Hackathon Lowpital : quand la société civile inspire l’innovation

Du 16 au 18 juin, le hackathon "Lowpital" : innover pour améliorer le quotidien à l'hôpital !

Il y a quelques semaines avec Nathanaël de NUMA, Aude Nyadanu et son Collectif 3S, nous avons lancé le projet « Lowpital », ça veut dire l’hôpital + « low » tech. Chez NUMA on aime bien ce terme, parce qu’il fait référence aux innovations du quotidien, à ces petites choses que l’on peut réparer facilement mais auxquelles on ne pensait pas forcément. Ce sont les améliorations qui apparaissent évidentes dès que l’on change de point de vue, dès que l’on adopte un regard un peu différent. Pour que l’innovation (high ou low tech) ait un sens et un impact,  il faut qu’elle réponde à un besoin réel. C’est pour cette raison, qu’en amont du hackathon, 8 binômes sont partis en immersion en hôpital. Avec une boîte à outils « user research » sous le bras, ils ont observé, questionné, interviewé, pendant trois jours, tous les acteurs qui font le quotidien de l’hôpital : patients, familles, personnel soignant, médecins, prestataires…

Grâce à leurs observations, nous avons fait émerger 8 challenges. Le hackathon du 16, 17 & 18 juin aura pour but de trouver des solutions pertinentes permettant de résoudre ces challenges ! Inscrivez-vous et rejoignez une équipe ! Nous avons besoin de profils variés (designers, développeurs, professionnels de santé, anthropologues, UX designers, communicants… et bien d’autres encore) pour répondre aux mieux à ces problématiques.

 

> Pour s’inscrire c’est ici <

Challenge 1 – Problématique de l’attente du patient

Comment peut-on améliorer l’environnement d’attente du patient, avant son opération ou sa prise en charge, afin de réguler son anxiété sans mobiliser davantage les infirmier(e)s et les aide-soignant(e)s ?

Pourquoi cette problématique ? C’est un sujet qui questionne le vécu des patients en premier lieu puis celui des infirmier(e)s et des aide-soignant(e)s. Les principaux pain points qui ont été identifiés pendant l’immersion : accompagnement des patients les plus anxieux lors de leur attente en salle (parfois jusqu’à 4h), avec de possibles retards d’admission au bloc opératoire, et difficultés dans la communication de l’information lors de l’attente.

 

Challenge 2 – Problématique de la transmission des données entre chirurgiens / internes

Comment peut-on faciliter le partage et le classement des photos et des données relatives aux opérations et aux patients afin de faciliter le suivi d’un patient et rendre possible la comparaison des cas pour une même procédure ?

Pourquoi ? Les chirurgiens ont besoin de s’échanger les informations, de comparer les différentes procédures et de pouvoir suivre un patient dans la durée, même s’il change de chirurgien (pré-op, post-op, chirurgie réparatrice…). Beaucoup d’informations sont obtenues lors des consultations post-opératoires en peu de temps (10-15 min / patient) mais la difficulté réside dans le partage de l’information de manière rapide et sécurisée, ce qui permettrait par ailleurs de pallier un second pain point : l’anxiété du patient face au peu de temps dont dispose le chirurgien.  

 

Challenge 3 – Problématique du suivi patient en diabétologie

Comment proposer une solution qui permette aux médecins de diabétologie de suivre leurs patients en dehors de l’hôpital, afin que les patients aient un contact régulier, et que ce soit valorisé (rémunération, sécu …) ?

Pourquoi ? « Le diabète c’est un suivi long, on peut pas lâcher les patients du jour au lendemain, le diabète c’est de l’éducation ». Le/la diabétologue qui voudrait continuer à suivre ses patients hors de l’hôpital ne dispose pas des outils nécessaires, et se trouve face à plusieurs problèmes : sécurisation des données au sein du service, incompatibilité des différents logiciels de gestion des patients, nécessité de formations particulières en diabète, flous juridiques et réglementaires sur la possibilité de télé-médecine pour le suivi du diabète.

 

Challenge 4 – Problématique de la transmission des informations entre équipes de jour et équipes de nuit

Comment peut-on améliorer/ fluidifier la collaboration et la transmission de l’information entre l’équipe de nuit et celles de jour afin d’améliorer le vécu des soignants en ce qui concerne la continuité des soins et la qualité de la prise en charge ?

Pourquoi ? Le temps d’échange entre les équipes de jour et de nuit étant très court, il est difficile de hiérarchiser les informations les plus importantes à transmettre, ce qui peut avoir pour conséquences une déperdition des informations, une moins bonne continuité des soins, …

 

Challenge 5 – Problématique des signaux de détresse

Comment améliorer la prise en compte des signaux de détresse par les professionnels de santé ?

Pourquoi ? Lorsqu’un patient utilise le bouton d’alarme, il est difficile voire impossible pour le personnel soignant d’en mesurer l’urgence. En effet, il n’existe pas de système qui permet la gradation de l’urgence des signaux reçus par le personnel de santé et envoyés par le patient. En plus de cela, le patient ne comprend pas toujours à quel moment ils doivent utiliser la sonnette d’appel d’urgence. Ceci conduit à un phénomène d’habituation aux signaux d’urgence chez le personnel soignant, et entraine donc une attente plus longue entre l’appel du patient et la réaction du personnel soignant

 

Challenge 6 – Problématique de la cohabitation en chambre double

Comment améliorer la cohabitation de patients séjournant en chambre double sans gêner les protocoles de diagnostic des professionnels de santé ?

Pourquoi ? « Il met la TV trop fort », «  Elle allume la lumière la nuit et me réveille », «  Il parle dans son sommeil »… la cohabitation des patients en chambre double est une vraie problématique qui joue à la fois sur la patience et le manque d’intimité des patients mais peut aussi aller jusqu’à augmenter la charge de travail du personnel médical.

 

Challenge 7 – Problématique de l’hydratation des personnes âgées

Comment adapter les méthodes d’hydratation pour les personnes âgées afin de réduire leur dépendance au personnel médical pour ce besoin vital ?

Peu de solutions permettent aux patients âgés qui ont perdu leur autonomie pour boire de s’hydrater en étant relativement indépendant du personnel soignant. Perte d’autonomie des patients, perte de temps pour le personnel de santé, perte de confiance en soi et de conscience de soi… de petites innovations pourraient permettre aux patients âgés de retrouver un peu d’autonomie dans ce geste vital d’hydratation.

 

Challenge 8 – Problématique de l’image du corps

Comment améliorer le bien-être du patient dans un contexte de médicalisation de son corps afin de lui permettre de conserver une bonne image de lui-même ?

Les patients arrivés via le circuit pompiers/urgences, ou ceux qui n’ont pas pensé à prendre des effets personnels, se retrouvent souvent sans tenue adaptée à l’hôpital et/ou à la rééducation, sans trousse de toilette et reçoivent leurs visites en chemise d’hôpital. Ceci a un impact sur l’hygiène, l’estime de soi, la pudeur et rend plus difficile la réappropriation du corps.

 

Vous êtes intéressé(e)s ? Motivé(e)s ? Envie de co-créer ? Avez des idées ?

Rejoignez-nous le pour le hackathon !

>Pour s’inscrire c’est ici <

 

Merci à l’Hôpital Foch de Suresnes qui a accueilli deux équipes en immersion :

au sein du service diabétologie et en unité de soins pré opératoires / chirurgie ambulatoire.

 

Merci aux hôpitaux de l’Assistance Publique –Hôpitaux de Paris

qui ont accueilli et accompagné nos équipes en immersion, et plus particulièrement merci à :

Hôpital Corentin Celton – AP-HP : service de soins de suite et de réadaptation de gérontologie

Hôpital Bretonneau – AP-HP : service de gériatrie à orientation psychiatrique

Hôpital Ste Périne – AP-HP : service de soins de longue durée, service de court séjour gériatrique et service de soins de suite et de réadaptation.

Hôpital Tenon – AP-HP : service de Chirurgie plastique reconstructive et esthétique.

 

 

Merci à Lilly France pour son soutien !

Et merci à Télécom Santé et à l’Institut de l’expérience patient pour leurs conseils.

 

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Time to Reinvent Work

NUMA lance un cycle d’événements sur le futur du travail d’ici 2030. Plus de 6 événements déjà programmés pour réinventer le travail ensemble.

#WeNeedSolutions

Le World Economic Forum estime que 7 millions d’emplois vont disparaître d’ici 2020, et Oxford University insiste sur le fait que 50% de nos métiers seront automatisés d’ici 2033. 65% des enfants, aujourd’hui à l’école primaire, travailleront selon des modèles qui n’existent pas encore, ajoute le World Economic Forum. Les modes de management évoluent, tant dans les formes de leadership en interne, que dans la mobilisation de talents externes.

