#FounderStories – Julien Artu, fondateur de MyHospiFriends

Après avoir subi, pendant six mois, l'ennui des hôpitaux, Julien Artu a fondé MyHospiFriends pour permettre aux patients de se rencontrer au sein des hôpitaux en fonction de leurs centres d'intérêt. En pleine conclusion d'un exit prometteur, il est venu partager son expérience et l’histoire de ce premier réseau social hospitalier avec les entrepreneurs de NUMA.

NUMA Founder Story Julien Artu

N’écoutez pas ceux qui veulent vous décourager

Julien Artu a fait l’École Hôtelière. Il a obtenu un Bac en restauration et en cuisine, puis un BTS en management hôtelier. Lorsqu’il a fondé sa toute première startup en 2001, une conciergerie privée pour les pays du Golfe, il s’est heurté au scepticisme de tout son entourage, et même des autres entrepreneurs.

Quand je rencontrais quelqu’un, dans les apéros d’entrepreneurs, on me demandait quelle école j’avais fait. Je répondais : l’école hôtelière, et les gens s’en allaient.

N’accordez jamais trop d’attention aux sceptiques…

Entreprenez à partir de vos expériences personnelles, celles que vous connaissez mieux que les autres

Julien a fondé MyHospiFriends après avoir passé six mois à l’hôpital, suite à un accident de voiture. Alité, incapable de quitter sa chambre d’hôpital, il est convaincu que d’autres patients, autour de lui, pourraient avoir des intérêts communs. C’est parce que Facebook ne lui permet pas de localiser ces patients, et parce que Twitter, LinkedIn, Tinder, qu’il utilise tour à tour, ne le tirent pas non plus de son ennui, qu’il décide de créer le premier réseau social pour patients hospitalisés.

N’attendez pas d’avoir un CTO pour tester vos idées

La première version de MyHospiFriends a été développée par Julien à partir d’un CMS (Content Management System). Son avis :

En sachant utiliser Google, et en apprenant seul, on peut très bien bricoler un réseau social sans être développeur. Si vous attendez un CTO sans avoir testé un premier prototype, le plus souvent, vous n’en trouverez pas !

Le media training peut servir

Un premier passage à la télé en janvier 2013 commence à faire connaître MyHospiFriends.  À cette date, pourtant, le réseau social n’est pas encore lancé. La réticence des centres hospitaliers à adopter une solution qui leur paraît originale a longtemps retardé le lancement de MyHospiFriends. Dans ce contexte, obtenir une visibilité du grand public en passant à la télévision permet d’ouvrir plus rapidement les portes.

Julien Artu Founder Story

Seuls vos utilisateurs comptent

Fin 2014, MyHospiFriends est au bord de la cessation de paiement et Julien hésite à tout arrêter. Ce qui le pousse à continuer ?

L’important, nous dit-il, c’était que ma solution fonctionnait : je n’avais que quelques milliers d’utilisateurs, mais ils aimaient vraiment l’expérience qu’ils avaient.

Merci Julien !

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#StartUpOfNUMA : Beewake facilite le travail nomade dans les entreprises

Toutes les études sur l'évolution du travail et de sa localisation démontrent qu'il existe une tendance de fond : les employés recherchent aujourd'hui plus de flexibilité dans la façon dont ils abordent leurs espaces de travail. Beewake permet aux entreprises d'organiser cette mobilité.

Beewake facilite le télétravail

L’origine du projet

Après avoir travaillé pendant plus de dix ans dans des entreprises comme Microsoft et Dailymotion, Sébastien, CEO de Beewake, a démissionné pour la même raison que beaucoup d’employés aujourd’hui : la mobilité. Il recherchait un environnement de travail plus flexible, où il n’aurait pas à travailler tous les jours, toute la journée au même endroit.

La fin du lieu de travail unique ?

Cette lassitude vis-à-vis d’un (unique) lieu de travail est un phénomène de plus en plus courant. La flexibilité du lieu de travail est ainsi devenue, après le salaire, le critère le plus important aux yeux des employés.

Les conséquences du manque de flexibilité

Une flexibilité insuffisante entraîne un sentiment de mal-être, une baisse de productivité (liée, pour partie mais pas seulement, au temps perdu dans les transports) et une augmentation du turnover en entreprise. Elle crée aussi, dans le moyen terme, un problème majeur pour le recrutement de jeunes employés qui préfèrent se tourner vers des emplois où le travail mobile sera non seulement possible, mais même encouragé.

