NUMA et Mazars : deux approches clients complémentaires.

Chez NUMA, nous accompagnons nos clients dans la conception de solutions innovantes, qu’il s’agisse de produits ou de services (processus, organisation, technologie, …). Le cabinet de conseil Mazars a sollicité NUMA pour concevoir une formation sur deux jours sur le design thinking afin de s’approprier la méthodologie, mais aussi d’accélérer et de repenser une mission de conseil en cours au sein du cabinet.

Lorsque nous avons préparé cette session avec nos participants, des managers spécialisés dans la transformation d’organisations privées ou publiques, notre hypothèse était que nous aurions matière à débattre de nos différences.

Ce fut le cas, mais bien plus encore. Avec Mazars, nous avons réfléchi non seulement à ce qui nous distingue, mais avant tout à ce qui nous rapproche.

  • Jean-François  Treille, partner, associé, Services & Public Sector Consulting, Mazars
  • Cécile-Marie Touscoz, associée, Mazars
  • Alice Bonnet et Gayatri Korhalkar, Innovation Program Manager, NUMA Paris

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Les « engagements clients » pris par NUMA et MAZARS sont-ils comparables ?

Cécile-Marie & Jean-François : Oui, ils sont comparables dans la mesure où nous exerçons tous notre « devoir de conseil ». Mazars alerte son client s’il fait fausse route, un peu comme NUMA qui s’assure que son client se focalise sur le véritable « pain-point » (point de tension) de son client. A l’instar de NUMA, Mazars est ouvert sur l’extérieur. On anime un écosystème d’experts et de start-up qui se renouvelle en permanence, ça participe à enrichir nos solutions des dernières innovations et nouveautés.

Plus particulièrement, Mazars s’engage sur le résultat en amont de la mission, dans la proposition commerciale : on apporte une expertise, un cadre et on sécurise les risques.

Alice & Gayatri : Nous dirions que NUMA promet à ses clients de les accompagner dans une prise de risque.

Nous partons de la conviction que même quand nous travaillons avec des équipes corporate, nous travaillons avec des entrepreneurs. Nous ne faisons pas à leur place, mais leur donnons les outils et créons les contraintes qui leur permettent d’avancer. 

Nous sommes le filet de sécurité qui, grâce à un apport méthodologique notamment, permettra à nos clients d’agir dans une logique d’expérimentation, tout secteur confondu.

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Quels points communs et/ou différences avez-vous observés en termes de pilotage opérationnel de vos projets ?

Cécile-Marie & Jean-François : Nous partageons des points de méthodologie, sans pour autant y allouer le même temps dans la gestion de nos projets. Chez Mazars, la phase de cadrage est souvent la plus courte, tout simplement car notre client l’a validée dans notre offre. Mais une fois sur le terrain, on ne s’interdit pas  de réinterroger les enjeux sous-jacents !

On pose notre diagnostic après avoir conduit des entretiens, animé des ateliers, observé les pratiques « en immersion »,… comme peut le faire NUMA. Ensuite on cherche des solutions opérationnelles avec nos clients. Nos missions chez Mazars peuvent s’arrêter à l’élaboration d’une feuille de route, mais il nous arrive aussi d’accompagner « dans le temps » les mises en œuvre opérationnelles. 

Pour tous nos projets, on privilégie de plus en plus de tester rapidement nos préconisations selon une approche « test & learn » en cours de conception. En fonction des résultats, on valide ou on repense la solution : c’est une méthode efficace pour faire économiser à nos clients du temps et de l’argent.

Alice  & Gayatri : Pour NUMA, la partie dédiée au cadrage d’un projet et sa problématique est à la fois plus large dans son exploration et structurellement plus courte. Se repose immédiatement la question de la problématique adressée. Est-elle la bonne ? Quel est le problème à résoudre ? Le champ des « pain-points », des réels problèmes à résoudre peut s’élargir considérablement, notamment à la suite d’entretiens et d’immersions, et par conséquent faire émerger et décider de s’attaquer à un problème potentiellement très différent que celui de départ.

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Qu’avez-vous respectivement appris en matière de méthodologie de conduite d’entretiens ?

Alice & Gayatri : Tout d’abord, il faut préciser que les cabinets de conseil font énormément d’entretiens, ce dont nous n’avions pas nécessairement conscience. Durant la formation, il y a eu un risque de ne rien avoir à transmettre à Mazars sur ce point.