Le travail est en cours de redéfinition et c’est cette transformation culturelle et managériale que nous souhaitons accompagner. Nous savons que nous ne connaissons pas encore nos prochains business modèles, les métiers qui vont apparaître, les technologies à venir, ni les compétences qui seront nécessaires demain. Nous n’avons pas encore trouvé les solutions aux grands défis qui s’imposent au monde à horizon 2030. Nous avons besoin d’adapter nos organisations pour piloter cette dynamique de changement continu et la faire porter par l’intelligence collective.

#TechForTomorrow

Notre conviction : la technologie bien exploitée est porteuse de solutions, si ses enjeux sont compris collectivement. A la source de cette approche, il y a une condition essentielle. C’est que des entrepreneurs s’appuient intelligemment sur la technologie et sur un écosystème d’acteurs engagés pour résoudre les grands enjeux du monde de demain en développant des solutions ciblées.

#ReinventWork

Comment contribuer à cette communauté inclusive et optimiste, actrice de solutions concrètes ?

Vous êtes convaincu que pour préparer un contexte de travail positif d’ici 2030, nous avons aujourd’hui la mission de faciliter la création et le développement de solutions durables ?

⇒  Partager une solution #ReinventWork

Vous êtes persuadé que la créativité naît de l’inclusion et que la fédération d’acteurs différents permet d’apporter des réponses plus pertinentes aux enjeux globaux ?

Recommander un acteur #ReinventWork

Vous travaillez activement au déploiement d’initiatives positives et souhaitez avancer sur votre thématique avec d’autres acteurs engagés dans la même démarche ?

=> Co-organiser un événement #ReinventWork

Vous avez envie de faire de la technologie une opportunité pour le travail, en contribuant aux réflexions et actions développées pour répondre à ses grandes problématiques ?

Participer à un événement #ReinventWork

 

Découvrez toute la programmation #ReinventWork

Pour faire émerger des solutions aux enjeux du travail, NUMA structure une communauté pro-active à la croisée des organisations expérimentant de nouveaux modèles.

Voici ceux avec qui nous développons cette programmation du mois du juin :

 

 

#1 Comment transformer la menace de disruption en opportunité business ?

Lancement du livre “La révolution digitale”, en partenariat avec les Editions Eyrolles. Discussion avec les auteurs : 

  • Christophe Victor, Directeur Général Délégué des Echos
  • Lydia Babaci-Victor, Directrice Développement et Innovation de VINCI Energies

 

#2 Comment la collaboration nourrit-elle l’agilité de l’entreprise ? Comment adopter les méthodes lean startup?

Talk inscrit dans la programmation de la 15ème édition du Congrès Learning, Talent & Development Perrine Grua, Communities & Education Director chez NUMA interviendra sur le sujet #ReinventWork avec :

  • Djamel Akani, Learning Program Director, Société Générale
  • Coline Debayle, Co-Fondatrice, Artips


#3 Comment contribuer activement à la transformation digitale de son entreprise ?

Talk inscrit dans la programmation de l’événement Vivatechnology où Marie Vorgan Le Barzic, CEO de NUMA, interviendra sur le sujet #ReinventWork avec Christophe Victor, Directeur Général Délégué des Echos. 

 

#4 Quels sont les bilans et les perspectives de l’holacracy comme modèle de gouvernance ?

Evénement organisé par IGI Partners en partenariat avec NUMA. 

Rencontre avec les pionniers de l’holacracy. Bilan et perspectives avec :

  • Brian Robertson, père fondateur de Holacracy
  • Bernard Marie Chiquet, pionnier des organisations qui voit en Holacracy une révélation, l’importe en Europe en organisant ses premières formations

#5 Comment les startups redéfinissent les relations de travail ?  

Evénement en partenariat avec le LAB RH, BPI France, France Stratégie, France digitale, Elan et le CJD. 

Matinée autour de la question “Quelles relations de travail accompagnent la croissance ?” avec les intervenants suivants :

  • Silja Druo, ancienne DRH de Captain Train, acquis par Trainline
  • Bérénice Mey, Chief People Officer de Content Square
  • Alexandre Collinet, DG adjoint du Bon Coin
  • Olivier De Pembroke, Président national du CJD; PDG de Tradifret
  • Pierre Bouvier-Muller, Head of Product Delivery Management de FircoSoft

 

 #6 Comment le revenu de base peut répondre aux défis sociaux engendrés par les transformations de travail ?

Evénement organisé par Alternatives Economiques et la Fonda en partenariat avec NUMA. 

Une journée pour réfléchir à l’hypothèse du revenu universel comme outil pour préparer la société du post-salariat et faire face à l’automatisation du travail en favorisant l’entrepreneuriat et l’innovation.

Intervenants :

  • Céline Mouzon, Journaliste chez Alternatives Economiques, coordinatrice du dossier spécial sur le revenu de base 
  • Yannick Blanc, Président de la Fonda
  • Anne Eydoux, Chercheuse au Centre d’études de l’emploi, Cnam/Lise, membre des Économistes atterrés
  • Jean-Eric Hyafil, Auteur de “Le revenu de base : un outil pour construire le XXIème siècle”  

 #7 Quelles sont les solutions tech pour les décideurs RH ?

Evénement Akoya Startup You Up organisé par Akoya Consulting en partenariat avec NUMA.

Le rendez-vous de la sphère RH pour découvrir les nouvelles solutions pour les RH, et les meilleures startups sélectionnées pour le prix HR Tech autour des thèmes :

 

 #8 Comment travailler en écosystème ouvert ?

Evénement organisé par la Commission ACSEL’RH en partenariat avec NUMA.

Rencontre avec des startups facilitant le partage des talents tech, comme Crafty

Discussion sur les nouvelles formes de travail en écosystème ouvert, avec : 

  • Eric Forest, Secrétaire général de Publicis conseil
  • Stephane Nauroy, Direction du développement numérique de Arte France  
  • Lomig Unger, Responsable Open Innovation Lab Paris de Groupe Renault

Visite de lieux d’innovation rassemblant différents acteurs au sein d’un espace collaboratif, incluant une visites exclusives de NUMA et d’un lieu créé par une grande entreprise. 

 

#9 Comment l’espace de travail devient un levier d’innovation ?

Evénement en partenariat avec NewPic.

Le phénomène des lieux d’innovation a donné naissance à des lieux de type « fab lab » (charte du MIT), « Hackerspace », « Techshops ». Cet événement explorera comment les lieux d’innovation internes et externes sont complémentaires et comment ils deviennent des leviers d’innovation.

Découvrez toute la programmation #ReinventWork

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Culture, Patrimoine & Innovation Numérique

Retour sur une journée dédiée à l'innovation numérique dans le domaine de la culture et du patrimoine.

Le Ministère de la Culture et de la Communication, le Commissariat Général à l’Investissement et la Caisse des Dépôts et Consignations se sont associés à NUMA pour l’organisation d’une demi-journée dédiée à l’innovation numérique dans les secteurs de la Culture et du Patrimoine.

Cette rencontre qui a réuni près de 200 participants parmi lesquels des représentants d’établissements culturels, de startups et de groupes industriels s’inscrivait dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir (PIA) et de l’appel à manifestations d’intérêt (AMI) « Culture, patrimoine et numérique », doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros et ouvert jusqu’au 31 décembre 2018,

Sur trois étages, les participants étaient invités à échanger en groupe autour de 12 ateliers thématiques afin d’identifier des enjeux communs, initier des collaborations et élaborer des projets susceptibles d’être proposés dans le cadre de l’AMI.

Parallèlement, six témoignages, des retours d’expérience d’entreprises et d’établissements publics, permettaient d’identifier et de mieux saisir les types de produits ou de services qui pourraient émerger de ces collaborations ainsi que les montages juridiques et modèles économiques associés.

Solenne Blanc – EY

Solenne Blanc est directrice Associée chez EY Advisory, en charge des activités de conseil en stratégie et marketing pour les secteurs des Médias, de la Culture et de l’économie numérique. Solenne présentait une typologie de partenariats entre acteurs culturels et acteurs de l’innovation à l’international.

Stéphane Ramezi – Institut national de l’audiovisuel (Ina)

Présentation du partenariat entre l’INA et Youtube par Stéphane Ramezi, directeur adjoint et responsable du département des éditions numériques de l’Institut national de l’audiovisuel.

Carl de Poncins – Theatre In Paris / PANTHEA

Présentation de la collaboration entre Theatre In Paris / PANTHEA et le Festival d’Avignon par Carl de Poncins, directeur de Theatre In Paris / PANTHEA.

Laure Pressac – Centre des monuments nationaux (CMN)

Présentation de la stratégie d’innovation et des collaborations initiées par le CMN par Laure Pressac, responsable de la mission Stratégie, Prospective et Numérique du CMN.

