NUMA partenaire officiel du Festival du Domaine Public

Dans le cadre du 1er Festival du Domaine Public qui se déroule du 16 au 31 Janvier 2015 à Paris, NUMA accueillera une grande fête du remix du domaine public, le 24 janvier 2015.

“Le domaine public connait aujourd’hui une seconde naissance”

Interview de Véronique Boukali, organisatrice du 1er Festival du Domaine Public.

> Pourquoi avoir créé cette initiative ?

Il est un moment décisif pour toute œuvre culturelle : son entrée dans le domaine public. 70 après la mort de son auteur, elle n’est plus couverte par le droit d’auteur. Or, grâce aux nouvelles technologies, la majorité des œuvres peuvent être numérisées : elles sont alors à disposition de tous pour être librement diffusées, étudiées, partagées, voire modifiées ! C’est pourquoi le domaine public connaît aujourd’hui une sorte de seconde naissance et devient un enjeu majeur de notre patrimoine commun. Pourtant il n’est pas très connu du grand public. Ce festival qui concentre 27 événements sur 15 jours a pour but de le mettre en lumière et d’y sensibiliser le plus grand nombre.

> Pourquoi associer NUMA à cette initiative ?

Mashup, collage, codage… Le domaine public n’est pas qu’une question d’accès et de diffusion des œuvres passées. C’est aussi voire surtout un matériau formidable mis à disposition de la création d’aujourd’hui. C’est pourquoi nous avons voulu consacrer un temps fort du festival à l’action, à l’expérimentation, à l’imagination en invitant le public à s’inspirer directement des œuvres du domaine public, notamment celles des nouveaux auteurs tels que Munch, Kandinsky, Mondrian, Giraudoux ou Fénéon. NUMA étant un lieu d’innovation numérique et d’entrepreunariat culturel, il nous a semblé tout indiqué pour héberger cette « Grande Fête du Remix » du samedi 24 janvier.

> Quels sont les autres temps forts du Festival du Domaine Public ?

La programmation est riche : visites de musée, rallyes photo, projections… Nous organisons notamment le 28 janvier à l’École Normale Supérieure une conférence sur les enjeux politiques et juridiques du domaine public. Il y aura également un bel exemple de ce que permet le domaine public : un ciné-concert à la Gaîté Lyrique le 30 janvier. L’artiste Shoï met en musique électro les « Fantômas » remontés de Louis Feuillade (1913). Enfin, pour la clôture du festival, le 31 janvier à la REcyclerie, nous proposons une cérémonie détendue et décalée : les Copyfraud Awards où personne n’aura envie de recevoir un prix pour « réappropriation abusive des œuvres dudomaine public » !

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