Les enjeux de management de la transformation digitale

Article rédigé par Emily Metais-Wiersch à la suite de l'événement de lancement du livre "Révolution digitale", co-écrit par Christophe Victor et Lydia Babaci-Victor. Restitution des éléments partagés lors de l'interview réalisée pendant l'événement.

Retour sur l'expérience des auteurs. D'une part, Christophe VICTOR à l'avant-garde de la révolution avec les médias, dont le modèle a du radicalement changer au cours des dernières années. Cas précis des Echos et de Vivatech. D'autre part, Lydia BABACI-VICTOR engagée dans un contexte de transition énergétique, et une dynamique d'ouverture à divers écosystèmes avec VINCI Energies.

 

Dans le cadre sa programmation d’événements #ReinventWork, NUMA a l’opportunité d’explorer les enjeux de culture et management de l’innovation rencontrés par ceux qui expérimentent de nouveaux modèles au quotidien.

A l’issue de la conférence de lancement du livre Révolution Digitale (Eyrolles) écrit par le DG des Echos, Christophe Victor, et la directrice de l’innovation de Vinci Energies, Lydia Babaci-Victor, découvrez transformations stratégiques, culturelles et managériales menées par les auteurs dans leur propre entreprise.

Interrogés par Emily Metais-Wiersch, auteur de Transformations Digitales, les Bonnes Pratiques (Eyrolles),  Christ
ophe Victor et Lydia Babaci-Victor ont illustré par des cas concrets trois des tendances qu’ils ont relevées dans leur ouvrage : Tendance 8 : « Test and Learn », Tendance 9 : « Adopt a New management » et Tendance 10 : « Innovation is the only way to win ».

Comment le digital a-t-il « percuté » votre secteur et votre entreprise, et comment avez-vous mis votre management en condition d’opportunité de se transformer, d’innover avec le digital ?

Christophe Victor – Les Echos : Le secteur de la presse a vécu un véritable tsunami avec la révolution digitale puisqu’avec l’apparition du web toute l’information devient disponible de façon instantanée et gratuite. Donc pour ceux qui faisaient avant payer cette information, on se retrouve dans une situation où on est en concurrence avec une information gratuite, certes pas toujours de qualité, et dont la valeur ajoutée n’est pas toujours simple à distinguer.

Quelques chiffres : A audience constante, la valeur de la publicité est divisée par 4 quand elle passe du support print au support web et encore divisée par plus de 2 quand on passe sur un support mobile. Il y a 5 ans aux Echos, nous faisions seulement 8% de notre chiffre d’affaires sur le digital et 11% sur les services. Nous avons alors appliqué plusieurs approches liées aux tendances 8, 9 et 10 décrites dans notre ouvrage.

 D’abord nous avons écouté le client, En écoutant ce qu’il voulait, nous avons refondu la quasi-totalité de nos produits et mis en place des produits digitaux qui suivaient le lecteur au cours de sa journée, en lui donnant la bonne information au bon moment.

Le deuxième point, c’est que nous avons d’un point de vue managérial cassé les silos. Nous avons commencé par changer de façon significative le comité de direction. Nous avons également intégré des millenials à l’intérieur de ce comité, notamment à des postes stratégiques d’éditeurs c’est-à-dire chef de produit marketing des produits. Puis on a effectivement adopté une stratégie du test and learn, c’est-à-dire que nous n’avons pas investi beaucoup au départ, sur un certain nombre de produits, et que nous avons observé ensuite comment cela se passait. Et nous avons accéléré au fur et à mesure sur ce qui fonctionnait bien.

Le mouvement fondateur de notre transformation est né d’une grande réunion de tous les salariés au palais Brongniart, qui était un espace un peu « sacralisé ». D’abord nous leur avons expliqué que nous perdions de l’argent. Beaucoup de salariés n’en étaient pas conscients. Puis nous leur avons indiqué qu’il nous fallait changer de façon assez radicale. Le premier changement d’importance était que les journalistes travaillent désormais à la fois sur le papier et sur le web. C’était fondamental. Et aujourd’hui toute notre rédaction travaille à la fois sur le mobile, sur le web, sur le quotidien et sur le magazine, ce qui relève de techniques d’écriture totalement différentes.

Lydia Babaci – Victor – Vinci Energies : C’est un peu plus compliqué pour nous dans la mesure où on n’a pas été frappés par quelque part une forme d’urgence à se transformer parce qu’on avait un modèle économique qui s’écroulait quasiment comme c’est le cas dans la presse.

Chez nous l’enjeu du digital est arrivé différemment.  Nous n’étions pas confrontés à l’effondrement de notre modèle économique, mais aux questions de nos clients et des startups.

D’une part, on avait des clients (entreprises et collectivités) qui nous questionnaient sur ce que cela allait changer pour eux, notamment si nous allions leur permettre d’optimiser leurs process.  D’autre part, les startups nous ont beaucoup questionné parce qu’elles sont arrivées avec des stratégies sur l’efficacité ou la performance énergétiques – notamment sur des plates-formes – qui remettaient véritablement en cause les métiers de Vinci Energies, que ce soit dans les centrales de production d’énergie, et de manière plus flagrante dans les bâtiments.

Il y avait donc deux manières complémentaires d’aborder les choses. D’abord c’était d’essayer d’identifier ce que les collaborateurs comprenaient du mouvement de marché innovant autour du digital et comment ça les impactait. Ensuite d’observer ce qui se passait à l’extérieur. Enfin d’en faire une synthèse, et de faire converger l’ensemble pour faire prendre conscience aux collaborateurs qu’en effet le digital étaient en train de faire bouger fortement nos business models et la manière dont on fait notre travail au quotidien.

On parle de travailleur augmenté dans les métiers de l’énergie, de l’industrie ou des transports : c’est une réalité. Egalement, du sujet de transition énergétique qui pour nous revêt puis plusieurs dimensions. Une réglementaire par rapport aux clients auxquels on s’adresse : notamment RTE, EDF, Enedis – pour les citer en France. Il y a ici une obligation ardente de mettre en œuvre la transition énergétique. L’IoT a fortement transformé le secteur de l’énergie avec les compteurs linky par exemple. Pour nos clients, il était difficile de savoir comment le numérique – et particulièrement l’IoT – allait changer la manière dont Vinci Energies faisait son métier de conception, de réalisation et de maintenance sur des infrastructures d’énergie, de transport, dans le bâtiment ou sur des chaînes de production, nos principaux métiers avec en plus les services digitaux.

L’idée a finalement plus été de travailler sur un shift de culture, une prise de conscience et de voir de quelle manière on pouvait mettre en place un dispositif pour accompagner ce changement culturel, accompagner cette ouverture, faire comprendre aux collaborateurs qu’il y avait un certain nombre d’écosystèmes clés dans lesquels ils devaient être présents. Et commencer à s’ouvrir à des relations nouvelles avec des startups qui avaient une nouvelle manière d’appréhender nos métiers et de voir de quelle façon on pouvait engager quelque chose autour de la co-création et de la co-innovation avec tout ce que ça implique en termes de propriété intellectuelle et de mise en œuvre concrète.

Cette approche a fortement perturbé les équipes à ce moment-là et il a donc fallu apporter des preuves que ça marchait. Il a fallu trouver notre « way of doing » et c’est tout l’enjeu de créer un dispositif d’innovation qui comprenne des capacités d’exploration et de détection d’écosystème ouvert avec des labs, des scientifiques, des startups, des collectivités – parce que c’est clé d’interagir avec elles – avec des étudiants, et puis avec d’autres corporates. Nous sommes Vinci Energies dans un métier d’intégration : on crée des solutions qui vont permettre de faire fonctionner des process industriels, de maintenir des infrastructures d’énergie et de les rendre plus communicantes notamment. Pour cela on va aller acquérir auprès d’un certain nombre de partenaires et fournisseurs (d’automates par exemple), tout ce qui va permettre d’instrumenter, de control commander ces unités de production au bénéfice de nos clients et avec la meilleure efficacité énergétique. Et donc l’idée était véritablement d’aller chercher ces briques, de les co-construire au travers d’écosystèmes.