Cécile-Marie & Jean-François : Cependant, il a été intéressant de repenser justement notre manière de conduire des entretiens, sans aucun présupposé sur les réponses que nous voulions entendre. Et en effet, en travaillant sur un cas client concret, nous avons mis le doigt sur des problèmes non émergés jusqu’à maintenant. Nous avons d’ailleurs choisi de creuser deux de ces autres problèmes durant la formation chez NUMA, afin d’aller jusqu’au bout du processus de conception de solutions y répondant.

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Avez-vous identifié des similarités dans vos « approches clients » respectives ? Lesquelles ?

Cécile-Marie & Jean-François : nous partageons une réelle culture de l’écoute de la « voix du client » ! Chez Mazars, on privilégie les approches participatives et centrées utilisateurs pour que les clients soient les acteurs de leurs transformations. L’expérience NUMA nous a confirmé l’importance à ne pas interpréter les besoins de nos clients, et à aller plus loin dans le processus d’idéation et d’empathie.

Alice & Gayatri : Nous avons pû échanger tout au long de notre collaboration sur notre rapport à nos clients. Quels sont les indicateurs à suivre pour évaluer la réussite d’une mission d’accompagnement ? Quelle posture adoptons-nous par rapport à nos clients ? Qui sont nos interlocuteurs ? Chez NUMA, nous collaborons beaucoup et historiquement avec les grandes entreprises à travers les directions de l’innovation. Or, nous visons à élargir nos interlocuteurs pour mener des projets propres à des équipes très différentes. Notre conviction est que notre approche méthodologique et notamment la conception de logiques d’expérimentations s’applique à des produits, des services, existants ou nouveau, mais aussi à tout un versant culturel, organisationnel de l’entreprise. D’une logique de “niche” envers l’innovation en entreprise, nous visons l’élargissement.

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En quoi vos « systèmes de pensée » se distinguent-ils ? Qu’avez-vous appris les uns des autres ?

Cécile-Marie & Jean-François : L’expérience NUMA nous a conduit à aller systématiquement au bout de nos idées, à toutes les phases du projet. Le « painpoint » de nos clients peut-être réinterrogé, même si les enjeux de la mission ont été définis et validés dans notre offre commerciale. Les solutions identifiées peuvent être challengées alors qu’elles semblaient abouties, et testées tout ou en partie en cours de conception.

Alice & Gayatri : Le système de pensée chez NUMA dans la conduite de nos projets est résolument tourné vers le “pourquoi”. Nous posons avant tout des questions ! Nous ne trouverons jamais les réponses seuls. Les experts métiers auprès de qui nous intervenons sont les seuls à même de pouvoir les fournir. C’est un système de pensée relativement contre-intuitif pour des missions de conseil, et c’est une démarche sur laquelle nous devons faire preuve de pédagogie.

Dans le même temps, pour aider et obliger les équipes à avancer, nous posons des contraintes de temps fortes : nous devons avoir la réponse à telle question à une date précise. Si la réponse n’est pas parfaite ou n’est pas complète nous avançons quand même avec l’information que nous avons. Le processus est itératif, l’important est de ne pas s’arrêter en attendant d’avoir tout compris. 

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Pour conclure, quels sont selon vous les grands enseignements de la formation ?

Cécile-Marie & Jean-François : Au-delà de la formation au Design thinking, on voulait « challenger » nos pratiques métiers, voire notre façon de faire du conseil » ! On en retire un enseignement clé : un recours plus systématique au prototypage dans nos recommandations. Concrètement, on va tester nos solutions opérationnelles plus souvent, et en cours de projet.

En tout état de cause, il nous sera utile de poursuivre nos échanges et nos collaborations tant nos pratiques méthodologiques et professionnelles évoluent. Nous n’avons donc pas fini d’apprendre les uns des autres. Affaire à suivre !

Alice & Gayatri : De manière générale, au-delà du cas d’étude (réel) sur lequel nous nous sommes basées durant notre collaboration, nous avons énormément appris sur nos pratiques, et sur la manière de les expliciter auprès d’un public qui possède des expertises métiers et sectorielles précises. La méthodologie à la croisée du lean startup et du design thinking n’a pas été inventée par NUMA, mais il est vrai que nous la pratiquons quotidiennement, ce qui nous a permis de développer une manière originale de l’appliquer à nos startups et à nos projets Corporate. Nous avons pu prendre conscience de champs inexplorés pour l’appliquer dans des projets qui touchent davantage à des enjeux de transformation des organisations.

https://www.mazars.fr/

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Startups : pourquoi rédiger vos CGU, CGV et charte de confidentialité ?

