NUMA X Usbek & Rica : épisode 1, la food révolution

Éducation, santé, alimentation, eau, mobilité, énergie, travail, transparence et sécurité: à l'occasion de sa nouvelle mission, NUMA s'associe à Usbek & Rica pour faire le bilan de l'innovation digitale sur ces sujets qui concilient urgence d’agir et réponse technologique pertinente.

Avec 11 milliards d’habitants sur Terre annoncés d’ici la fin du siècle et des ressources naturelles limitées, il est grand temps pour l’humanité de repenser sa façon de se nourrir. Et cette révolution nécessaire de l’alimentation pourrait bien venir des start-up.

De plus en plus de bouches à nourrir, de moins en moins de terres cultivables, et toujours plus de déchets. Voici les éléments de l’équation que doit résoudre la FoodTech, cette alliance entre l’industrie de l’alimentation et les nouvelles technologies, pour parvenir à redéfinir les fondements de notre alimentation. Il s’agit de garantir aux consommateurs la qualité des produits qu’ils consomment, mais aussi d’inventer un modèle de production agricole écologique et durable. Une révolution qui passe, donc, par la mutation numérique du secteur alimentaire. Bonne nouvelle, la course à l’innovation pour inventer les repas de demain est déjà lancée.

La révolution « datagricole »

Pilules pour les soirs de flemme, insectes qui croquent sous la langue à l’apéro, gigot synthétique du dimanche… Les menus sur lesquels planchent les start-up de la FoodTech ne font pas toujours saliver mais ils ont le mérite d’être nourrissants. Attention tout de même à ne pas être trop innovant sur la forme car 66% des Français disent se méfier de ce qu’ils avalent. La pizza désydrathée du film Retour vers le Futur ne devrait donc pas voir le jour tout de suite…

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NUMA is on a mission – par Marie-Vorgan Le Barzic, CEO de NUMA

En 2030, la demande mondiale en eau dépassera de 40% les capacités de la planète. Plus de 40% des emplois actuels auront disparu. Le changement climatique à lui seul aura créé 100 millions de pauvres supplémentaires.

Vous avez déjà lu ces projections ? Reprenez quelques minutes pour les lire. Lentement. Prendre conscience de ce qu’elles signifient concrètement.

En 2030, la demande mondiale en eau dépassera de 40% les capacités de la planète.

Plus de 40% des emplois actuels auront disparu.

Le changement climatique à lui seul aura créé 100 millions de personnes vivants en dessous des seuils de pauvreté supplémentaires.

Face aux dangers, les entrepreneurs tech, ceux qui sont guidés par une mission qui les dépasse, font partie de la solution.

Je sais qu’ils sont en capacité de développer et d’implémenter des solutions durables, contribuant à résoudre certains problèmes essentiels de l’humanité. Je sais aussi que le développement et l’implémentation de ces solutions globales à des problèmes globaux produiront les licornes de demain.

C’est cette opportunité que NUMA veut saisir et nourrir, en soutenant les entrepreneurs tech qui se donnent pour mission de répondre aux enjeux mondiaux de 2030. Il est temps pour nous d’assumer notre volonté de soutenir les entrepreneurs qui apportent des réponses aux problèmes essentiels pour l’avenir. Éducation, santé, alimentation, mobilité, énergie, travail, transparence et sécurité: nous allons désormais nous dédier aux sujets qui concilient urgence d’agir et réponse technologique pertinente. Ce sera désormais notre mission.

 

L’obsession de la création de valeur

En réalité, elle est la continuité et l’affirmation de ce que NUMA a toujours été. Depuis le départ, je me suis attachée à faire de NUMA un outil d’action sur le monde, un outil de création de valeur qui se réorganise constamment pour impacter le monde et renforcer son efficacité. Son histoire et sa forme évoluent au fur et à mesure de nos prises de consciences collectives, du renforcement de nos convictions, des opportunités de création de valeur qui s’offrent à nous.

 

silicon sentierEn 2002, suite à la “bulle Internet”, je me suis attachée à faire sortir de sa léthargie l’association Silicon Sentier pour regrouper les entrepreneurs du numérique, pour qu’ils se reconstruisent et s’entraident, pour leur permettre de continuer leur action et d’agir sur le monde.