Comment avez-vous déployé la culture du Test and Learn dans votre organisation et l’avez-vous rendue agile, innovante ?

Christophe Victor – Les Echos : D’abord en travaillant par petits groupes transversaux sans respect des hiérarchies habituelles. Et en mobilisant 4 ou 5 personnes sur des sujets clés en l’espace de très  peu de temps.

C’est un site dédié aux jeunes, alors que Les Echos engageait principalement On nous avait promis que les Echos ne sauraient pas parler aux jeunes parce que les lecteurs viennent à la marque quand ils sont bien installés dans leur vie professionnelle à 35 ans. Mais ça nous posait un problème, parce que lire les Echos simplement à partir de 35 ans, c’est prendre le risque dans les années qui viennent que finalement les nouvelles générations ne s’y intéressent plus. Nous sommes allés recruter une jeune femme de 28 ans qui était chez Canal +.

On l’a associée avec l’ancien directeur de la rédaction des Echos qui lui en avait 63 et nous leur avons donné 6 mois pour nous créer un formidable site qui fait aujourd’hui 1,2 million de visites par mois. Il s’agit d’un site fait exclusivement par des journalistes qui ont entre 25 et 30-32 ans, qui s’est développé en l’espace de 6 mois, avec une nouvelle écriture et totalement dédié aux jeunes qui rentrent dans la vie active. Il a commencé avec 2 journalistes, ils sont aujourd’hui 6. On est parfaitement dans l’exemple du test and learn : ça a commencé petit, ça a marché, et puis on est en train d’y mettre tout le gaz nécessaire.

Autre exemple, un magazine qui va sortir à l’occasion de Viva Technology, en langue anglaise sur les nouvelles technologies et qui s’appelle The Innovator. On l’a conçu en 3 mois. Là aussi c’est un millenial qui l’a construit, un des éditeurs à qui on a donné quasiment les pleins pouvoirs sur le sujet pour bâtir ce journal avec une rédactrice en chef anglo-saxonne, une newsletter, et un site web. Le site sera sur Medium, un réseau social américain : on se greffe sur une structure déjà existante. Le projet a été lancé en 3 mois. Si cela fonctionne on accroîtra les capacités de feu sur ce magazine.

Lydia Babaci – Victor – Vinci Energies : Les briques co-construites avec l’écosystème dont nous parlions en question précédente, il s’agit ensuite les tester, d’essayer ensemble, dans le mode test and learn avec des startups et des partenaires.

Le test and learn conjoint s’opère dans un lieu physique que nous avons créé – La Factory –  en groupe de « makers ». Nous prenons par exemple une partie précise d’un process : la réalité augmentée au service d’une maintenance industrielle. Et nous adressons ensemble les questions suivantes : ça veut dire quoi, comment on la met en œuvre, avec quel bénéfice pour nos clients, avec quelles conditions de sécurité et d’exploitation… Et cela nécessite d’être testé avant d’être mis en œuvre de façon généralisée.

La Factory est par ailleurs le lieu de convergence pour les 5 marques expertes de Vinci Energies. Nous avons introduit un nouveau mode de management, d’innovation et d’expérimentation trans-marques, avec le client, et le plaçant au cœur du principe d’expérimentation, de test and learn. Ce lieu nous permet de faire un travail de doers mais en bottom up, du bas de l’entreprise vers les haut, du terrain au siège. Une des premières clés de réussite en termes de culture est d’être proche du client, centré sur son usage et ses attentes, exprimés auprès de nos collaborateurs sur le terrain. Et ces collaborateurs ont besoin d’expertises internes et externes pour pouvoir mettre en œuvre les solutions qui feront les offres de demain.

On avait besoin que ces écosystèmes prennent corps dans un lieu où s’exprime la convergence aussi de nos métiers, parce qu’une des tendances clés auxquelles nous sommes confrontés c’est que tous ces métiers qui pouvaient être considérés comme étant en silo sont aujourd’hui des métiers qui sont extrêmement convergents. Quand on parle des métiers de l’énergie aujourd’hui on pourrait parler de blockchain. On parle de performance énergétique et d’IoT également dans les réseaux d’énergie. Quand on est dans l’industrie sur des lignes de production, on va aussi parler de performance énergétique, d’IoT de cybersécurité qui sont des métiers que l’on a par ailleurs. Une usine, c’est généralement une coque industrielle qui a besoin elle aussi de faire l’objet de maintenance etc. Les métiers convergent inévitablement à l’intérieur même de notre groupe.

Il faut les faire travailler ensemble au travers d’expérimentations, de POCs, dans lesquels on met en mouvement les écosystèmes. On met le client au cœur de ce mouvement et de cet écosystème. Tester, éprouver par l’essai est pour nous l’une des clés quand on ne sait pas très bien vers où aller mais qu’on a cette urgence issue des attentes des clients à ce qu’on soit plus proactif, plus innovant pour atteindre des objectifs d’efficience (énergétique, de productivité). Il est clé de mettre en mouvement les collaborateurs et le management avec un objectif précis et plutôt court terme. Nos métiers sont en effet des métiers où l’innovation est une innovation d’offre.

Cette innovation se fait par l’agrégation d’un certain nombre de briques existantes pour pouvoir répondre aux attentes de nos clients. Nous ne sommes pas dans des métiers d’innovation par la R&D avec des cycles de développement restant longs malgré les raccourcissements liés aux nouvelles méthodes et outils.

Embarquer un mouvement de transformation passe par des quicks wins et des dispositifs d’innovation qui démontrent leur efficacité relativement rapidement dans le temps parce que ça donne confiance. Ca va dans le sens de transformer une menace en opportunité.

Comment vos entreprises sont-elles allées innover en s’ouvrant, s’articulant avec l’extérieur, et en co-créant avec des écosystèmes adjacents à leur positionnement historique ?

Lydia Babaci – Victor – Vinci Energies : Il est important de mettre en place des petits bouts d’entreprise libérée au sein de nos propres organisations, c’est-à-dire avec peu de management, avec des gens qui sont dans le projet, ce qu’on appelle les innovateurs cachés qu’on va chercher un peu partout et qui sont en prise avec les attentes de clients, en prise avec le digital et qui vont être ceux capables de faire bouger les choses.

Il faut les accompagner avec des leviers qui peuvent être des ressources financières, des méthodologies de design thinking et autres, et puis des outils comme le fonds d’investissement  qu’on a créé et qui s’appelle Inerbiz. Il permet de s’ouvrir sur le monde des startups mais avec une culture qui est celle de Vinci Energies.

On est pas là pour créer un zoo de startups où on prétend avoir investi dans des startups et on est content de l’avoir fait. Le sujet n’est pas celui-là. Il est question de pouvoir mettre en résonance ce que les startups vont pouvoir proposer par rapport à ce dont on a besoin en termes d’offre, et de voir de quelle manière on va pouvoir on-boarder l’offre de la startup pour aller voir nos clients.

Ce qu’on dit souvent aux startups qui viennent nous voir et viennent voir nos collaborateurs, c’est que au-delà d’argent – qui se trouve relativement facilement sur le marché – Vinci Energies va leur apporter une capacité de prototypage, d’expérimentation, de scalabilité de leur offre. Parce qu’il est rare qu’au moment où les startups viennent nous voir elles en soient déjà au mode industriel.