Valérie Senghor – Centquatre

Présentation de l’incubateur 104Factory et des expérimentations in situ développées avec les publics du Centquatre par Valérie Senghor, directrice adjointe et responsable du développement et de l’innovation du Centquatre.

Roei Amit – Réunion des monuments nationaux-Grand Palais (RMN-GP)

Présentation de la stratégie numérique et des collaborations initiées par la RMN-GP par Roei Amit, directeur adjoint, en charge du numérique de l’établissement.

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Fake news et “travailleurs du clic” : comment la désinformation est devenue un marché mondial ?

Le 7 février 2017, NUMA et La Belle Games organisait un événement "Infobésité, fake news et algorithmes politiques" avec Antonio Casilli. Méta-Media était présent pour couvrir l'événement.

Article de Gautier Roos issu du site Méta-Media (Direction de la prospective de France Télévisions).

Les algorithmes des réseaux sociaux ont-ils pris le pouvoir sur l’opinion ? Comment un système de désinformation, organisé d’une main de maître, a pu contribuer à l’élection de Donald Trump ? Le fact-checking, et les labels de fiabilité attribués à tel ou tel titre de presse, peuvent-ils vraiment endiguer le phénomène ?

Toutes ces questions ont été débattues cette semaine lors d’un événement organisé par La Belle Games et NUMA Paris, sur une initiative du journaliste Laurent Checola. Antonio Casilli, l’un des chercheurs les plus renommés sur les problématiques de « digital labor », a remis en perspective la question des fake news, souvent traitée de façon parcellaire. Une soirée où participaient des développeurs et des personnes investies dans ces thématiques en vue d’élaborer, au fil des prochains rendez-vous, des jeux vidéo innovants destinés à alerter sur le phénomène.

L’occasion de découvrir que ces fausses informations ne sont pas qu’un problème qui chagrine les démocraties libérales en mal de représentativité, mais bien une guerre économique qui s’étend à la surface du globe, et qui concerne pour ainsi dire… tout le monde.

 

Fake news : un marché mondial destiné à produire de l’intox

Utilisé parfois bien abusivement, le terme de « fake news » s’appuie sur trois racines historiques permettant de retracer l’histoire du phénomène :

  • La propagande : fausse information adossée à une volonté politique, visant à produire activement de l’ignorance. Exemples : données erronées, nouvelles biaisées, publicités mensongères, spams présentant des remèdes miracles…
  • La littérature de colportage, qui nourrit les croyances populaires avec des rumeurs qui s’auto-alimentent : informations fantastiques, théories surnaturelles, mais aussi mèmes internet avec des légendes outrancières (phénomène de buzz).
  • Les écrits apocryphes : les mythes et autres complots qui reposent sur l’idée qu’une force nous empêche de dire une vérité. S’ajoutent aujourd’hui à la catégorie les alternative facts, le recours aux bots, le vaste marché de faux likes et faux clics.

Point important soulevé par Antonio Casilli : les fake news ne se résument pas uniquement à de l’intox ou de la mal-information, c’est aussi l’interaction sociale qui les accompagne. Le problème du fact-checking traditionnel est qu’il met de côté la circulation du message, pour ne s’intéresser en général qu’aux sources (qu’on est appelé à considérer comme fiables ou non). Or l’émetteur est loin d’être le seul facteur à prendre en compte : le marché de l’engagement, et son arsenal autoritaire déployé pour augmenter la viralisation, doit tout autant nous alerter.

Le fonctionnement de Facebook – une plateforme qui pour le coup ne crée aucun contenu – a évidemment partie liée au problème. Depuis l’élection de Trump, la structure même de son algorithme est pointée du doigt : d’un côté il sélectionne par filtrage les contenus censés nous intéresser, de l’autre, il crée de véritables communautés autocentrées où s’écharpent en fait des individus aux avis bien plus similaires qu’ils ne le croient.

Ajoutons à cela la (moins connue) restriction de la portée organique des messages sur Facebook, un procédé initié par la plateforme pour inciter ses utilisateurs à basculer vers un modèle payant pour diffuser leurs posts. Les publications qui ne sont pas sponsorisées sont naturellement limitées auprès de votre communauté : pour atteindre un taux de reach satisfaisant, il faut donc passer à la caisse… Ce que les partis politiques ont bien compris.

Avant chaque élection, les campagnes d’influence en ligne s’effectuent désormais grâce à des fermes à clics. Sous ce nom plutôt bénin se cache en fait un énorme marché drainant les petites mains des pays émergents et ceux en voie de développement : une micro-tâche (un like, un partage, la rédaction d’une fake news, l’élaboration d’un slide) est effectuée moyennant quelques centimes, pour ne pas dire quelques dixièmes de centimes.

UpWork, Fiverr, Get Paid For Likes, Taskrabbit, Amazon Mechanical Turk, 5euros.com…Si les modèles divergent, ces plateformes permettent à des clients de trouver des prestataires à moindre coût, faisant allègrement fi de notre droit du travail et notre protection sociale. A l’heure où le like et le partage sont presque devenus une monnaie à part entière, le recours à ces usines où s’agglomèrent des tâcherons du clic ne peut qu’interpeller.

Selon Business Insider, les équipes de Donald Trump ont acheté près de 60% des followers de sa page Facebook. Des profils situés aux Philippines, en Malaisie, en Inde, en Afrique du Sud…et au Mexique (!), ce qui n’a pas manqué d’éveiller la curiosité des observateurs :

Sans réelle surprise, on remarque que la carte des pays qui ont recours à ces click farms (Etats-Unis, Australie, Canada, Grande-Bretagne…) et ceux qui vendent ces services (Philippines, Pakistan, Chine, Hong Kong, Bangladesh…) reproduit les disparités du monde du travail. De là à parler de néo-colonisation du trafic mondial, il n’y a qu’un pas.

Quand la gamification n’a plus rien d’un jeu

Une nouvelle pratique qui ne se cantonne pas à nos voisins d’outre-Atlantique. De façon moins abusive, le parti socialiste a rémunéré des influenceurs pour propager des messages pendant les primaires : plutôt que d’utiliser des petites mains anonymes, ce sont des leaders aux communautés bien établies qui ont été sollicités (avec une rémunération moins indécente).

Empêtrées dans le « Pénélope Gate », les équipes de François Fillon n’ont visiblement pas eu la même clémence. En s’inscrivant sur la plateforme Les e-militants de l’alternance, les internautes bénévoles peuvent s’engager à défendre leur candidat : un kit de soutien en ligne leur est proposé (des éléments de langage, des tweets pré-enregistrés, des objectifs chiffrés…) pour irriguer les réseaux sociaux. A la clef : pas de rémunération, mais de simples points distribués pour les actions engagées, et peut-être un égo regonflé (« Un classement des meilleurs e-miliants est établi en fonction des actions réalisées »).

Nos partis politiques avalisent donc une forme de travail non rémunéré, rendue moins scandaleuse par le vernis de la gamification…Le philosophe américain Ian Bogost, qui travaille ces thématiques depuis des années, va plus loin : il souhaite qu’on parle d’exploitationware plutôt que de ludification, insistant sur les faibles revenus empochés par les forces productives dans ce nouvel écosystème.

Contrairement à ce que notre intuition nous laisse penser, la viralisation n’est donc pas devenue l’apanage des machines ! Antonio Casilli nous rappelle, qu’à côté des envahissants spambots, des travailleurs volontaires (le plus souvent précaires) contribuent au phénomène. Un secteur de la fake news déjà en voie d’uberisation, qui ne profite, comme bien souvent, qu’à un petit nombre.

Retrouvez notre compte-rendu vidéo de cette première soirée au NUMA, avant les prochaines étapes où seront développés les concepts des jeux vidéo :

Par Gautier Roos, France Télévisions, Direction de la Prospective

Article issu du site Méta-Media.

 

 

 

 

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Energy Breakfast – Smart Home, fournisseurs d’énergie et services connectés

L’Energy Breakfast du vendredi 3 février, co-organisé par NUMA et JeChange, premier service dédié à la réduction des factures courantes auprès des particuliers et des professionnels, a été consacré en particulier au développement de la Smart Home et à la place des fournisseurs d'énergie face aux nouveaux services connectés.

Quelle est la place des services connectés dans l’énergie? Les clients sont-ils prêts à adopter ces nouveaux modes de consommation d’énergie ? Comment les fournisseurs se positionnent-ils face à la recrudescence de nouveaux acteurs proposant des services connectés ? Entre fournisseurs d’énergie et services connectés, les alliances sont-elles inévitables ?

Pour aborder ces questions, NUMA et JeChange ont accueilli :

Sophie Audic, DG de Lampiris France, fournisseur d’électricité 100% verte et de gaz naturel.
Adrien Suire, CEO de Qivivo, startup qui a lancé un thermostat autonome.
Jérémie Jean, Fondateur de eGreen, startup qui propose un dispositif pour aider à réduire ses consommations d’électricité, de gaz et d’eau.
Jérôme Mosnier, Directeur des ventes Voltaware, plateforme de services qui permet aux consommateurs de réduire leur gaspillage d’énergie.