La vision de Beewake

Avec ses co-fondateurs Jérémie (COO, ami depuis plus de vingt ans) et Gabriel (CTO, ancien collègue chez Dailymotion), Sébastien a fondé Beewake pour accompagner cette profonde transformation de l’organisation du travail, d’un modèle fixe et rigide, celui du lieu unique, vers un modèle flexible et mobile, plus productif et plus en phase avec les aspirations des travailleurs d’aujourd’hui.

Notre vision est restée la même depuis le départ : permettre aux travailleurs de demain, et notamment aux employés, de travailler n’importe où, dans de bonnes conditions, dans des lieux adaptés à ce qu’ils recherchent et à ce qu’ils doivent faire.

Beewake, StartupOfNuma

S’adresser aux entreprises

Télétravail

La moitié des sociétés du CAC40 ont signé des accords de télétravail, qui accordent à leurs salariés la possibilité de travailler, ponctuellement, dans des lieux différents. La mise en oeuvre de ces accords, toutefois, est loin d’être évidente. Ces entreprises donnent certes la possibilité à leurs employés de travailler parfois depuis chez eux, dans des cafés, dans des bibliothèques ou des espaces de coworking, mais ces espaces ne sont pas toujours adaptés. La promesse du travail mobile, le plus souvent, n’est pas réalisée.

Une offre B2B

Beewake développe aujourd’hui une offre B2B pour permettre aux entreprises de disposer d’une plateforme de réservation personnalisée, sur laquelle les employés peuvent visualiser les espaces de travail disponibles et les réserver à l’avance. L’application permet aux entreprises d’offrir à leurs employés de travailler n’importe où dans de bonnes conditions, dans des lieux adaptés.

C’est sur cette offre que l’équipe de Beewake s’est concentrée pendant son accélération chez NUMA, en lien étroit avec plusieurs grands comptes.

L’apport de NUMA

L’équipe de NUMA nous a apporté une aide considérable, pour pivoter d’un modèle C2C, hautement compétitif et où le coût d’acquisition client est élevé, à un modèle B2B qui correspond mieux aux problématiques du travail en France aujourd’hui.

#levée

L’équipe cherche à lever 500.000 euros pour développer sa solution SaaS de gestion des travailleurs nomades auprès des entreprises. 

Découvrez le pitch de Beewake :

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[LE CRASH TEST] Melusyn, la startup qui simplifie la vie des producteurs

Melusyn (NUMAlumni Saison 4) a créé SetKeeper, une plateforme de gestion de projets audiovisuels déjà utilisée sur de nombreux tournages.

Plus belle la vie, Versailles, Joséphine Ange Gardien mais aussi Planetarium ou encore Le Bureau des Légendes… Plus de 70 productions ont déjà utilisé Set Keeper, la première plateforme en ligne de gestion à destination des métiers de l’audiovisuel pour aider les directeurs de production à organiser et gérer leurs projets. Créée en 2013, elle permet de gérer le casting, les repérages, le choix des accessoires, la gestion du calendrier entre les équipes. Elle fonctionne sur le principe d’un abonnement par production, dont le prix varie selon le type de projet.

«Nous avons eu la chance d’avoir la confiance de nombreux producteurs sur des productions très prestigieuses, comme Dheepan. (…) On génère un retour sur investissement très important puisque l’on permet d’économiser beaucoup d’argent sur les productions. L’objectif est toujours de faire gagner de l’argent au producteur.», précise Octave Bory, co-fondateur de la startup qui édite le logiciel, Melusyn.

L’entrepreneur soutient que l’industrie du cinéma a de l’appétit pour les nouvelles technologies même s’«il faut composer avec les traditions et les habitudes qui font sa force depuis un siècle».

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#FounderStories – Jérôme Ruskin, fondateur et CEO de Usbek & Rica

Fondateur d'Usbek & Rica, "le média qui explore le futur", Jérôme Ruskin dirige aujourd'hui une équipe de vingt salariés, auxquels s'ajoutent une vingtaine de pigistes et graphistes. Dans un secteur, la presse, qui connaît en France de profondes difficultés, le parti pris éditorial d'Usbek & Rica est rare et novateur : proposer un contenu prospectif, qui interroge "le futur proche, le futur lointain, voire le très très long terme". Reçu pour une Founder Story, Jérôme a partagé, avec les entrepreneurs de NUMA, ses réflexions sur la liberté des entrepreneurs et sur la réussite.