Par ailleurs, cela permet à ces fameux innovateurs cachés d’être dans un mode plus agile où ils vont interagir avec les startups qui souvent ont besoin de confronter leurs produits à une réalité business et à des experts métiers. Et ce sont ces experts métiers là qu’on met à disposition des startups pour pouvoir finaliser leur produit et ensuite le commercialiser de façon pertinente. C’est donc un enrichissement mutuel. On essaye de lutter contre le syndrome David et Goliath qui se rencontrent parce que ce n’est pas bon pour les startups et les grands groupes et que nous avons besoin les uns des autres pour nous développer.

Il faut accompagner cette innovation ouverte, l’encadrer avec des lieux ou des laboratoires où les entreprises vont pouvoir se transformer. Vnci Energies est partenaire d’un projet emblématique qui s’appelle The Camp à Aix-en-Provence. Il s’agit d’un campus véritablement multi disciplinaire, holistique dans lequel on travaille sur toutes les tendances clés de transformation digitale pour voir de quelle manière on va pouvoir les mettre en résonance, les travailler, pour transformer nos organisations au travers de nouvelles méthodes de travail et d’ouverture.

Donc là aussi c’est aller chercher des partenariats, des écosystèmes un peu différents en France et à l’international pour permettre à nos collaborateurs qui sont en prise avec les attentes d’innovation de nos clients de les expérimenter, de les mettre en œuvre.

Christophe Victor – Les Echos : Pour des entreprises de presse, s’ouvrir n’est pas toujours culturellement très facile. Nous l’avons fait en créant une Marketplace de services aux entreprises, Les Echos Solutions, où l’on accueille aujourd’hui déjà plus d’une vingtaine de startups qui fournissent des services aux entreprises. On les identifie, on les sélectionne, et en réciproque elles bénéficient de l’accès à notre réseau d’internautes.

Nous avons aussi créé avec Roland Berger un fonds d’investissement dans les startups en service for equity : Augesco Ventures. Nous proposons aux startups qui ont besoin de se faire connaître la possibilité de faire de la publicité dans les Echos ou dans le Parisien en échange d’une participation à leur capital. Ou de se faire accompagner par Roland Berger en matière stratégique, toujours en contrepartie d’une part de leur capital. Nous avons annoncé la semaine dernière notre premier deal avec CornerJob qui est une application mobile de recherche d’emplois pour les non cadres.

En créant Viva Technology avec Publicis, nous baignons complètement dans cet environnement et dans ces écosystèmes innovants. Je crois que quand elles s’ouvrent, des entreprises qui peuvent être parfois recroquevillées sur elles-mêmes, qui ont peur, ont la capacité de s’inspirer d’énergies à l’extérieur considérables et d’y puiser de nombreuses idées. Et en même temps, nous servons aussi ces jeunes pousses. Je crois que c’est le cas des Echos Solutions : quand les startups viennent vendre leurs services à travers notre plate-forme, c’est aussi une ouverture extrêmement forte qu’on leur offre.

Dans ces nouvelles dynamiques de travail, ouvertes et collaboratives, les grandes entreprises deviennent le centre d’un nouvel écosystème. Dans le cas des Echos la nouvelle campagne de communication qui a commencé hier – « Bienvenue dans la nouvelle Echosnomie » regroupe de nombreux témoignages d’entrepreneurs et startupers illustrant que la nouvelle Echosnomie est un véritable théâtre d’opportunités : Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, Stéphane Israël PDG d’Arianespace,  Michel-Edouard Leclerc, PDG de E. Leclerc Guillaume Gibault du Slip Français…). Les Echos sont là pour animer ces opportunités et accompagner l’ensemble du secteur économique, toutes tailles d’entreprises confondues.

A propos du livre “Révolution Digitale” 

Christophe VICTOR est Directeur Général des Echos. Il a participé à la création et co-organisé avec Publicis Groupe Viva Technology, événement international dédié à la transformation digitale et à la collaboration entre start-ups et grands groupes. Il est également Directeur Général de Augesco Ventures, fonds d’investissement dans les start-ups en « services for equity » créé en partenariat avec Roland Berger.

Lydia BABACI-VICTOR est Directrice de l’Innovation et du Développement de VINCI Energies. À ce titre, elle dirige son fonds d’investissement dans les start-ups Inerbiz et participe au projet TheCamp, campus de recherche sur la ville du futur.

A propos d’Emily Metais-Wiersch

Emily Metais-Wiersch est auteur de Transformations Digitales, les Bonnes Pratiques, paru aux éditions Eyrolles en octobre 2016. Le livre s’appuie sur une recherche terrain auprès de nombreuses entreprises et présente les cas détaillés de transformation des entreprises Axa, Sanofi France, Les Echos, Schneider Electric et Pernod Ricard.

Emily a travaillé en interne ou externe de différentes tailles d’entreprises : grands groupes, PME, startups et s’est construit un solide référentiel en matière de modèles organisationnels, dynamiques sociologiques, approches stratégiques, culturelles et opérationnelles. Emily a occupé des fonctions et missions souvent transversales, visant une exploitation stratégique de la technologie, dans des contextes d’évolution et de transformation d’entreprises et organisations : consultante, intrapreneur, catalyste, création et développement de nouvelles activités et offres agrégeant des métiers et structures actuelles, ou en allant en co-créer avec des partenaires externes… Elle conseille en matière de transformation et innovation managériales et culturelles, enseigne la stratégie et le management, et mène des travaux de recherche (culture d’innovation, managériale et digitale) au sein de la Chaire Essec du changement, de l’innovation managériale et de l’excellence opérationnelle. Emily prépare actuellement un nouvel ouvrage sur les pratiques d’innovation actuelles des entreprises.

 

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#StartupOfNUMA – KinTribe, l’expertise du recrutement

Anciens recruteurs IT, Chloé et Louis ont fondé KinTribe pour permettre aux recruteurs proactifs d'identifier et d'entrer en contact avec les meilleurs talents sur les réseaux sociaux.

Le problème

Une grande partie du métier d’un recruteur consiste aujourd’hui à accomplir des tâches identiques et souvent fastidieuses : parcourir LinkedIn pour identifier les meilleurs profils, étudier leur activité sur les réseaux sociaux, contacter ces profils, les relancer, rapporter les interactions qui ont lieu… Co-fondatrice et CEO de KinTribe, Chloé raconte :

“Louis et moi étions passionnés par notre métier, mais on finissait par le détester à cause de ces tâches répétitives qui n’ont pas de valeur ajoutée. L’idée de KinTribe est d’automatiser les tâches répétitives des recruteurs pour leur permettre de mettre en avant leur expertise : trouver les meilleurs profils et les engager, c’est-à-dire créer le contact afin d’entrer dans un process de recrutement.”

KinTribe (V1)

Partis de ce constat, Chloé et Louis remportent un concours d’intrapreneuriat en octobre 2015 dans le cadre de leur ancienne société. Ils commencent à développer le produit dans ce cadre en janvier 2016, avec une équipe technique complète dès le départ. Leur MVP est une application qui permet aux recruteurs d’alimenter et d’entretenir leur vivier de talents.

Après validation du marché, ils développent la V1 de KinTribe avec six sociétés pilotes (des cabinets de chasse et des ESN). Cette V1 automatise la plupart des tâches de sourcing des recruteurs pour leur permettre de gagner en efficacité tout en se recentrant sur la partie relationnelle de leur métier. L’équipe intègre alors le programme d’Accélération de NUMA, en avril 2017.

KinTribe, une startup de NUMA

La période d’accélération

Dans le cadre de la saison 11 du programme d’accélération de NUMA Paris, KinTribe a travaillé sur la structuration de son CRM. En trois mois, l’équipe a réduit son cycle de vente par 4 et a doublé sa base clients.