 

En 2008, autour de Silicon Sentier, un mouvement s’était créé. Des événements réguliers venaient nourrir la dynamique entrepreneuriale et créer des opportunités de business et de développement. Ce mouvement était intermittent, se regroupant sporadiquement lors d’évènements. Il fallait lui donner de la permanence. C’est ainsi que La Cantine est sortie de terre en 2008, espace hybride d’évènementiel et de coworking, maison commune de l’écosystème numérique parisien.

 

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En 2011, l’environnement a évolué, les événements sont quotidiens partout dans Paris et une génération d’entrepreneurs est passée. Ces entrepreneurs expérimentés ont  construit un référentiel et certains sont devenus des modèles inspirants, posant les jalons d’un entrepreneuriat à la française. Cette exemplarité et cette volonté de partager leur expérience ont posé les bases d’un modèle accélérateur pour les entrepreneurs, par les entrepreneurs. En est né Le Camping, premier accélérateur de startups à Paris. Avec comme objectif de donner de la performance à l’ambition et de l’ambition à la performance.

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En 2013, l’avènement de cette ère entrepreneuriale, plus rapide, plus exigeante, plus horizontale, venant frapper les industries les plus stables, était devenu une évidence. Collectivement, il est apparu comme une certitude qu’au-delà des questions technologiques, ce sont les modèles organisationnels et de management qui étaient remis en question. 

J’ai le souvenir précis du discours d’ouverture de NUMA le 14 novembre 2013 où j’exprimais la question à voix haute : comment créer un territoire commun entre les grandes entreprises et les startups ? Comment éviter que la société se clive entre l’ancienne et la nouvelle économie ? Des milliers d’entreprises risquaient de disparaître si elles ne prenaient pas conscience de l’importance de la culture entrepreneuriale, des milliers d’entrepreneurs risquaient d’échouer si l’écosystème qui les entourait, ne s’adaptait pas pour les encourager. C’était la proposition de valeur de NUMA que d’ouvrir largement ses portes et son modèle pour identifier les leviers de compétitivité conjoints, au bénéfice de tous, pour un rayonnement parisien et français, dans le monde.

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Go for Inter et Go for Profit

Le modèle que nous avions construit à Paris créait à n’en pas douter de la valeur pour l’ensemble de l’écosystème de l’innovation et était unique. Nous recevions de plus en plus d’appels d’accélérateurs ou de villes qui souhaitaient dupliquer notre modèle. Les alternatives qui leur étaient proposées étaient clivantes et se concentraient sur un morceau ou l’autre de l’écosystème. J’ai donc décidé de lancer l’internationalisation de NUMA, en ouvrant à Moscou, Bangalore, Casablanca, Barcelone, Mexico, puis Berlin et New York cette année.

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Pour permettre ce développement, NUMA est devenu une entreprise. C’était aussi l’occasion de faire la preuve que le carcan idéologique qui oppose performance économique et action d’intérêt général n’est pas tenable. La performance économique, l’ambition doivent se mettre au service d’une action plus large que son propre rayonnement. La performance économique ne peut être désolidarisée de valeurs fortes et d’une volonté de faire le bien.

Aujourd’hui

Nous sommes en 2017. Le monde regorge d’initiatives formidables au service des entrepreneurs, le sujet de la transformation digitale est devenu un marché qui semble infini, l’approche communautaire s’est imposée comme une évidence pour créer de la valeur. Alors, aujourd’hui, quel est l’endroit où NUMA peut encore amplifier sa création de valeur ?

Je suis persuadée que c’est en assumant notre volonté d’orienter notre écosystème que nous pouvons amplifier notre création de valeur. En cessant d’être agnostiques.

Les presque 6000 entrepreneurs qui « postulent » tous les ans dans les différents NUMA du monde sont de maturité et d’ambition variables mais certains marquent. Ils marquent par une qualité commune : ils sont habités par leur mission. Ils veulent agir sur le monde qui les entoure, mettre leur énergie et leur performance au service de la résolution de problèmes globaux.