Usbek & Rica

Fondé en 2010, Usbek & Rica est un média de réflexion sur les grands enjeux d’avenir et accorde une place essentielle au décryptage de notre nouvelle civilisation numérique. Le projet, imaginé par Jérôme il y a 9 ans, est aujourd’hui l’une des revues les plus lues et crédibles pour comprendre le monde vers lequel nous allons, dans ses enjeux numériques, écologiques, géopolitiques et de société.

Usbek & Rica a réalisé ses premiers bénéfices en 2013, avec 600.000 euros de chiffre d’affaires. Il en a réalisé près de 2 millions en 2016. C’est ainsi l’un des journaux français les plus rentables par rapport à sa taille. Pour ce faire, l’équipe s’appuie sur un modèle qui comporte à la fois un volet grand public (le site internet, le magazine, une box cadeau, des évènements) et un volet corporate.

Nous avons développé une activité de studio pour des marques, pour produire du contenu, mener des études, organiser des workshops et des conférences. On utilise notre savoir-faire, en lien avec notre ligne éditoriale, pour générer plus de revenu.

Est-on libre quand on entreprend ?

Pour beaucoup, la liberté est l’une des principales motivation à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Jérôme coupe court :

La liberté de l’entrepreneur est avant tout un fantasme. Dans les premières années d’une boîte, l’entrepreneuriat implique des verrous très nombreux, et beaucoup plus nombreux qu’ailleurs.

Tenu de rendre des comptes à ses associés, ses investisseurs, ses salariés et ses clients, l’entrepreneur est beaucoup plus contraint qu’un collaborateur en entreprise. Les urgences s’accumulent, les problèmes à résoudre ne sont pas toujours les plus intéressants. Jérôme poursuit :

Quand j’ai fondé Usbek & Rica, qui est un journal d’idées, je pensais que j’aurais du temps pour m’occuper du contenu, pour devenir un grand rédacteur en chef. Aujourd’hui, je m’occupe du développement de la boîte au sens large. J’ai délégué très rapidement le leadership intellectuel parce que je n’avais pas le temps de m’y consacrer entièrement.

Fantasmes

Ce n’est pas la première fois qu’un véritable entrepreneur, reçu lors d’une Founder Story, s’attache à déconstruire les représentations communes de l’entrepreneuriat. Yann Lechelle, notre invité il y a quelques mois, avait mis en question le cliché de l’entrepreneuriat for money’s sake : la plupart des entrepreneurs ne se paient pas pendant de longues années, et ceux qui réussissent vraiment finissent par réinvestir leur argent massivement dans de nouveaux projets. Loïc Le Meur, reçu plus récemment, rappelait le peu d’extravagance des entrepreneurs high-tech dans la Silicon Valley :

La plupart d’entre eux n’ont aucun des signes extérieurs de la richesse. Vous leur donneriez une pièce si vous les croisiez dans la rue.

Jérôme Ruskin s’est attaqué à un autre fantasme : celui du startupper maître de son emploi du temps, libéré des contraintes.

Il y a une dimension de sacrifice. Entreprendre empêche de réussir dans d’autres domaines, et conduit à passer à côté de beaucoup d’autres choses. Il faut en être averti pour le savoir et pour s’y préparer.

Jerome Ruskin NUMA

À quoi ça rime ?

Si elle n’est motivée ni par l’argent, ni par la liberté, à quoi rime donc l’aventure entrepreneuriale ? La liberté, plus fondamentale, de déterminer soi-même le sens et l’ambition de son travail, est la raison la plus profonde. Le travail de l’entrepreneur, difficile et contraint, n’appartient pas à quelqu’un d’autre : il n’est pas aliéné. Le produit de ce travail ne lui est pas, comme dans le salariat, étranger par avance, extérieur par sa destination (le profit, qui n’est pas le sien) et par sa raison d’être. On peut évoquer, en écho, la description du travail aliéné dans les premiers écrits de Marx :

Finalement, l’aliénation du travailleur apparaît en ceci que son travail n’est pas son travail propre, mais le travail d’un autre, en ceci qu’il ne lui appartient pas, qu’en lui il ne s’appartient pas à lui-même, mais appartient à un autre. (Manuscrits de 1844)

La liberté de l’entrepreneur est bien réelle, même si elle a pour prix (et pour paradoxe) une multiplication des contraintes.

5 conseils aux entrepreneurs, par Jérôme Ruskin

#1: Ayez des rituels.

