#StartupOfNUMA : Hopfab

#StartupOfNUMA : Hopfab

Régulièrement, les fondateurs des start-ups accélérées par NUMA nous livrent leur histoire, leurs ambitions et leurs impressions. Aujourd’hui, c’est Géraldine qui nous relate son parcours et celui d’Hopfab, “une plateforme pour personnaliser et acheter simplement les meubles fabriqués par des artisans français”.

Géraldine, qui es-tu ?

Je suis Géraldine Bal, j’ai 31 ans, je suis mariée, j’attends mon premier enfant.
J’ai commencé ma carrière sur des problématiques de contenu numérique à la commission européenne. Ce fut pour moi la découverte du digital.
Après quelques mois au sein de Vivendi, j’ai décidé de rejoindre un cabinet de conseil en numérique. J’y ai passé plusieurs années avant de m’essouffler. J’ai ensuite travaillé pour une startup car le contexte entrepreneurial m’attirait déjà beaucoup. Quelques mois se sont écoulés avant que l’idée d’Hopfab ne s’impose à moi et ne me quitte plus.

C’est l’histoire d’un banc

Le projet vient d’un truc tout bête : mon mari et moi nous sommes installés récemment dans un nouvel appartement et nous ne voulions surtout pas avoir des meubles provenant de la fameuse enseigne qui standardise nos logements…
Et je voulais notamment trouver un banc.
Et pas n’importe quel banc : outre ma volonté d’acquérir une pièce originale, j’étais aussi contrainte par des critères de taille.
Sur les conseils d’une amie, je me suis adressée à un artisan, pleine de préjugés sur la faisabilité de mon projet et surtout sur son coût : j’étais persuadée que cette idée serait très onéreuse.
Première surprise : l’artisan était ouvert, m’a fait rapidement un croquis et un devis.
Deuxième surprise, de taille : le prix était tout à fait accessible et pas beaucoup plus élevé que celui d’un meuble de la grande distribution.
Très vite, l’idée d’Hopfab a pris forme : développer un outil qui mette en valeur le savoir-faire des artisans et casse les barrières psychologiques qui se dressent instinctivement quand on parle d’artisanat.
Loin d’être pénible et ruineuse, cette expérience d’achat est en fait très agréable et accessible.

C’est aussi l’histoire d’une rencontre

À l’occasion d’un dîner, j’ai rencontré Arnaud qui travaillait dans le milieu de l’architecture et du design.
Quand je lui ai raconté mon idée, il a tout de suite accroché et rapidement nous avons choisi de nous associer. Le projet est alors devenu la convergence de nos deux regards. Arnaud porte plutôt les aspects techniques et la relation avec l’artisan, tandis que je suis davantage tournée vers l’expérience client.
Nous avons commencé par créer un blog pour valoriser les artisans et raconter leur histoire.
Les lecteurs nous ont poussé à aller plus loin.
Nous avons donc organisé plusieurs workshops avec les artisans pour comprendre leurs contraintes et leur expliquer notre projet. L’enthousiasme de nos interlocuteurs nous a convaincu de poursuivre.
Ces ateliers nous ont également permis de réaliser que les artisans produisaient de nombreux meubles qui n’étaient finalement pas vendus.
C’est de ce constat qu’est née Hopfab telle qu’elle existe aujourd’hui : une plateforme qui valorise les meubles déjà produits par les artisans, avec la possibilité pour le client de personnaliser complètement son achat, en taille et en finitions.
Hopfab a été mis en ligne en octobre 2015 avec 7 artisans pour un catalogue produits d’une trentaine de références. Toutes fabriquées à la demande et personnalisables. Nous compterons une quarantaine d’artisans d’ici l’été 2016.
Nous sélectionnons avec une grande attention les artisans avec lesquels nous travaillons. C’est l’un des gages de la qualité de nos produits.

Grossesse + start-up = ?

J’ai eu quelques interrogations au tout début de ma grossesse et en fait je me suis très vite détendue. Je suis partie du principe que l’on pouvait faire un enfant et monter une boîte. Je suis une grosse bosseuse et ça ne me fait pas peur de gérer les deux.
Et puis, à bien y réfléchir, être maman et startupeuse présente de nombreux avantages.
Enceinte, j’ai cette liberté de pouvoir me dire que je ne suis plus efficace, de m’arrêter quelques heures en plein milieu d’une journée et de reprendre à l’heure où mon corps est plus en forme.
Plus tard, lorsque mon bébé sera né, je serai contrainte de me focaliser sur les sujets déterminants pour la réussite d’Hopfab et n’aurai pas de temps à accorder à l’accessoire.
Et je sais, par le récit de mes amies, que le regard des autres, des collègues, de son boss, est compliqué quand tu es une salariée enceinte ou maman, que tu dois aller chercher ton enfant tôt ou qu’il est malade. Je ne connaîtrai pas ce stress.
Quand tu travailles pour toi, la plus exigeante avec toi, c’est toi. Et j’ai très envie que ce projet aboutisse pleinement.
Finalement, avoir un enfant, c’est savoir s’adapter et ne pas avoir trop de principes. Monter une entreprise, c’est pareil.

Pourquoi NUMA ?

Un ami était dans la saison 1 et 2, en tant que stagiaire puis entrepreneur. Je suis depuis longtemps l’aventure NUMA. J’ai souvent organisé des évènements à La Cantine puis chez NUMA. J’ai toujours eu une image très positive de la structure.
Il me paraît crucial pour une start-up d’avoir un catalyseur et d’être entourée de personnes qui te poussent à aller plus loin et plus vite. Adopter de mauvaises routines peut vite arriver. L’accompagnement de proximité de NUMA évite justement qu’elles ne s’installent.
Enfin, je trouve que le plus difficile dans la vie d’un entrepreneur, c’est d’être dans le doute permanent. Être poussé à se poser les bonnes questions est alors précieux.

Chiffres clés
Date de création : octobre 2015
Environ 100 artisans dans le réseau.
550€ de panier moyen
100 références disponibles sur le site
2 cofondateurs

> Découvrez HopFab <

NB : HopFab sera à la Foire de Paris du 29 avril au 8 mai, Pavillon 4, stand E042.

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