Une reconfiguration de la chaîne de valeur dans le marché de l’énergie

Les intervenants ouvrent l’échange en posant les grandes tendances de la transformation du secteur, en réponse auxquelles les fournisseurs d’énergie se préparent à proposer des solutions.

Electrification des usages

Même si nous souhaitons faire des économies d’énergie, une augmentation de la consommation d’électricité de plus de 30% est prévue dans les 20 prochaines années, liée à l’électrification massive des nouveaux modes de consommation, en particulier la voiture électrique.

“Smart home” et compteurs communicants et digitaux

La maison va devenir de plus en plus connectée et apporter un bouleversement fort qui va permettre de piloter la consommation. Les compteurs tels que Linky vont nous permettre de mieux comprendre la courbe de charge et la consommation des clients mais aussi de sensibiliser et d’impliquer le consommateur sur sa consommation d’énergie. On ne sera plus sur une approche liée à la facture mais sur une intelligence qui va permettre d’adapter les comportements et faciliter l’équilibrage entre la production et la consommation. Grâce au compteur communiquant l’économie d’énergie sera envisagée de manière globale, à travers l’efficacité énergétique des bâtiments mais aussi à travers le comportement éco-responsable des occupants.

Autoconsommation et énergie communautaire

Le marché de l’électricité va changer pour offrir une place relativement nouvelle au “particulier”. L’idée de l’énergie communautaire c’est d’envisager que l’école du quartier puisse vendre à ses voisins l’électricité produite grâce à ses panneaux solaires, voisins qui pourront payer l’installation des panneaux solaires en échange de l’énergie qui ne sera pas utilisée durant les weekends ou les vacances scolaires. Cette nouvelle manière de produire et de consommer sera rendue possible grâce aux plateformes de gestion de l’énergie.

Autonomie énergétique

La question centrale qui sous-tend ces nouveaux modes de consommation et de production, c’est la question de l’usage. Comment la production et la consommation arrivent-t-elles à s’équilibrer ? Le consommateur ne résoudra pas cette question tout seul à partir des informations qu’il visualise. La collecte des données et l’analyse des usages se fera grâce à l’intelligence artificielle qui permettra de piloter la consommation au mieux et au meilleur moment, et surtout de manière autonome.

fournisseurs nouveaus services connectés transition énergétique

Des freins législatifs à la création d’une infrastructure propre à l’énergie

Selon Jérôme Mosnier, le secteur de l’énergie devra créer sa propre infrastructure, sous la forme d’un EnerNet (internet de l’énergie) pour pouvoir répondre aux mutations à venir et aller de paire avec l’augmentation du nombre de capteurs dans les maisons et sur le réseau.

Toutefois, en France, la CNIL rend difficile la mise en place d’un réseau de ce type, notamment du fait de la problématique de la protection des données. Nous sommes encore loin de voir émerger un réseau d’automatisation et de contrôle à distance de qualité.

Sophie Audic le rappelle aussi, le principal frein est la question de l’accès aux données de consommation des clients. Il faudrait au moins 12 mois de données de consommation pour pouvoir effectuer une analyse pertinente des comportements de consommation mais les fournisseurs n’y ont pour le moment pas accès.

La place des services connectés dans la consommation d’énergie au niveau résidentiel

Deux principaux problèmes sont identifiés par Sophie Audic :

Méconnaissance du marché par les français

L’énergie n’est pas un sujet de préoccupation pour la plupart des français, principalement du fait du prix mais aussi de l’histoire du marché de l’électricité en France. 1 français sur 2 ne sait d’ailleurs pas qu’il peut changer de fournisseur d’énergie. Il y a un besoin réel de pédagogie. Ainsi, sur 31 millions de compteurs électriques en France, uniquement 2 millions sont passés à la concurrence depuis l’ouverture du marché. En ce qui concerne le gaz (10 millions de compteurs), 20%, soit 2 millions, sont passés à la concurrence, dont 70% chez Engie. C’est donc un marché énorme qui s’ouvre aux nouveaux acteurs fournisseurs d’énergie.

Nécessité d’investissement financier initial

Aujourd’hui il y a un frein financier à l’acquisition des objets connectés : le coût fixe que représente l’investissement initial reste trop élevé pour des personnes non “averties”. En moyenne, équiper sa maison avec un thermostat connecté revient à 200€, et il faudra ensuite un certain temps pour pouvoir rentabiliser cet investissement initial à travers la réduction de ses dépenses d’énergie.
Trouver le bon canal de distribution pour les smart devices

Adrien Suire confirme que les particuliers ne sont pas encore prêts à investir. Toutefois dans les logements sociaux, quand ce n’est pas le locataire mais le bailleur qui paie, cela change complètement la donne. La compréhension et la sensibilisation du bailleur est importante pour investir dans ce type de thermostats. Les résultats des expérimentations effectuées en comparant des bâtiments similaires équipés pour les uns de thermostats classiques et pour les autres de thermostats Qivivo ont été très positifs. A Nantes et à Angers, Qivivo a permis une économie de 31% sur la facture d’énergie en 6 mois. Ce qui a été crucial dans ces expérimentations a donc été la sensibilisation du bailleur.

Jérôme Mosnier constate qu’aujourd’hui la Smart Home en direct vers le consommateur fonctionne peu, alors que par le biais des mairies en Angleterre, et des bailleurs en France et aux Etats-Unis, cela fonctionne davantage. La meilleure voie de distribution des smart devices serait donc les bailleurs, mais aussi les utilities ou les assurances plutôt que les consommateurs en direct.

Un enjeu d’engagement de l’utilisateur final

Depuis 3 ans, on observe une prise de conscience de l’importance de la sensibilisation des occupants : sans changement des comportements il sera difficile d’atteindre les objectifs d’efficacité énergétique. Avec une approche « tout automatisé », beaucoup d’habitants se sentent dé-responsabilisés et ont envie de reprendre la main.

La courbe de charge de Linky peut être une vraie force pour mieux comprendre ses propres consommations, mais elle ne remplacera pas une approche comportementale. En effet, pour que le consommateur final utilise une application il faut de l’engagement et une véritable approche utilisateur. Il doit toujours y avoir quelqu’un en amont de l’utilisation d’un smart device qui devra se charger de la sensibilisation de l’utilisateur ou du locataire pour le pousser à faire attention à sa consommation. En France, on estime que le marché de la Smart Home sera près dans deux à trois ans.

En moyenne, les français passeraient 7 minutes par an sur leurs factures d’énergie, alors qu’un français sur trois se connecte tous les jours à Facebook et que 70% se déclarent joueurs de jeux vidéos. Ainsi, la position d’eGreen est de dire qu’il est plus pertinent pour atteindre et sensibiliser le consommateur d’utiliser ces médias sociaux et d’approcher la réduction de la consommation par des aspects ludiques : la gamification sera probablement une des clés de l’efficacité énergétique.

Fournisseurs d’énergie / nouveaux acteurs proposant des services connectés : quelles collaborations ?

Du côté des fournisseurs d’énergie, Sophie Audic évoque à nouveau le frein financier de la population résidentielle à travailler avec des services connectés. L’alliance fonctionne mieux pour les solutions applicatives, et en B to B.

Pour Adrien Suire, la question de la réglementation et de la maturité du marché est primordiale. En France, travailler avec des fournisseurs d’énergie n’est pas un axe de développement pour Qivivo, mais la situation est différente aux Etats-Unis et en Angleterre. British Gaz a, par exemple, vendu en 2015-2016 plus de 200 000 thermostats connectés à ses clients.

En France les fournisseurs d’énergie traditionnels ne sont pas, à ce stade, les meilleurs acteurs pour s’adresser à la clientèle finale. Toutefois, comme le souligne Jérôme Mosnier, les fournisseurs “alternatifs” comme Lampiris ou Engie sont intéressés pour avoir une offre plus innovante.

Jérémie Jean évoque l’arrivée de Linky et surtout du fameux Green Button qui permettra à chaque consommateur de donner accès à sa courbe de charge à des services tiers permettant d’avoir accès à l’offre de service associé sans avoir besoin de passer par un fournisseur, un artisan ou par son bailleur. En revanche, il ne faut pas oublier que la force de frappe des fournisseurs d’énergie est et restera considérable.

Tous nos articles sur la transformation du secteur de l’énergie !

Retrouvez ici les comptes-rendus de nos précédentes rencontres.

Et sur Twitter : #ReinventEnergy

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Quelles mécaniques de déplacement dans la réalité virtuelle ?