C’est indispensable pour organiser son travail dans la durée. Par exemple, une façon de démarrer la journée, une façon de la conclure.

#2: Sortez du bureau.

Ne travaillez pas toujours au bureau. Travaillez ailleurs, à l’extérieur, où vous réfléchirez différemment et ferez des rencontres inattendues.

#3: Soyez très généreux.

Dans les premières années, j’acceptais quasiment toutes les demandes de rendez-vous. C’est ce qui permet les rencontres et qui donne de l’inspiration.

#4: Ne vous entourez que de gens qui sont meilleurs que vous.

Il faut prendre des gens qui sont meilleurs que vous dans leur domaine, pour exécuter, et il faut toujours assumer leurs erreurs. Le rôle du CEO est d’être là en aiguilleur. Il faut se ménager le temps d’amener le projet sur le coup d’après.

#5: Avancez pas à pas.

Ne cherchez pas à jouer la Ligue des Champions, jouez plutôt la prochaine passe. C’est ce qui permet de bien rentrer dans le match, et ensuite d’avancer !

Merci Jérôme !

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#StartUpOfNUMA : Goodeed révolutionne le don en ligne.

La vision de Goodeed : permettre de mobiliser des millions de personnes de façon gratuite et instantanée, pour financer des causes humanitaires.

Goodeed NUMA Demoday

Transformer l’industrie du don

L’industrie du don fonctionne aujourd’hui grosso modo comme il y a trente ans : campagnes d’e-mails et de courriers, marketing de rue, appels téléphoniques. 60% des dons se font encore par chèques, à peine 4% par Internet. Goodeed veut transformer l’expérience du don en ligne, tout en offrant aux ONG et aux associations une source de financement supplémentaire entièrement gratuite, leur permettant de mobiliser instantanément des millions de donateurs.

Faire des dons gratuitement

 #don gratuit

Jusqu’ici, tout semble aller de soi : rendre les dons plus simples, plus intuitifs, réduire les frais de collecte pour financer des causes humanitaires. Si ce n’est que Goodeed, c’est tout ça, avec en plus une différence de taille : les utilisateurs de la plateforme peuvent faire des dons sans dépenser un seul euro.

Comment ça marche ?

L’idée est pour le moins contre-intuitive mais son fonctionnement est simple. Imaginé par Vincent Touboul-Flachaire, le modèle permet aux utilisateurs de faire des dons en visionnant de courtes publicités, donc de façon gratuite.

Étape 1 : Un annonceur diffuse une vidéo publicitaire sur www.goodeed.com.

Étape 2Les utilisateurs de Goodeed (sur le web ou sur l’application mobile) visionnent cette publicité de façon volontaire.

Étape 3 : Goodeed reverse 70% de ce revenu publicitaire à des associations et à des ONG, et 30% pour ses frais de fonctionnement.

Ads before Goodeed

Ads with Goodeed

L’ambition

Accélérée chez NUMA, l’équipe de Goodeed veut aujourd’hui lancer un widget pour atteindre des millions d’autres personnes et développer, avec un impact aussi large que possible, son modèle de crowdfunding gratuit. La plateforme, qui s’attache avant tout à optimiser l’expérience du donateur, compte déjà 130,000 utilisateurs et a permis de générer plus de 4 millions de dons gratuits. L’application mobile a été téléchargée 9,000 fois, et 30% de ses utilisateurs font des dons de façon quotidienne.

L’apport de NUMA

Pendant la période de l’accélération chez NUMA, l’équipe s’est surtout concentrée sur la rétention de ses utilisateurs et sur la priorisation de ses objectifs, à moyen et long terme.

NUMA nous a permis de structurer notre vision et d’aligner toute l’équipe autour des nouveaux objectifs, en résolvant . Au départ, l’idée de moyen terme était de générer assez d’argent pour payer notre équipe à la fin de chaque mois. L’objectif de long terme est bien mieux structuré aujourd’hui, et il est devenu beaucoup plus ambitieux. On cherche 1,5 million d’euros pour atteindre ces objectifs.”

Levée

L’équipe cherche aujourd’hui à lever 600 mille euros pour devenir la référence européenne de l’initiation aux nouvelles technologies.