One mission before one million

J’ai donc décidé de clarifier notre mission : NUMA soutient les entrepreneurs tech qui se donnent pour mission de répondre aux enjeux mondiaux de 2030.  Je suis persuadée qu’en faisant ce choix, nous accompagnerons les licornes de demain, pour deux raisons :

  • Une bonne exécution doit être sous-tendue par une exigence absolue de concentration, de simplification au service de la mission. La mission qui guide les entrepreneurs est le meilleur atout pour assurer une bonne exécution ;
  • Les problèmes globaux de 2030 sont des territoires de création de valeur immense, les entrepreneurs pourront y construire des entreprises profitables et durables.

Rappelez-vous. Selon les projections actuelles, en 2030, la demande mondiale en eau dépassera de 40% les capacités de la planète. Plus de 40% des emplois actuels auront disparu. Le changement climatique à lui seul aura créé 100 millions de pauvres supplémentaires.

Ma conviction profonde, celle qui guide NUMA, c’est que les entrepreneurs tech guidés par leur mission, grâce à leur efficacité, peuvent faire mentir ces projections.

Il y a derrière la nouvelle mission de NUMA un peu de naïveté mais surtout beaucoup d’espoir. Et autant d’humilité. Nous ne sommes pas les premiers à s’attaquer à ces sujets. Nous espérons surtout que nous ne serons pas les derniers, les problèmes que nous souhaitons résoudre sont si vastes que si l’ensemble du tissu économique pouvait travailler dans ce sens là, ce ne serait pas de trop.

Si vous pensez que nous pouvons faire un bout de chemin ensemble pour soutenir les entrepreneurs tech qui se donnent pour mission de répondre aux enjeux mondiaux de 2030, contactez-nous !

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How Selecteev was born, intrapreneurship as a NUMA routine

After years of constant struggle with our startup applications, we finally decided to develop our own platform to manage all our applications, in all NUMA offices around the world. We have decided to launch it as a SaaS. This is the story of how Selecteev went from 0 to 1.

Since we launched France’s first startup acceleration programme, back in 2011, we have received more than 5000 applications from all around the world. As I speak, NUMA runs 7 accelerators worldwide: Paris, Bangalore, Casablanca, Moscow, Mexico, Montpellier and Barcelona. Whatever the name, whatever the location, there was one pain point that we would all share: startup applications. Imagine receiving thousands of applications, which we had to review in detail (if we were not to miss the next unicorn), asking hundreds of people to evaluate, and sending tens of thousands of emails… Believe me, this was extremely challenging.

To help us, we had never found the right tool. Every single platform we used was either ridiculously expensive, very complex, and time-consuming, or just inefficient. It was on a sunny Monday morning that our CTO came with quite a brilliant idea: “let’s develop our own tool”. And that’s exactly what we did.

Building a MVP

Another event happened right after that, the same week actually, and was a tipping point for our project: one of our clients wanted to organize a big startup contest, which therefore involved evaluating big quantities of online applications. Their need was very precise, and perfectly identified. This was a perfect opportunity, as it would finance our MVP. Our CTO and his team worked very hard to deliver the platform on time. This led us to quite stressful times, but eventually we managed to get everything working just on time: the platform was quite simple at that point, though very efficient.

We have startup applications running all over the world continuously, so we decided to use the platform for our own needs. This allowed us to get immediate feedbacks on the tool from all our Program Managers. We iterated again and again. Until we got something close to perfect: we could easily sort applications by their status, send an email to applicants, extract applications to CSV, invite evaluators, ask them to review applications, get comprehensive data about them, discuss with your applicants directly on the platform, remind them to finish their application before the deadline, etc. All these features were developed in only a few weeks.

Until then, the project was mainly led by our CTO. That’s when the idea came to our mind: “what if we were not the only ones struggling with startup applications?” And the answer became obvious: let’s make it a product. As simple as that might sound, it was actually everything but easy. For the past decade, NUMA has been a service providing company: acceleration programmes for startups, open innovation for corporates, events and coworking for our communities. It’s a very different thing to sell a software. But putting your services into products is the new game and we decided to give it a go.

A dedicated team

We devoted a full team to the project, by leveraging our internal skills: Pierre-Jean, a skillful freelance developer, Alban, our CTO, Abdoul, his intern and Lucas formed the core team.