“En arrivant chez NUMA, notre produit était déjà très performant et innovant en termes de technos, mais le business ne suivait pas. On avait passé plus de temps à concevoir son UX et à le développer qu’à prospecter des clients. L’objectif était de lancer pleinement notre activité commerciale et de la structurer” nous raconte Louis, co-fondateur et COO.

Avec les équipes du programme, les entrepreneurs ont beaucoup appris sur leur marché et souhaitent travailler sur des dispositifs répondant aussi à de nouveaux segments marchés, comme l’expliquait Chloé :

“Avant de nous lancer dans de nouveaux développements, nous avons décidé de réaliser des POCs (Proofs Of Concept) pour valider que nos nouvelles fonctionnalités répondent à de vrais “pain points”. Nous travaillons actuellement avec des startups parisiennes pour tester celles-ci, tout en continuant à développer commercialement KinTribe.”

Vers un enrichissement de KinTribe ?

L’équipe de KinTribe a conclu une première levée auprès de Business Angels en juillet 2017. Elle s’apprête à intégrer l’incubateur de Télécom Paris Tech en septembre 2017 pour continuer d’innover techniquement sur le produit tout en élargissant son marché. Interrogée sur ces nouvelles perspectives, Chloé nous répondait le 27 juin dernier :

“Notre mission avec Louis est toujours la même : “empowering recruiters”. C’est en analysant les données provenant des réseaux sociaux et avec l’optique de rendre les recruteurs toujours plus experts de leur métier et maîtres de leur activité que nous travaillons sur deux potentielles features : la cooptation et la veille sociale automatisée. Nous sommes très enthousiastes à l’idée de profiter de toutes nos nouvelles connaissances, expériences et rencontres dans le développement de ces idées. Rendez-vous à la rentrée en septembre 2017 pour en savoir davantage !”

Pour suivre l’évolution de KinTribe, suivez les sur Twitter : @KinTribeHQ ou rendez-vous sur leur site : www.kintribe.com – ou n’hésitez pas à les contacter et leur rendre visite : [email protected]

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#StartUpOfNUMA – Izifret, l’affrètement 2.0

Fondée par deux anciens cadres du transport, Izifret est une marketplace qui met en relation des commanditaires et des transporteurs de marchandises dans le secteur de l’industrie lourde. À l'issue de la Saison 11 du programme d'Accélération de NUMA Paris, la startup cherche aujourd'hui à lever 1,5 millions d’euros.

Les débuts

Fondateur et CEO d’Izifret, Stéphane Raynal a d’abord été exploitant et commercial chez un commissionnaire pendant cinq ans, entre 2011 et 2016.

“Le métier d’exploitant consiste précisément à mettre en relation des commanditaires et des transporteurs pour assurer la livraison de marchandises. En général, tout avait lieu par téléphone, par fax ou par e-mail.”

Déjà en relation avec plusieurs centaines de transporteurs, Stéphane a rejoint Chronotruck en 2016 en tant que cadre commercial transport, pour aider la startup à se développer auprès des transporteurs, assurer la relation client et trouver des solutions pour les expéditeurs

Dans ce cadre, il inscrit 1.500 transporteurs sur la plateforme et gère les 3.000 premières opérations de transport – avant de décider de démarrer sa propre entreprise, dans le même secteur mais sur un autre segment : celui de l’industrie lourde (aluminium, acier inoxydable, câbles électriques…). Cette spécialisation permet un panier moyen de 600 à 700 euros, contre une fourchette de 120 à 350 euros pour les principaux acteurs du marché du transport de marchandises à ce jour (Chronotruck, Convargo, Fretlink).

Le constat

Le secteur du transport de marchandises est aujourd’hui caractérisé par une sous-traitance en cascade. Celle-ci est doublement à l’origine d’une baisse des revenus pour les transporteurs (du fait des commissions accumulées) et d’une multiplication des retards de paiement.

“Du côté des industriels, l’essentiel des commandes sont passées par téléphone, par mail ou sur Google Drive, quand il ne s’agit pas de feuilles volantes.”

La mission

Izifret facilite la prise et le suivi des commandes pour les industriels. En connectant les différents intermédiaires, l’équipe veut aussi permettre aux transporteurs d’être payés plus rapidement. Izifret garantit ainsi le paiement des transporteurs dans un délai 7 jours, contre une moyenne de 60 jours dans un contexte où tous les intermédiaires retardent les paiements pour garantir leur trésorerie.

#StartupofNUMA

Active depuis le 5 mai, Izifret a déjà transporté près de 800 tonnes, 1200 palettes et a réalisé 50.000 euros de volume d’affaires, avec une marge commerciale de 14 à 16%. L’équipe cherche aujourd’hui à lever 1,5M€ d’euros et elle recrute de nouveaux talents ! Pour plus d’infos, contactez Stéphane : [email protected].

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#StartUpOfNUMA – ProfenPoche invente une nouvelle façon d’apprendre

Fondée par deux frères, l'application ProfenPoche réinvente le soutien scolaire sous la forme d'un Chat qui permet aux élèves d'être accompagnés dès qu’ils en ont besoin. L'équipe développe depuis trois mois une intelligence artificielle éducative qui propose instantanément, à partir de la photo prise par l’élève, le contenu pédagogique adapté qui lui permettra de résoudre son exercice.

Les origines du projet

Paul et Vincent Escudé sont issus d’une famille qui gère depuis plus de 30 ans l’établissement Pieber, une école de soutien scolaire située dans le Sud-Ouest de la France. L’idée de ProfenPoche leur est venue dans ce contexte. Co-fondateur et CEO, Vincent témoigne :

“On a d’abord répondu à la demande d’une famille qui s’était installée à Londres et qui ne trouvait pas de professeur particulier pour ses enfants. On a accepté de donner des cours par Skype, et on a vite reçu beaucoup d’autres demande.”

Alors que l’existence de ces cours se répand par bouche à oreille, Vincent et Paul créent une première plateforme web EdTech : PlaneteProfs, qui met en relation des professeurs et des élèves par Skype.

De Planeteprofs à ProfenPoche

Alors que PlaneteProfs rencontre une traction de plus en plus forte, ses co-fondateurs, les frères Escudé, enquêtent auprès de leurs élèves :

“On s’est vite rendu compte que les élèves, notamment les collégiens, étaient demandeurs d’une solution sur smartphone. On a développé ProfenPoche pour répondre à ce besoin.”

La promesse (pour les élèves)

La promesse de ProfenPoche est simple : permettre aux élèves d’accéder à un professeur particulier dès qu’ils en ont besoin, directement par Chat et avec la possibilité d’envoyer les photos des exercices qui posent problème. L’application fait ainsi graviter, autour de chaque élève, plusieurs professeurs disponibles pour fournir un accompagnement scolaire qualifié quand cela est utile.

Nous permettons aux élèves d’accéder à des professeurs particuliers directement sur leur smartphone. Pour les parents, c’est une façon de s’assurer du suivi scolaire des enfants, de se donner du temps et donc de passer des moments plus sereins avec eux.

Où en sont-ils ?

À ce jour et depuis ses débuts, ProfenPoche a permis à plus de 6000 élèves de bénéficier d’une assistance scolaire personnalisée.

“Notre objectif à trois ans est d’atteindre un million d’utilisateurs. Nous voulons démocratiser le soutien scolaire tout en l’adaptant aux attentes des nouvelles générations.”

Le futur de ProfenPoche

À l’heure actuelle, la majorité des interactions sur ProfenPoche met en relation des professeurs particuliers avec les élèves. Face à une demande croissante, l’équipe développe depuis six mois une intelligence artificielle qui propose instantanément des contenus pédagogiques adaptés aux besoins des élèves.

“A court terme, l’essentiel des indications dans la résolution des exercices sera assuré par cette Intelligence Artificielle. Nous entraînons chaque jour notre robot à répondre à plus de questions. L’accompagnement impliquera toujours des professeurs particuliers, qui interviendront à la demande des élèves pour répondre aux questions les plus compliquées.”

