[Innovation Games] Citius, Altius, Fortius… Technologicus ?

Plus vite, plus haut, plus fort. Sans surprise, la devise Olympique s’applique aussi aux technologies qui font tourner la machine olympique. Le coût global de l’IT à Rio atteint presque 1,5 milliard de dollars soit 20% du budget global. Au service de la performance des athlètes ou au service de l’expérience des spectateurs, voici un bref aperçu des technos autour de l’évènement.

Le Centro de Operações Rio (COR) est en charge d’assurer la sécurité en suivant l’activité de la ville 24/7. Le centre s’appuie sur des solutions bien connues du grand public comme Google Maps et Waze. Le COR recueille également les images de 560 caméras installées dans toute la ville dont 4 caméras volantes WAMI (Wide Area Motion Imagery), utilisée jusqu’ici uniquement par l’armée américaine, et qui permettent de fournir une image en temps réel de la ville entière. Toutes ces données sont analysables dans la salle de contrôle sur un pan de mur vidéo de 80m2… Pas encore Minority Report mais on s’en approche !

Deuxième poumon du dispositif Rio 2016, le Centro de Operações Tecnológicas (TOC) a en charge le contrôle de l’ensemble des technologies directement en lien avec les épreuves et les infrastructures olympiques. Pour la première fois de l’histoire des Jeux, la gestion de ces data sera assurée en cloud ce qui réduit drastiquement les besoins en serveurs. A titre de comparaison, London 2012 a requis plus de 700 serveurs, il n’y en aura que 250 sur l’Olympiade carioca.

Outre le cloud, la réalité virtuelle fait son entrée dans le game. OBS (Olympic Broadcasting Services), responsable de la production et diffusion des images sur Rio 2016, va pour la première fois produire des images HD en VR qui seront diffusées par NBC, le diffuseur américain. On parle de 85 heures de programme et celles-ci ne seront visibles que sur les appareils Samsung et uniquement pour les abonnés à NBC… Il faudra attendre Tokyo 2020 pour en voir un usage massif !

Sur les arènes olympiques, les 4000 points de ventes sont équipés en NFC. Visa a distribué près de 3000 bracelets et même des ‘bagues de paiement’ à une quarantaine d’athlètes – une bonne façon de tester un nouveau produit et voir les usages qui en découlent !

On connaît la tendance du tout connecté (exemple : la brosse à dent interactive), on trouvera donc quelques initiatives dans cette lignée :

  • Un GPS embarqué dans les canoës-kayaks qui permet aux spectateurs de suivre en temps réel la position des athlètes et leur vitesse.
  • Une cible connectée au tir à l’arc permet de donner aux juges les résultats immédiatement. En cas de doute, le dispositif permet de mesurer la distance séparant les flèches du centre et de désigner un vainqueur.
  • Dans le même genre, en pentathlon moderne, les athlètes font du tir au pistolet (laser) et sont désormais équipés d’une application leur indiquant, ainsi qu’à leur coach, la position exacte de leur tir.
  • Un compteur électronique est installé dans les lignes d’eau sur les longues distances de natation (800m, 1500m) pour rappeler aux nageurs la distance déjà parcourue.

Cette 31ème édition des Jeux olympiques sera donc résolument connectée. Mais pour répondre aux besoins technologiques d’un événement d’une telle ampleur, difficile pour les startups de se faire une place. Une idée pour Paris 2024 ? D’autant que Thomas Bacha récemment déclaré son amour pour les nouvelles technologies.

Partagez :

Partagez :