Once we had the team, we started benchmarking. That was probably the easiest part, as we had been looking at every option available for the past 5 years. And the results of our researches would mainly go down to: “too expensive, too complex, or too inefficient. Or the three at the same time.”

User research

Then came the time of user research: who would want to use such a product? The only way to discover was to meet potential clients. We met 20 different organizations using potential competitors, with three different needs: corporate intrapreneurship, open innovation projects, and startup acceleration programmes. We identified three pain points from all those meetings: pricing (platforms are too expensive), data (they can’t get understandable data easily) and timing (we were always meeting our clients at the wrong timing, after they had launched their applications). What do we teach our entrepreneurs and intrapreneurs? “Once you’ve found problems, solve them!”

  • Pricing: the development of the product had already been made profitable, allowing us to put a very low pricing. We would make it 100€/month, which is less than half the price of our lowest competitor.
  • Timing: we would launch the product as a SaaS (software as a service). In just a few clicks you could get your call for applications running, at the right time.
  • Data: we would make nice and easy charts and pies for our clients to understand their applicants in just a few clicks.


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The birth of Selecteev

In the meantime, we had been selling the product to our clients, and guess what… They loved it! TF1 was using it for their incubator, RATP for their intrapreneurship program, General Electric for an open innovation programme and all NUMA offices for their acceleration programmes,. We continued getting feedbacks, improving the product, and correcting the bugs, until we got to the version we have today: a fully customizable online selection platform that you can launch in just a few minutes.

Finally, we needed a name and a website.

So we decided to launch Selecteev.io: the simplest, cheapest, and most data-driven online application platform available, made for incubators, accelerators, startup contest organizers, event managers, etc.

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Last, but not least: we have to sell it more, our goal is to be the go-to selection platform for every incubator or accelerator worldwide. To be profitable, given our low price, we will need a large market share. But one of our key assumptions, verified after interviewing our clients, was that actually the market is still at its beginning: our main competitors are actually Google Forms and Excel Sheets. Convincing people to switch from free-but-not-adapted to-cheap-and-relevant is our next milestone.  

Lessons learned for intrapreneurs:

The overall lesson, after this month-long journey is that we got to this point by leveraging our internal assets:

  • Identifying a need inside our organization helped us build a good MVP;
  • Testing that MVP with our own teams has been a great way to iterate quickly, adding new features to our product;
  • Developing a product in our area of expertise allowed us to easily meet testers, and potential clients. We leveraged our brand’s assets;
  • Bundling our new product with larger offers allowed us to absorb the costs;
  • Using our internal resources was a blessing: communication experts, designers, entrepreneurial minds…

Following the article that we published a month ago, you’ve created more than a hundred platforms. Thanks for that! Any more info you’d like us to share about this adventure? Let us know, we’ll answer them here or in an other article!

PS: this journey has been made possible by lots of different people, but we would like to give a special thanks to Brice Maurin (deux.io), for all the time and precious support he gave us.

 

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Selecteev: how a startup accelerator used years of experience to build the ultimate startup selection tool

This is the story behind Selecteev: a startup selection tool that we developed based on our own experiences.

Why did we develop Selecteev? Since launching France’s first startup acceleration program back in 2011, we have received more than 5000 applications from all around the world. As I speak, NUMA runs 6 accelerators worldwide: Paris, Bengaluru, Casablanca, Moscow, Mexico City and Barcelona. Running a successful startup acceleration program has nothing to do with magic. It is first and foremost about selecting the best startups. “How do you select your startups?” is always the very first question our partners, investors and competitors ask us when we meet.

Though there is no recipe, here are a few tips that we have learned about startup selection over the years:

DISCOVER OUR TIPS FOR STARTUP SELECTION

 

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[Innovation Games] A la British House de Rio, des jeux olympiques pour startups

À quelques mètres du Estadio Lagoa, où se jouent les épreuves d’aviron, une toute autre compétition prenait place cette semaine : les Startup Games.

Au somptueux Parque Lage, au pied du Corcovado, les entrepreneurs et investisseurs avaient remplacé les athlètes et les entraîneurs. Organisé par le Consulat britannique de Rio, l’événement Startup Games rassemblait 41 startups, essentiellement brésiliennes, ainsi que quelques représentants des USA et du Chili.