Les technologies de réalité virtuelle (VR) rencontrent un réel succès depuis plusieurs années dans les communautés de développeurs et progressivement, les applications sortent des labos avec des casques destinés au grand public et commercialisés par les plus grandes marques high tech. Nul doute que cette industrie émergente représente l’une des prochaines grandes révolutions technologiques du 21e siècle. Mais l’immersion totale dans un monde virtuel n’est pas encore atteinte et représente le plus grand challenge pour les acteurs du secteur. Les solutions répondant à l’immersion virtuelle de la vision ou de l’ouïe ont atteint un stade surprenant de développement, mais aucun mécanisme de déplacement en revanche se rapproche si près de la réalité pour l’instant.

Les chercheurs se posent donc plus que jamais des questions autour des mécaniques de déplacement dans la VR. Nous sommes limités à la fois par l’espace disponible dans l’environnement réel, par notre corps (fatigue physique, sensation possible de nausée, anxiété) ou encore par le prix des appareils. Mercredi 15 février, nous recevions, à l’occasion du premier Virtual Wednesday, Damien Doury (développeur et game designer VR) et Stanislas Chesnais (CEO de 3dRudder) chez NUMA pour échanger autour des solutions hardware et software développées actuellement pour répondre à cette problématique.

Software

Roomscale

Cette technologie permet de se déplacer dans l’environnement réel et de traduire les mouvements dans l’environnement virtuel. Bien que l’immersion soit forte, cette solution requiert en revanche un espace important pour se déplacer et chacun ne bénéficie pas d’une large pièce chez lui, ce qui pose une contrainte supplémentaire pour les développeurs de contenus.

Running in place (RIP)

Contrairement au roomscale où le joueur se déplace dans la pièce, les technologies RIP permettent de garder une position fixe en courant sur place ; la direction étant contrôlée par l’orientation du casque. Cette solution résout le problème de l’espace mais la position et le sens de déplacement ne prend pas en compte la position à la fois de la tête et du corps. Des solutions émergent comme PocketStrafe, qui permet grâce à un téléphone glissé dans la poche de prendre en compte la position du corps.

Le D-pad (directional pad)

Le D-pad est un joystick qui permet de contrôler le déplacement dans le jeu sans solliciter le mouvement réel du corps. Cette technologie est simple et peut aussi être utilisée avec un clavier d’ordinateur. En revanche elle peut aussi déclencher une sensation désagréable de nausée, le motion sickness, car l’équilibre est perturbé dû à un différentiel entre la vue et l’oreille interne.

Téléportation

Pour contrer cet effet de nausée, les ingénieurs ont imaginé un système de téléportation. Grâce à une visée laser, on peut imaginer se déplacer rapidement dans l’espace. En revanche, c’est une technique critiquée d’une part car elle casse l’immersion et d’autre part car elle peut parfois permettre aux joueurs de tricher en esquivant furtivement des attaques par exemple. D’autres variantes de la téléportation permettent d’améliorer cette solution, comme la téléportation “glissée” ou encore lorsque le joueur “tire” le monde autour de lui (solution particulièrement utilisée dans les jeux de stratégie).

Hardware

Exosquelette

L’avantage de l’exosquelette est qu’il permet d’ajouter le toucher, un input qui s’ajoute à la vision et à l’ouïe. Ceci permet d’enregistrer les mouvements (outputs) qu’il est ensuite possible de bloquer mécaniquement pour simuler la présence d’un objet dans l’espace virtuel.

Omnidirectional treadmill

Apparue en 2014, l’idée de ces appareils est de permettre une expérience en VR complète dans un espace restreint. Grâce à des tapis à friction faible et des chaussures spéciales, le mouvement réel est traduit dans l’environnement virtuel.

Autres technologies

Ces solutions hardware sont des solutions dites full scale. Mais d’autres acteurs ont pris le parti de fabriquer des produits plus légers ou plus facilement accessibles par les utilisateurs. On retrouve des combinaisons traditionnelles couvertes de capteurs, des technologies de reconnaissance de mouvement par vidéo ou encore des joysticks adaptés aux pieds. C’est le choix de 3dRudder que l’on peut utiliser assis et qui évite la sensation du motion sickness en conservant la sensation de déplacement dans l’espace.

Plusieurs solutions pour plusieurs applications

La technologie des casques VR est déjà bien développée et un standard s’est progressivement installé (par le jeux de deux lentilles qui convergent vers un écran scindé). A côté, les solutions aujourd’hui sont nombreuses en ce qui concerne les mécaniques de déplacement. Les standards peinent à s’installer car ces différentes solutions répondent en fait à plusieurs applications spécifiques.

Les designers et développeurs d’applications VR se sont tous penchés sur la question du déplacement. Ils ont créé des solutions hardware et software transcendant la condition humaine. Mais, si ces modes d’interaction répondent de plus en plus au problème d’équilibre et de fatigue, ils sont peu intuitifs ou naturels. Surtout, ils créent des ruptures d’immersion, élément essentiel de ce médium. Les technologies évoluent rapidement et permettront progressivement d’imaginer une immersion totale.

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Welcome to L0W C1TY !

Penser, faire et montrer une Smart City Low Tech (compte-rendu).

Initié par NUMA et le designer Geoffrey Dorne, auteur de Hacker Citizen, L0W C1TY explore ce qu’est et pourrait être une ville intelligente low tech.

Inscrivez-vous au prochain événement le 16 mars. 

Quoi ? Un cycle d’événements pour penser, faire et montrer collectivement une ville intelligente portée par ses citoyens.

Pourquoi ? Parce que le prisme hypertechnologique de la Smart City n’est pas l’unique modèle de développement urbain, parce que les citoyens manquent d’emprise sur les jeux de données et les modèles statistiques utilisés pour les gouverner, parce qu’il existe d’innombrable façons de concevoir l’espace urbain et de s’y insérer.

Pour qui ? Ce cycle d’événement est ouvert à tous. Designers, architectes & urbanistes, agences de communication, cuisinier, professeur, ancien élu, journalistes, porteurs de projets, les deux premiers ateliers L0W C1TY ont accueilli des acteurs divers qui travaillent les usages de la ville au quotidien. Les prochains événements ont vocation à s’ouvrir à un public encore plus large et plus nombreux.

Comment ? 

  • Un 1er temps pour discuter collectivement de thématiques et de projets autour d’une Smart City Low Tech. 
  • Un 2ème temps pour faire, créer des projets que tout un chacun pourra s’approprier.
  • Un 3ème temps pour montrer et documenter ces projets.
  • Un 4ème temps pour imaginer collectivement la suite.

Le compte-rendu du premier atelier est ici. Le second atelier, dont le compte-rendu est ci-dessous, a permis de prolonger et de préciser les thématiques initiées. Le prochain événement aura lieu le 16 mars. Dernier du 1er temps, il aura pour but de développer des projets qui seront fabriqués lors d’une prochaine session. 

Des exemples de projets

Hacking 

Thèmes : hacks ; détournement ; hasards

Brainstorming : De quelle méthodologie partir pour développer des idées de hacks urbains ?

Échelle d’intervention : Le groupe s’est concentré sur les transports en commun et le métro (station + rames).

Questions / objectifs : Beaucoup de gens voient ces espaces comme des lieux fonctionnels. Comment créer du lien social, surprendre, créer une interaction avec un dispositif et entre des personnes ?  

Mode d’intervention : Introduire du contenu en mode hacking. Créer des dispositifs peu chers, faciles à mettre en place et relativement résistants. Les contenus peuvent être des textes, des dessins… Quels autres types de contenus ?

  • Bandes de scotchs avec des accroches de textes qui invitent à écrire.
  • Coller de grandes feuilles blanches à l’extérieur des fenêtres du métro. Surface blanche avec une vitre à l’intérieur. Tableau blanc sur lequel on peut intervenir.
  • Début de dessin à continuer.
  • Systèmes pour accrocher ou coller des objets dans la rame pour, par exemple, prendre des livres ou en mettre.

+ Idée de flashmob : donner des outils pour permettre aux gens de participer à des performances.

TO DO :

  • Explorer les espaces en “pensant interventions” (failles, espaces vacants → facilement appropriables).
  • Lister différents types de contenus.

Ressources :

Internet local & Low Tech

Thèmes : data ; open data ; Internet ; connexion / déconnexion / peer to peer

Brainstorming : Reprise du projet de PirateBox de la session n°1 transformé en Métro Box.

Echelle d’intervention : Un réseau très localisé : immeuble / quartier.

Questions / objectifs : Quelles solutions techniques déployer pour favoriser les échanges au sein de lieux de passages récurrents ?

Propositions d’actions : La PirateBox est un routeur à 10 euros qui permet de recréer un réseau local. Le point de départ pourrait être une interface de chat minimaliste invitant au partage de fichiers. Ce projet permettrait de partager la même chose au même moment plutôt que de rester sur un usage individuel -> circuit court de peer-to-peer.