Découvrez le pitch de Goodeed :

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#FounderStories – Yann Lechelle, COO de Snips, membre co-fondateur de France Digitale

Yann Lechelle est un entrepreneur en série, ou plutôt, selon ses propres termes, un "entrepreneur professionnel". Il a créé 4 startups high-tech, toutes revendues. Membre co-fondateur de France Digitale, fortement impliqué dans le développement et dans la promotion de notre écosystème, il est aujourd’hui COO de Snips, startup pionnière en France dans les domaines de l'Intelligence Artificielle, de la compréhension du langage naturel et du Context Awareness. Reçu lors d'une Founder Story, Yann nous a partagé ses réflexions sur l’IA, l'écosystème français et les convergences à saisir.

Yann Lechelle Founder Story

Snips

Co-fondée en 2013 par trois chercheurs français, Snips est sans doute l’une des startups les plus séduisantes et secrètes de tout l’écosystème. Composée en grande majorité par des ingénieurs, développeurs et data scientists, elle a paradoxalement choisi pour devise et mantra : Make technology disappear. Snips anticipe que les objets connectés seront de plus en plus nombreux et que cette inflation créera des frictions multiples, dans les interactions avec les utilisateurs.

Lorsque votre frigo, votre voiture, votre éclairage, votre porte d’entrée seront tous connectés, poursuit Yann, la technologie sera omniprésente et les problèmes de l’interface homme-machine seront considérables. L’Intelligence Artificielle, embarquée dans les objets, pourra faire disparaître entièrement ces frictions. L’IA est la technologie qui fera disparaître la technologie.

Snips veut ainsi permettre aux utilisateurs d’interagir avec les objets connectés de façon naturelle et contextuelle, en utilisant par exemple la voix. L’équipe a levé 5,7 millions d’euros mi-2015 auprès d’investisseurs américains et de Bpifrance.

“La France est un lieu extraordinaire pour entreprendre”

À la pointe de l’innovation dans un domaine (l’IA) dont les géants sont tous américains, Snips aurait pu quitter la France depuis longtemps pour s’installer dans la Silicon Valley. Sur ses 41 employés, pourtant, 38 sont installés en plein coeur de Paris. Yann Lechelle est revenu, avec beaucoup de conviction, sur les raisons de cette implantation.

La France est en train de vivre une véritable explosion de son écosystème.

L’esprit de curiosité et de dialectique des Français, l’excellence des ingénieurs formés par les grandes écoles, sont des atouts dont les entrepreneurs français doivent savoir se saisir pour créer des startups deep tech assises sur des croissances exponentielles et internationales.

La France est un lieu extraordinaire pour entreprendre dans des secteurs fortement innovants. Pour un même niveau de capital injecté, un investissement en France sur de la R&D est trois à quatre fois plus efficace que dans la Silicon Valley.

La raison de cette différence ? Certains dispositifs fiscaux, comme le régime des JEI (Jeunes Entreprises Innovantes) ou comme le CIR (Crédit Impôt Recherche), le coût de la vie et de l’immobilier, les salaires, mais aussi la proximité des talents, la fidélité et la productivité des employés.

L’héritage des premières générations du Web français

La France n’a pourtant pas à son actif les mêmes générations de tech entrepreneurs que les Etats-Unis. Ce “retard” mondial sur la Valley a un effet auto-entretenu. Une hirondelle ne fait pas le printemps, et il est difficile, pour un entrepreneur, d’atteindre le succès sans être soutenu par un écosystème compétent et complet. Membre co-fondateur de France Digitale, mentor chez NUMA Paris, engagé depuis longtemps au premier plan de notre écosystème, Yann insiste cependant sur la maturité de la France à cet égard.

Les générations d’entrepreneurs du Web 1.0 (Jacques-Antoine Granjon, Xavier Niel, Marc Simoncini) et de la vague d’après (Frédéric Mazzella, Jean-Baptiste Rudelle) ont largement ouvert la voie, avec une ambition internationale. La France n’a pas huit générations d’entrepreneurs high-tech comme les Etats-Unis, mais elle en a au moins deux aujourd’hui. C’est le meilleur moment pour entreprendre.

Il ajoute que ces champions de la French Tech continuent de nourrir (abondamment) l’écosystème qu’ils ont aidé à faire éclore.

Certains pensent que les entrepreneurs ne cherchent qu’à s’enrichir. Déjà ceux qui y arrivent sont rarissimes. Au contraire, les entrepreneurs qui chez nous ont le plus de succès dans la tech ont réinvesti, donc redistribué l’essentiel de leur argent, et ils l’ont fait localement, avec une bien meilleure acuité économique et créatrice de valeur que ne pourrait avoir l’Etat à leur place.

