énergie dans la ville : quelles évolutions ?

Pour cette deuxième table-ronde du cycle « Smart City » organisé par Renault Innovation Lab - Le Square et NUMA, nous avons choisi de nous intéresser à un sujet majeur pour la ville de demain : l’énergie.
Les nouvelles réglementations et les récentes innovations numériques ont profondément transformé le secteur de l’énergie, à tous les niveaux de la chaîne (production, stockage et distribution), et ont favorisé l’émergence de nouveaux acteurs et services.

 

Qui sont ces nouveaux acteurs et services énergétiques ? Comment vont-ils impacter le secteur et la façon dont nous produisons et consommons l’énergie en ville ?

Premiers éléments de réponses avec nos invités :
– Jérôme Perrin, Directeur Scientifique chez Renault
– Erwan Boumard, Directeur Général d’Energie Partagée
– Stéphane Labranche, Sociologue de l’Énergie et du Climat
– Mark Akehurst, Directeur de Programme Innovation, ENGIE

Fontes des glaces, réchauffement climatique, nouvelles maladies … Face aux défis climatiques, les villes, grandes consommatrices d’énergie, doivent agir pour accompagner la transition énergétique. Cette transition passera par des innovations techniques et une prise de conscience citoyenne.

A la clé, l’opportunité pour les villes d’atteindre l’autonomie énergétique car, comme l’introduit Stéphane Labranche, sociologue du climat « L’un des enjeux de la transition énergétique est de régler la vulnérabilité géopolitique : les pays ne veulent pas dépendre d’autres pays pour s’alimenter en énergie ».

Quels sont les défis ? Et surtout, comment les résoudre et accélérer la transition énergétique?

energie innovation ville smart city

Des défis énergétiques urbains à résoudre

Des problématiques de stockage de l’énergie

« Par rapport aux énergies renouvelables, nous avons la technique et les retours sur investissements… par contre, nous n’avons pas encore résolu le problème du stockage ! » explique Stéphane Labranche. Et en effet, le stockage intersaisonnier, c’est-à-dire le stockage d’énergie pendant des périodes critiques (qui peuvent durer quelques mois) est un problème qui n’est pas encore résolu…

Un certain manque d’intérêt pour les enjeux du secteur

Comme le souligne Mark Akehurst, Directeur de Programme Innovation, Marketing et Nouveaux Métiers chez ENGIE, aujourd’hui « les technologies sont une grande question, mais il faut aussi créer de nouveaux business models. Comment je comprends ce qui a de la valeur pour le client ? C’est très compliqué, car l’énergie n’intéresse pas encore grand monde… ».

Mais alors, quelles sont les solutions que nous avons aujourd’hui pour arriver à une certaine optimisation et efficacité énergétique ? Et pour intéresser les citoyens ?

Optimisation et efficacité énergétique : quelques solutions

Les smart grids, pour une gestion intelligente de l’énergie

Pour résoudre les problèmes d’harmonisation, d’équité ou d’approvisionnement, les smart grids, qui devraient se démocratiser d’ici 5 ans, apparaissent comme étant l’une des meilleures solutions que nous ayons actuellement. Cette nouvelle technologie, qui permet la gestion intelligente de l’énergie, s’installe progressivement mais reste difficile à s’approprier. Il s’agit par exemple de technologies informatiques, qui, associées à des dispositifs de stockage d’énergie permettent de lisser les pointes de production et de consommation. En bref, cela permet de réduire les coûts et d’accroître la sécurité du réseau. « Ce système, beaucoup plus souple que ce qui peut se faire actuellement, permet notamment à n’importe qui d’être acteur ou consommateur d’énergie en fonction de ses besoins » estime Jérôme Perrin, directeur scientifique chez Renault.

Les véhicules électriques, une solution de stockage

Ce dernier note également une nouvelle tendance : les véhicules électriques pourraient bien devenir une solution de stockage. Il est important de donner une seconde vie aux batteries de ces voitures, car elles ne sont pas mortes ! Actuellement, Renault fait des tests pour les utiliser dans des systèmes de stockage stationnaires. Ces technologies permettraient de créer un nouveau monde dans lequel nos modes de vie seront plus confortables.

Comment intéresser les citoyens aux problématiques énergétiques ?

Etant donné que les profils des citoyens et leur rapport à l’énergie sont très variés, il est essentiel de ne pas communiquer un seul et même message lissé pour tout le monde. En effet, personne ne se sentira concerné si c’est le cas.
Finalement, « il faut absolument aider les territoires et les citoyens à se réapproprier les enjeux de la transition énergétique. Notre but, avec Energie Partagée est de créer du lien social dans la durée, notamment pour sensibiliser les esprits au développement durables et aux problématiques de liées à l’énergie » lance Erwan Boumard, directeur général chez Energie Partagée. La transition énergétique dans la ville a besoin de tout le monde !

Revivez l’évènement en vidéo !

Pour aller plus loin, retrouvez également le Storify de l’événement.

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Retailer 2.0 : quelle expérience client pour demain ?