TO DO

  • Lister des contenus produits localement adaptés aux usagers des transports en commun.
  • Comment documenter, valoriser et inviter les gens à participer ?
  • Penser à des manières d’amener les gens à se connecter à la PirateBox (via une intervention physique : pirate ou pas).
  • Intégrer le problème des fichiers corrompus qui peuvent être installés sur les PirateBox. Si cela pose la question de la responsabilité des personnes qui installent ce type de système, il existe aussi des logiciels OpenSource pour sécuriser les box (exemple : CIRCLean).

Ressources :

Fabriquer dans la ville 

Thèmes : réappropriation ; espace public ; appropriation numérique ; économie circulaire ; fabrication ; convergence

Brainstorming :

  • Quelles méthodologies permettent aux acteurs d’un territoire (habitants, décideurs publics, établissements universitaires, artisans, makers) de travailler ensemble pour fabriquer dans la ville ?
  • Comment valoriser les démarches existantes, les faire découvrir, créer de nouvelles synergies entre des lieux de fabrication et les acteurs d’un territoire ?
  • Comment bien documenter ces démarches et les partager avec pour but d’inciter les gens à agir ?
  • Comment travailler ensemble tout simplement et arriver à converger vers des projets de réaménagement d’un territoire, traitement des déchets, création de mobilier urbain etc ?
  • Sur quels réseaux s’appuyer ? Avec quels réseaux interagir ?

Questions / objectifs : Comment valoriser les démarches existantes ?

Propositions d’actions :

  • Signalétique : expérimenter une cartographie physique des lieux de création (fablab, maison d’artisans…) en traçant des lignes à la craie ou des parcours d’une école à un lieu de fabrication.
  • Trouver des méthodes pour cartographier les parties prenantes, les mettre en commun et les faire connaître.

TO DO :

  • Définir l’échelle et/ou penser à l’usage en fonction de plusieurs échelles (rue, quartier…) en ayant à l’esprit la volonté de réduire le clivage Paris-Banlieue
  • Travailler la signalétique. Exemple de parcours à la craie d’une école à un Fablab. A l’échelle d’une rue ou d’un quartier. Vérifier ce qui se fait, ce qui peut être fait et faire connaître une signalétique que tout le monde pourrait s’approprier ?

Ressources :

Concertation

Thèmes : participation ; collectif ; partage / participatif ; résilience ; non-institutionnel / bottom-up

Brainstorming :

  • Quels modes de concertation continus, locaux et dématérialisés ?
  • Quels moyens low tech pour alerter sur des événements ?
  • Comment peut-on continuer à donner sa voix au fur et à mesure d’un mandat ?

Questions / objectifs : Imaginer un système de recueil de la satisfaction local et continu.

Propositions d’actions :

Fabriquer des boîtes pour recueillir des opinions, jauger et tester des idées de projets (analogie avec le crowdfunding). Et pourquoi pas instaurer un système où, à partir d’un certain nombre de personnes, ça passe au conseil municipal ?

Lobbying citoyen. Rendre ça tangible en évitant le côté ghettoïsation technologique. Entendre d’autres gens que par les moyens exclusivement technologiques. Ce genre de boîte pourrait être installé à Beaumont sur Oise…

Cela engage les gens, qui seront plus facilement au courant.

Ca peut être des projets qui ne seront pas forcément portés par la municipalité, mais à une micro-échelle, celle d’un quartier ou même d’un immeuble. Exemples d’usages :

  • En tant que proprio / syndic je veux savoir si des gens sont intéressés à repeindre la cage d’escalier; si j’ai au moins 50% des gens qui veulent je commence à le faire, sinon j’abandonne.
  • Installer des boîtes à tips dans la bars. Rendre très visible des questions ? On peut les décliner à l’infini.

TO DO : Répondre aux questions :

  • Qui se charge du dépouillement ?
  • Comment médiatise-t-on les réponses ?

Ressources :

 

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Énergie City – L’énergie dans la ville : quelles évolutions ?

Pour cette deuxième table-ronde du cycle « Smart City » organisé par Renault Innovation Lab - Le Square et NUMA, nous avons choisi de nous intéresser à un sujet majeur pour la ville de demain : l’énergie.
Les nouvelles réglementations et les récentes innovations numériques ont profondément transformé le secteur de l’énergie, à tous les niveaux de la chaîne (production, stockage et distribution), et ont favorisé l’émergence de nouveaux acteurs et services.

 

Qui sont ces nouveaux acteurs et services énergétiques ? Comment vont-ils impacter le secteur et la façon dont nous produisons et consommons l’énergie en ville ?

Premiers éléments de réponses avec nos invités :
– Jérôme Perrin, Directeur Scientifique chez Renault
– Erwan Boumard, Directeur Général d’Energie Partagée
– Stéphane Labranche, Sociologue de l’Énergie et du Climat
– Mark Akehurst, Directeur de Programme Innovation, ENGIE

Fontes des glaces, réchauffement climatique, nouvelles maladies … Face aux défis climatiques, les villes, grandes consommatrices d’énergie, doivent agir pour accompagner la transition énergétique. Cette transition passera par des innovations techniques et une prise de conscience citoyenne.

A la clé, l’opportunité pour les villes d’atteindre l’autonomie énergétique car, comme l’introduit Stéphane Labranche, sociologue du climat « L’un des enjeux de la transition énergétique est de régler la vulnérabilité géopolitique : les pays ne veulent pas dépendre d’autres pays pour s’alimenter en énergie ».

Quels sont les défis ? Et surtout, comment les résoudre et accélérer la transition énergétique?

energie innovation ville smart city

Des défis énergétiques urbains à résoudre

Des problématiques de stockage de l’énergie

« Par rapport aux énergies renouvelables, nous avons la technique et les retours sur investissements… par contre, nous n’avons pas encore résolu le problème du stockage ! » explique Stéphane Labranche. Et en effet, le stockage intersaisonnier, c’est-à-dire le stockage d’énergie pendant des périodes critiques (qui peuvent durer quelques mois) est un problème qui n’est pas encore résolu…

Un certain manque d’intérêt pour les enjeux du secteur

Comme le souligne Mark Akehurst, Directeur de Programme Innovation, Marketing et Nouveaux Métiers chez ENGIE, aujourd’hui « les technologies sont une grande question, mais il faut aussi créer de nouveaux business models. Comment je comprends ce qui a de la valeur pour le client ? C’est très compliqué, car l’énergie n’intéresse pas encore grand monde… ».

Mais alors, quelles sont les solutions que nous avons aujourd’hui pour arriver à une certaine optimisation et efficacité énergétique ? Et pour intéresser les citoyens ?

Optimisation et efficacité énergétique : quelques solutions

Les smart grids, pour une gestion intelligente de l’énergie

Pour résoudre les problèmes d’harmonisation, d’équité ou d’approvisionnement, les smart grids, qui devraient se démocratiser d’ici 5 ans, apparaissent comme étant l’une des meilleures solutions que nous ayons actuellement. Cette nouvelle technologie, qui permet la gestion intelligente de l’énergie, s’installe progressivement mais reste difficile à s’approprier. Il s’agit par exemple de technologies informatiques, qui, associées à des dispositifs de stockage d’énergie permettent de lisser les pointes de production et de consommation. En bref, cela permet de réduire les coûts et d’accroître la sécurité du réseau. « Ce système, beaucoup plus souple que ce qui peut se faire actuellement, permet notamment à n’importe qui d’être acteur ou consommateur d’énergie en fonction de ses besoins » estime Jérôme Perrin, directeur scientifique chez Renault.

Les véhicules électriques, une solution de stockage

Ce dernier note également une nouvelle tendance : les véhicules électriques pourraient bien devenir une solution de stockage. Il est important de donner une seconde vie aux batteries de ces voitures, car elles ne sont pas mortes ! Actuellement, Renault fait des tests pour les utiliser dans des systèmes de stockage stationnaires. Ces technologies permettraient de créer un nouveau monde dans lequel nos modes de vie seront plus confortables.

Comment intéresser les citoyens aux problématiques énergétiques ?

Etant donné que les profils des citoyens et leur rapport à l’énergie sont très variés, il est essentiel de ne pas communiquer un seul et même message lissé pour tout le monde. En effet, personne ne se sentira concerné si c’est le cas.
Finalement, « il faut absolument aider les territoires et les citoyens à se réapproprier les enjeux de la transition énergétique. Notre but, avec Energie Partagée est de créer du lien social dans la durée, notamment pour sensibiliser les esprits au développement durables et aux problématiques de liées à l’énergie » lance Erwan Boumard, directeur général chez Energie Partagée. La transition énergétique dans la ville a besoin de tout le monde !

Revivez l’évènement en vidéo !

Pour aller plus loin, retrouvez également le Storify de l’événement.

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Retailer 2.0 : quelle expérience client pour demain ?