Et de rappeler que l’industrie high-tech affiche une croissance très élevée :

Plus de 25% chaque année, alors que le reste de l’économie stagne autour de 1%.

Yann Lechelle NUMA

Identifier des convergences et s’appuyer sur elles

À plusieurs reprises, Yann évoque des convergences. Il y a convergence lorsqu’un projet croise une tendance et s’en nourrit. Ayant lui-même créé une plateforme permettant de déployer des réseaux sociaux à l’âge de 17 ans, avec la technologie du Minitel, Yann cite le cas de Facebook.

Facebook, dans l’esprit, n’était pas un projet inédit. Il y a eu plein d’essais avant Facebook. Ce qui a fait la réussite de Zuckerberg, sans rien enlever à son génie, bien au contraire, c’est qu’il a su saisir une convergence.

Cette convergence entre un projet (créer un réseau social) et un état de la technologie (la connexion très haut débit distribuée partout, et en particulier sur les campus universitaires) est la condition de la réussite des startups à très forte croissance. C’est d’ailleurs le positionnement de Snips. Anticipant sur le développement exponentiel du monde des objets connectés, l’équipe dont Yann est COO est convaincue que seule l’Intelligence Artificielle peut résoudre des problèmes d’interface de plus en plus complexes, jusqu’à peut-être, un jour, “faire disparaître la technologie.

Merci Yann !

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[LE CRASH TEST] Nelson, l’I.A. qui apprend plus vite qu’un consultant

La startup Nelson a mis au point un «assistant stratégique digital» qui a pour objectif d'aider les chefs d'entreprise à détecter les opportunités de croissance.

En entreprise, la stratégie est souvent oubliée faute de temps. Pour remédier à ce problème dans la conduite d’un projet, Nelson propose un ensemble de tâches, les organise, et en facilite le suivi. Chaque projet est entièrement personnalisable, des tâches peuvent être ajoutées, modifiées ou enlevées selon les désirs des utilisateurs. Nelson permet de combiner la facilité de partage et de mise à jour d’outils numériques, avec la méthodologie et l’expérience de consultants spécialisés, tout en permettant aux utilisateurs de développer leurs propres idées.

Cette startup ambitieuse a déjà levé un million d’euros.

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#FounderStories – Axel Dauchez, fondateur de Make.org

Axel Dauchez a fondé Make.org à l'âge de 48 ans, avec l'ambition de rendre le pouvoir aux citoyens. Make.org veut permettre à l'opinion publique de s'exprimer librement et massivement en dehors même des élections. La plateforme, l'un des projets Civitech français les plus aboutis à ce jour, pourrait transformer de fond en comble le fonctionnement de nos démocraties. Dans cette Founder Story, à quelques semaines des élections présidentielles, Axel a partagé ses conseils, son expérience et sa vision.

Founder-Story-Axel-Dauchez

Axel Dauchez avant Make.org

Axel Dauchez est bien connu de notre écosystème. Il a monté quatre startups dans les médias et dans la tech, avant d’être CEO de Deezer pendant près de 5 ans. Puis il a pris la tête de Publicis France en septembre 2014, et a co-organisé la conférence Vivatech en novembre 2015. Entrepreneur en série, Axel avait alors 48 ans, 3 enfants, et encore rien à voir (ou presque) avec la Civictech.

La genèse du projet

Fort de la conviction que la démocratie peut être transformée, et qu’elle doit l’être, au risque de dépérir, Axel Dauchez a choisi de quitter Publicis fin 2015 pour recommencer, à partir de zéro, un tout nouveau projet.

Le pêché capital à cet âge-là, nous dit-il en souriant, c’est de ne plus jouer ses cartes.

Il fonde alors Make.org pour rendre aux citoyens leur force de proposition et leur permettre de s’exprimer, massivement, en dehors du temps bien trop restreint des élections.

La démocratie face au retranchement communautaire et aux “bulles de filtrage”

Selon Axel Dauchez, nos espaces politiques sont doublement bloqués, par le bas comme par le haut. En premier lieu, affirme-t-il, les communautarismes et le repli sur les intérêts particuliers détournent l’action politique des sujets relatifs à l’intérêt général. De ce point de vue, rien de nouveau sous le soleil, si ce n’est que l’apparition des réseaux sociaux a de surcroît encouragé le phénomène des “bulles de filtrage” (filter bubbles), qui appauvrissent le débat en conduisant les utilisateurs de Facebook ou Twitter à un retranchement idéologique dangereux.

