Hackathon Lowpital : quand la société civile inspire l’innovation

Du 16 au 18 juin, le hackathon "Lowpital" : innover pour améliorer le quotidien à l'hôpital !

Il y a quelques semaines avec Nathanaël de NUMA, Aude Nyadanu et son Collectif 3S, nous avons lancé le projet « Lowpital », ça veut dire l’hôpital + « low » tech. Chez NUMA on aime bien ce terme, parce qu’il fait référence aux innovations du quotidien, à ces petites choses que l’on peut réparer facilement mais auxquelles on ne pensait pas forcément. Ce sont les améliorations qui apparaissent évidentes dès que l’on change de point de vue, dès que l’on adopte un regard un peu différent. Pour que l’innovation (high ou low tech) ait un sens et un impact,  il faut qu’elle réponde à un besoin réel. C’est pour cette raison, qu’en amont du hackathon, 8 binômes sont partis en immersion en hôpital. Avec une boîte à outils « user research » sous le bras, ils ont observé, questionné, interviewé, pendant trois jours, tous les acteurs qui font le quotidien de l’hôpital : patients, familles, personnel soignant, médecins, prestataires…

Grâce à leurs observations, nous avons fait émerger 8 challenges. Le hackathon du 16, 17 & 18 juin aura pour but de trouver des solutions pertinentes permettant de résoudre ces challenges ! Inscrivez-vous et rejoignez une équipe ! Nous avons besoin de profils variés (designers, développeurs, professionnels de santé, anthropologues, UX designers, communicants… et bien d’autres encore) pour répondre aux mieux à ces problématiques.

 

> Pour s’inscrire c’est ici <

Challenge 1 – Problématique de l’attente du patient

Comment peut-on améliorer l’environnement d’attente du patient, avant son opération ou sa prise en charge, afin de réguler son anxiété sans mobiliser davantage les infirmier(e)s et les aide-soignant(e)s ?

Pourquoi cette problématique ? C’est un sujet qui questionne le vécu des patients en premier lieu puis celui des infirmier(e)s et des aide-soignant(e)s. Les principaux pain points qui ont été identifiés pendant l’immersion : accompagnement des patients les plus anxieux lors de leur attente en salle (parfois jusqu’à 4h), avec de possibles retards d’admission au bloc opératoire, et difficultés dans la communication de l’information lors de l’attente.

 

Challenge 2 – Problématique de la transmission des données entre chirurgiens / internes

Comment peut-on faciliter le partage et le classement des photos et des données relatives aux opérations et aux patients afin de faciliter le suivi d’un patient et rendre possible la comparaison des cas pour une même procédure ?

Pourquoi ? Les chirurgiens ont besoin de s’échanger les informations, de comparer les différentes procédures et de pouvoir suivre un patient dans la durée, même s’il change de chirurgien (pré-op, post-op, chirurgie réparatrice…). Beaucoup d’informations sont obtenues lors des consultations post-opératoires en peu de temps (10-15 min / patient) mais la difficulté réside dans le partage de l’information de manière rapide et sécurisée, ce qui permettrait par ailleurs de pallier un second pain point : l’anxiété du patient face au peu de temps dont dispose le chirurgien.  

 

Challenge 3 – Problématique du suivi patient en diabétologie

Comment proposer une solution qui permette aux médecins de diabétologie de suivre leurs patients en dehors de l’hôpital, afin que les patients aient un contact régulier, et que ce soit valorisé (rémunération, sécu …) ?

Pourquoi ? « Le diabète c’est un suivi long, on peut pas lâcher les patients du jour au lendemain, le diabète c’est de l’éducation ». Le/la diabétologue qui voudrait continuer à suivre ses patients hors de l’hôpital ne dispose pas des outils nécessaires, et se trouve face à plusieurs problèmes : sécurisation des données au sein du service, incompatibilité des différents logiciels de gestion des patients, nécessité de formations particulières en diabète, flous juridiques et réglementaires sur la possibilité de télé-médecine pour le suivi du diabète.