Renault Innovation Lab - Le Square et NUMA ont organisé en décembre dernier l’événement “Retailer 2.0 : quelle expérience client pour demain ?”. Dimitri Achache Bonifacio, directeur digital chez Renault Retail Group et Aladin Mekki, Responsable Prospective au PICOM (Pôle de Compétitivité des Industries du Commerce) ont dans ce cadre échangé sur les enjeux du retail de demain, cette conversation était menée par Daniel Geiselhart, co-fondateur de Silex ID.

Quelle expérience client pour demain ?

Réalité augmentée, robotique, intelligence artificielle, Big Data… Nombreuses sont les technologies qui promettent de révolutionner l’expérience des clients dans les points de vente physiques. Comment améliorer l’expérience client et convaincre, à l’heure du e-commerce, les clients de passer la porte des boutiques ? Comment former les vendeurs pour mieux répondre à ces nouveaux usages ? Dimitri Achache Bonifacio, directeur digital chez Renault Retail Group et Aladin Mekki, Responsable Prospective au PICOM (Pôle de Compétitivité des Industries du Commerce) répondent à ces interrogations.
À l’heure de la démocratisation des smartphones et de la digitalisation, nous continuons quand même à retourner en magasin, notamment pour tester le produit que nous désirons, et surtout, pour vivre une expérience. « Nous parlons beaucoup de la technologie, souligne Daniel Geiselhart, le co-fondateur de Silex ID, mais ce qui prime, c’est l’émotion, qui doit être au centre ! ».

Quelles sont les fonctions du point de vente ?

Pour Aladin Mekki, il a 5 fonctions. D’abord, il s’agit d’un lieu de transaction, direct et rapide, mais aussi d’un lieu d’expertise et d’accompagnement. Lorsque nous allons en magasin, nous cherchons un lien humain. Ensuite, c’est un lieu social (le client fait partie d’une communauté), un lieu de détente et de plaisir. En effet, le magasin joue de plus en plus le rôle de tiers-lieu. Enfin, il s’agit d’un lieu d’expérience, de découverte.

Humain, drive-to-store et gadgétisation

Pour Dimitri Achache, la digitalisation du point de vente cache 3 enjeux. D’abord, un enjeu humain : il ne faut pas opposer le digital au métier traditionnel, car le digital est là pour aider le vendeur. « La Fnac est un bon exemple de multicanalité, où nous pouvons acheter en ligne pour venir chercher le produit en boutique ». Ensuite, le drive-to-store. 90% des clients qui souhaitent acheter une voiture vont sur Internet se renseigner, il faut donc accrocher le client le plus en amont possible. Enfin, dernier conseil : il ne faut surtout pas tomber dans la gadgétisation, comme avec les Beacons par exemple. Il faut raconter une histoire pour enchanter la visite du client.

Comment mieux former les vendeurs ?

Pour Aladin Mekki et Dimitri Achache, il est essentiel de mettre le vendeur à niveau par rapport au client, qui en attend toujours plus. Mais l’avantage : c’est que « les vendeurs ont chacun une personnalité, et peuvent donc créer des relations différentes en fonction de chaque client ! » explique Aladin Mekki. Le digital étant devenu une réalité, il faut expliquer aux vendeurs comment gérer leur relation avec le client avec cette donnée.
Finalement, il n’y a rien de magique, que nous pourrions appliquer dans tous les secteurs du retail. Il faut étudier et chercher quelles sont les solutions technologiques à utiliser au cas par cas. Pour cela, quatre start-ups étaient invitées à venir pitcher leurs solutions.

4 startups aux solutions retail innovantes

Augment : plateforme de réalité augmentée, qui connecte marques et distributeurs autour de la visualisation du produit. Cette plateforme accompagne tout le cycle du produit, du design à la vente en passant par la distribution. Cette start-up permet de mieux se représenter le produit, que ce soit au niveau du vendeur ou du client !
Retency : outil de mesure de d’analyse des visiteurs. Cette technologie permet de mieux comprendre le parcours du client entre le moment où il entre dans un point de vente, et la caisse. L’anticipation du besoin du client en fonction de son parcours est essentielle.
Estech : plateforme de design et de prototypage de produits manufacturés en grande série, comme les vélos, les poussettes… La start-up réalise des maquettes physiques grâce à un fichier numérique : elle utilise la modélisation. Tout est mis à jour en temps réel, notamment pour le prototypage.
Dynamixyz : spécialiste de l’animation de synthèse. Cette société est spécialisée dans l’analyse des visages, notamment dans le cinéma et le jeu vidéo. Elle permet d’analyser les visages en très haute qualité.

Qu’est-ce que la smart city ? Définitions des intervenants

« La smart city est une ville qui crée du lien entre les activités. Le terme « smart » est un peu trop centré sur les capteurs, alors qu’en fait, c’est une ville très sociale ! » Aladin Mekki
« La smart city est une ville qui doit être au service de l’humain. Elle doit lui faciliter la vie. L’homme est vraiment à son centre. » Dimitri Achache
« La smart city est une réponse globale au niveau de la ville, par rapport aux nouveaux paradigmes, aux générations qui ne sont plus les mêmes. » Baptiste Hannebicque (Estech)
« C’est une ville où tout est interconnecté. On a accès à tout, partout, ensemble » Jean-François Chianetta

***

Notre prochain événement en partenariat avec Renault Innovation Lab aura lieu le 17 janvier au Square sur le thème de la transformation du secteur de l’énergie. Inscrivez-vous dès maintenant !

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BBD Energy #4 : L’énergie, de l’industrie aux services ?

NUMA a lancé les Business Blind Dates et après le secteur du “Retail” c’est à celui de l’énergie que nous nous intéressons. Ces rendez-vous matinaux sont l’occasion d’échanger avec des experts autour des enjeux phares et des innovations du secteur.

Le secteur de l’énergie voit parmi ses activités, traditionnellement industrielles, une forte croissance des services à destination des particuliers et aux entreprises, soutenus par la démocratisation des outils numériques. Pour notre quatrième Business Blind Date Energy, nous avons choisi de faire se rencontrer deux visions de cette transformation : la première vision est celle d’un grand groupe en pleine évolution et la seconde celle d’une startup qui n’a de cesse de se chercher et de pivoter.

Pour cette quatrième édition, nous avons accueilli Jean-Bernard Sers, Directeur du développement Smart Grid, Smart City et IoT chez Bouygues Energies et Services et Yann Person, CEO de la startup EP. Merci à Patricia de GreenUnivers pour l’animation de cette matinée d’échanges.

innovation industrie energie service

 

Vers la notion de “service”

Il y a 15 ans, Bouygues Energies et Services (BYES) s’appelait ETDE (Entreprise de Transport et de Distribution de l’Électricité) et la notion de service était assez peu développée. La majorité du Chiffre d’Affaires était porté par les activités d’éclairage public, le déploiement de lignes à haute tension… mais très peu de tertiaire, aucun contrat de long terme et une présence essentiellement nationale. A partir de 2002 la société a souhaité se diversifier et s’agrandir, notamment par le rachat d’entreprises. Ainsi, 62 acquisitions ont été réalisées en 6 ans avec, à la clef, le développement de nouvelles offres : climatisation, bâtiments, maintenance industrielle, et Facility Management (FM) à la fois « soft » (prestations de service) et « hard » (prestations techniques visant à exploiter et maintenir les infrastructures). Le virage a aussi été enclenché par un déploiement rapide à l’international.

En premier lieu… les innovations Métiers

Jean-Bernard Sers le rappelle, depuis plusieurs années, nous sommes touchés par la révolution numérique, qui se traduit par un impact sur les métiers de l’industrie et pousse les grands groupes à repenser la manière dont ils travaillent avec les collectivités. Il cite par ailleurs, dans le domaine de l’énergie, l’accord de Paris et à la loi transition énergétique, avec des modifications à attendre quant à l’évolution des réseaux électriques et aux notions de Smart Grid. Il y a de plus en plus d’échanges entre producteur et consommateur et l’intermittence des énergies rend indispensable le fait de repenser l’équilibrage des réseaux face aux nouveaux modes de fonctionnement et aux nouveaux modes de vie : la ville se densifie, les formes de mobilité se réinventent (véhicules électriques, autonomie de la mobilité, …), la sécurité et la sûreté sont placées au cœur des problématiques smart city.

Par ailleurs, dans ce contexte, les GAFA bouleversent le monde de l’énergie, et poussent les acteurs traditionnels de ce secteur à repenser les métiers de l’énergie de demain. Cela passe par la collaboration entre grands groupes et startups, qui permettent de repenser l’agilité des « éléphants » de l’énergie. Face à Google ou à Tesla qui s’intéressent de près à l’énergie dans les bâtiments, « on ne peut pas ne pas bouger » ! L’usage est placé au cœur des démarches, et les clients sont de plus en plus partants pour participer à des Proofs Of Concept (POC), c’est-à-dire à des expérimentations de leurs bâtiments, pour tester de nouveaux concepts, de nouvelles technologies (énergie, numérique dans le bâtiment, géolocalisation, …).