Le concept ? Un jeu dans lequel chaque startup débute la compétition avec des actions. Les entrepreneurs ont ensuite deux jours pour convaincre les autres participants d’investir. La valeur des actions augmente ou diminue au fur et à mesure des — fausses — transactions. L’application « Startup Games » a été spécialement conçue pour l’occasion.

 

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Découvrez l’intégralité de cet article sur notre blog Spécial JO – Innovation Games.

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[Innovation Games] Le business model dépassé du Comité International Olympique

Le numérique ayant grandement impacté les business models traditionnels, qu’en est-il du Comité International Olympique ?

CASH MACHINE DEPUIS LA FIN DES ANNÉES 80, L’ORGANISATION REPOSE SUR UN MODÈLE UNIQUE QUI POURRAIT ÊTRE LARGEMENT ÉPROUVÉ DANS LES ANNÉES À VENIR.

 

Sur la période de Sotchi 2014 – Rio 2016, ses revenus sont approximativement de 6 milliards de dollars :

  1. les droits de retransmission (4.5 milliards de dollars dont la moitié pour le seul groupe américain NBC !).
  2. le sponsoring (1 milliard de billets verts dans la mallette avec ses 12 partenaires globaux – Coca-Cola, McDonald, Toyota, Samsung…).
  3. la billetterie et les produits dérivés pour quelques dollars de plus (½ milliard).

Le CIO exploite une rente – la marque olympique – avec un principe directeur : l’exclusivité. Ainsi, le sponsor global achète l’exclusivité de l’exploitation de la marque aux 5 anneaux sur sa catégorie. De même, une chaîne acquiert l’exclusivité des droits de retransmission pendant la période des Jeux sur son territoire.

 

A L’ÈRE DU SELFIE DE MASSE ET DE LA GOPRO, COMMENT GARANTIR CETTE EXCLUSIVITÉ AUX CHAÎNES ?

 

Depuis Pékin 2008, le CIO travaille, via une société britannique, à l’identification et la suppression de toutes productions audiovisuelles publiées par un tiers non autorisé.

Sur le plan de la marque, le CIO a créé des règles ubuesques. Bien entendu, seuls les sponsors peuvent exploiter les symboles de la marque olympique en étant toutefois tenus au suivi de règles et process très rigides. Les athlètes, les journalistes et les spectateurs sont également tenus de respecter des principes pour le moins surprenants. On retiendra l’interdiction du GIF aux journalistes sur cette olympiade 2016. Pour en savoir plus : L’Equipe, Le Monde ou encore Numerama.

 

AUJOURD’HUI, LES CHAINES SONT FRIANDES DU CONTENU GÉNÉRÉ PAR LE PUBLIC POUR ENRICHIR LEUR DISPOSITIF.

 

Sur le plan du sponsoring, le cadre est tellement contraignant que les marques partenaires s’interrogent sur la pertinence de ce type de partenariat. En effet, leurs concurrents, ne disposant pas des droits d’exploitation, trouvent par des biais détournés des moyens de s’associer à l’événement et en retirent un meilleur retour sur investissement. Nous avons eu l’occasion d’aborder ce point avec Coca-Cola lors de notre table ronde sur les pratiques marketing autour de l’Euro 2016 (CR ici).

Enfin, il est inquiétant pour le CIO de voir le peu d’enthousiasme populaire qui accompagne l’accueil des Jeux tel que très bien énoncé dans cet article du Guardian. Certainement conscient de cette tendance, ayant la volonté de s’ouvrir aux pays en développement et à des villes intermédiaires, le CIO a déjà réduit le coût du droit de candidature pour une ville, passé de 650k à 250k dollars, et augmenté sa contribution financière à l’organisation des Jeux. Tokyo 2020 devrait ainsi recevoir un milliard de dollars et la ville organisatrice des Jeux 2024, 1.5 milliard.

Pour ces raisons, le CIO est probablement à l’aune d’un prochain pivot. Et ce ne sera pas le premier. C’est en effet dans la seconde moitié des 80’s, sous l’impulsion de son président, Juan Antonio Samaranch, que l’institution du Château de Vidy a construit son modèle actuel en intégrant la logique des droits de retransmission et de sponsoring.

 

POUR SA RECONVERSION, LE CIO A QUELQUES ATOUTS ET PISTES.