Les réseaux sociaux ont un impact immense sur la formation des opinions politiques, mais ils n’encouragent pas, aujourd’hui, un véritable débat contradictoire.

En se déplaçant sur Facebook ou Twitter, la discussion politique court ainsi le risque de devenir stérile, en même temps qu’elle se structure selon une géographie de plus en plus fermée.

Le système d’action traditionnel est bloqué

Bloqué par le bas, l’espace politique l’est aussi par le haut. Le vote ne suffit pas et il ne contente plus.

Le système électoral et législatif n’est plus, ou ne semble plus producteur de changement. Il faut aujourd’hui produire des forces de transformation massives à travers l’implication massive de toutes les forces actives dans la société.

Citant Pierre Rosanvallon, il ajoute que la survie de la démocratie dépend, à notre époque, du sentiment de la démocratie permanente.

La technologie et la démocratie permanente

La technologie est, selon Axel Dauchez, le meilleur moyen de précipiter cette transformation. Un exemple récent apporte d’ailleurs de l’eau à son moulin. La campagne #DeleteUber, dirigée contre Uber après que son CEO, Travis Kalanick, avait coopéré avec le gouvernement Trump, a apporté la démonstration probante du pouvoir politique des utilisateurs lorsque ceux-ci, par l’intermédiaire de la technologie, agissent de façon massive et coordonnée. Axel Dauchez poursuit :

Cette technique de transformation a une force considérable. Le monde digital a créé énormément de pouvoir en bas.

“Make.org peut devenir le lieu où le débat sert à quelque chose”

En permettant aux citoyens de faire des propositions et de débattre de façon contradictoire, en permanence, les uns avec les autres, Make.org veut redonner vie à la démocratie et permettre à des cohortes de citoyen de s’engager dans des actions concrètes. Si le projet réussit, Make.org pourrait bien devenir la plateforme de référence du débat citoyen en Europe. Axel a une formule plus saisissante :

Le modèle à long terme : la vente de l’intelligence d’opinion

Pour soutenir la croissance d’un projet aussi ambitieux, Make.org compte s’appuyer, à long terme, sur un business model proche de celui des instituts de sondage : la vente de l’intelligence d’opinion. Disposant de données lui permettant de cartographier le débat politique en permanence et en temps réel, Make.org pourrait vendre de l’information aux acteurs politiques, mais aussi aux instituts qui étudient le monde politique, ou encore à la presse.

Notre capacité à représenter précisément le débat public nous permettra d’assurer notre indépendance financière, donc aussi notre indépendance tout court

Agir avec les entreprises et au service de l’intérêt général

À court et moyen terme, Make.org entend collaborer avec des grands groupes sur des sujets d’intérêt général, en leur vendant son expertise et ses données.

De plus en plus, les entreprises sont justiciables de la façon dont elles servent la société. Il n’est plus possible pour les grands groupes de faire du business sur un territoire sans rien lui apporter en retour.

Cette responsabilité sociale, dont les entreprises ont pleine conscience, est ce sur quoi Make.org veut s’appuyer pour générer des revenus à court et moyen terme.

Puisqu’on est capables d’identifier les sujets qui préoccupent les citoyens, et qui sont des sujets d’intérêt général, on est aussi capables de travailler avec les grands comptes pour leur permettre d’avoir un impact à grande échelle.

François Expert | Startup Manager chez NUMA Paris.

Merci Axel !

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#StartUpOfNUMA : Medelse simplifie la vie des médecins

Thomas et Tristan ont co-fondé Medelse (Saison 10) avec un objectif très simple : permettre aux professionnels du secteur médical et paramédical de se concentrer sur leur métier, en prenant en charge les tâches administratives à leur place.

Le constat

Les professionnels de la santé consacrent aujourd’hui entre 10 et 30% de leur temps à gérer des tâches administratives compliquées et ingrates. Ce temps peut représenter jusqu’à 100 consultations non effectuées chaque mois, et a donc un impact direct sur la qualité de l’accès au soin en France. Il appauvrit les professionnels de santé, les freine dans leur exercice, ce qu’ils aiment faire et ce qu’ils font le mieux : prendre soin de leur patientèle. Cette dernière, en bout de chaine, subit aussi les conséquences de ce manque de temps.