 

Challenge 4 – Problématique de la transmission des informations entre équipes de jour et équipes de nuit

Comment peut-on améliorer/ fluidifier la collaboration et la transmission de l’information entre l’équipe de nuit et celles de jour afin d’améliorer le vécu des soignants en ce qui concerne la continuité des soins et la qualité de la prise en charge ?

Pourquoi ? Le temps d’échange entre les équipes de jour et de nuit étant très court, il est difficile de hiérarchiser les informations les plus importantes à transmettre, ce qui peut avoir pour conséquences une déperdition des informations, une moins bonne continuité des soins, …

 

Challenge 5 – Problématique des signaux de détresse

Comment améliorer la prise en compte des signaux de détresse par les professionnels de santé ?

Pourquoi ? Lorsqu’un patient utilise le bouton d’alarme, il est difficile voire impossible pour le personnel soignant d’en mesurer l’urgence. En effet, il n’existe pas de système qui permet la gradation de l’urgence des signaux reçus par le personnel de santé et envoyés par le patient. En plus de cela, le patient ne comprend pas toujours à quel moment ils doivent utiliser la sonnette d’appel d’urgence. Ceci conduit à un phénomène d’habituation aux signaux d’urgence chez le personnel soignant, et entraine donc une attente plus longue entre l’appel du patient et la réaction du personnel soignant

 

Challenge 6 – Problématique de la cohabitation en chambre double

Comment améliorer la cohabitation de patients séjournant en chambre double sans gêner les protocoles de diagnostic des professionnels de santé ?

Pourquoi ? « Il met la TV trop fort », «  Elle allume la lumière la nuit et me réveille », «  Il parle dans son sommeil »… la cohabitation des patients en chambre double est une vraie problématique qui joue à la fois sur la patience et le manque d’intimité des patients mais peut aussi aller jusqu’à augmenter la charge de travail du personnel médical.

 

Challenge 7 – Problématique de l’hydratation des personnes âgées

Comment adapter les méthodes d’hydratation pour les personnes âgées afin de réduire leur dépendance au personnel médical pour ce besoin vital ?

Peu de solutions permettent aux patients âgés qui ont perdu leur autonomie pour boire de s’hydrater en étant relativement indépendant du personnel soignant. Perte d’autonomie des patients, perte de temps pour le personnel de santé, perte de confiance en soi et de conscience de soi… de petites innovations pourraient permettre aux patients âgés de retrouver un peu d’autonomie dans ce geste vital d’hydratation.

 

Challenge 8 – Problématique de l’image du corps

Comment améliorer le bien-être du patient dans un contexte de médicalisation de son corps afin de lui permettre de conserver une bonne image de lui-même ?

Les patients arrivés via le circuit pompiers/urgences, ou ceux qui n’ont pas pensé à prendre des effets personnels, se retrouvent souvent sans tenue adaptée à l’hôpital et/ou à la rééducation, sans trousse de toilette et reçoivent leurs visites en chemise d’hôpital. Ceci a un impact sur l’hygiène, l’estime de soi, la pudeur et rend plus difficile la réappropriation du corps.

 

Vous êtes intéressé(e)s ? Motivé(e)s ? Envie de co-créer ? Avez des idées ?

Rejoignez-nous le pour le hackathon !

>Pour s’inscrire c’est ici <

 

Merci à l’Hôpital Foch de Suresnes qui a accueilli deux équipes en immersion :

au sein du service diabétologie et en unité de soins pré opératoires / chirurgie ambulatoire.

 

Merci aux hôpitaux de l’Assistance Publique –Hôpitaux de Paris

qui ont accueilli et accompagné nos équipes en immersion, et plus particulièrement merci à :

Hôpital Corentin Celton – AP-HP : service de soins de suite et de réadaptation de gérontologie

Hôpital Bretonneau – AP-HP : service de gériatrie à orientation psychiatrique

Hôpital Ste Périne – AP-HP : service de soins de longue durée, service de court séjour gériatrique et service de soins de suite et de réadaptation.

Hôpital Tenon – AP-HP : service de Chirurgie plastique reconstructive et esthétique.

 

 

Merci à Lilly France pour son soutien !

Et merci à Télécom Santé et à l’Institut de l’expérience patient pour leurs conseils.

 

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