D’ici trois ans, l’objectif est que plus de 60% des questions des élèves ne nécessitent pas d’intervention humaine. L’équipe est aujourd’hui en cours de levée et recrute de nouveaux talents.

N’hésitez pas à les contacter ! Leur numéro : 09 67 50 71 00

 

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How an early-stage startup can leverage mentors at NUMA?

As a two-times entrepreneur, and as an Alumni from both NUMA and Techstars, I know how critical great mentors can be for a startup. At NUMA, one of our job for the accelerated startups is to help them build game-changing mentors relationships. Here is an exemple of the mentors who have helped the last batch, and the tips we gave to the founders to make the most of this network.

1/ Focus on people who want to help

Engaging mentors requires strategy. Like you set a user acquisition strategy, you have to prepare your mentor acquisition strategy: What skills are you missing in your company? What are you looking for? Start by an auto-diagnosis and define how and why you need help. Engaging a mentor just because he runs a company you love is vanity. Be focused on people who 1/ want to help 2/ can really help.

2/ Open your ears and be ready to be challenged

The whole point of meeting mentors is to connect with people who will love to challenge your ideas. You need to be ready to open your ears and listen. If you think that you know everything about your business, stay at home.

Mentors are people who are hard with the facts, but kind with the founders. They need to tell founders their truth. Good mentors will speak raw, and you must not take it personally.

3/ Be strong and say “No”

If you’re not prepared or if you’re too much impressed, you will literally change 30 times your product/sales strategy/marketing plan within 2 weeks. Your job as a CEO is to keep a cool head. Do it for you, for your business and for your team. If every time you go back to your desk and say to your team “we should do that”, you will defocus your team and lose credibility.

4/ Anticipate sharply

Anticipating the goals of your session with your mentor will spare you a lot of time. The sharper you’ll be, the more relevant advice you’ll get.

When you meet a mentor, prepare your agenda: the more specific, the better. Choose 3 issues that you want to tackle, and send the Agenda to the mentor prior to the meeting.

Ex1:“I want to get 20% more leads from Adwords. Currently I have X keywords and I spend Y for results of Z. What did you do when you tried that solution….? “

Ex2: “I need to get introduced to X “

Ex3: “How do I respond in a sales negotiation when they tell me …? “

5/ Follow up

Just like any relationship, you need to keep the flame alive:

– Communicate your weekly updates (see below an example of mentors’ update).

– Send a follow up email after each meeting (with a sumup + the next steps).

– Get them interested. Never miss an opportunity to share your big progress.

6/ Map out your network

You can distinguish between three levels 

1: Lead mentors

Build a team of up to 3 people with whom you’ll be in touch almost every week. Focus on people who really want to help.

2: Ad-hoc mentors

These people are extremely valuable because they will help you on specific topics. You basically get in touch with them once a month. Gathering a pool of these ad-hoc mentors is key for the success of your startup, because your team will always lack experience and lack skills.

3: Extended network

You won’t know them directly yet keep them on the radar because they have skills/background/network that could be very valuable for your company at one point.

Mentors NUMA Paris
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NUMA et Mazars : deux approches clients complémentaires.

Chez NUMA, nous accompagnons nos clients dans la conception de solutions innovantes, qu’il s’agisse de produits ou de services (processus, organisation, technologie, …). Le cabinet de conseil Mazars a sollicité NUMA pour concevoir une formation sur deux jours sur le design thinking afin de s’approprier la méthodologie, mais aussi d’accélérer et de repenser une mission de conseil en cours au sein du cabinet.

Lorsque nous avons préparé cette session avec nos participants, des managers spécialisés dans la transformation d’organisations privées ou publiques, notre hypothèse était que nous aurions matière à débattre de nos différences.

Ce fut le cas, mais bien plus encore. Avec Mazars, nous avons réfléchi non seulement à ce qui nous distingue, mais avant tout à ce qui nous rapproche.

  • Jean-François  Treille, partner, associé, Services & Public Sector Consulting, Mazars
  • Cécile-Marie Touscoz, associée, Mazars
  • Alice Bonnet et Gayatri Korhalkar, Innovation Program Manager, NUMA Paris

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Les « engagements clients » pris par NUMA et MAZARS sont-ils comparables ?

Cécile-Marie & Jean-François : Oui, ils sont comparables dans la mesure où nous exerçons tous notre « devoir de conseil ». Mazars alerte son client s’il fait fausse route, un peu comme NUMA qui s’assure que son client se focalise sur le véritable « pain-point » (point de tension) de son client. A l’instar de NUMA, Mazars est ouvert sur l’extérieur. On anime un écosystème d’experts et de start-up qui se renouvelle en permanence, ça participe à enrichir nos solutions des dernières innovations et nouveautés.

Plus particulièrement, Mazars s’engage sur le résultat en amont de la mission, dans la proposition commerciale : on apporte une expertise, un cadre et on sécurise les risques.

Alice & Gayatri : Nous dirions que NUMA promet à ses clients de les accompagner dans une prise de risque.

Nous partons de la conviction que même quand nous travaillons avec des équipes corporate, nous travaillons avec des entrepreneurs. Nous ne faisons pas à leur place, mais leur donnons les outils et créons les contraintes qui leur permettent d’avancer. 

Nous sommes le filet de sécurité qui, grâce à un apport méthodologique notamment, permettra à nos clients d’agir dans une logique d’expérimentation, tout secteur confondu.

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Quels points communs et/ou différences avez-vous observés en termes de pilotage opérationnel de vos projets ?

Cécile-Marie & Jean-François : Nous partageons des points de méthodologie, sans pour autant y allouer le même temps dans la gestion de nos projets. Chez Mazars, la phase de cadrage est souvent la plus courte, tout simplement car notre client l’a validée dans notre offre. Mais une fois sur le terrain, on ne s’interdit pas  de réinterroger les enjeux sous-jacents !

On pose notre diagnostic après avoir conduit des entretiens, animé des ateliers, observé les pratiques « en immersion »,… comme peut le faire NUMA. Ensuite on cherche des solutions opérationnelles avec nos clients. Nos missions chez Mazars peuvent s’arrêter à l’élaboration d’une feuille de route, mais il nous arrive aussi d’accompagner « dans le temps » les mises en œuvre opérationnelles. 

Pour tous nos projets, on privilégie de plus en plus de tester rapidement nos préconisations selon une approche « test & learn » en cours de conception. En fonction des résultats, on valide ou on repense la solution : c’est une méthode efficace pour faire économiser à nos clients du temps et de l’argent.

Alice  & Gayatri : Pour NUMA, la partie dédiée au cadrage d’un projet et sa problématique est à la fois plus large dans son exploration et structurellement plus courte. Se repose immédiatement la question de la problématique adressée. Est-elle la bonne ? Quel est le problème à résoudre ? Le champ des « pain-points », des réels problèmes à résoudre peut s’élargir considérablement, notamment à la suite d’entretiens et d’immersions, et par conséquent faire émerger et décider de s’attaquer à un problème potentiellement très différent que celui de départ.

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Qu’avez-vous respectivement appris en matière de méthodologie de conduite d’entretiens ?

Alice & Gayatri : Tout d’abord, il faut préciser que les cabinets de conseil font énormément d’entretiens, ce dont nous n’avions pas nécessairement conscience. Durant la formation, il y a eu un risque de ne rien avoir à transmettre à Mazars sur ce point.

Cécile-Marie & Jean-François : Cependant, il a été intéressant de repenser justement notre manière de conduire des entretiens, sans aucun présupposé sur les réponses que nous voulions entendre. Et en effet, en travaillant sur un cas client concret, nous avons mis le doigt sur des problèmes non émergés jusqu’à maintenant. Nous avons d’ailleurs choisi de creuser deux de ces autres problèmes durant la formation chez NUMA, afin d’aller jusqu’au bout du processus de conception de solutions y répondant.