 

Il peut compter sur un écosystème fort de 204 Comités Nationaux Olympiques et leurs délégations et d’une myriade de fédérations internationales de sport à qui le CIO reverse 90% de ses revenus.

Le CIO décline aussi son produit star avec l’organisation depuis 2010 des Jeux Olympiques de la Jeunesse, qui lui permettent de faire vivre son image auprès des champions de demain et de tester de nouvelles disciplines. En outre, au sortir des Jeux, va sortir une chaîne olympique online et à la demande avec un double objectif : faire vivre la marque 365 jours par an, et, créer de nouveaux marchés pour les fédérations de sport en intéressant de nouveaux publics aux disciplines olympiques.

Le CIO est en somme une entreprise comme les autres, bousculée par le digital, il doit s’interroger sur son évolution. Nonobstant, la bonne nouvelle c’est que le curling sera bientôt accessible sur vos mobiles. Merci qui ?

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[Innovation Games] Le Club France : Kezako ?

Voilà une semaine que nous sommes arrivés à Rio et n'avons de cesse de mentionner le Club France. Petit éclairage sur son rôle et ce que l'on y trouve.

Après avoir inauguré la pratique pendant les JO de Londres en 2012, le Comité National Olympique et Sportif Français a créé un lieu de rencontres destiné au grand public. Situé au sein du magnifique Club Hippique de Rio, en face de la Lagoa de Freitas, le Club France est une vitrine du sport, de l’esprit Olympique et des athlètes français et a l’ambition de faire rayonner la France à l’international pendant la durée des Jeux.

 

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Découvrez l’intégralité de cet article sur notre blog Spécial JO – Innovation Games.

 

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[Innovation Games] Top 10 des best practices du selfie olympique

Plus fort que la folie Pokémon Go à Rio, il y a Athlètes Go. Le nouveau challenge à la mode pour récupérer le plus de photos possibles avec les sportifs qui vous font vibrer.

Mais attention : la chasse aux selfies est une discipline extrêmement exigeante et tout le monde n’est pas taillé pour. Après avoir traversé un océan, surmonté votre peur de l’avion et joué des coudes pour obtenir vos accès VIP aux bons endroits, il serait dommage de passer à côté du graal pour une simple erreur de débutant.

NUMA a donc décidé de vous offrir le guide complet du supporter français pendant les JO pour réussir votre selfie olympique. Bienvenue à Disneyland Rio.

 

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Découvrez l’intégralité des conseils sur notre blog Innovation Games.

 

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[Innovation Games] Cher écosystème #2

Après 3 jours à Rio, Tristan et Roman livrent leurs premières impressions.

Cher écosystème,

Depuis 3 jours en terre carioca, il est clair qu’ici c’est plus pec’ que tech. Rio est a priori le seul endroit de cette planète où le slip de bain est le mode vestimentaire privilégié à la plage et où il est nécessaire de préciser qu’il est de bon ton d’être habillé dans l’ascenseur.

Ceci dit, la ville est sur son 31. Dès notre arrivée, l’impression est bonne : l’aéroport est impeccable et première innovation aéroportuaire de taille : le sourire, l’accueil est splendide ! L’aéroport d’une ville hôte des Jeux olympiques, la veille d’une cérémonie d’ouverture, consiste en un slalome entre les délégations de gymnastes ukrainiens, de cyclistes chinois et de boxeurs azerbaïdjanais.

COCORICO, NOUS SOMMES FIERS DU CLUB FRANCE!

Au sein d’un club hippique au pied du Cristo Redentor (et non pas Corcovado qui est le nom de la montagne !) c’est un superbe lieu qu’a réservé le CNOSF. Découvert pour assister à la Cérémonie d’ouverture, nous sommes agréablement surpris par la présence de nombreux locaux, la communauté française expatriée bien entendue mais aussi beaucoup de Brésiliens et Brésiliennes.

BRÉSIL-FRANCE, UNE HISTOIRE DE <3

Également présent au Club France, le Président de la République a passé un beau message. Passionné de sport, François Hollande était dans son élément. Il a apporté un soutien absolu à la candidature de Paris 2024 dans un esprit d’union (“Merci à Anne Hidalgo, merci à Valérie Pécresse”) oubliant toutefois de mentionner notre plateforme Smart Paris 2024 visant à recueillir des propositions de projets pour les Jeux à Paris en 2024. Sans rancune.