Et les innovations “ Produit ” ?

innovation produit byes

Depuis 2012, BYES porte l’accent sur trois secteurs que sont l’industrie, le tertiaire et les infrastructures. Les différents axes que la société développe pour ces secteurs incluent le solaire, la biomasse, et le photovoltaïque, mais pas seulement. BYES s’intéresse de près à l’éclairage public, à travers, par exemple, la Citybox®, boîtier placé dans les lampadaires qui permet de graduer l’éclairage, mais aussi de diffuser du son, du wi-fi, de recharger son véhicule électrique ou encore d’accueillir des caméras de sécurité. Le lampadaire devient donc un média urbain à part entière. Ce dispositif a été mis en place à Sèvres, à Longjumeau et à Boulogne notamment.

citybox énergie numa industrie innovationCitybox®, une innovation 100% Bouygues Energies & Services

BYES s’intéresse aussi à la numérisation des établissements de santé. Le numérique et l’énergie sont connectés pour automatiser toute une série de processes dans les bâtiments hospitaliers. Par exemple, lorsque qu’un arrêt cardiaque est détecté, un process automatique est enclenché : l’ascenseur est envoyé directement au niveau des urgentistes, les injections/perfusions à débit programmé sont automatiquement réévaluées, le lit du patient est redressé, l’infirmière la plus proche est alertée et le dossier patient est affiché sur le lit.

Dans le domaine du bâtiment, la numérisation permet de proposer de nouveaux outils de prédiction de la consommation de gaz et d’électricité ou de détection des fuites ; mais c’est aussi une des étapes qui permet de repenser l’expérience client et d’optimiser les process métiers. On peut penser, entre autres, au BIM (Building Information Modelling), qui s’étend de la phase de conception à la phase d’exploitation, ou encore à la surveillance des ouvrages au moyen de drones…

Jean-Bernard Sers nous présente un dernier exemple d’innovation, le projet Eco2charge, qui permet de faciliter la mobilité électrique. Ce programme vise à stocker l’énergie dans le bâtiment et à gérer dans le temps et en puissance l’énergie utilisée pour recharger les véhicules électriques, en anticipant ses usages grâce à des modèles de prédiction. Pour ce projet, BYES travaille en partenariat avec Renault pour récupérer les batteries des véhicules électriques qui ont atteint le maximum de leur durée de vie dans un véhicule, mais que l’on peut encore utiliser dans le bâtiment pour permettre le stockage d’énergie et gérer l’appoint.

Un business model de long terme

Très centré sur l’efficacité énergétique, BYES exploite et maintient 30% des bâtiments de Bouygues Construction. Ces contrats de performance énergétique sont des contrats de long terme qui durent de 10 à 20 ans. En effet, pour optimiser la performance énergétique il faut d’abord instrumenter le bâtiment, capter les différentes sources de consommation… mais il faut aussi prendre en compte que les usages et les comportements, c’est-à-dire la manière dont le bâtiment est habité, seront toujours très différents de ce qui avait été envisagé au départ. C’est dans un tel contexte que l’outil Hypervision, développé par BYES, joue un rôle d’analyse et prédiction des consommations multi-fluides des bâtiments, prenant en compte, entre autres, l’évolution de ces usages.

Côté startup : du conseil en rénovation énergétique jusqu’au service

Le secteur de l’énergie, notamment dans sa composante « service », est de plus en plus approché par des startups. La seconde histoire de cette matinée d’échange, c’est Yann Person de la startup EP qui vient nous la raconter. EP, anciennement Energie Perspective, est une startup nantaise, créée il y a 9 ans et actuellement en plein pivot. Yann la définit comme « Une startup avec de la paille dans les sabots, on a essayé les pantoufles mais c’était trop confortable ».

« A partir de 2006, Grenelle de l’Environnement, film d’Al Gore, les gens commençaient à me poser des questions sur ce qu’ils pouvaient faire chez eux… »

En 2007, Energie Perspective est créée et la question qu’ils tentent alors de résoudre est celle-ci : comment faire émerger une offre indépendante, répondant aux enjeux de rénovation de 30 millions de logements, en se servant des systèmes d’informations ? Et comment accompagner cette chaîne tout en sachant que le conseil en rénovation BtoC ne fonctionne pas ? Le consommateur en France ne paye pas le conseil, et, généralement, il rénove petit à petit mais investit rarement 30 000 euros d’un coup.

Le moment du pivot après 10 ans de R&D itérative

Après avoir bifurqué vers une marque blanche et déployé une activité plutôt BtoB pendant plusieurs années, Yann et l’équipe d’EP décident de se recentrer sur la raison pour laquelle ils avaient monté cette startup à l’origine. En 2014, avec le réseau nécessaire (12 000 artisans) et l’expérience d’accompagnement de 70 000 chantiers de rénovation, ils décident de faire rentrer dans leur capital une mutuelle pour engager un programme d’open innovation. Pourquoi une mutuelle ? « Parce que dans le bien-être et la santé il y a le bien se loger, et ça c’est notre job, aider les gens à bien gérer leur maison et à bien vivre dedans. »

EP est à présent constituée autour de trois axes : digital, bâtiment et énergie, avec l’ambition que « gérer sa maison devienne simple, économique et durable ». Cela se matérialise par un carnet intelligent d’entretien et de gestion de la maison, avec un concierge qui l’accompagne pour centraliser toutes les informations.

Pour répondre à la question « comment fait-on technologiquement pour réussir à produire une étude de qualité, vendable à moins de 250€ ? » il a fallu passer par plusieurs étapes. Techniquement, EP a réussi à répondre à cette problématique, mais commercialement l’offre ne se vendait pas. Pourquoi ? Parce que le client n’est pas prêt à payer. La deuxième idée a été transformer les clients en diagnostiqueurs : réussite technique à nouveau mais cette fois-ci c’est l’usage qui n’a pas suivi, parce que les clients ne sont pas prêts à répondre à 70 questions sur l’épaisseur de leurs murs et le type d’isolation dont ils disposent.

Pour pallier ces deux freins commercial et d’usage, il a fallu penser à un nouveau concept : un diagnostic intelligent avec le moins de questions possibles posées au client mais une captation des informations sur la base de son adresse. Ce concept a marqué la naissance d’un important projet de R&D, izigloo.

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Izigloo permet de proposer non pas de la donnée brute mais des solutions, donc de retranscrire des données en service d’aide à la décision. « Un particulier pense environ 9 minutes par an à sa facture d’électricité » et c’est pour cette raison qu’EP a choisi d’intégrer ses solutions au moment où le client souhaite rénover, et non pas d’essayer de vendre de la rénovation énergétique, car ce thème en BtoC n’est pas pertinent. Il s’agit donc d’accompagner l’acte d’achat ou de rénovation d’une « couche de rénovation énergétique » pour permettre au client de faire les bons choix en matière énergétique, sans vendre du conseil.

Ce concept a pu être réalisé grâce à une démarche itérative, à la récolte des données des 70 000 chantiers accompagnés et à travers des partenariats. Chaque nouvel utilisateur fournit entre 50 et 100 nouveaux points de données. Toutes ces données ont permis de modéliser le parc des maisons en France, et donc de disposer pour chaque maison d’un modèle 3D, ses apports solaires, et ses normes de construction.

EP fonctionne donc comme une marketplace et se rémunère à chaque transaction entre particuliers et artisans, avec pour objectif d’atteindre 1 million d’utilisateurs d’ici 2 à 3 ans. Si au départ, la verticale d’EP est plutôt orientée « travaux », la société s’oriente à présent sur une verticale « énergie » puis « immobilier », notamment au travers d’un partenariat avec Enedis pour intégrer les données Linky dans le carnet numérique. Si avec le client particulier, il est difficile de parler de ROI, il est en revanche possible de mesurer les retombées en termes de valorisation du patrimoine et de valeur verte, en comprenant au mieux le cycle habitant / habitat d’une durée moyenne de 7 ans. Les prochaines étapes après le conseil en rénovation énergétique seront donc de s’orienter vers les problématiques d’usage.

L’idée sous-jacente au fait de libérer de la donnée et de la rendre à son propriétaire est de dire que la data donne de la connaissance, la connaissance donne du pouvoir et donc de la confiance, qui finalement crée de l’engagement.

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Retrouvez également les comptes-rendus de nos précédentes rencontres :
– BBD #1 : Let’s talk about Energy!
– BBD #2 : L’économie collaborative au service de l’énergie verte
– BBD #3 : Bientôt tous producteurs et vendeurs d’énergie propre ?

Le programme de rencontres de l’année 2017 sera bientôt disponible sur notre site, pensez à nous suivre !

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