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Avez-vous identifié des similarités dans vos « approches clients » respectives ? Lesquelles ?

Cécile-Marie & Jean-François : nous partageons une réelle culture de l’écoute de la « voix du client » ! Chez Mazars, on privilégie les approches participatives et centrées utilisateurs pour que les clients soient les acteurs de leurs transformations. L’expérience NUMA nous a confirmé l’importance à ne pas interpréter les besoins de nos clients, et à aller plus loin dans le processus d’idéation et d’empathie.

Alice & Gayatri : Nous avons pû échanger tout au long de notre collaboration sur notre rapport à nos clients. Quels sont les indicateurs à suivre pour évaluer la réussite d’une mission d’accompagnement ? Quelle posture adoptons-nous par rapport à nos clients ? Qui sont nos interlocuteurs ? Chez NUMA, nous collaborons beaucoup et historiquement avec les grandes entreprises à travers les directions de l’innovation. Or, nous visons à élargir nos interlocuteurs pour mener des projets propres à des équipes très différentes. Notre conviction est que notre approche méthodologique et notamment la conception de logiques d’expérimentations s’applique à des produits, des services, existants ou nouveau, mais aussi à tout un versant culturel, organisationnel de l’entreprise. D’une logique de “niche” envers l’innovation en entreprise, nous visons l’élargissement.

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En quoi vos « systèmes de pensée » se distinguent-ils ? Qu’avez-vous appris les uns des autres ?

Cécile-Marie & Jean-François : L’expérience NUMA nous a conduit à aller systématiquement au bout de nos idées, à toutes les phases du projet. Le « painpoint » de nos clients peut-être réinterrogé, même si les enjeux de la mission ont été définis et validés dans notre offre commerciale. Les solutions identifiées peuvent être challengées alors qu’elles semblaient abouties, et testées tout ou en partie en cours de conception.

Alice & Gayatri : Le système de pensée chez NUMA dans la conduite de nos projets est résolument tourné vers le “pourquoi”. Nous posons avant tout des questions ! Nous ne trouverons jamais les réponses seuls. Les experts métiers auprès de qui nous intervenons sont les seuls à même de pouvoir les fournir. C’est un système de pensée relativement contre-intuitif pour des missions de conseil, et c’est une démarche sur laquelle nous devons faire preuve de pédagogie.

Dans le même temps, pour aider et obliger les équipes à avancer, nous posons des contraintes de temps fortes : nous devons avoir la réponse à telle question à une date précise. Si la réponse n’est pas parfaite ou n’est pas complète nous avançons quand même avec l’information que nous avons. Le processus est itératif, l’important est de ne pas s’arrêter en attendant d’avoir tout compris. 

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Pour conclure, quels sont selon vous les grands enseignements de la formation ?

Cécile-Marie & Jean-François : Au-delà de la formation au Design thinking, on voulait « challenger » nos pratiques métiers, voire notre façon de faire du conseil » ! On en retire un enseignement clé : un recours plus systématique au prototypage dans nos recommandations. Concrètement, on va tester nos solutions opérationnelles plus souvent, et en cours de projet.

En tout état de cause, il nous sera utile de poursuivre nos échanges et nos collaborations tant nos pratiques méthodologiques et professionnelles évoluent. Nous n’avons donc pas fini d’apprendre les uns des autres. Affaire à suivre !

Alice & Gayatri : De manière générale, au-delà du cas d’étude (réel) sur lequel nous nous sommes basées durant notre collaboration, nous avons énormément appris sur nos pratiques, et sur la manière de les expliciter auprès d’un public qui possède des expertises métiers et sectorielles précises. La méthodologie à la croisée du lean startup et du design thinking n’a pas été inventée par NUMA, mais il est vrai que nous la pratiquons quotidiennement, ce qui nous a permis de développer une manière originale de l’appliquer à nos startups et à nos projets Corporate. Nous avons pu prendre conscience de champs inexplorés pour l’appliquer dans des projets qui touchent davantage à des enjeux de transformation des organisations.

https://www.mazars.fr/

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Time to Reinvent Work

NUMA lance un cycle d’événements sur le futur du travail d’ici 2030. Plus de 6 événements déjà programmés pour réinventer le travail ensemble.

#WeNeedSolutions

Le World Economic Forum estime que 7 millions d’emplois vont disparaître d’ici 2020, et Oxford University insiste sur le fait que 50% de nos métiers seront automatisés d’ici 2033. 65% des enfants, aujourd’hui à l’école primaire, travailleront selon des modèles qui n’existent pas encore, ajoute le World Economic Forum. Les modes de management évoluent, tant dans les formes de leadership en interne, que dans la mobilisation de talents externes.

Le travail est en cours de redéfinition et c’est cette transformation culturelle et managériale que nous souhaitons accompagner. Nous savons que nous ne connaissons pas encore nos prochains business modèles, les métiers qui vont apparaître, les technologies à venir, ni les compétences qui seront nécessaires demain. Nous n’avons pas encore trouvé les solutions aux grands défis qui s’imposent au monde à horizon 2030. Nous avons besoin d’adapter nos organisations pour piloter cette dynamique de changement continu et la faire porter par l’intelligence collective.

#TechForTomorrow

Notre conviction : la technologie bien exploitée est porteuse de solutions, si ses enjeux sont compris collectivement. A la source de cette approche, il y a une condition essentielle. C’est que des entrepreneurs s’appuient intelligemment sur la technologie et sur un écosystème d’acteurs engagés pour résoudre les grands enjeux du monde de demain en développant des solutions ciblées.

#ReinventWork

Comment contribuer à cette communauté inclusive et optimiste, actrice de solutions concrètes ?

Vous êtes convaincu que pour préparer un contexte de travail positif d’ici 2030, nous avons aujourd’hui la mission de faciliter la création et le développement de solutions durables ?

⇒  Partager une solution #ReinventWork

Vous êtes persuadé que la créativité naît de l’inclusion et que la fédération d’acteurs différents permet d’apporter des réponses plus pertinentes aux enjeux globaux ?

Recommander un acteur #ReinventWork

Vous travaillez activement au déploiement d’initiatives positives et souhaitez avancer sur votre thématique avec d’autres acteurs engagés dans la même démarche ?

=> Co-organiser un événement #ReinventWork

Vous avez envie de faire de la technologie une opportunité pour le travail, en contribuant aux réflexions et actions développées pour répondre à ses grandes problématiques ?

Participer à un événement #ReinventWork

 

Découvrez toute la programmation #ReinventWork

Pour faire émerger des solutions aux enjeux du travail, NUMA structure une communauté pro-active à la croisée des organisations expérimentant de nouveaux modèles.

Voici ceux avec qui nous développons cette programmation du mois du juin :

 

 

#1 Comment transformer la menace de disruption en opportunité business ?

Lancement du livre “La révolution digitale”, en partenariat avec les Editions Eyrolles. Discussion avec les auteurs : 

  • Christophe Victor, Directeur Général Délégué des Echos
  • Lydia Babaci-Victor, Directrice Développement et Innovation de VINCI Energies

 

#2 Comment la collaboration nourrit-elle l’agilité de l’entreprise ? Comment adopter les méthodes lean startup?

Talk inscrit dans la programmation de la 15ème édition du Congrès Learning, Talent & Development Perrine Grua, Communities & Education Director chez NUMA interviendra sur le sujet #ReinventWork avec :

  • Djamel Akani, Learning Program Director, Société Générale
  • Coline Debayle, Co-Fondatrice, Artips


#3 Comment contribuer activement à la transformation digitale de son entreprise ?