Mentions légales, CGV (Conditions Générales de Vente), CGU (Conditions Générales d’Utilisation), traitement des données personnelles, charte de confidentialité… ces sujets très épineux sont indispensables à maîtriser lorsque vous lancez un business dans les nouvelles technologies.

Maître Sylvie Regnault et Maître Julie Roussel, avocates au Barreau de Paris, intervenantes auprès des start-ups du programme d’Accélération NUMA, résument pourquoi il est important d’adopter de bonnes pratiques.

rédiger des CGU

 

Qu’est-ce que des CGU ?

Les CGU, ou Conditions Générales d’Utilisation, sont un document qui renvoie aux règles d’utilisation de votre site internet. Elles vous permettent de poser les conditions d’accès et de fonctionnement de votre site et de protéger votre contenu (tout autant qu’elles vous protègent du contenu des autres).

 

Qu’est-ce que des CGV ?

Les CGV, ou Conditions Générales de Vente, encadrent les ventes et les prestations de service entre vous et vos utilisateurs. Elles contiennent toutes les informations relatives aux conditions de vente, caractéristiques de l’objet vendu ou de la prestation de service offerte, prix, règlement, livraison, etc. et vous permettent ainsi d’encadrer vos rapports contractuels.

 

Qu’est-ce que les données personnelles ?

Une donnée personnelle est toute information relative à une personne physique identifiée ou identifiable directement ou indirectement telle que ses nom et prénom, son numéro de carte bancaire ou encore son adresse IP. En règle générale, tout éditeur de site internet effectue un traitement de données personnelles le soumettant au respect de la réglementation “informatique et libertés”. Deux grands réflexes à adopter en la matière : i) les formalités CNIL et ii) la rédaction de la charte de confidentialité.

 

Les mentions légales, CGU, CGV et Charte de confidentialité sont-elles obligatoires ?

Les mentions légales sont obligatoires et doivent figurer sur tout type de sites internet. Les CGU, CGV et Charte de confidentialité ne sont pas imposées par la loi, mais elles sont très fortement recommandées. Elles vous permettent de poser des règles, d’informer l’internaute et de vous responsabiliser. En cas de litige, elles constituent un instrument important et nécessaire à démontrer les obligations et responsabilités respectives des parties.   

 

Pourquoi sont-elles importantes ?

Car elles sont là pour vous protéger et vous éviter des sanctions, notamment pénales, allant jusqu’à 1 an d’emprisonnement et 375 000 euros d’amendes !

 

Que doivent-elles contenir ?

  • Préambule
  • Définitions
  • Mentions légales
  • Accès au site / Processus de commande du bien ou du service
  • Propriété intellectuelle
  • Obligations et Responsabilités
  • Résiliation
  • Modification
  • Droit applicable et juridictions compétentes

 

Pourquoi ne pouvez-vous pas recopier simplement les CGU, CGV et charte de confidentialité de vos concurrents ?

Les CGU, GGV ou charte de confidentialité d’un concurrent peuvent bénéficier d’une valeur économique dont la reproduction sans l’autorisation de la personne est susceptible d’être sanctionnée sur le terrain du parasitisme. En 2008, la Cour d’appel de Paris a ainsi ordonné à un concurrent de payer la somme de 10 000 euros à titre de dommages et intérêts à la société Vente-privée  dont les conditions générales de vente avaient été reproduites sur le site du concurrent.

 

Comment en savoir plus ? 

https://prezi.com/yt-badt9egm1/presentation-numa/?utm_campaign=share&utm_medium=copy

 

CONTACTS :

Sylvie Regnault, Avocat à la cour : [email protected]

Julie Roussel, Avocat à la cour : [email protected]

 

Besoin d’aide juridique pour monter votre start-up ? Postulez au programme d’Accélération NUMA.

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“Be your first user!”, by Frederic Mazzella, CEO of covoiturage.com (now BlaBlaCar)

Thursday March 1, Frédéric Mazzella, CEO of Comuto came to Le Camping to tell his story. From the first week-end when he began to code to the management of a team, the CEO's mission evolved tremendously. Comuto was based on the ideas that French people travel alone and that cars remain the most appreciated way of travel, but also on the own Frédéric's experience. Furthermore, the idea of ?sustainable mobility? was trendy at the time. The road has been long from the idea of Comuto and the way it exists now. Only when he reached

Thursday March 1, Frédéric Mazzella, CEO of Comuto came to Le Camping to tell his story. From the first week-end when he began to code to the management of a team, the CEO’s mission evolved tremendously. Comuto was based on the ideas that French people travel alone and that cars remain the most appreciated way of travel, but also on the own Frédéric’s experience. Furthermore, the idea of sustainable mobility? was trendy at the time. The road has been long from the idea of Comuto and the way it exists now. Only when he reached 100 000 users, did he begin to gain attention from investors, until the 400 000 current users. The sucess of Comuto is also due to the fact that the CEO himself uses his own product. It was important to start that way : If i’m not using my own product, why would anybody else?? Today, Frédéric knows his most frequent users, drivers and travelers alike ; it’s his way of recruiting his new collaborators!