Les débuts

Thomas et Tristan constatent, en 2015, que les médecins qu’ils connaissent passent beaucoup de temps à s’occuper de leur gestion RH et de tâches administratives – et surtout qu’ils s’en plaignent. En sondant le secteur médical, ils découvrent que le problème est répandu, qu’il s’étend au secteur paramédical, et qu’il concerne donc la plupart des professionnels de santé en France, soit près d’1,7 million de personnes

Accompagner les professionnels de santé dans l’exercice de leur métier

#transition numérique 

Dans un contexte où la plupart des professions ont largement amorcé leur transition numérique, le secteur médical est l’un de ceux qui en bénéficient le moins. Une partie du monde de la santé se méfie d’ailleurs, et souvent à juste titre, de la transformation digitale qui pourrait menacer son identité et mettre en cause des pratiques nécessaires au bon exercice de sa profession. C’est précisément pour permettre à ces professionnels d’exercer plus librement que Thomas (CEO) et Tristan (CTO) décident de co-fonder Medelse en juillet 2015.

#vision

La vision de Medelse est simple et ambitieuse : débarrasser les professionnels de santé des tâches qui polluent leur exercice, en concevant une solution 100% digitale pour la gestion RH (notamment les remplacements) et administrative (la paperasse).

Première solution au problème du remplacement

Pour ce faire, l’équipe décide dès le départ de se concentrer d’abord sur le problème du remplacement.  Le départ en vacances d’un professionnel de santé est en effet à l’origine de difficultés importantes, aussi bien financières (puisque les charges d’un cabinet continuent à courir) que déontologiques (puisqu’il n’est bien sûr pas question d’abandonner sa patientèle).

« C’est une spécificité du secteur médical et paramédical. Les absences des professionnels de santé sont beaucoup plus contraignantes que dans les autres  professions. »

medelse simplifie la vie des médecins startup numa

#déserts médicaux 

Le cas des déserts médicaux et des petites villes ou villes de taille intermédiaire est le plus saisissant. Les practiciens qui y exercent ont d’autant plus de mal s’absenter que leurs confrères sont moins nombreux. Medelse offre aujourd’hui à ces practiciens indépendants et aux institutions médicales la première solution connectée qui leur permet de trouver un remplaçant quand ils veulent s’absenter.

L’apport de NUMA ?

NUMA nous a considérablement aidé à affiner notre vision de moyen et de long terme. L’accélération nous a aussi permis de gagner en cohérence dans notre exécution. Les mentors, les experts et toute l’équipe nous ont accompagné dans le développement de notre première solution. Ils nous ont aidé à intégrer les prochains services dans notre roadmap.

numa paris medelse médecins startup

#levée 

L’équipe cherche aujourd’hui à lever 600 mille euros pour développer cette activité et proposer ses autres fonctionnalités.

Découvrez le pitch de Medelse :

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J.O : quel impact pour les startups ? L’exemple de Rio 2016

Depuis mai 2016, NUMA et Algoé ont pour mission d’accompagner la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024 afin d’y inclure l’écosystème de l’innovation. À travers l’appel à projets Smart Paris 2024, notre ambition était de faire émerger des startups afin de proposer une candidature innovante, inclusive… Et gagnante.

En août 2016, nous décision fut prise de partir à Rio de Janeiro pour observer les premiers JO du continent sud américain et interroger les acteurs de l’écosystème startup carioca afin de voir comment les Jeux Olympiques les avaient impacté – positivement ou non.

En 3 semaines, nous avons rencontré plus de 50 entrepreneurs, investisseurs, étudiants, freelances… Nous avons visité incubateurs, accélérateurs, et espaces de coworking. Le constat fut souvent – si ce n’est toujours – le même : les J.O ne profitent qu’aux gros. Pourtant, si cette conclusion n’a rien de surprenant, nous avons déniché quelques initiatives salutaires pour les startups brésiliennes et internationales.

Afin de faire de Paris 2024 les premiers J.O inclusifs pour tous les acteurs de l’économie, il nous a semblé important de mettre en lumière ces projets et d’éviter les erreurs commises au Brésil. À l’heure où circulent des images de complexes sportifs abandonnés, montrons que les J.O peuvent avoir un impact positif sur l’écosystème startup.


Présentation Slideshare

L’initiative Innovation Games dans la presse :

Nous tenons à remercier la MAIF qui nous a accompagné dans la réalisation de ce projet, et qui soutient depuis plusieurs années le développement de startups de l’économie collaborative, ainsi que NUMA.

 

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