Talk inscrit dans la programmation de l’événement Vivatechnology où Marie Vorgan Le Barzic, CEO de NUMA, interviendra sur le sujet #ReinventWork avec Christophe Victor, Directeur Général Délégué des Echos. 

 

#4 Quels sont les bilans et les perspectives de l’holacracy comme modèle de gouvernance ?

Evénement organisé par IGI Partners en partenariat avec NUMA. 

Rencontre avec les pionniers de l’holacracy. Bilan et perspectives avec :

  • Brian Robertson, père fondateur de Holacracy
  • Bernard Marie Chiquet, pionnier des organisations qui voit en Holacracy une révélation, l’importe en Europe en organisant ses premières formations

#5 Comment les startups redéfinissent les relations de travail ?  

Evénement en partenariat avec le LAB RH, BPI France, France Stratégie, France digitale, Elan et le CJD. 

Matinée autour de la question “Quelles relations de travail accompagnent la croissance ?” avec les intervenants suivants :

  • Silja Druo, ancienne DRH de Captain Train, acquis par Trainline
  • Bérénice Mey, Chief People Officer de Content Square
  • Alexandre Collinet, DG adjoint du Bon Coin
  • Olivier De Pembroke, Président national du CJD; PDG de Tradifret
  • Pierre Bouvier-Muller, Head of Product Delivery Management de FircoSoft

 

 #6 Comment le revenu de base peut répondre aux défis sociaux engendrés par les transformations de travail ?

Evénement organisé par Alternatives Economiques et la Fonda en partenariat avec NUMA. 

Une journée pour réfléchir à l’hypothèse du revenu universel comme outil pour préparer la société du post-salariat et faire face à l’automatisation du travail en favorisant l’entrepreneuriat et l’innovation.

Intervenants :

  • Céline Mouzon, Journaliste chez Alternatives Economiques, coordinatrice du dossier spécial sur le revenu de base 
  • Yannick Blanc, Président de la Fonda
  • Anne Eydoux, Chercheuse au Centre d’études de l’emploi, Cnam/Lise, membre des Économistes atterrés
  • Jean-Eric Hyafil, Auteur de “Le revenu de base : un outil pour construire le XXIème siècle”  

 #7 Quelles sont les solutions tech pour les décideurs RH ?

Evénement Akoya Startup You Up organisé par Akoya Consulting en partenariat avec NUMA.

Le rendez-vous de la sphère RH pour découvrir les nouvelles solutions pour les RH, et les meilleures startups sélectionnées pour le prix HR Tech autour des thèmes :

 

 #8 Comment travailler en écosystème ouvert ?

Evénement organisé par la Commission ACSEL’RH en partenariat avec NUMA.

Rencontre avec des startups facilitant le partage des talents tech, comme Crafty

Discussion sur les nouvelles formes de travail en écosystème ouvert, avec : 

  • Eric Forest, Secrétaire général de Publicis conseil
  • Stephane Nauroy, Direction du développement numérique de Arte France  
  • Lomig Unger, Responsable Open Innovation Lab Paris de Groupe Renault

Visite de lieux d’innovation rassemblant différents acteurs au sein d’un espace collaboratif, incluant une visites exclusives de NUMA et d’un lieu créé par une grande entreprise. 

 

#9 Comment l’espace de travail devient un levier d’innovation ?

Evénement en partenariat avec NewPic.

Le phénomène des lieux d’innovation a donné naissance à des lieux de type « fab lab » (charte du MIT), « Hackerspace », « Techshops ». Cet événement explorera comment les lieux d’innovation internes et externes sont complémentaires et comment ils deviennent des leviers d’innovation.

Découvrez toute la programmation #ReinventWork

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#StartupOfNUMA – TravauxLib veut révolutionner les travaux pour vous simplifier la vie

Fondée en 2015 par Matthieu Burin et Arnaud Kleinpeter, accélérée chez NUMA début 2016, TravauxLib transforme de fond en comble l'expérience des particuliers qui réalisent des travaux de rénovation entre 3.000 et 300.000 euros. L'équipe vient de lever 1.8 million d'euros auprès de Xavier Niel, fondateur de Free et de Kima ventures, et de Maximilien Bacot du fonds Breega Capital.

Matthieu Burin CEO Travauxlib

Le constat de TravauxLib

Ingénieur de formation, diplômé de l’École Spéciale des Travaux Publics (ESTP Paris), Matthieu Burin est parti d’un constat implacable : le secteur des travaux et du bâtiment est en France l’un des secteurs les plus en retard dans la révolution numérique. Pour un particulier qui doit réaliser des travaux de rénovation, le choix des entreprises auxquelles s’adresser est aujourd’hui complexe et très mal informé. Le rendu final est donc difficile à prévoir et les prix, mal estimés, varient parfois du simple au triple.

#Le saviez-vous ?

Quelques chiffres sur TravauxLib

Les débuts

Matthieu Burin imagine en 2015 un Typeform qui permet aux particuliers d’estimer gratuitement le coût de leurs travaux. Il réalise près de 300 devis estimatifs dans les premières semaines et vérifie ainsi que sa solution suscite de l’intérêt. La startup trouve ainsi rapidement sa Go-to-market : réaliser, gratuitement, des devis estimatifs dont l’exactitude peut-être garantie à 20% près.

Matthieu s’associe avec Arnaud Kleinpeter comme CTO et le projet passe très vite à temps plein. 12 mois plus tard, le premier Typeform est pour l’essentiel demeuré inchangé. L’équipe y a cependant ajouté, brique par brique, tous les services qui permettent aujourd’hui aux particuliers de réaliser leurs travaux facilement. La nouvelle version de leur estimateur vient tout juste de sortir : app.travauxlib.com !

Fondateurs Travauxlib - Arnaud Kleinpeter (gauche) et Matthieu Burin

Comment ça marche ?

Sur TravauxLib, les entreprises sont sélectionnées selon des critères draconiens. Moins de 10% d’entre elles remplissent ces critères et apparaissent sur la plateforme. Pour elles, c’est à la fois du temps gagné (celui passé à chercher des clients, organiser ses factures, réaliser un site internet et le référencer) et de l’argent économisé (aucun frais pour ce surcroît de communication). Du côté des particuliers, l’intérêt est tout aussi évident : 100% gratuit jusqu’à la réalisation des travaux, le service garantit l’accès aux meilleurs professionnels pour des prix concurrentiels et connus à l’avance.

TRAVAUXLIB s’affiche dans le métro parisien !

Lancée le 20 avril 2017, la campagne d’affichage Travauxlib va durer pendant une semaine sur 320 emplacements des quais du métro Parisien. En s’appuyant sur deux chiffres clés (le taux de satisfaction des français contre le taux de satisfaction des clients Travauxlib), cette campagne met le doigt sur la problématique centrale du secteur de la rénovation : Un français sur deux n’est pas satisfait de ses travaux de rénovation

TravauxLib Campagne de métro

La vision

La vision de TravauxLib à moyen terme est de réunir, sur une même plateforme, tous les services qui permettront aux particuliers d’effectuer leurs travaux de manière intelligente et informée. De la recherche d’une entreprise du bâtiment au suivi du chantier, en passant par le financement bancaire, la demande de subventions, les démarches d’assurance, Matthieu revendique une approche full-stack pour rendre l’expérience de l’utilisateur aussi bonne que possible.

La plateforme rassemble plus de 1000 entreprises de travaux à ce jour et a déjà facilité la réalisation de plusieurs millions de travaux de rénovation. Avec sa récente levée, l’équipe entend développer son activité de manière exponentielle en l’étendant partout en France et ailleurs en Europe. Elle emploie aujourd’hui 12 personnes et cherche à recruter !