Renault Innovation Lab - Le Square et NUMA ont organisé en décembre dernier l’événement “Retailer 2.0 : quelle expérience client pour demain ?”. Dimitri Achache Bonifacio, directeur digital chez Renault Retail Group et Aladin Mekki, Responsable Prospective au PICOM (Pôle de Compétitivité des Industries du Commerce) ont dans ce cadre échangé sur les enjeux du retail de demain, cette conversation était menée par Daniel Geiselhart, co-fondateur de Silex ID.

Quelle expérience client pour demain ?

Réalité augmentée, robotique, intelligence artificielle, Big Data… Nombreuses sont les technologies qui promettent de révolutionner l’expérience des clients dans les points de vente physiques. Comment améliorer l’expérience client et convaincre, à l’heure du e-commerce, les clients de passer la porte des boutiques ? Comment former les vendeurs pour mieux répondre à ces nouveaux usages ? Dimitri Achache Bonifacio, directeur digital chez Renault Retail Group et Aladin Mekki, Responsable Prospective au PICOM (Pôle de Compétitivité des Industries du Commerce) répondent à ces interrogations.
À l’heure de la démocratisation des smartphones et de la digitalisation, nous continuons quand même à retourner en magasin, notamment pour tester le produit que nous désirons, et surtout, pour vivre une expérience. « Nous parlons beaucoup de la technologie, souligne Daniel Geiselhart, le co-fondateur de Silex ID, mais ce qui prime, c’est l’émotion, qui doit être au centre ! ».

Quelles sont les fonctions du point de vente ?

Pour Aladin Mekki, il a 5 fonctions. D’abord, il s’agit d’un lieu de transaction, direct et rapide, mais aussi d’un lieu d’expertise et d’accompagnement. Lorsque nous allons en magasin, nous cherchons un lien humain. Ensuite, c’est un lieu social (le client fait partie d’une communauté), un lieu de détente et de plaisir. En effet, le magasin joue de plus en plus le rôle de tiers-lieu. Enfin, il s’agit d’un lieu d’expérience, de découverte.

Humain, drive-to-store et gadgétisation

Pour Dimitri Achache, la digitalisation du point de vente cache 3 enjeux. D’abord, un enjeu humain : il ne faut pas opposer le digital au métier traditionnel, car le digital est là pour aider le vendeur. « La Fnac est un bon exemple de multicanalité, où nous pouvons acheter en ligne pour venir chercher le produit en boutique ». Ensuite, le drive-to-store. 90% des clients qui souhaitent acheter une voiture vont sur Internet se renseigner, il faut donc accrocher le client le plus en amont possible. Enfin, dernier conseil : il ne faut surtout pas tomber dans la gadgétisation, comme avec les Beacons par exemple. Il faut raconter une histoire pour enchanter la visite du client.

Comment mieux former les vendeurs ?

Pour Aladin Mekki et Dimitri Achache, il est essentiel de mettre le vendeur à niveau par rapport au client, qui en attend toujours plus. Mais l’avantage : c’est que « les vendeurs ont chacun une personnalité, et peuvent donc créer des relations différentes en fonction de chaque client ! » explique Aladin Mekki. Le digital étant devenu une réalité, il faut expliquer aux vendeurs comment gérer leur relation avec le client avec cette donnée.
Finalement, il n’y a rien de magique, que nous pourrions appliquer dans tous les secteurs du retail. Il faut étudier et chercher quelles sont les solutions technologiques à utiliser au cas par cas. Pour cela, quatre start-ups étaient invitées à venir pitcher leurs solutions.

4 startups aux solutions retail innovantes

Augment : plateforme de réalité augmentée, qui connecte marques et distributeurs autour de la visualisation du produit. Cette plateforme accompagne tout le cycle du produit, du design à la vente en passant par la distribution. Cette start-up permet de mieux se représenter le produit, que ce soit au niveau du vendeur ou du client !
Retency : outil de mesure de d’analyse des visiteurs. Cette technologie permet de mieux comprendre le parcours du client entre le moment où il entre dans un point de vente, et la caisse. L’anticipation du besoin du client en fonction de son parcours est essentielle.
Estech : plateforme de design et de prototypage de produits manufacturés en grande série, comme les vélos, les poussettes… La start-up réalise des maquettes physiques grâce à un fichier numérique : elle utilise la modélisation. Tout est mis à jour en temps réel, notamment pour le prototypage.
Dynamixyz : spécialiste de l’animation de synthèse. Cette société est spécialisée dans l’analyse des visages, notamment dans le cinéma et le jeu vidéo. Elle permet d’analyser les visages en très haute qualité.

Qu’est-ce que la smart city ? Définitions des intervenants

« La smart city est une ville qui crée du lien entre les activités. Le terme « smart » est un peu trop centré sur les capteurs, alors qu’en fait, c’est une ville très sociale ! » Aladin Mekki
« La smart city est une ville qui doit être au service de l’humain. Elle doit lui faciliter la vie. L’homme est vraiment à son centre. » Dimitri Achache
« La smart city est une réponse globale au niveau de la ville, par rapport aux nouveaux paradigmes, aux générations qui ne sont plus les mêmes. » Baptiste Hannebicque (Estech)
« C’est une ville où tout est interconnecté. On a accès à tout, partout, ensemble » Jean-François Chianetta

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Notre prochain événement en partenariat avec Renault Innovation Lab aura lieu le 17 janvier au Square sur le thème de la transformation du secteur de l’énergie. Inscrivez-vous dès maintenant !

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