Jeudi 1er mars, Frédéric Mazzella, CEO de Covoiturage.com, est venu raconter son histoire aux campeurs : des week-end passés à coder au management d’une équipe, sa mission a beaucoup évolué. Une expérience vécue est à la base de Comuto : un soir, souhaitant se rendre en Vendée sans se ruiner dans un billet pris à la dernière minute, il ressent le besoin de faire du covoiturage de façon simple et rapide!Entre ce constat et le développement que connut le site, la route fut longue. Quand il atteint les 100 000 utilisateurs, Comuto commence à retenir l’attention des investisseurs, jusqu’aux 400 000 utilisateurs actuels. Aujourd’hui encore, le CEO de covoiturage.fr utilise son propre service : ? Il fallait commencer par là : si je ne suis pas moi même un potentiel client, comment les autres pourraient-ils l’être ??. Frédéric connaît ses meilleurs utilisateurs-conducteurs et co-voyageurs, c’est d’ailleurs un moyen pour lui de recruter ses nouveaux collaborateurs !

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Workshop RP avec Celine Lazorthes, fondatrice de Leetchi et Mangopay

Aujourd'hui, mardi 8 février, @Le Camping, Céline Lazorthes, fondatrice et CEO de Leetchi.com, unes de nos mentors, est revenue sur son expérience de création d'entreprise.

Translated in English below

Aujourd’hui, mardi 8 février, @Le Camping, Céline Lazorthes, fondatrice et CEO de Leetchi.com, une de nos mentors, est revenue sur son expérience de création d’entreprise : son site, né en novembre 2009, a maintenant 14 mois.

Le principe ? Permettre aux utilisateurs de créer des cagnottes en ligne et leur faciliter la vie quand vient le moment, souvent douloureux, de constituer des pots communs : cadeaux d’anniversaire, de naissance, colocation, vacances entre amis, etc. Car comme le rappelle le slogan du site, les bons comptes font les bons amis ?! Céline a livré ses conseils aux campeurs sur la façon d’utiliser les média quand on est une startup. Evidemment, l’importance de l’utilisation active des réseaux sociaux va sans dire. Mais ce qui compte fondamentalement, c’est la relation avec les utilisateurs. Pour sa part, elle s’attache à lire chaque jour les messages des utilisateurs, essentiels selon elle, pour garder un oeil neuf et repérer les lacunes. Elle aime à rappeler que Steve Jobs répondrait lui aussi, chaque jour, à au moins un utilisateur…

L’écoute, mais aussi, la ténacité, sont nécessaires en matière de relation presse. Stéphanie, son amie et associée depuis le départ, en sait quelque chose ! Pour avoir ne serait-ce qu’une petite chance d’être entendu, il ne faut pas hésiter à décrocher son téléphone et appeler les journalistes. Un journaliste, c’est aussi un moyen d’accroitre sa notoriété, de gagner des utilisateurs. C’est souvent qu’elle a pu entendre : “Encore vous ???” Après quelques vestes, on finit par être rodé et affiner sa répartie.

ENGLISH:

Today, Tuesday, February 8, @LeCamping, Céline Lazothes, founder and CEO of Leetchi.com, one of our mentors, gave us a insight of her experience of starting a business. The service was created in November 2009, several months before entering HEC Incubator. The idea? Allowing users to create online jackpots so they can gather money for birthday, births, holidays with friends… As the baseline on the website reminds it, Les bons comptes font les bons amis?, meaning short reckoning make long friends ! Celine gave useful advices to the campers about PR for startups, and how to reach the targeted communities. Active use of social networks goes without saying. But, what is fundamental is to be able to really take care of each users. Celine may be the CEO, she still reads the daily posts from users. Their comments are needed to identify problems or things to do in order to improve the product. She follows the path of the great entrepreneurs, as she says, Steve Jobs is famous for reading -at least, one mail from users every day! Success is tightly related to the attention : listen and take care of your users. Celine also reminded the toughness PR needs. Stephanie, her friend and partner from the start, knows something about that : she would never let it go with the media. Every single journalist means customers to gain, and credibility to win.

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