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#StartUpOfNUMA : MaCoiffeuseAfro est au service de la beauté afro

MaCoiffeuseAfro est une marketplace permettant aux femmes de la communauté afro de trouver des coiffeuses et coiffeurs spécialisés. La plateforme compte déjà 25.000 utilisateurs à Paris et cherche à développer ses ambitions dans d'autres villes en France et en Europe.

MaCoiffeuseAfro - NUMA Paris

Un problème évident

Le problème auquel répond MaCoiffeuseAfro se résume en un chiffre : la communauté afro, soit 20% de la population en France, n’a pas accès à 99% des salons de coiffure.

“Est-ce que tu connais une coiffeuse afro ?”

Rebecca Cathline, fondatrice et CEO, a été personnellement confrontée pendant près de dix ans à la difficulté de trouver des coiffeurs ou des coiffeuses spécialisées. En 2014, elle regarde une émission dont l’invitée est Christiane Taubira. L’un des chroniqueurs raconte comment celle-ci, confrontée au même problème, fait régulièrement venir sa coiffeuse de Guyane…

En réalisant que ce problème est répandu, Rebecca mûrit l’idée d’une marketplace qui permettrait aux femmes de la communauté afro d’avoir accès, facilement, aux rares coiffeuses qui ont ce savoir-faire. Il s’agit également de valoriser le métier des coiffeuses et d’accélérer leur réussite professionnelle, en ouvrant un marché jusqu’alors limité à du bouche-à-oreilles.

Les débuts

À 27 ans, Rebecca négocie un licenciement économique au sein d’un groupe de prêt-à-porter, où elle est en charge du web marketing. Tout en commençant une formation de community management, elle crée MaCoiffeuseAfro sous forme d’une simple page Facebook. La traction sur cette page est rapidement très forte :

Les gens étaient heureux, ils avaient hâte que le site soit en ligne.

Pour développer une V1, Rebecca publie plusieurs annonces sur des sites de freelance. Elle rencontre Emmanuel via une annonce publiée sur Le Bon Coin. Le courant passe et la V1 est développée en quelques mois. Devant son succès, Emmanuel et Rebecca décident de s’associer.

Former les coiffeuses pour satisfaire les clientes

Lancée en mars 2016, l’application a déjà été téléchargée par 25.000 personnes et a permis la réalisation de plus de 100.000 euros de transactions. Pour consolider son avantage sur ce marché en pleine construction, MaCoiffeuseAfro compte sur sa marque, à laquelle ses utilisatrices s’identifient fortement, mais aussi et surtout sur une formation exigeante des coiffeuses :

La cliente doit être satisfaite de sa coiffure et heureuse, et cela passe en partie par une formation de nos coiffeuses. Il n’existe aucune spécialité afro dans les CAP de coiffure, en France, alors qu’il en existe en Angleterre et aux Etats-Unis. Il faut donc s’assurer que les coiffeuses sont compétentes sur le type de coiffures qu’elles proposent. On travaille aujourd’hui avec près de 200 coiffeuses, qu’on a sélectionnées et avec qui on est en lien de façon régulière.

La mission

Accélérée chez NUMA au cours de la Saison 10, l’équipe de MaCoiffeuseAfro a pour ambition de devenir la marque européenne de référence pour la beauté afro. La plateforme se concentre aujourd’hui sur la coiffure, à domicile ou en salon, mais veut s’étendre sur d’autres verticales, à commencer par les produits de soin et par le maquillage.

Emmanuel Derozin - MaCoiffeuseAfro

Emmanuel, CTO de MaCoiffeuseAfro, lors du Demoday de la Saison 10 de NUMA.

L’apport de NUMA

On avait 7.000 utilisateurs en novembre 2016 au début du programme, on en a plus de 25.000 aujourd’hui. En plus de cette croissance, le programme d’accélération nous a surtout permis de définir avec beaucoup de force notre mission sur le moyen et le long terme, et donc de mieux définir nos priorités dans l’exécution.

#Levée

Pour atteindre ses objectifs et soutenir sa croissance en dehors de Paris, l’équipe cherche aujourd’hui à lever 500.000 euros.

Découvrez le pitch de MaCoiffeuseAfro :

Retrouvez les autres startups de NUMA sur demoday.numa.co

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#StartUpOfNUMA : Beewake facilite le travail nomade dans les entreprises

Toutes les études sur l'évolution du travail et de sa localisation démontrent qu'il existe une tendance de fond : les employés recherchent aujourd'hui plus de flexibilité dans la façon dont ils abordent leurs espaces de travail. Beewake permet aux entreprises d'organiser cette mobilité.

Beewake facilite le télétravail

L’origine du projet

Après avoir travaillé pendant plus de dix ans dans des entreprises comme Microsoft et Dailymotion, Sébastien, CEO de Beewake, a démissionné pour la même raison que beaucoup d’employés aujourd’hui : la mobilité. Il recherchait un environnement de travail plus flexible, où il n’aurait pas à travailler tous les jours, toute la journée au même endroit.

La fin du lieu de travail unique ?

Cette lassitude vis-à-vis d’un (unique) lieu de travail est un phénomène de plus en plus courant. La flexibilité du lieu de travail est ainsi devenue, après le salaire, le critère le plus important aux yeux des employés.

Les conséquences du manque de flexibilité

Une flexibilité insuffisante entraîne un sentiment de mal-être, une baisse de productivité (liée, pour partie mais pas seulement, au temps perdu dans les transports) et une augmentation du turnover en entreprise. Elle crée aussi, dans le moyen terme, un problème majeur pour le recrutement de jeunes employés qui préfèrent se tourner vers des emplois où le travail mobile sera non seulement possible, mais même encouragé.

La vision de Beewake

Avec ses co-fondateurs Jérémie (COO, ami depuis plus de vingt ans) et Gabriel (CTO, ancien collègue chez Dailymotion), Sébastien a fondé Beewake pour accompagner cette profonde transformation de l’organisation du travail, d’un modèle fixe et rigide, celui du lieu unique, vers un modèle flexible et mobile, plus productif et plus en phase avec les aspirations des travailleurs d’aujourd’hui.

Notre vision est restée la même depuis le départ : permettre aux travailleurs de demain, et notamment aux employés, de travailler n’importe où, dans de bonnes conditions, dans des lieux adaptés à ce qu’ils recherchent et à ce qu’ils doivent faire.

Beewake, StartupOfNuma

S’adresser aux entreprises

Télétravail

La moitié des sociétés du CAC40 ont signé des accords de télétravail, qui accordent à leurs salariés la possibilité de travailler, ponctuellement, dans des lieux différents. La mise en oeuvre de ces accords, toutefois, est loin d’être évidente. Ces entreprises donnent certes la possibilité à leurs employés de travailler parfois depuis chez eux, dans des cafés, dans des bibliothèques ou des espaces de coworking, mais ces espaces ne sont pas toujours adaptés. La promesse du travail mobile, le plus souvent, n’est pas réalisée.

Une offre B2B

Beewake développe aujourd’hui une offre B2B pour permettre aux entreprises de disposer d’une plateforme de réservation personnalisée, sur laquelle les employés peuvent visualiser les espaces de travail disponibles et les réserver à l’avance. L’application permet aux entreprises d’offrir à leurs employés de travailler n’importe où dans de bonnes conditions, dans des lieux adaptés.

C’est sur cette offre que l’équipe de Beewake s’est concentrée pendant son accélération chez NUMA, en lien étroit avec plusieurs grands comptes.

L’apport de NUMA

L’équipe de NUMA nous a apporté une aide considérable, pour pivoter d’un modèle C2C, hautement compétitif et où le coût d’acquisition client est élevé, à un modèle B2B qui correspond mieux aux problématiques du travail en France aujourd’hui.

#levée

L’équipe cherche à lever 500.000 euros pour développer sa solution SaaS de gestion des travailleurs nomades auprès des entreprises. 

Découvrez le pitch de Beewake :

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