Côté brésiliens, nous avons été agréablement surpris de la popularité du Club France auprès de la population locale venue en masse regarde la cérémonie d’ouverture. Nous étions ce soir-là the place-to-be.

La Cérémonie d’ouverture a d’ailleurs bien exprimé l’ambivalence du sentiment brésilien à l’égard de ces Jeux. Le public, au stade comme au Club France, a alterné entre moments d’allégresse et hués acerbes contre Michel Temer(aire).

Os jogos são abertos et nous, nous filons danser à Lapa !

Abraços,
Roman & Tristan

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[Innovation Games] Citius, Altius, Fortius… Technologicus ?

Plus vite, plus haut, plus fort. Sans surprise, la devise Olympique s’applique aussi aux technologies qui font tourner la machine olympique. Le coût global de l’IT à Rio atteint presque 1,5 milliard de dollars soit 20% du budget global. Au service de la performance des athlètes ou au service de l’expérience des spectateurs, voici un bref aperçu des technos autour de l’évènement.

Le Centro de Operações Rio (COR) est en charge d’assurer la sécurité en suivant l’activité de la ville 24/7. Le centre s’appuie sur des solutions bien connues du grand public comme Google Maps et Waze. Le COR recueille également les images de 560 caméras installées dans toute la ville dont 4 caméras volantes WAMI (Wide Area Motion Imagery), utilisée jusqu’ici uniquement par l’armée américaine, et qui permettent de fournir une image en temps réel de la ville entière. Toutes ces données sont analysables dans la salle de contrôle sur un pan de mur vidéo de 80m2… Pas encore Minority Report mais on s’en approche !

Deuxième poumon du dispositif Rio 2016, le Centro de Operações Tecnológicas (TOC) a en charge le contrôle de l’ensemble des technologies directement en lien avec les épreuves et les infrastructures olympiques. Pour la première fois de l’histoire des Jeux, la gestion de ces data sera assurée en cloud ce qui réduit drastiquement les besoins en serveurs. A titre de comparaison, London 2012 a requis plus de 700 serveurs, il n’y en aura que 250 sur l’Olympiade carioca.

Outre le cloud, la réalité virtuelle fait son entrée dans le game. OBS (Olympic Broadcasting Services), responsable de la production et diffusion des images sur Rio 2016, va pour la première fois produire des images HD en VR qui seront diffusées par NBC, le diffuseur américain. On parle de 85 heures de programme et celles-ci ne seront visibles que sur les appareils Samsung et uniquement pour les abonnés à NBC… Il faudra attendre Tokyo 2020 pour en voir un usage massif !

Sur les arènes olympiques, les 4000 points de ventes sont équipés en NFC. Visa a distribué près de 3000 bracelets et même des ‘bagues de paiement’ à une quarantaine d’athlètes – une bonne façon de tester un nouveau produit et voir les usages qui en découlent !

On connaît la tendance du tout connecté (exemple : la brosse à dent interactive), on trouvera donc quelques initiatives dans cette lignée :

  • Un GPS embarqué dans les canoës-kayaks qui permet aux spectateurs de suivre en temps réel la position des athlètes et leur vitesse.
  • Une cible connectée au tir à l’arc permet de donner aux juges les résultats immédiatement. En cas de doute, le dispositif permet de mesurer la distance séparant les flèches du centre et de désigner un vainqueur.
  • Dans le même genre, en pentathlon moderne, les athlètes font du tir au pistolet (laser) et sont désormais équipés d’une application leur indiquant, ainsi qu’à leur coach, la position exacte de leur tir.
  • Un compteur électronique est installé dans les lignes d’eau sur les longues distances de natation (800m, 1500m) pour rappeler aux nageurs la distance déjà parcourue.

Cette 31ème édition des Jeux olympiques sera donc résolument connectée. Mais pour répondre aux besoins technologiques d’un événement d’une telle ampleur, difficile pour les startups de se faire une place. Une idée pour Paris 2024 ? D’autant que Thomas Bacha récemment déclaré son amour pour les nouvelles technologies.

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